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La Grande Guerre: Reportages et Témoignages


Messages recommandés

"Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie,

un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir..."

Maréchal Foch

Bonjour tout le monde

voici un topic sur la première guerre mondiale, il est commencé un an avant pour poser des jalons en mettant des reportages vous mettant dans l'ambiance future

 

il y a des reportages et aussi des témoignages dès qu'il est possible, vous êtes invité tous à donner votre grain de sel en créant aussi votre propre sujet du moment pourvu qu'il s'intègre dans l'histoire de cette guerre

pour ma part, j'éviterai autant que possible de mettre en avant tout ses généraux de cette période, c'est d'abord les hommes, les femmes, les animaux, les exploits personnels, c'est les histoires oubliées que je cherche le plus à travers le web mondiale.

 

mon but premier est de rendre hommage à tout ceux qui ont combattu, peut importe le camps et je vous dis de suite: Bonne lecture.

 

RECHERCHE REPORTAGE:

page 1: -les guerres balkaniques, -un zeppelin s'égare à Lunéville, -deux pilotes allemands s'égare à Arracourt, -les pigeons militaires, tome 1 et 2, -les mitrailleuses

page 2:- Animaux et Mascottes pendant la guerre

page 3 :-ZEPPELIN tome II, -Vers le plus lourd que l'air tome I et tome II

page 4:-Vers le plus lourd que l'air tome III et tome IV, - Chien de guerre, son histoire, - chien de guerre 1914-1918

page 5:-Le Soldat inconnu, -les russes en France 1916-1918

page 6:-Kleber VS UC61, -Artisanat de tranchées, -les petites curie, -Paris est un leurre, - Décoller, apponter sur un navire de guerre puis USS Langley,

-quatre ans dans un grenier (jessie), - Novembre 1913, l’affaire de Saverne

page 7:- ziehen, alles, was rot ist!!, - insolite, - Strasbourg libérée le 22 novembre 1918

page 8:- Parisener kanone, - les emprunts "défense nationale" conséquents à la grande guerre (hansi),- trouvez les bertha!!, - sur les lignes allemandes,

- Les emprunts « Kriegsanleihe » conséquents à la Grande Guerre. (hansi), - le Portugal dans la grande guerre, - les contingents dans le grande guerre

page 9:- Les Chinois étaient là aussi!, - Le 1er transport de troupes, les taxis de la marne, la CGO et la RVF

Page10:- Bombes, - Les bornes Vauthier

page 11:- bataille Navale 1, - La guerre en Afrique, - bataille navale 2, - des tracts sur NY

page 12:- suite bataille navale 1 (hansi), - Le premier mort de la grande guerre (hansi), - guerre en asie, le siège de tsingtao, - l'allemagne ne perd pas que la guerre, ses colonies aussi, (hansi), - quiz (hansi)

page 13:- le premier mort de la guerre, suite... (hansi), - la bataille navale 4 puis phillipeville et bône

page 14:- défense de passer, zone rouge, - mata hari

page 15:- le Nord Caper, - casque adrian (hansi), - le deuschland

page 16:- tank vs fusil, - le pinard comme arme (hansi), - force navale japonaise

page 17:- 1914, passage des tranchées, - sous marin en Baltique, - la ligne électrifiée,- le foulard (pierleo), - identification

page 18:- propagande avec Charlot, - 4 août, prise de liège: attaque générale, - 6 août, attaque centrale, - 5 août, attaque de la citadelle, - 7 août, attaque des forts, - 11 août, drapeau blanc, - 14 août, c'est la fin, - le reichsland, - le plan shleiffen, - le plan XVII, - 31 juillet, la guerre en alsace: mulhouse- 3 août, guerre en lorraine, mangiennes

page 19:- 10 août, bataille de lagarde, - BEF anglais débarque, - 21/22 août, guerre des frontières, seconde bataille de Mulhouse, - photos couleurs rares (hansi)

- 21/22 août, la bataille des frontières, bataille de sarrebourg, - 21/22 août, la bataille des frontières, la bataille de morhange et les témoignages, - 21:22 août, la bataille des frontières, la bataille de longwy; mercy le haut et les témoignages

page 20:- 21/22 août, la bataille des frontières, la bataille de longwy: fillières, doncourt, - 21/22 août, la bataille des frontières, la bataille de longwy: cutry, ugny, praucourt,

- 21/22 août, la bataille des frontières, la bataille de longwy: romain, cosnes, - 21/22 août, la bataille des frontières, la bataille de longwy: fin

page 21:-21/22 août, la bataille des frontières, la bataille de belgique: Virton, ethe, bleid, rossignol, bellefontaine, neufchâteau, nevraumont

page22:-21.22 août, la bataille des frontières, la bataille de belgique: bertrix, luchy

page 23:-bataille de Sambre et Meuse (mons et la BEF) - bataille des frontières, la grande retraite tome I, II, III et IV, - front de l'est tome I et II, - les popottes et le ravitaillement du soldat

page 24: bataille de la troué des charmes; -bataille de la marne tome I II III IV et V, - bataille du tannenberg, - bataille de la marne VI VII VIII

page 25: bataille de la marne Tome IX X XI XII XIII XIV XV, bataille d'arras (hansi) bataille de la marne tome XVI

page 26: bataille de la marne tome XVII condensé final de la bataille de la marne

page 27: façonnage d'un tube de mortier

page 28: secteur de verdun pendant la bataille de la marne cubisme et camouflage

page 29: Dr jekyll & dr hyde

page 30: village de belges en Angleterre ses adolescents dans la guerre (anglais) dixmude

