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Chronique de Sébastien sur Cleveland

 

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Chronique de Sébastien sur Cleveland

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Sport - succès bronze sujets
  1. Posté le 11/07/2003 à 22:27:12  
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CLEVELAND : DU SUCCÈS EN AMÉRIQUE!

Suite à Laguna Seca et Portland, le moral n’était pas au beau fixe. Malgré tout, il fallait bien vite reprendre la route, avec des tests à Elkhart Lake et à Mid-Ohio. Plutôt satisfait des informations emmagasinées ainsi que du niveau de performance affiché, déjà, la neuvième manche du championnat se présentait. J’ai profité du fait que je me suis retrouvé bloqué à Détroit pendant quatre heures, pour vous écrire cette chronique. Aujourd’hui dimanche, c’était journée de presse organisée par CART (pour les vainqueurs de chaque manche). En effet, c’était d’interview en interview toute la journée, j’ai visité une demi-douzaine de studios de télé et j’ai fait autant de coups de téléphone pour des radios voulant des commentaires. C’est épuisant comme journée (surtout le lendemain d’un week-end) mais si c’est le prix à payer pour gagner une course, c’est avec plaisir que je me prête à l’exercice.

Exceptionnellement, les activités du week-end ont commencé pour moi mercredi midi avec la présentation d’un nouveau commanditaire. Pour trois courses, ma voiture sera peinte aux couleurs de McDonald (rouge, blanc et jaune). Cette présentation était assez sympa, forcément, Ronald (le clown de McDonald) était là et on a pris des photos, c’était assez marrant. Ensuite,  on a tous mangé des salades, en tout cas, on a bien rigolé lors de cette présentation. Plus sérieusement,  c’est un premier contact avec McDonald et vous savez, McDo, ce n’est pas l’épicerie du coin, il faut prendre cette commandite avec beaucoup de considération. Si on a la chance de ramener de bons résultats, il y a peut-être quelque chose à espérer. En tout cas, je ne sais pas si c’est un hasard mais la voiture est passée du noir au rouge et la malchance américaine m’a quittée…

Le lendemain, je faisais mes débuts sur ce circuit on ne peut plus particulier, dessiné sur le petit aéroport de Burke Lakefront. Le revêtement hyper bosselé constituait la plus grande inconnue pour moi. De plus, on n’a pas eu le droit de faire l’inspection à pied de la piste comme on le fait d’habitude car il y avait beaucoup de travail à faire pour la préparation du week-end. Il y avait beaucoup de voitures et de camions sur la piste et ils n’ont pas eu le temps de l’ouvrir au pilote pour faire des reconnaissances. Malgré tout, je ne me suis pas posé de question et je suis parti pour les essais libres. Auteur du quatrième temps après seulement 2 runs en slick, l’équipe était satisfaite du début de week-end. On était visiblement dans le rythme avec une auto qui permettait d’espérer faire quelque chose de bien dans le week-end. On avait malgré tout un gros sous-virage et on a beaucoup travaillé là-dessus. Après quelques modifications, on a mis le doigt sur le petit détail qui allait faire toute la différence.

Pour ce qui est des qualifications, celle de jeudi a été frustrante parce que je savais qu’on avait une très bonne auto. La piste était hyper difficile à gérer car beaucoup de pilotes mettaient les roues dans l’herbe et dans la poussière ce qui avait comme conséquence de rendre la piste très glissante. A chaque fois que j’étais dans un bon tour, j’arrivais dans un virage où il y avait de la poussière partout et je partais à la faute à mon tour. Malgré tout, je me retrouve P3 grâce à un dernier tour a peu près correct mais pas du tout au niveau de performance qu’on était capable d’afficher. C’était décevant, mais je me disais que nous étions troisième et que s’il pleuvait le lendemain (il y avait en effet des risques), j’avais au moins ça d’assuré.

