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(topic officiel) Arrows/Footwork

 

meje002 Karting : Maxencemax69 Histoires du sport automobile : gordinoche, f'auto et 1 utilisateur anonyme
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(topic officiel) Arrows/Footwork

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JM 30
Profil : Pilote
jm-30
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  1. Posté le 18/12/2015 à 10:35:06  
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Voici un topic que j'avais fait sur un autre forum, en cours de fermeture, et que je fais migrer ici avant qu'il ne disparaisse. Ceci sur une équipe qui a duré pendant pas mal de saisons, mais sans grand succès.

Statsf1:
L'écurie Arrows vit le jour en 1978. Cette équipe fut créée par l'ancien pilote Shadow, Jackie Oliver, qui emmena avec lui, quelques membres de l'écurie, pour créer Arrows. Parmi eux, Tony Southgate, ingénieur de talent, Alan Rees, team manager de Shadow, à la base du projet March, et Dave Wass, concepteur, qui épaulera Southgate.
L'italien Franco Ambrosio, qui sponsorisait Shadow débarque chez Arrows. Ceux-ci sont profondément choqués par la gestion de Don Nichols et le jugent coupable de dépenser l'argent des sponsors, à titre personnel...Le Suédois Gunnar Nilsson sera le pilote 1.
Le nom de l'écurie est choisi de la sorte:
AR: Pour Ambrosio
R: Pour Rees
O: Pour Oliver
W: Pour Wass
S: Pour Southgate
En effet, Franco Ambrosio est emprisonné pour irrégularités financières. Puis, le pilote, Gunnar Nilsson est atteint d'un cancer à l'estomac et décède à la fin de l'année 1978. Il est remplacé par un ex-Shadow, Riccardo Patrese. Et les difficultés continuent à écraser Arrows...

Tony Southgate qui, avant de quitter Shadow, avait dessiné la prochaine voiture, s'en inspira très fortement, une fois arrivé chez Arrows, ce que Shadow n'accepta pas. Don Nichols ira jusqu'à dire que l'Arrows FA1 est une copie de la Shadow DN9. Celui-ci, déjà furieux de voir partir ses employés, son pilote, et maintenant sa voiture, porte l'affaire en justice.
En attendant le dénouement du procès, Arrows fait courir son FA1 avec Riccardo Patrese au volant.
En Août 78, le verdict du procès évoqué ci-dessus tombe. Et c'est Shadow et Nicols qui le gagnent. Arrows doit retirer sa FA1 et en donner toutes les pièces à Shadow. Southgate, qui avait paré à toute éventualité, présente en Autriche l'A1. Cette voiture va vite montrer des signes de faiblesse, surtout au niveau de l'équilibrage, et les pilotes auront beaucoup de mal à en tirer son potentiel.
Quelques performances intéressantes de Patrese en début de saison toutefois.
La saison 1979 s'annonce bien. Southgate dit que sa nouvelle voiture A2 "surprendra", tandis que Jochen Mass rejoint l'équipe au poste de pilote 2, à la place de Stommelen qui fut discret la saison dernière. L'A2 n'étant pas prête, Arrows démarre la saison avec l'A1.

Une cinquième place de Patrese en Belgique et une sixième place de Mass à Monaco seront les deux seuls résultats de ce châssis qui ne convient plus. La nouvelle voiture arrive enfin lors du Grand Prix de France à Dijon. Et comme l'avait promis Southgate, elle "surprend". Un design assez original, avec un gros museau tout rond. Elle ne possède pas d'aileron avant, mais le but visé par la forme de sa carrosserie, était de les remplacer. L'A2 se montrera, tout comme la Lotus 80 qui avait la même philosophie, un ratage complet.
Jochen Mass ne rapportant que deux sixièmes places en Allemagne et en Hollande. Quant à Patrese il n'aime pas le châssis et ne marquera pas un seul point avec.

Après cette déception, Arrows décida de faire une voiture plus classique. L'A3 est donc plus en conformité avec son époque. Mais c'est un autre ratage également.
Arrows sombre de plus en plus. Southgate est remercié par Oliver pour ses voitures médiocres. Il est remplacé par son adjoint Dave Wass. Au dernier moment, Jackie Oliver retient Ricardo Patrese pour un an de plus, alors que ce dernier voulait quitter l'écurie. Finalement, Arrows sauve sa peau pour la saison 81, continuant avec l'A3, corrigée par Wass.