page 31: on ne régle pas un tir aérien, on le prépare historique de la firme "aviatic" (hansi)

page 32: fusillé en exemple (anglais) cimetières de zivy

page 33: après ce cataclysme, demandons nous réparations? (hansi) zeppelin-staaken R.XIV, commémoration en Allemagne, commémoration anglaise

page 34: corps expéditionnaire canadien, corps expéditionnaire canadien; politique,

page 35: le vrai visage des tranchées, les causeurs de codes, le BTP

page 36: gueules cassées, batailles navales, 1 partout, la saison d'ostende et du littoral, snipers,mistery ships, Q-boats, Q-ships, en français, bateau pièges, combats pour survivre

page 37: 16 décembre 1914, attaque de villes portuaires anglaises, les équidés dans la grande guerre, la Pologne n'existe plus en tant qu'état depuis près de 120 ans (hansi),

page 38: nos chevaux de guerre dans l'histoire, front figé en Angleterre, les 10 succès industriels de la WW1, exploration austral en pleine guerre

page 39: vous avez dit mosquées?, retour au début par Princip, pourquoi l'uniforme français ne pouvaient être que bleu clair? (hansi), des chants...

page 40: photo des neuf rois (hansi), des tanks polonais, le corps expéditionnaire belge en auto-canon (hansi) l'YMCA, parcours du combattant

page 41: suite du reportage précédent, bataille de lille, une génération d'artistes dans les tranchées (jessie)

page 42: bataille de Lille, suite, répétition pour les 100 ans de la bataille de verdun, un homme dans la brèche (pollux), et si il était mort avant?

page 43: le raid sur cuxhaven

page 44: le dreadnougth, les légions tchèques, 1915-1921 (hansi) la bataille du dogger bank, les turcs attaquent!, l'affaire de Soissons, nouvelle du front tome I et II

page 46: le blocus sous marin commence, cuirassier leon Gambetta, le drame du Lusitania, nouvelle du front, tome III, fusillé pour l'exemple

page 47: la sœur oubliée, quiz (hansi), deux hommes, deux livres, deux destins

page 48: deuxième bataille de l'Artois,l'aviation française bombarde la ville de Karlsruhe

page 49: ordre général d'opérations

page 50: les affaires sont les affaires, Mark IV VS A7V, premier combat entre chars, liens sympa (jessie), premier drone, la bug Kettering, demain, le général Mangin entre à Metz (jessie)

le lance flamme (hansi), 14-18 marche à pied dans les tranchées du saillant de st Mihiel (jessie)

page 51: la guerre des montagnes a sculpté le col de ste Marie (jessie), l'affaire Desclaux, la fin du croiseur auxiliaire gallia (hansi)

page 52: blessures de guerre, aperçue de la guerre au front de l'est, aperçue de la guerre sur le front des balkans

page 53: les dardanelles

page 54: front italien ou 12 batailles dans un même lieu, aviation dans la guerre, l'observation

page 55: des apports usuels et littéraires (bob l'éponge)

page 56: le bastion des 18 ponts, bombardier géant allemand

page 57: la chasse, l'hélice éclair, les avions canon

RECHERCHE TEMOIGNAGE:,

page 1:-heek, hermann van

page 2:-René de Lavaissière de Lavergne, -Maurice Happe

page 3:-Arthur-Joseph Lapointe, -Eugene Bullard

page 4:-Alfred Ritter von Pischoff, -Théo Osterkamp

page 5:-La charge du sous-lieutenant Verny, -soldat Maurice Gastellier, -Prisonniers de guerre russes,-L'exploit de léon Schreurs

page 6:- Spécial Belgique, - paul Jolidon

page 7:- lucien bersot, - ils s'appelaient Peter et Victor, - valcyr: page1 témoignage d'un parent, - pilote du "foudre"

page 9:- Baron Shigeno Alias Capitaine Kiyotaké Shigeno, - Yves Paul Gaston Le Prieur

page10:- Le Seeadler et le diable des mers

page11:- les chasseurs de ballons, - Paul Von Lettow-Vorbeck

page14:- mata hari

page 20:- bataille de longwy, - américan field (richard du 26)

page 21:- caporal clairon Paul Failin (rossignol), - commandant Laurens (rossignol), - Edouard Hugnet (lorraine sous uniforme allemand)

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Messages populaires

J'ai trouvé cette histoire sur le web , je ne suis pas sur qu'on en a parlé sur le topic:   https://horizon14-18.eu/ratto.html

Janvier 1913

 

Raymond poincaré, Président de la IIIème république française

 

 

En ce début d’année 1913, tous les regards se tournent vers Versailles. Le collège électoral constitué des grands électeurs s’y réunit en Congrès pour élire le nouveau président de la IIIème République française. Le président Fallières a renoncé à briguer un second mandat.

Après une brève mais âpre campagne, c’est le centriste Raymond POINCARÉ, âgé de 52 ans, qui l’emporte au second tour de scrutin contre le républicain Jules PAMS. Il est étonnant de constater que la plupart des personnalités politiques marquantes de l’époque nous sont aujourd’hui totalement inconnues.