Toujours le jeudi mais en soirée, on a énormément travaillé puisque la 2e qualification et la course se passeraient dans les mêmes conditions, c’est-à-dire de nuit. On s’est préparé très simplement, on a quasiment simulé une qualif lors cette séance et là on a trouvé des trucs vraiment biens sur l’auto, ensuite, on n’a plus bougé le set-up a un tour d’aileron avant près. Nous étions confiants en nos chances de scorer le point de la pôle du vendredi.

En 2e qualif, on est sorti hyper tard. Le timing était bon parce qu’on s’est retrouvé presque seul en piste. C’était très important puisque encore une fois, plus il y avait de voitures en piste qui poussaient, plus il y avait de poussière. Avec Patrick Carpentier, j’étais seul en piste et nous n’avons pas fait de faute dans les quelques derniers tours, en tout cas, nous n’avons pas touché l’herbe. Cela nous a permis d’avoir des conditions idéales, pour pouvoir faire un bon chrono.  Malgré tout, ce fut difficile. Patrick a fait un tête-à-queue sans sortir de piste et j’ai été obligé de lever le pied. Après il ne me restait plus qu’un tour pour faire mon temps, ce qui fût chose faite!!! Il y avait moyen d’aller encore plus vite, mais le principal était déjà assuré. Avec quatre dixièmes d’avance sur le deuxième chrono (Paul Tracy), les choses prenaient une assez bonne tournure. En plus, j’ai gagné une guitare, remise par le « Rock and Roll Hall of Fame » pour la pôle. Une autre chose qu’il va falloir que j’apprenne.

Finalement, pour la course du samedi soir, les conditions météo s’annonçaient compliquées. Le temps était très humide avec une température d’environ 35°C, et comme prévu, deux heures avant le départ, un énorme orage s’abattait sur Cleveland. Parti sur une piste à 80% sèche, je m’étais clairement dis que je ne jouerais pas la vie ou la mort sur le start, vu que c’était une course très longue. En plus, je partais à l’intérieur et ce n’était pas du tout un avantage dans ces conditions là puisque la piste était sèche sur la trajectoire, mais encore un peu humide sur l’intérieur de la ligne droite. J’avais visionné la course de l’an dernier, et j’en avais discuté un peu avec Bruno (mon coéquipier), il m’avait conseillé de bloquer l’intérieur pour éviter tout débordement. Je m’en suis donc tenu au plan, car je préférais passer 2e ou 3e après le premier virage et d’en sortir en un seul morceau, plutôt que d’en prendre un dans le derrière et que la course s’arrête là pour moi. J’ai donc freiné assez tard parce que je ne voulais pas me faire déborder dans tout les sens et puis, comme j’avais mis les roues avant dans l’eau, forcément, je n’avais pas de grip et ça n’a pas tourné, ensuite, j’ai eu quelques soucis de motricité. Malgré tout, c’était le meilleur moyen de faire ça en toute sécurité. Sachant que la course durerait au moins deux heures (115 tours), je ne perdais pas espoir de pouvoir récupérer mon bien.

Je m’accrochais donc à Tracy, mais quand je me rapprochais de lui à moins d’une seconde je perdais trop d’appui, et comme c’est un circuit de haute vitesse, c’était difficile d’espérer le dépasser sur la piste. Honnêtement, j’aurais pu essayer 2 fois au bout de la ligne droite mais je ne le sentais pas trop. Je pense que ça aurait été stupide de tenter quelque chose de désespérer, j’étais déjà 2e et Tracy est quand même quelqu’un d’agressif, je savais que ce ne serait pas facile. Ça aurait été à mon avis une erreur stratégique, surtout qu’on avait pas joué toutes nos cartouches, il y avait encore de la place pour essayer de faire quelque chose de bien dans les stands.

