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2005, l'an pire de VW ...

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montenba
  1. Posté le 23/12/2005 à 15:39:06  
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Salut,
 
Article de Libé sur VW:

2005, l'an pire de Volkswagen
Scandale de moeurs, résultats désastreux, modèle social contesté... L'année a été rude pour le constructeur allemand. Et la prochaine ne s'annonce pas meilleure.

Par Odile BENYAHIA-KOUIDER
vendredi 23 décembre 2005



Berlin de notre correspondante

il y a des années atroces. Pour Volkswagen, ce fut 2005. Depuis six mois, la marque phare allemande, qui rimait jusqu'alors avec valeurs sociales et qualités techniques, s'est transformée en véritable pétaudière. L'affaire la plus croustillante a éclaté l'été dernier comme un coup de tonnerre. Des managers de Volkswagen et leurs copains métallos puisaient largement dans la caisse de l'entreprise pour se payer des parties de jambes en l'air. Depuis ce jour, le feuilleton des « putes de VW » ne s'est jamais tari.

Au lit avec le directeur du personnel

La semaine dernière encore, le quotidien allemand Bild a donné des extraits de la déposition de Nina, une prostituée de 25 ans qui a eu pour client Peter Hartz, 64 ans, l'ex-directeur du personnel de VW, contraint de démissionner l'été dernier. La jeune femme aux yeux verts prétend qu'« au lit Peter n'était pas un grand ». A l'époque, Peter était en revanche un « grand » dans l'opinion publique. Hartz faisait la une de la presse pour des raisons plus nobles. Considéré comme l'inventeur du modèle social de VW, il a mis en oeuvre la semaine de quatre jours pour empêcher les licenciements massifs et fait embaucher des nouvelles recrues grâce au programme « 5 000 x 5 000 » (5 000 ouvriers payés 5 000 deutschemarks, aujourd'hui 2 500 euros). L'ancien chancelier Schröder avait même mandaté Peter Hartz pour réformer le marché du travail, dont les indemnités de chômage, une loi passée à la postérité sous le nom de « Hartz IV ». Les révélations sur son petit commerce avec les femmes ne seraient guère intéressantes en elles-mêmes si elles n'avaient mis au jour une lutte de pouvoir qui gonflait depuis plusieurs mois au sein du premier constructeur automobile européen.

L'affaire de moeurs a maintenant cédé le pas à un western où les balles ne sont pas à blanc. D'un côté, les tenants d'un capitalisme rhénan hérité de la guerre, où des sociétés amies croisent leur capital et où la cogestion avec les syndicats est considérée comme la pierre angulaire du succès de l'entreprise. Ce front est représenté par le patriarche Ferdinand Piëch ­ relégué à la présidence du conseil de surveillance ­, qui s'est allié à Porsche, le nouvel actionnaire de VW, et IG Metall. De l'autre, un capitalisme orienté vers l'efficacité et les actionnaires, exigeant des coupes drastiques dans le personnel. C'est le camp représenté par Bernd Pischetsrieder, le directeur du groupe, et Wolfgang Bernhard, l'assainisseur, membre influent du directoire de VW.

« La semaine de 28 heures est un échec total »

10 000 licenciements ? 20 000 ? 30 000 ? La fermeture totale d'un site ? A moins que l'armée conduite par Piëch ne trouve une idée de génie, les perspectives pour 2006 s'annoncent très sombres. L'avis de Ferdinand Dudenhöffer, expert automobile de l'université de Gelsenkirchen, est très tranché. « La marque VW à elle seule va perdre 200 millions d'euros en 2005, estime-t-il. Et s'il n'y avait pas de voitures fabriquées à Bratislava (Slovaquie), où les ouvriers sont payés 5 euros de l'heure contre 35 euros pour les Allemands, alors les pertes des sites allemands s'élèveraient à 1 milliard d'euros ! » « Le modèle Hartz de la semaine de 28 heures est un échec total, poursuit-il. Chez Renault, on fabrique une voiture en 25 heures, alors que VW met 50 heures pour le même type de voiture. »

Jamais des critiques aussi cinglantes n'auraient pu être proférées du temps de la splendeur de Peter Hartz. Le directeur du personnel avait une position de pouvoir incontestée, aussi bien au siège de l'entreprise, à Wolfsburg, qu'auprès des représentants d'IG Metall, le syndicat de la métallurgie, et au gouvernement de Basse-Saxe, qui était alors régi par le SPD. Une question vitale car le gouvernement de Hanovre possède 18,2 % du capital de VW. Las, comme un malheur n'arrive jamais seul, le Land est depuis deux ans sous la coupe de la CDU et de son sémillant ministre-président, Christian Wulff. Or ce shérif-là n'a qu'une idée en tête : défaire les liens entre le SPD et VW. La révélation, l'an dernier, que deux députés SPD du parlement régional recevaient des rémunérations occultes de VW avait déjà commencé à chauffer l'ambiance.

