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Importations d’automobiles chinoises en Europe, la guerre de l'homolog

 

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Importations d’automobiles chinoises en Europe, la guerre de l'homolog

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  1. Posté le 16/08/2006 à 11:34:10  
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Sur chine-informations.com. Xio
 
Importations d’automobiles chinoises en Europe, la guerre de l'homologation aura-t-elle lieu ?
 
François de la Chevalerie ( China Messengers )
 
Si d’aventure les constructeurs automobiles chinois souhaitent prendre position sur les marchés européens, la barrière de l’homologation saurait les en décourager ou, du moins, retarder la venue de leurs véhicules. C’est ce que pensent certains constructeurs européens. Le commentaire est entendu : la législation de l’union est sourcilleuse, les chinois devront s’y plier ! Jamais ils ne pourront commercialiser des voitures dont la conformité technique ne s’accorderait pas aux normes européennes ! Ce pronostic paraît crédible tant les étapes techniques à franchir pour obtenir les certificats de conformité s’apparentent à une course d’obstacle. Pour rappel, au début des années soixante dix, les voitures japonaises ont patienté longtemps avant de recevoir le sésame d’entrée sur le marché européen. L’introduction de voitures chinoises sur le marché européen ne serait-elle donc pas acquise à courte échéance ? De fait, les tests d’impact menés par l'ADAC, l'automobile club allemand, sur le 4x4 Landwind (version chinoise de l'Opel Frontera/Isuz) auraient été mauvais. Selon l'ADAC, le Landwind présente un niveau technologique équivalent à celui des voitures européennes en circulation voici 30 ans. De surcroît, il ne répondrait pas aux normes de sécurité en matière de protection de l'environnement, des passagers et des piétons. Pour autant, cette notation n’a pas retardé l’importation du Landwind, désormais commercialisé en Europe à partir de la Belgique. Le verrou de l’homologation n’a pas vraiment fonctionné, ce qui pourrait être aussi le cas pour les autres modèles chinois.
Pour cause, la barrière de l’homologation ne saurait souffrir de la realpolitik. Comme le proclame un officiel chinois : « La difficulté d’obtenir les homologations en Europe doit être rapprochée des autorisations données aux constructeurs européens en Chine. » La Chine étant obligée de supprimer d'ici la fin 2006 les tarifs douaniers sur les importations automobiles, conformément aux engagements pris lors de son adhésion à l'OMC en 2001, elle demande un accès intégral à ses produits sur le marché européen. Ainsi posé, le principe des vases communicants apporte un éclairage sur la stratégie chinoise. Nullement spécifique au secteur automobile, elle concerne peu ou prou tous les domaines économiques, c’est un aspect du sacro-saint win-win, refrain si souvent entendu en Chine. « Nous concédons des parts de marché aux constructeurs européens en Chine, poursuit l’interlocuteur chinois, nous leur demandons « part égale » sur le marché européen. » Les constructeurs européens s’offusquent d’un tel argument. Comment des marques durablement installées et qui ont fait leur preuve peuvent être comparées à des fabricants émergents, de surcroît, dépourvus de fiabilité technique ? En outre, les constructeurs européens ont payé le prix fort pour accéder au marché chinois. Beaucoup ont consenti des investissements colossaux pour séduire les autorités chinoises et obtenir l'autorisation de s'implanter dans l'Empire du Milieu avec à la clé la promesse de débouchés phénoménaux qui compenseraient la rigueur des conditions juridiques et financières dictées par les autorités locales. Comment admettre que l’on puisse adjoindre une donnée externe ? Seulement voilà les intérêts particuliers des constructeurs européens se heurtent à une stratégie politique globale dessinée depuis Beijing. Comme elle s’y exerce dans d’autres secteurs, Beijing dicte la marche à suivre dans le cadre d’une planification pré-établie. Pour les autorités chinoises, marché intérieur et extérieur sont inextricablement liés. En d’autres termes, si les européens clignent des parts de marché en Chine, ils devront ouvrir mécaniquement leurs portes du leur aux constructeurs chinois. Comme par ailleurs la Chine est appelée à devenir, à échéance de 2015, le premier producteur mondial de véhicules, le rapport de force lui est favorable. Quel constructeur européen prendra le risque de déplaire aux chinois ? Dès lors, la barrière de l’homologation ne devrait pas longtemps tenir, prenant plutôt l’allure d’un exercice formel. Dérivé des règles de l’OMC, l’édit chinois respire fort le diktat. Les chinois n’ont en cure, leur économie est désormais dominante !

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