Bien que battu lors des primaires du camp républicain, POINCARÉ maintient sa candidature et l’emporte grâce aux voix de la droite. Il ne le sait pas encore mais il dirigera le pays pendant le premier conflit mondial…

 

1913-01-18-L-Humanite-une-Gallica-BnF-472x640-221x300.jpg

 

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le 12 janvier 1913 circule à Paris le dernier bus hippomobile

 

 

CPA-LES-MOYENS-DE-TRANSPORT-A-PARIS-Tramways-a-traction-animale.jpg

 

et premier tramway électrique

 

 

 

premier-tramway-électrique-1913-paris.jpg

 

les gavroches de l'époque

 

 

Les_enfants_de_la_zone_Ivry.jpg

 

mais aussi, Von Schieffen meurt à 79 ans, qui est il?

 

une réponse: Le pacte conclu entre la France et la Russie en 1894 contribuera à isoler un peu plus l’Allemagne diplomatiquement. Chef de l’état-major allemand depuis 1891, le comte Alfred von Schlieffen comprend que cette nouvelle donne menace directement l’Allemagne en cas de guerre : géographiquement cernée par les deux pays, l’Empire peut craindre d’être pris en étau par les troupes du Tsar Nicolas II et l’armée française, désireuse de revanche après sa défaite à la guerre de 1870-71.

 

Une analyse fine des forces armées en présence permet à Schlieffen de bâtir un plan qui vise à anéantir l’armée française avant d’affronter les Russes sur le front Est. La Russie dispose certes d’une armée puissante en nombre, la surface du pays ne permet pas à ses troupes d’être opérationnelles en moins de six semaines. Schlieffen propose donc de concentrer dans un premier temps les troupes allemandes sur le front Ouest afin de défaire rapidement l’armée française pour qu’elles n’aient ensuite qu’à se battre sur le seul front Est. En outre, le guerre se doit d’être courte, car l’Allemagne ne dispose pas, contrairement à la France ou à l’Angleterre, de ressources coloniales qui lui permettrait de soutenir l’effort de guerre.

 

c'est la fameux Plan Schieffen mit en place dans moins d'un an

 

PS: Je laisse en place Janvier 1913 jusque dimanche prochain :jap:

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état de nouvelle du monde en janvier 2013

 

Russie: Le révolutionnaire russe Joseph Staline est arrêté par le gouvernement tsariste ; son exil en Sibérie durera jusqu’en 1917.

 

 

stalin3.jpg

 

Mexique: Le Mexique est dans la tourmente révolutionnaire, attisée par les États-Unis voisins. Politiques, militaires, riches propriétaires, brigands, etc. au noms restés célèbres, entretiennent une terrible et mortelle confusion : Pancho Villa, Emiliano Zapata

 

Pancho-Villa et autres.jpg

 

 

Royaume unis: Signalons aussi au Royaume-Uni, le 31 janvier, le refus par la Chambre des Lords du projet de Home Rule pour l’Irlande, qui porte en germe les décennies d’affrontements fratricides à venir.

 

USA: Les transports et les télécommunications font aussi l’actualité. Le 15 janvier est opérée la première liaison téléphonique intercontinentale entre New-York et Berlin.

 

tibet: Le 8 janvier et le 14 février, le 13e Dalaï Lama réalise une déclaration publique puis un édit proclamant l'indépendance du Tibet vis-à-vis de la Chine qu'il avait déclaré en 1912 par une lettre à Yuan Shikai.

Guerre gréco-turque: 18 janvier, victoire navale grecque sur le turquie à la bataille de Lemnos

http://milguerres.unblog.fr/la-bataille-de-lemnos/

 

 

Turquie: 23 janvier : les Jeunes-Turcs prennent le pouvoir par un coup d’État mené par le triumvirat formé par , Enver pacha, Talaat pacha et Djemal Pacha.

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Bonjour tout le monde

 

Une petite explication: cela fait quelques mois que je pense faire un topic sur la grande guerre, je sais qu'il y a pas mal de FAeins qui n'hésiteront pas

à narrer les événements survenus au seing de leurs propres familles, d'autres, par actes de patriotismes, d'autres par passion historique, d'autres, la curiosité etc...

 

autant canalisé tout cela en un seul poste, la vérité d'abord sur ses hommes

 

je demanderai au modo l'accès de se premier poste pour ranger comme dans une librairie toutes nos interventions (mois après mois par exemple

 

accumuler ici la somme de liens de nos interventions:

 

-sujet écrit (magazines, journeaux, médias..)

morts de la grande guerre à Yokohama

http://www.atlantico.fr/decryp [...] 94821.html

 

 

- sujet visuel (you-tube, dailymotion, arte etc...)

passant actuellement sur rmc découverte: la grande guerre vue du ciel

http://www.youtube.com/watch?v=0FA4EqPQQtU

 

 

- les liens officiels

recherche par nom de famille de vos morts

http://www.memoiredeshommes.sg [...] /index.php

 

personnels de l'aéronautique militaire

http://www.memoiredeshommes.sg [...] -militaire

 

historiques régimentaires des unités engagées

http://www.memoiredeshommes.sg [...] e-mondiale

 

journaux des unités engagées

http://www.memoiredeshommes.sg [...] e-mondiale

 

sépultures de guerre

http://www.memoiredeshommes.sg [...] +de+Guerre

 

sites qui nous serviront énormément

http://grande-guerre.org/?page_id=3719#3

http://tnhistoirexx.tableau-no [...] ument.html

http://centenaire.org/fr

http://www.guerre1418.fr/

 

- les livres, les films, les musées...

 

 

- sujet Faien (comme histoire personnelle...)