Dans la pagaille complète de Zolder 81, alors que le départ est donné malgré que Patrese ait calé sur la grille, un mécanicien s'avance pour faire démarrer le moteur de Riccardo et c'est alors que Stohr, qui avait la visibilité masquée par la voiture de Rosberg, percute l'arrière de l'Arrows et le mécanicien, qui s'en sort, fort heureusement, avec seulement, quelques fractures. Stohr ne marquera pas un seul point de toute la saison 81.

Pour 1982, Arrows doit repartir sur des bases solides. Patrese parti, c'est le suisse Marc Surer qui devient pilote 1. Il sera épaulé par l'italien Mauro Baldi. C'est encore un échec.

L'A4 se montre complètement ratée. Et les pilotes seront à la lutte pour se dépêtrer des qualifications et tenter de la mener au bout des courses. L'A5, simple évolution de la précédente voiture, fait son apparition lors du Grand Prix de Suisse. La voiture est plus nerveuse et plus performante. Mais elle arrive bien trop tard.

En 1983, Arrows semble sans avenir. Le moteur Ford est à la peine, par rapport aux turbos. C'est alors que Alan Jones, champion du monde 1980 vient à la rescousse. Malheureusement, il se blesse à cheval et se casse le fémur. Il prendra quand même le volant pour la deuxième manche du championnat à Long Beach. La voiture est toute blanche, dépourvue de tout sponsor. Il fait une bonne course, mais les vieilles douleurs se réveillent et il décide d'abandonner et de quitter par la même occasion la F1.

Le reste de la saison ne sera aucunement marquante, les pilotes Boutsen et Surer essayant de glaner quelques points par-ci par-là. Exercice que seul Surer réussira.

Oliver est conscient que pour la saison 84 il lui faut un moteur Turbo, pour ne pas se faire encore une fois distancer autant qu'en 83, ce sera un BMW.

En 1985, Surer quitte le navire pour le Rallye. Gerhard Berger arrive dans l'équipe. Dave Wass dessine une voiture totalement en carbone, et malgré les résultats très encourageants des essais hivernaux, le premier Grand Prix de la saison va refroidir toutes les ardeurs. Des problèmes de toutes sortes vont venir empêcher Arrows de progresser: l'aileron arrière de l'A7 est trop gros, le moteur BMW est trop fragile. Seule consolation, les voitures seront souvent à l'arrivée.

Berger quitta Arrows à la fin de la saison 85 pour Benetton. Il n'a marqué aucun point. Quand à Boutsen, malgré une deuxième place à Imola, ne marquera des points qu'à quatre reprises.

Arrows est dans l'impasse pour 1986. Le quatre cylindres BMW Turbo déçoit beaucoup, mais il a signé un contrat avec le motoriste bavarois et doit faire avec. C'est un véritable fiasco pour Arrows qui ne marque qu'un point. L'A8 est une voiture lamentable et l'A9 n'arrive pas... Surer qui devait revenir, se blesse en rallye et c'est Danner, après des démêlés avec son patron Osella, qui le remplace. Il est l'auteur du seul et unique point d'Arrows en Autriche. Mais ce résultat inquiète l'équipe...

En effet, Danner marque avec la vieille A8, tandis que Boutsen a bien du mal avec la nouvelle A9 fraîchement arrivée. L'A9 était pire que l'A8. Elle était si catastrophique qu'Arrows avait comme honte, de la sortir, et elle fut vite rangée au garage. L'A8 termina la saison avec, à son volant, des pilotes sur les nerfs.

Son créateur, Dave Wass, sera logiquement remercié en milieu de saison, après le Grand Prix d'Allemagne. Gordon Coppuck est son remplaçant. Cet ex-ingénieur de chez McLaren ne passa qu'en coup de vent, et c'est Ross Brawn, arrivant de Lola-Haas qui prit les choses en main pour la conception de l'A10 de 1987. Le sponsor USF&G va sauver de la faillite Arrows.