Porsche à la rescousse, une affaire de famille

Le scandale des prostituées n'a fait que fragiliser un peu plus l'entreprise. Alors, plutôt que de laisser les rumeurs d'OPA hostile envahir les marchés, Ferdinand Piëch a eu une meilleure idée : demander l'aide de Porsche et de son patron, Wendelin Wiedeking. Ce fut le second coup de tonnerre de l'année. Le 25 septembre, la petite mais ultrarentable entreprise de voitures de sport décide de se payer un gros morceau de VW (18,5 % très exactement), pour 3,5 milliards d'euros. Complètement gaga ? « Wiedeking n'avait sans doute pas le choix, estime Ferdinand Dudenhöffer, il est en quelque sorte l'employé de Piëch. » Ferdinand Piëch, héritier de la famille Porsche, fait partie du clan qui contrôle la société ! « Le come-back de la Deutschland AG », titrait ironiquement la Frankfurter Allgemeine Zeitung, début octobre, pour mettre en évidence le retour aux actionnariats croisés que l'économie allemande prétend vouloir décroiser depuis cinq ans. « C'est pire que le capitalisme rhénan, souligne Ludger Pries, professeur d'économie à l'université de Bochum. C'est une sorte d'empire qui est à la limite du conflit d'intérêts. »

Le 10 octobre, le CDU Christian Wulff mandate la banque JP Morgan pour en avoir le coeur net. Cela sent le coup d'Etat. Pourtant, Ferdinand Piëch parvient à rester en selle. Le 11 novembre, « l'oligarque de Wolfsburg », ainsi que l'a surnommé le quotidien Handelsblatt, impose comme nouveau directeur du personnel Horst Neumann, un très proche d'IG Metall, contre l'avis de son directoire. Pour l'instant, c'est la vieille garde qui l'a emporté, grâce à l'alliance passée avec Porsche et IG Metall. Mais le western pourrait tout aussi bien céder la place au film d'horreur. Nouvelles révélations, nouveaux rapports de force. A Wolfsburg, l'année 2005 restera comme une grosse tache dans les mémoires.

 http://www.liberation.fr/page.​php?Article=347012

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  1. Posté le 23/12/2005 à 15:54:53  
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montenba a écrit a écrit :


Salut,
 
Article de Libé sur VW:

2005, l'an pire de Volkswagen
Scandale de moeurs, résultats désastreux, modèle social contesté... L'année a été rude pour le constructeur allemand. Et la prochaine ne s'annonce pas meilleure. http://www.liberation.fr/page.​php?Article=347012





Ne sois pas inquiet : ces scandales 2005 aident bien la nouvelle direction Pischetrieder à se débarrasser de l'influence de Piech et de sa bande.

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  1. Posté le 23/12/2005 à 16:15:00  
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Comment, on a droit a une jeune fille qui nous remonte le moral payée par l'employeur quand on est cadre chez VW ? Je vous laisse, je vais envoyer mon CV.

:lol:

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  1. Posté le 23/12/2005 à 16:37:22  
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Hennequin a écrit a écrit :


Comment, on a droit a une jeune fille qui nous remonte le moral payée par l'employeur quand on est cadre chez VW ? Je vous laisse, je vais envoyer mon CV.

:lol:





Oui mais attention : après, la jeune fille raconte a tout le monde comment tu t'en tires au lit !!! Faut assurer sinon, tu passes pour un "petit au lit".

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  1. Posté le 23/12/2005 à 16:39:47  
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bartroc a écrit a écrit :


Oui mais attention : après, la jeune fille raconte a tout le monde comment tu t'en tires au lit !!! Faut assurer sinon, tu passes pour un "petit au lit".




Si la société VW paye la fille, elle paiera bien aussi la pilule qui améliore les performances des cadres stressés.
:lol:

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