 

topic d'un lieu mémorable de tonton jensen

VERDUN 2010, retour sur le terrain.

 

avis de recherche de tech3

Cette url n'existe plus

 

je commencerai par janvier 2013 et mois après mois pour savoir où en est l'état de la France, de l'Europe, du monde...

chaque W.E, son mois

 

nous passerons ensuite au jour après jour dès la déclaration de guerre

 

pourquoi dès maintenant? la date, le 11 novembre et surtout, c'est de nous préparé sur les sujets à venir, par exemple, pour moi, c'est de ramené à la vie

toute la série du fascicule: le Miroir et d'autres magazine de l'époque.

 

 

bonjour a tous

 

je participerait éyant, pas mal d'info sur cette guerre je pense pouvoir aidé ;)

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Je me tenterais bien un petit post-it sur les gueules cassés et les shell shock, un sujet que je trouve passionnant concernant cette période.

 

Si tu es intéressé zygomard je te le glisserais en mp et tu n'auras qu' a le mettre ici au moment opportun :jap:

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FEVRIER 1913

 

la plus grande gare du monde est inauguré à New york, elle est nommée "Grand central station" et couvre 32 hectares, les bâtiment peuvent couvrir 1 43 voitures

et wagons et reçois 42 voies du terminus grandes lignes

 

1913-165-Inauguration-de-la-plus-grande-gare-du-monde.jpg

 

 

en Allemagne: L’Allemagne veut avoir une armée qui l’emporte d’un tiers sur la nôtre – Déclarations du chancelier

en France, Pour la défense nationale – Le Programme militaire : M. Etienne demandera au Parlement 500 millions pour améliorer notre matériel de guerre et pour faire face au réarment de l'Allemagne, on réclame l'allongement du service militaire

 

 

loi de recrutement 1872, 1889, 1905, 1913.jpg

 

en Russie, le gouvernement rejette la motion des députés de la douma autorisant à accéder aux professions juridiques.

 

france: football, l'Angleterre bat la France 4 à 1 :cry:

 

le 17avril, la Belgique annonce une grève générale pour le 14 avril prochain, c'est le moyen qu'on trouvé les socialistes envers le gouvernement qui bloque lui-

même la loi instituant le vote au suffrage universel

 

espérances de vie en Europe

 

Suède et Norvège: 50 ans et 2 mois

Danemarck: 48 ans et 2 mois

Irlande: 48 ans et 1 mois

Angleterre:45 ans et 5 mois

Belgique: 44 ans11 mois

Suisse: 44 ans et 4 mois

Hollande: 44ans

Russie: 43 ans et 6 mois

Italie: 39 ans et 4 mois

Prusse: 39 ans et 4 mois

Portugal: 36 ans

Roumanie: 35 ans et 11 mois

Grèce: 25 ans et 4 mois

Autriche: 34 ans et 2 mois

Bulgarie: 33 ans et 7 mois

Turquie: 33 ans et 5 mois

Espagne: 32 ans et 4 mois

France, paris, début du procès des survivants de la bande à Bonnot le 3 février, le 27, sera décidé pour quatre d'entre eux: condamnation à mort!

 

Le-Petit-Parisien-1913-02-28-une-bande-a-Bonnot-Gallica-BnF-590x800.jpg

 

Les Balkans, pourquoi "la poudrière" même encore de nos jours? les prochains mois donneront la réponse

 

Guerres_balkaniques_-_situation_avant_1912.png

 

 

Profitant de la guerre italo-turque, et soucieux de résister à la politique xénophobe des Jeunes-Turcs, la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro déclarent la guerre à la Turquie le 18 octobre 1912.

560 000 hommes s'opposent à 350 000 Turcs répartis en Thrace et en Macédoine. Battus à Kirk-Kilissa (auj. Kırklarelı) et à Lüleburgaz par les Bulgares le 2 novembre, les Turcs se replient sur les lignes de Čatalca, couvrant Istanbul.

Les Serbes, conduits par Putnik, sont vainqueurs à Kumanovo (24 octobre), à Veles (auj. Titov Veles) et à Iştip (auj. Štip). Le 9 novembre, les Alliés entrent à Salonique ; les Serbes prennent Monastir (auj. Bitola), Ohrid et Durazzo (Durrës), tandis que les Grecs assiègent Jannina (novembre).

Après un armistice de deux mois, la guerre reprend le 3 février 1913 : Jannina capitule le 21 février, Andrinople le 26 et Scutari (Shköder) le 22 avril.

Le traité de Londres, signé le 30 mai 1913, met fin à la guerre : la Turquie cède aux alliés balkaniques la Crète et les territoires à l'O. de la ligne Enos-Midia.

 

 

on appellera cela dans les livres d'histoire, la 1ère guerre balkanique

 

 

 

balkans 1914.jpg

 

 

 

Ottoman_prisoners_Bizani_1913.jpg

 

 

 

 

 

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Mars 1913

 

1 mars- les partis socialistes allemands et français publient un manifeste contre les nouvelles charges militaires

http://www.marxists.org/franca [...] 130301.htm

 

3 mars- Les Romanov commémorent le tricentenaire de leur dynastie

une petite apartée:

http://volsul.over-blog.com/ar [...] 66115.html

 

4 mars- Investiture du 28è président des états unis: woodrow Wilson

 

 

woodrow-wilson_first_mother_day.png

 

le 5 mars- Le Conseil supérieur de la Guerre se prononce pour le service de trois ans

 

le journal du jour: http://gallica.bnf.fr/ark:/121 [...] age.langFR

 

 

 

La-Croix-1913-03-02-une-extrait-carte-des-forces-en-pres_002.jpg

 

10 mars 1913- victime d'un complot familial, Camille Claudel passe les 30 dernières de sa vie enfermée, sacrifiée par son frère paul

 

camille claudel.jpg

11 mars- Perreyon, sur un blériot atteint 6 000m d'altitude en 1 heure

 

 

blériot.jpg

 

Très important de l'assemblée nationale

 

on rencontre ici les arguments de M Jaurès sur l'armée nationale, fascinant!