Ross Brawn réussit son pari de loger le BMW vertical "Megatron" et la voiture se montra plutôt réussie et bien finie. Avec à son volant, Derek Warwick et Eddie Cheever, l'Arrows A10 va dévoiler son potentiel. Notamment à Monaco, puis à Détroit, en se qualifiant en troisième ligne. A Monaco, Cheever occupera la troisième place et retiendra Alain Prost jusqu'à ce que le joint de culasse ne cède. Warwick réussira au cours de la saison, à finir à de belles cinquième et sixième places. Malheureusement le BMW est toujours aussi mauvais. La fiabilité fait passer Arrows à côté de pas mal d'occasions.

Pour sa dixième saison en F1, en 1988, si on fait le bilan, on s'aperçoit qu'Arrows ne décolle pas. La première moitié de la saison est assez bonne, l'écurie ayant été fiable et le bon châssis de Ross Brawn, l'A10B, étant réussi. Ce qui permet aux deux pilotes Cheever et Warwick d'être régulièrement dans les points. Derek étant quatrième au Brésil et à Monaco, et cinquième au Mexique, course où Cheever termine sixième. Puis c'est la dégringolade. Les ingénieurs ont augmenté, au vu de la fiabilité du BMW, la compression du turbo afin d'avoir plus de puissance et de viser le podium.

Arrows perd sa fiabilité. De plus, le moteur est d'un autre temps ! Il a huit ans et certaines pièces de celui-ci ne se fabriquent plus !

Mais Mader, ingénieur moteur, ne reste pas les bras croisés. Il redessine la chambre de combustion du moteur et déplace la soupape de décharge FISA (qui causa pas mal de problème). Le moteur gagne trente chevaux, les pilotes se payent le luxe d'une troisième ligne, lors du Grand Prix de Monza, et surtout, finissent troisième et quatrième dans l'ordre, Cheever et Warwick. Ce dernier remettra çà à Estoril, puis le chat noir revient chez Arrows, et des pannes en tous genres viennent pourrir la fin de saison. L'écurie finit tout de même avec 23 points, c'est sa meilleure année.

Le moteur turbo sera interdit en 1989 et Oliver se rabat sur le moteur Ford-Cosworth. L'Arrows A11 qui le recevra est toujours conçue par Ross Brawn. Warwick décroche deux cinquièmes places à Rio et Imola, et trois sixièmes places à Hockenheim, Spa et Suzuka. Cheever sera plus discret, mais décrochera tout de même la troisième place à Phoenix. D'ailleurs, sa non qualification au Grand Prix de Grande Bretagne mettra Oliver furieux. Il accusera son pilote de se désintéresser de la F1. Warwick est blessé pour le Grand Prix de France et c'est Martin Donnely qui le remplace.

En fin de saison, Ross Brawn quitte Arrows pour Benetton et James Robinson prend sa place.
Pour 1990, les comptes de l'écurie ne sont pas au mieux, et c'est Wataru Ohashi qui vient sauver l'écurie de Jackie Oliver, grâce à sa société Footwork. Mais ceci, à une condition: il faut l'appui d'un grand constructeur. Oliver sait que Porsche veut faire son retour en Formule 1. Après quelques négociations, un accord est trouvé pour la saison 91. Il s'agira d'un V12.

L'année 90 va donc être une année de transition et Arrows effectuera la saison avec l'éternel Ford Cosworth et l'A11B, voiture conçue par Robinson. Les deux pilotes seront Alex Caffi, auteur d'une cinquième place à Monaco, et Michael Alboreto qui ne marque pas de point. Avec deux points seulement, les comptes d'Arrows ne s'arrangent certainement pas et l'inquiétude gagne Oliver et Rees. Il demande plus d'argent à Footwork, chose que Ohashi accepte mais, à condition de racheter l'écurie. Les deux anglais acceptent bien évidemment, et Arrows devient Footwork.

En octobre 1990, la nouvelle voiture est présentée. L'A11C, est toujours une évolution de la voiture de 1989 et elle est équipée du moteur V12 Porsche. C'est cette voiture qui effectue les premiers Grands Prix de la saison 91, en attendant la FA12 (FA pour Footwork-Arrows), qui arrive lors du Grand Prix de Saint-Marin. Cette voiture a été dessinée par l'ex-ingénieur McLaren, Alan Jenkins, qui connaît bien le moteur Porsche, évidemment. Mais, il y a quelques légers problèmes...