Effectivement, mes ingénieurs avaient prévu toute une stratégie pour passer Tracy. Lors des deux premiers ravitaillements, contrairement à Paul,  l’équipe a refait le plein. Donc au troisième arrêt, je me suis collé à lui, on a fait ce qu’on appelle un short fill (remplir un peu moins le réservoir juste pour compléter le relai), et puis on en a profité pour mettre les pneus neufs, qui nous restait des qualifs. Avec tout ça, je suis sorti tout juste devant le Canadien. Par la suite, avec le petit plus au niveau du grip, j’ai été capable de creuser l’écart.  

Il n’y avait plus aucune raison pour que ça se passe mal, j’étais 5 dixièmes au tour plus rapide que Paul, en tout cas pendant un bon moment. Je me dirigeais vers la victoire quand j’ai été touché par Adrian Fernandez alors que je lui prenais un tour. Je ne sais pas ce qui est arrivé. Alors qu’il me laissait passer, il s’est rabattu sur moi et… Après le contact, j’étais assez inquiet, c’était quand même un gros choc sur le train arrière gauche. Je ne savais pas si le pneu et/ou la suspension étaient intacts. Au bout d’un tour, je me suis rassuré, j’ai envoyé un message radio à l’équipe en leur disant que la balance de l’auto était toujours avec nous. Manifestement, il n’y avait rien de grave. Mais ce n’était pas fini, car il y a eu un dernier rebondissement à trois tours de l’arrivée : un drapeau jaune. Là, j’étais vert, tu vois le drapeau à damier qui se profile après 2h et quelque de course et au dernier moment tu vois Paul Tracy que se repointe dans les rétros, alors que tu avais 10 secondes d’avance. C’est pas possible, me suis-je dit, c’est pas réel cette histoire. Bon, malgré tout, j’ai bien géré le restart, je suis reparti et c’est Paul qui en a eu à découdre avec Bruno.  Finalement, je croisais la ligne d’arrivée, soulagé de gagner enfin ma première épreuve aux Etats-Unis.

Pour l’arriver de McDonald en complément de Lilly, c’était vraiment un bon week-end. On avait besoin de gagner, c’était le bon timing. Depuis un petit moment, l’ambiance est vraiment super dans l’équipe et la confiance est là. On a réussi a tout mettre ensemble, les gars ont fait un super boulot pendant les pits stops, les ingénieurs ont fait une stratégie plutôt clairvoyante, pour finalement l’emporter pour la troisième fois de la saison en neuf épreuves.
 
J’ai trouvé l’évènement plutôt sympa. C’est toujours bien d’être proche ou à l’intérieur des villes parce que c’est très pratique au niveau des hôtels, il y a plus de monde, et l’ambiance est toujours à la fête. Tu ne retrouve pas ça très souvent sur les circuits routiers traditionnels perdus dans la campagne.

Voilà pour les news de la dernière course. Prochaine épreuve Toronto, et ce pas plus tard que le week-end prochain.  C’est encore du nouveau pour moi. Apparemment, c’est une piste sympa. J’espère que ça va bien se passer et qu’on sera dans le coup. Encore une fois, la difficulté sera de trouver l’équilibre et le rythme, mais je pense que j’ai montré que j’étais capable d’être à l’aise sur tous les terrains. Il faut juste qu’on trouve quelque chose qui me convient sur l’auto et après ça sera à moi de faire le boulot…

Sébastien.
http://www.champweb.net

Propos recueillis par Marc-André Deshaies

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  1. Posté le 24/07/2003 à 20:08:43  
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Mercipour le compte e mes felicitations a Seb.pour sa 1eme victoire aux E.U.! :D
Je m'est beaucoup amusee a Cleveland et Toronto. J'ai obtenu l'autographe du Seb. mais je n'ai pas eu les temps de parler avec lui ...il a ete TRES occupe avec tous les amatuers qui ont voulu son autographeou un photo. Seb. est TRES populaire ici! :D. Je vais a Mid Ohio et j'espere de parler plus avec lui.
@+,
Marthe

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