[h1]Séance du jeudi 13 mars 1913[/h1]

http://www.assemblee-nationale [...] _03_13.asp

 

 

18 mars- le Roi de Grèce assassiné

 

http://souvenirsdenosgreniers. [...] rece-1913/

 

 

22 mars- Barthou président du conseil

 

 

Barthou.jpg

 

29 mars- l'Allemagne décide de financer l'accroissement de ses effectifs militaires par de nouveaux impôts

 

 

Germania 1914.jpg

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La poudrière des balkans

 

pour comprendre la grande guerre et la cause de son déclenchement, il faut se pencher sur les conflits appelés: les deux guerres balkaniques

 

pour comprendre les guerres balkaniques, faut se pencher sur les causes de la guerre de crimée, notons que c'est aussi pendant ce conflit que

c'est la première occasion pour les Anglais et les Français de combattre côte à côte après sept siècles de conflits, une occasion qui se renouvellera

soixante ans plus tard, lors de la Grande Guerre.

 

Nicolas 1er juge le moment venu de régler la « Question d'Orient » posée par la déliquescence de l'empire ottoman. Il propose à l'Angleterre un partage à l'amiable des possessions ottomanes. « La Turquie est l'homme malade de l'Europe » , dit-il en substance à l'ambassadeur d'Angleterre. « Il ne faut pas le laisser disparaître sans avoir réglé sa succession ». Il lui suggère de prendre l'Égypte et la Crète, lui-même établissant son influence dans les Balkans.

 

http://www.larousse.fr/encyclo [...] A9e/115182

 

je vais pas vous expliquer ce conflit, mais en gras, voilà la cause de tout se désastre: La turquie est l'homme malade de l'Europe

le dépeçage qui débute dès 1854 et nous amènera à la grande guerre

 

 

balkan1c.gif

 

À partir de 1875, une série de crises bouleversent la carte des Balkans, attisées par les convoitises des Autrichiens et des Russes qui, les uns et les autres, ambitionnent d'atteindre les rives de la mer Égée et Constantinople.

 

Ce sont les Bulgares qui commencent à s'agiter. Des révoltes fiscales sont brutalement réprimées par les Turcs. Les Européens s'indignent. La Russie ne s'en tient pas là. Elle entre en guerre contre l'empire ottoman, aussi appelé Turquie, sous prétexte de secourir les Bulgares.

 

 

 

balkan2.gif

 

En 1878, les Russes arrivent aux portes de Constantinople. Par le traité de san Stefano, en mars, ils arrachent l'indépendance complète de la Roumanie et de la Serbie. Ils imposent aussi et surtout la création d'une Grande Bulgarie, autour de Sofia, qui occupe la plus grande partie de la Turquie d'Europe.

 

Les Britanniques et les Autrichiens jugent que les Russes vont trop loin. Ils exigent de nouvelles négociations. Quant au chancelier allemand Bismarck, il veut avant tout maintenir l'entente entre ses alliés russe et autrichien. Se posant en « honnête courtier » , il convoque tout le monde pour un congrès international à Berlin du 13 juin au 13 juillet 1878.

 

 

[h3]Le congrès de Berlin[/h3]

Le congrès de Berlin ramène la Bulgarie à des dimensions bien plus modestes. Il tente même de la diviser en deux, avec une partie indépendante et l'autre simplement autonome (la principauté de Roumélie).

La Grèce obtient la Thessalie. La Russie s'empare de la Bessarabie. L'Autriche-Hongrie, quant à elle, occupe et administre « à titre provisoire » la Bosnie-Herzégovine.

 

Berlin1878.jpg

 

 

balkan3.gif

 

 

En juillet 1908, excédés par les humiliations que supporte le sultan, les « Jeunes-Turcs » prennent le pouvoir à Istamboul mais n'arrivent guère à enrayer le déclin de l'empire.

La même année, dans le désir de prévenir un soulèvement de ses minorités slaves, qui lui serait fatal, l'Autriche-Hongrie annexe formellement la Bosnie-Herzégovine. La Bulgarie profite de la situation pour proclamer sa complète indépendance.

 

Ces violations unilatérales du traité de Berlin mécontentent la Serbie et la Russie, mais celle-ci est encore sous le choc de sa défaite face au Japon et guère en mesure de réagir.

 

 

balkan5.gif

 

Première guerre balkanique (1912) :

Le 18 octobre 1912, une première guerre balkanique fomentée par le ministre russe des Affaires étrangères Isvolski coalise la Serbie et la Bulgarie contre la Turquie. À cette ligue balkanique se joignent le Monténégro et la Grèce.

Après une campagne de trois semaines, la Turquie perd les territoires qui lui restent en Europe à l'exception de la région d'Istamboul. Les Bulgares arrivent aux portes d'Istamboul.