Le moteur Porsche est certes performant, mais pèse 200kg ! soit 60 de plus en moyenne que la concurrence !
Ce qui va se passer sera même pire ! Pour le Grand Prix de Saint Marin, le lancement de la FA12, relance les espoirs. La voiture est difficile à piloter. A Monaco, Caffi perd le contrôle de sa FA12 et percute violemment le rail de sécurité. Il sera forfait pour une bonne partie de la saison, son remplaçant sera Stephan Johansson. Au Mexique, alors que Footwork a emporté sept moteurs, quatre cassent lors de la première journée d'essais. Et pour ce qui est des rares prestations en course de Footwork, n'en parlons pas, tellement ce fut pitoyable ! Le moteur ne tenant pas la distance d'une course. Au Grand Prix de France, Footwork ressort ses vieux V8 Ford Cosworth. Porsche devait revenir lors du Grand Prix du Japon, mais il n'en sera rien. Footwork bannissant complètement ce moteur, et finissant la saison avec le Cosworth et une voiture FA12B triturée pour en tirer quelque chose. Le score en fin de saison est nul. Porsche s'est ridiculisé et Footwork a perdu beaucoup de temps dans l'histoire.

Pour 1992, Watura Ohishi récupère un contrat avec Mugen-Honda, lâché par Tyrrell. Oliver retient Alboreto pour une saison de plus, et son coéquipier, devant être japonais, comme le veut Honda, sera Aguri Suzuki. 92 sera meilleure que 91. Alboreto a réussi à finir sixième lors des Grands Prix du Brésil, d'Espagne, et du Portugal, puis cinquième lors du Grand Prix de Saint-Marin. Suzuki, a été lui, par contre, très transparent, faisant juste acte de présence.

En 1993, Warwick remplace Alboreto parti finir sa carrière chez Minardi.
La première partie de la saison est catastrophique, si bien que Footwork commence à regretter son investissement. Mais la deuxième partie sera plus clémente. En Angleterre, Warwick ramène le premier point de la saison. En Hongrie, il termine quatrième, après avoir lutté férocement avec Berger pour la troisième place.
Mais l'argent, dans les caisses de Footwork, commence à se faire rare, et fin 1993, la société se retire de la Formule 1. L'écurie reprend son nom d'origine: Arrows.

En 1994, les sponsors se font rares...C'est sans compter avec le courage de Jackie Oliver, qui reprend, encore une fois, tout à zéro.
Il réussit à boucler son budget pour 94. Encore une fois, il en revient au Ford-Cosworth qui compte désormais 100 chevaux de moins que ses confrères moteurs. Les pilotes seront Christian Fittipaldi, neveu du champion du monde Emerson. Il arrive de chez Minardi, et Gianni Morbidelli, nouveau venu en F1.

Malgré deux quatrièmes places signées Fittipaldi, et les cinquième et sixième places de Morbidelli, l'équipe n'est pas fiable (Morbidelli abandonne lors de 12 courses). Pourtant, l'argent était là pour cette saison, et on ne comprend toujours pas pourquoi Arrows ne décolle pas. Dans le paddock,on commence à dire qu' Oliver n'est pas le chef d'écurie qu'il faut.

L'année 1995 ne va pas apporter de miracle. Takachiho Inoue et sa valise de yens séduisirent Jackie Oliver. Mais ce fut un pilote presque dangereux en course, tellement il était lent. Morbidelli rapporte un point au Canada, mais il est remercié par Oliver. Il sera remplacé par Massimiliano Papis, qui lui, avait de l'argent. Ces piètres prestations poussèrent Oliver à faire revenir Morbidelli, gratuitement! Gianni signant une magnifique troisième place en Australie, pour le dernier Grand Prix de la saison, tout le monde est content chez Arrows.

En 1996, Oliver n'arrive pas à boucler son budget. L'avenir s'assombrit pour Arrows. La voiture est tout de même fabriquée, les pilotes désignés, à savoir Jos Verstappen et Ricardo Rosset. Mais l'écurie ne pourra pas aller au bout de la saison.