La guerre débouche sur la reconnaissance d'une petite Albanie indépendante et la cession de la Crète à la Grèce. Mais après le traité de Londres du 30 mai 1913, les vainqueurs se montrent incapables de s'entendre sur le partage des dépouilles. Ils se livrent entre eux une seconde guerre balkanique.

 

 

Balkans1913.jpg

 

Seconde guerre balkanique (1913) :

Tandis que les Bulgares attaquent les Grecs et les Serbes le 29 juin 1913, ils sont pris à revers par les Roumains et... les Turcs. Au traité de Bucarest, le 10 août 1913, les Bulgares, responsables des hostilités, restituent Andrinople aux Turcs et cèdent une partie de la Dobroudja à la Roumanie. La Macédoine est partagée entre la Serbie et la Grèce.

L'un après l'autre, avec le soutien des Occidentaux et des Russes, les peuples ont ainsi conquis leur indépendance de sorte qu'en 1914, la partie européenne de l'empire ottoman se limite à l'est de la Thrace. Mais nul n'imagine encore que des ressentiments nés de leurs indépendances surgira la Grande guerre de 1914-1918.

 

HELP! un petit up pour pouvoir poster le prochain sujet: les pigeons militaires, merci

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le premier reportage qui profile se qui nous attend à la déclaration de guerre

 

Les Pigeons militaires

Dans l’antiquité:

 

Aristote, qui vivait trois siècles avant J.-C., rapporte que les pigeons de Grèce produisaient 10 à 11 fois l'an, ce qui indique une domestication certaine. Au 1er siècle de l'ère chrétienne, Pline l'Ancien écrit dans son Histoire Naturelle que les Romains bâtissaient des tours pour les pigeons.

 

Les Romains comprirent dès le début de leurs conquêtes les avantages qu'ils pourraient en tirer. Ils bâtirent d'énormes pigeonniers pouvant contenir 4 à 5.000 pigeons. Ils se servaient des pigeons messagers en toutes occasions.

 

 

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Le siège de Modène par Antoine, en l'an 43 avant J.-C., vit cet usage appliqué pour la première fois à l'art militaire. Le consul Hirtius envoya à Decius Brutus, commandant de la ville, une lettre attachée au cou d'un pigeon par un fil de soie. A son tour Decius Brutus dépêcha au camp des consuls un pigeon porteur d'une missive attachée à l'une de ses pattes.

 

Au moyenne âge:

 

Ces tours, souvent rondes, parfois carrées, étaient divisées en deux étages, l'étage supérieur étant réservé aux pigeons. Les murs de ces pigeonniers étaient pourvus de trous, ou boulins, où pondaient les oiseaux. Un arbre central, pouvant tourner sur son axe, supportait, au moyen de potences, deux ou quatre échelles, qui permettaient de visiter les boulins pour saisir les pigeonneaux. Les murs étaient lisses sans aucune saillie, afin que les chats ou les bêtes nuisibles ne puissent y grimper.

 

 

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Charlemagne rend l'élevage du pigeon "privilège nobiliaire". Pratiquement tous les châteaux, fermes seigneuriales, abbayes possédaient une tour à pigeons. Celle-ci pouvait contenir jusqu'à 5.000 pigeons et attestait de la richesse et de la puissance de son propriétaire.

 

Ils ont servi pendant les Croisades Religieuses. Lorsque les chrétiens arrivèrent en Orient pour conquérir Jérusalem, il existait un service de poste par pigeon.

 

La poste par pigeon fut également mise à l'honneur par le Sultan Saladin, lors du siège de Ptolémaïs. C'est par ce même moyen que le débarquement de Saint-Louis en Égypte fut annoncé au Sultan du Caire et que furent appris les résultats de la bataille de Mansourah, si désastreuse pour les chrétiens.

 

Les corsaires de Dunkerque et de Saint-Malo utilisaient des pigeons avec une technique toute particulière. Elle consistait à envoyer une barque de reconnaissance au large avec quelques pigeons. Dès qu'une proie était repérée, on lâchait les pigeons. Ceux-ci indiquaient, en tournant pour s'orienter, la position du bâtiment convoité.

 

Après la révolution:

 

Quand le droit de colombier fut supprimé par la Révolution, le 4 août 1789, l'élevage des pigeons connut en France une très grande vogue. Ceci fut sans doute dû au profit que les particuliers pouvaient en tirer, mais certainement aussi à la satisfaction de pouvoir jouir d'un nouveau droit jusqu'alors réservé aux seigneurs.

Des colombiers s'élevèrent un peu partout : c'étaient des constructions de bois posées sur un poteau central.

 

Mais le goût du jeu étant très développé à cette époque, des concours sont organisés en 1800 dans le Nord de la France et en Belgique. C'est le début d'une sélection sévère qui aboutira au vrai pigeon voyageur.

 

En 1806, les financiers de l'époque comprennent l'intérêt que représente le pigeon messager pour la transmission d'une information. Aussi n'hésitent-ils pas à louer à prix d'or des pigeons bien entraînés. C'est ainsi que Rothschild, apprenant la défaite de Napoléon à Waterloo par pigeon messager, disposa avant tout le monde d'une information qui lui permit une excellente spéculation boursière qui fut à l'origine de sa fortune.

 

http://dansmesnuits.perso.worl [...] terloo.htm

 

A Anvers, les propriétaires de bateaux de transport marchand faisaient emmener sur ceux-ci de nombreux pigeons. Quand les marins n'avaient plus que quelques jours de mer à voyager, ils lâchaient ceux-ci avec des messages indiquant la marchandise transportée. A l'arrivée du bateau, celle-ci était déjà vendue. C'est ainsi que cette ville avec ses 25.000 pigeons sélectionnés, était en 1846 la première ville colombophile au monde.

 

Pendant le siège de Paris en 1870, 64 ballons chargés de pigeons quittèrent la ville. Ils étaient destinés à rapporter à la capitale, assiégée par les troupes allemandes, des nouvelles du Gouvernement. Les dépêches étaient miniaturisées par un procédé mis au point par le photographe Dragon, qui s'était fait remarquer en réduisant une photo représentant 400 députés sur une pellicule de 2 millimètres carrés. Grâce à ce procédé, chaque pigeon pouvait transporter 3.000 dépêches sur une pellicule de 3,5 mm2.

Pendant le siège, les pigeons ont ainsi acheminé 115.000 dépêches officielles et plus de 1.000.000 dépêches privées.

 

site génial: http://www.laguerrede1870enimages.fr/page213.html

 

 

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Ballon_mont%C3%A9

 

 

Six siècles après l'Orient, la France emploie enfin le pigeon voyageur comme porteur de messages. Après la guerre de 1870, l'armée en tire les leçons qui s'imposent. Coetquiden et Montoire deviennent les principaux centres d'instruction colombophile militaire.

 

Mais des restrictions survinrent, qui causèrent la disparition de nombreux pigeonniers : pour limiter les dégâts causés aux cultures, les éleveurs furent contraints de maintenir leurs oiseaux enfermés au moment des semailles.

Pendant la première Guerres Mondiales, les Allemands ordonnèrent la destruction de tous les pigeons (beaucoup prirent le risque d'en cacher quelques couples).

 

Le pigeon dans la grande guerre

 

Pendant la guerre 1914-1918, l'armée française améliore sa technique : au lieu de colombiers fixes qui se trouvaient soit très loin du front, soit trop près, ils utilisent l'araba, qui avance et recule selon le retrait ou la progression de l'adversaire. L'araba était un autobus à impériale de marque Berliet, transformé en pigeonnier. Le bas servait de réserve de nourriture et de logement pour le soigneur. Les soldats qui s'occupaient des pigeons avaient un très grand rôle et les pigeons revenaient surtout pour eux.

 

 

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Avec l’avènement à la fin du 19ème siècle, de toutes les inventions modernes et plus tard, le déclenchement du premier conflit mondial, on vit naître des technologies militaires modernes qui développèrent grandement la puissance de feu, les techniques du Génie, la logistique et les communications.

 

Avec l’apparition progressive des moyens radios et l’utilisation accrue de l’aviation dans des rôles de reconnaissance, on aurait pu croire que l’utilisation du pigeon voyageur, en tant que messager, serait rapidement dépassée. L’organisation colombophile militaire en France était rudimentaire au début du 20ème siècle. Les colombiers militaires installés dans les places fortes de l’Est étaient uniquement destinés à assurer les liaisons avec l’intérieur en cas d’investissement. Mais, dès 1915, l’emploi des pigeons voyageurs s’amplifia sous l’impulsion des colombophiles civils. Les pigeons furent transportés depuis Paris vers la ligne de front par ces amateurs bénévoles et ramenèrent des renseignements sur la progression allemande.

Les différentes fractions de l’armée française : les 2e, 3e, 4e, 5e et 6e armées se munirent également de colombiers dits de « l’arrière » et de « l’avant ».

 

 

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Pendant la guerre 1914-1918, l'armée française améliore sa technique : au lieu de colombiers fixes qui se trouvaient soit très loin du front, soit trop près, ils utilisent l'araba, qui avance et recule selon le retrait ou la progression de l'adversaire. L'araba était un autobus à impériale de marque Berliet, transformé en pigeonnier. Le bas servait de réserve de nourriture et de logement pour le soigneur. Les soldats qui s'occupaient des pigeons avaient un très grand rôle et les pigeons revenaient surtout pour eux.

 

 

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En 1916, on fabrique 16 pigeonniers sur remorque, afin d'améliorer la mobilité. Certains pigeons furent de véritables héros. Le plus connu d'entre eux est "Le Vaillant", matricule 787.15, qui fut lâché du fort de Vaux le 4 juin 1916 à 11 heures 30 pour apporter à Verdun le dernier message du Commandant Raynal. Celui-ci écrivait :

 

"Nous tenons toujours, mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuses. Il y a urgence à nous dégager. faites-nous donner de suite toute communication optique par Souville, qui ne répond pas à nos appels. C'est mon dernier pigeon. Signé : Raynal."

 

Ce pigeon a obtenu la citation suivante à l'ordre de la Nation : "Malgré les difficultés énormes résultant d'une intense fumée et d'une émission abondante de gaz, a accompli la mission dont l'avait chargé le commandant Raynal, unique moyen de communication de l'héroïque défenseur du fort de Vaux, a transmis les derniers renseignements qui aient été reçus de cet officier fortement intoxiqué, est arrivé mourant au colombier."

 

 

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La seule photo connue du pigeon Vaillant, au fort de Vaux.