Tom Walkinshaw intervient alors. Il rachète 51% de l'écurie et en prend le contrôle, petit à petit, en poussant Oliver vers la sortie. Il fait le ménage. Alan Jenkins part chez Stewart, et il est remplacé par Frank Dernie, ex-ligier.

La saison 96 ne sera pas mirobolante, et seul Jos Verstappen rapporte le point de la sixième place lors du Grand Prix d'Argentine. C'est une année de transition pour Walkinshaw, car il a déjà l'esprit à 97. Grâce à ses relations, il décroche facilement un contrat avec Bridgestone, puis il récupère Damon Hill, alors fraîchement champion du monde. L'Arrows A18 sera frappée du n°1 ! De plus, il récupère un contrat avec Yamaha, pour la fourniture moteur. Le second pilote sera l'ex-ligier Pedro Diniz. C'est un projet bien ficelé que Walkinshaw nous fait découvrir, et tous les espoirs sont permis. Une véritable catastrophe les attend...

La voiture est hors du coup, le moteur, n'en parlons pas ! Hill marque un point à Silverstone... Et quelques semaines plus tard, en Hongrie, il grappille une troisième place, sur la grille de départ. C'est vraiment un résultat très inattendu. Il livra, après la qualification, que les pneus et l'équilibre de la voiture étaient parfaits, et que l'arrivée de John Barnard, ingénieur de chez Ferrari, comptait, pour beaucoup, dans ce bon résultat. Lors de la course, il prend la tête, au onzième tour, lorsque soudain, dans le tout dernier, sa boîte de vitesses se bloque en troisième, et le moteur commence à saccader. Villeneuve le passe, Hill arrive quand même à décrocher la deuxième place. Il se dit à l'arrivée, très heureux.

Le reste de la saison sera, comme avant le Grand Prix de Hongrie. A savoir, d'une médiocrité déconcertante.

Pour 1998, Tom rachète la société du motoriste Brian Hart. L'A19 est donc présentée, très tard dans la saison. Damon Hill ayant fuit chez Jordan, c'est Mika Salo, transfuge de Tyrrell, qui va le remplacer. Pedro Diniz garde son baquet grâce à l'argent qu'il apporte. Une nouvelle boîte de vitesses en carbone est dessinée par Barnard, et sa voiture rappelle les traits de la Ferrari de 1997.

Malheureusement, sa nouvelle boîte cassera souvent, tout comme le moteur (neuf abandons sur dix épreuves !). Quelques points, comme à Monaco, Salo y termine quatrième et Diniz, sixième. Le Grand Prix de Belgique, permet à Diniz de terminer cinquième.
En 99, le mystérieux Prince nigérian Malik Ado Ibrahim qui sera le premier client, rachetant 30% de l'équipe, Morgan Grenfell rachète 40%, Tom Walkinshaw en garde 25, et les 5% restants sont répartis parmi les membres de l'équipe. Mika Salo était annoncé pour 1999, ainsi que Pedro de la Rosa. Mais en février, Walkinshaw, célèbre pour sa grossièreté et son "charognisme" dans les affaires, l'éjecte tout simplement, pour le remplacer par Toranosuke Takagi, car ce dernier a une bonne valise de Yens avec lui ! Le budget s'amincit et les développements sur la voiture ne sont plus possibles. Il s'ensuit une bagarre en fond de peloton pour les Arrows qui ne marquent plus de point. Un petit point pour toute la saison, maigre butin.

Pour 2000, Walkinshaw ne se laisse pas abattre, et il décide de frapper un grand coup. D'abord il se paye le luxe du moteur Supertec, bon, mais cher. Puis il renvoie Takagi d'où il vient, et choisi Jos Verstappen, qui a déjà conduit pour l'équipe en 1996. Il choisi également un designer de talent, Eghbal Hamidy qui dessine l'Arrows A21. De plus, il décroche un sponsoring important, avec Orange. L'A21 est une très bonne voiture, le moteur Supertec ne se comporte pas trop mal et les pilotes se débrouillent à merveille.

En 2001, De La Rosa est remplacé par le jeune brésilien Enrique Bernoldi. Verstappen garde sa place. L'excellent Eghbal Hamidy est chipé par Jordan et c'est Mike Coughlan qui le remplace. Le moteur Supertec est trop cher et Walkinshaw décide de choisir la nouvelle société Asiatech, issue du groupe AMT, lui-même issu de la famille Sony. Asiatech est tout simplement Peugeot, qui décida, fin 2000, de quitter la F1 après l'humiliation subie, avec l'écurie Prost. L'A22 n'a pas beaucoup évolué par rapport à l'A21.Verstappen ne rapportera qu'un point à la maison, lors de ce dernier Grand Prix.

Déçu par le moteur Asiatech, Walkinshaw casse le contrat et signe avec Ford-Cosworth pour un V10 client. Coughlan réalise une excellente voiture, très soignée, côté aérodynamisme. Les pilotes sont Heinz-Harald Frentzen, qui trouve un refuge après avoir failli couler avec Prost Grand Prix, et Enrique Bernoldi qui doit sa place à son sponsor Red Bull, malgré le fait qu'il ne soit pas dépourvu de talent. Frentzen prouve qu'il a encore du potentiel, en terminant deux fois sixième en Espagne et à Monaco. Ce sont les deux derniers points de l'écurie Arrows.

En France, l'équipe repart la veille des qualifications, faute d'argent. Cette fois encore, les comptes sont retournés dans le rouge vif, et personne ne se présente pour reprendre l'écurie. Arrows revient pour son dernier Grand Prix en Allemagne, sans résultat. Frentzen demande par la suite, à être congédié, pour ne pas y laisser sa peau, et Bernoldi le suit. Tom Walkinshaw croit toujours qu'Arrows n'est pas morte et qu'un repreneur peut faire surface. Il n'en sera rien...
Fin 2002, on apprend qu'Arrows ne participera pas au championnat du monde de Formule 1, pour la saison 2003...

En 2006, Super Aguri reprend les chassis Arrows A23, et s’installe à Leaffield jusqu’à l’arrêt des activités F1 du team japonais. L’usine appartient maintenant à Formtech, qui a présenté sans succès pour 2010 une candidature sous le nom de Brabham.


Quelques modèles, voila la fameuse A2, dite "l'obus":
http://f1.imgci.com/PICTURES/C​MS/8200/8233.jpg

l'A4, rien à voir avec une Audi...
http://i45.servimg.com/u/f45/1​5/45/31/65/beta3010.jpg

l'A11 de 1989, bonne voiture.
http://globoesporte.globo.com/​platb/files/148/2010/03/quegpe​esse123.jpg

La dramatique FA12 à moteur Porsche, qui a loupé son retour en F1 à cette occasion.
http://api.ning.com/files/8NfL​u644Wpyiz1bvxEGPw-Nre7JYj5EhhS​-C5DK105Yp4CQTbYQdrwvzHrqXNIwz​kGDKQVCYJ-k0r3YFMzye-4YFuerdG8​v4/footworks.jpg

l'A18, avec Diniz... et Damon Hill!
http://www.martingroganassocia​tes.com/img/motorsport/arrows_​01.jpg

l'A23, future Super Aguri, cette voiture ne sait pas en arrétant les frais milieu 2002 qu'elle reprendra du service...
http://www.laberezina.com/imag​es/pilotes2/bernoldi2.jpg

Une Arrows "revival" pour le plaisir, sur base d'une des dernières:
http://i68.servimg.com/u/f68/1​8/61/52/02/arrows10.jpg



Arrows a eu deux propriétaires principaux, Jackie Oliver d'abord, Tom Walkinshaw ensuite. Pas des inconnus, ça méritait de voir leurs parcours en détail:

Keith Jack Oliver, plus connu sous le nom de Jackie Oliver (né le 14 août 1942 à Chadwell Heath, en Angleterre), est un ancien pilote automobile britannique. Il est également connu pour avoir co-fondé et dirigé l'écurie Arrows en Formule 1.

Jackie Oliver débute sa carrière en sport automobile en 1961, dans des épreuves de Tourisme puis de Grand Tourisme. Plus tard, il passe par le championnat britannique de Formule 3, où il démontre des qualités suffisantes pour être engagé en 1967 dans l'écurie officielle Lotus en Formule 2. Il effectue cette même année ses débuts officieux en Grand Prix à l'occasion du GP d'Allemagne, où les F2 sont appelées pour compléter le plateau des Formule 1. Il termine premier de la catégorie F2 et cinquième au classement général.

En 1968, suite à la mort de Jim Clark, il est titularisé en Formule 1 par Lotus. Mais malgré une troisième place au GP du Mexique et un meilleur tour en course au GP d'Italie, il réalise une saison assez décevante, et est remplacé par le grand espoir autrichien Jochen Rindt en fin d'année. En 1969, il trouve refuge chez BRM, mais la prestigieuse écurie britannique est en perte de vitesse, et Oliver passe deux années catastrophiques du point de vue des résultats, essentiellement en raison du manque de fiabilité de sa monoplace.

Durant cette période, Oliver se console par ses prestations en endurance. Au volant de la Ford GT40 aux couleurs de Gulf, il remporte notamment les 24 heures du Mans 1969, à l'issue d'un final resté légendaire de son coéquipier Jacky Ickx. En 1971, il s'impose également aux 24 heures de Daytona, aux 1 000 km de Spa-Francorchamps et aux 1 000 km de Monza avec Pedro Rodriguez, au volant d'une Porsche 917.

À partir de 1971, sans volant régulier en Formule 1 (il dispute tout de même trois GP en 1971 avec McLaren et un GP en 1972 avec BRM), il dispute également le championnat d'Endurance CanAm, en Amérique du Nord, pour le compte de l'écurie américaine Shadow. Ce qui lui permet de revenir à temps-plein en Formule 1 en 1973 lorsque Shadow décide de s'engager dans la catégorie reine, mais sans grande réussite, si ce n'est une troisième place au GP du Canada.

En 1974, Oliver retourne en CanAm (toujours avec Shadow) et décroche le titre. Il dispute également en 1975 et 1976 le championnat de Formule 5000 en Amérique du Nord, avec notamment un succès à Elkhart Lake en 1976. En 1977, il dispute sur la Shadow deux derniers GP de Formule 1 (en Suède où il termine neuvième, et à Brands Hatch hors-championnat dans la Course des Champions)

De plus en plus impliqué dans la direction de l'écurie Shadow, il est au cœur de la grande saga de l'inter-saison 1977-1978 lorsque avec plusieurs autres membres importants de Shadow, il part fonder Arrows, une nouvelle écurie de Formule 1. Il y reste jusqu'au début de la saison 96.

-Vainqueur des 24 heures du Mans 1969
-Vainqueur des 24 heures de Daytona, des 1 000 km de Monza et des 1 000 km de Spa-Francorchamps en 1971.
-Vainqueur du championnat CanAm 1974


Oliver a longtemps détenu le record absolu du circuit du Mans en course, avant que celui-ci ne soit ralenti par des portions plus lente, en 3’18’’4 (244,387 km/h).
http://slotyop.free.fr/Photos%​20Slot/Porsche%20917%20LH%20Fl​y/LM1971_18_Porsche%20917%20LH​.jpg
slotyop.free.fr

Tom Walkinshaw (né, selon les sources, le 14 août ou le 17 novembre 1946, près de Penicuik en Écosse - mort le 12 décembre 2010) est un pilote automobile, puis homme d'affaires, directeur d'écurie automobile et de club de rugby à XV.

Pilote automobile de bon niveau, ce qui le conduira notamment au titre de champion d'Europe des voitures de tourisme en 1984, Tom Walkinshaw décide rapidement de passer de l'autre côté de la barrière puisqu'en 1975, il fonde le Tom Walkinshaw Racing, une structure destinée à préparer et engager des voitures en compétition. Tandis que Walkinshaw met un terme définitif à sa carrière de pilote au milieu des années 1980, le TWR atteint la consécration en étant chargé de l'engagement officiel des Jaguar dans le championnat du monde des sports-prototype. Ce programme débouche sur deux victoires aux 24 Heures du Mans (en 1988 et 1990), ainsi que sur trois titres de champion du monde des sports-prototype (en 1987, 1988 et 1991).

Lors de l'été 1991, Tom Walkinshaw est recruté par Flavio Briatore en qualité de directeur de l'ingénierie de l'écurie de Formule 1 Benetton, dont il sera également un temps actionnaire minoritaire. Walkinshaw réorganise rapidement le département technique de l'équipe et engage notamment le brillant ingénieur britannique Ross Brawn (qui travaillait déjà pour lui chez Jaguar) en tant que directeur technique. Peu de temps après, Walkinshaw joue également un rôle primordial dans le recrutement du pilote allemand Michael Schumacher. Le travail de fond de Walkinshaw chez Benetton contribue grandement aux deux titres mondiaux de Schumacher en 1994 et 1995, ainsi qu'au titre des constructeurs de Benetton en 1995.

En 1995, Tom Walkinshaw est nommé par Flavio Briatore à la tête de l'écurie française Ligier. Le but de la manœuvre est, à terme, de revendre l'équipe à Walkinshaw et au TWR, revente compromise par une levée de bouclier dans le monde du sport automobile français, opposé à l'idée que Ligier puisse déménager en Angleterre. Au printemps 1996, Walkinshaw quitte Ligier et rachète la majorité des parts de l'écurie de Formule 1 Arrows à Jackie Oliver.

Enfin propriétaire d'une écurie de Formule 1, Walkinshaw nourrit de grandes ambitions et réalise au bout de quelques mois ses premiers coups d'éclat en recrutant pour la saison 1997 le champion du monde en titre Damon Hill et en faisant d'Arrows l'équipe de développement du manufacturier de pneus Bridgestone, nouveau venu en Formule 1. En dehors d'une course restée fameuse de Hill au Grand Prix de Hongrie 1997, l'Anglais terminant deuxième après qu'une défaillance mécanique l'eut privé de la victoire dans le dernier tour, Arrows ne parvient pas à s'affirmer comme une écurie de pointe. En proie à des difficultés financières insurmontables, l'équipe fait faillite au cours de la saison 2002.

Toujours impliqué dans le sport automobile, Walkinshaw supervise l'engagement des Holden officielles dans le championnat australien V8 Supercars, lorsqu'il meurt à 64 ans d'un cancer, contre lequel il se battait depuis de nombreuses années, le 12 décembre 2010.

Tom Walkinshaw était depuis 1997 le propriétaire du club de rugby à XV de Gloucester (le Gloucester RFC).


Son fiston Ryan a pris la suite en V8 Supercars, ou une équipe Walkinshaw existe toujours.
Message édité par JM 30 le 19/12/2015 à 01:14:34
Sujets relatif
Profil : Vétéran
matt-h
Sport - succès argent messages
  1. Posté le 18/12/2015 à 14:05:43  
  2. answer
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Je me souviens du GP de Monaco 2001 quand Bernoldi avait bloqué Coulthard, à l'époque c'était un peu idiot l'Arrows était beaucoup plus lente que la Mclaren. D'ailleurs, à la fin de la course Bernoldi avait provoqué la colère de Ron Dennis. :lol:

Roule à vide
Profil : Activiste breton
huaka
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  1. Posté le 18/12/2015 à 21:10:40  
  2. answer
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c'est le Topic à DonDiego78 ça [:ttmaxouille:10]


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[:ackles:1] Huaka F1 Team CHAMPIONS CONSTRUCTEURS PRONOS :rs:
[ 44 ] Huaka - [ 26 ] Tifosi Champion :rs: - [ 54 ] R-Gruppe evit ar Prono / [ 4 ] Huaka - [ 24 ] Darsougold Champion :rs: evit ar RRLC
Breton passé par Bordeaux...L'éthylotest doit être inefficace sur toi, minimum faut un compteur Geiger ! © Testa Rossa à propos de Huaka, 29/03/2013
Oh shit.
Profil : Joueur Compulsif
  1. config
dondiego78
Coupe or Sport Sport - succès or nombre de vues Sport - succès or sujets
  1. Posté le 19/12/2015 à 00:21:39  
  2. answer
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Arrêtez de me mentionner j'ai désactivé les notif je l'ai déja dit [:ttmaxouille:10]

Et puis quel rapport avec moi Arrows ? :W


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Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien intégré dans une société malade ©
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