 

 

L'utilisation du pigeon soldat a permis de sauver de nombreuses vies humaines. C'est ainsi que le Capitaine René écrit dans son ouvrage Lorette, une bataille de 12 mois, octobre 1914 - septembre 1915 :

 

"Une unité de chasseurs à pied, engagée à fond, s'est trouvée en pointe et coupée des autres unités. Tous les moyens pour aviser le commandement de cette situation étaient fauchés par les bombardements ou le tir des mitrailleuses. Le téléphone était coupé et la liaison optique impossible en raison de la fumée des éclatements. C'est alors que les chasseurs qui avaient emportés quelques pigeons voyageurs obtinrent de les lâcher avec le message suivant :

 

"Sommes sous le Souchez. Subissons lourdes pertes, mais le moral est très élevé. Vive la France !" Du colombier, le message fut transmis à l'artillerie qui allongea le tir, protégeant ainsi nos chasseurs d'une contre-attaque allemande. Ainsi Souchez fut libéré. »

 

Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 30 000 pigeons sont utilisés par les armées françaises. Ils sont d'une fiabilité totale sur les courtes distances qu'ils doivent parcourir. Ils accomplissent leurs missions malgré les bombardements, la fumée, les projectiles, la brume et la poussière, alors que les liaisons téléphoniques sont constamment interrompues, que les estafettes sont retardées par les obstacles et les signaux optiques sont inopérants. Des actes d'héroïsme sont enregistrés et récompensés comme tels et justifient leur devise : Franchir ou mourir.

 

Une autre activité a été confiée aux pigeons, celle de prendre des photos des dispositifs ennemis grâce à des appareils légers à déclenchement automatique fixés sur leur poitrine. Certains ont rapporté des clichés magnifiques et du plus grand intérêt opérationnel.

 

 

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L'occupant allemand veille à interdire aux civils des zones occupées le lâcher de pigeons. Ainsi, dès décembre 1915, dans le nord de la France, pays des coulonneux et occupé, le Bulletin de Lille de la semaine suivante rappelle aux Lillois qu'il est interdit, sous peine de mort, de lâcher des pigeons voyageurs, et précise que les personnes « qui trouveraient des pigeons voyageurs (...) sont tenues de les remettre à l'autorité militaire la plus proche, faute de quoi elles seront suspectées d'espionnage et s'exposeront à des poursuites ; les infractions commises par négligence seront punies d'un emprisonnement pouvant atteindre 3 ans ou d'une amende pouvant s'élever jusqu'à 10 000 marks »

 

Ces pigeons-soldats faisaient l'objet d'une attention toute particulière.

 

 

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Avec des faits d’histoire remarquables comme celui de l’exploit de Cher Ami en 1917. Ce pigeon sauva un bataillon qui s’était égaré chez l’ennemi. En avançant trop avant, ce bataillon de la 77e division s’était retrouvé coupé de ses arrières. Sans munitions et sans soutien, il devait se rendre ou combattre jusqu’au dernier. Aucun des messagers humains lancés à travers les lignes allemandes ne parvint jusqu’à la division. En désespoir de cause, l’ordre fut donné de lâcher les pigeons. Tous, sauf Cher Ami, furent tués par un barrage d’artillerie.

 

Lui seul échappa aux éclats d’obus et, bien que blessé, réussit à rejoindre en 25 minutes son pigeonnier au quartier général, pourtant distant de 40 km. Lorsqu’il se posa, on découvrit qu’il avait perdu une patte et qu’une balle lui avait traversé le poitrail. Son exploit sauva le bataillon. Aujourd’hui, son corps empaillé repose au Smithsonian Institute à Washington. Les Allemands, parallèlement aux Français, comprirent tout l’intérêt du pigeon voyageur.

 

Entre 1914 et 1918, un million d’oiseaux furent confisqués en Belgique. Certains d’entre eux furent équipés d’appareils photo miniaturisés qui après quelques échecs permirent des clichés d’espionnage assez clairs.

 

 

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Ainsi, ces pigeons-héros ont aussi leur monument, érigé près de l’entrée de la citadelle fortifiée de Lille, dans une région éminemment colombophile, à l’entrée du Champ de Mars. Certains monuments aux morts évoquent aussi le pigeon messager.

 

 

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merci juluch :jap:

 

se soir, Avril 1913

 

car deux sujets reportages devraient suivre liés à cet éphéméride

 

1 er Avril, lancement d'un nouveau magazine scientifique: science et vie

 

 

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3 avril, le Zeppelin-IV, dirigeable militaire allemand à l’essai, se pose sur le Champ de Mars non loin du « Versailles lorrain », en Meurthe-et-Moselle.

 

 

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Le 7 avril, le chancelier allemand BETHMANN-HOLLWEG prononce un discours au Reichstag un discours en faveur des armements.Il déclare notamment que les relations avec la France sont bonnes, mais s’en prend au chauvinisme français.

 

14 avril, Le parti ouvrier belge déclenche une vaste grève générale pour protester contre le refus de Chambre d’adopter le suffrage universel.

 

16 avril, le docteur albert schweitzer arrive à Lambaréné au Gabon où il installe son hôpital.

 

 

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Ce mois d’avril 1913 voit aussi le suicide de l’anarchiste et meurtrier Léon LACOMBE dit Léontou ou « le chien », qui se jette du toit de la prison de la Santé. Il aurait déclaré à l’un de ses gardiens : « Vous ne m’aurez pas comme vous le croyez. Quand mon heure sera venue, je saurai disparaître. On ne me conduira pas à la guillotine »

 

Mais d’autres y furent conduits : le 21 avril tombèrent les têtes d’Étienne MONIER dit Symestoff, André SOUDY et Raymond CALLEMIN dit la Science. Ainsi finirent les « bandits tragiques », la tristement célèbre « bande à Bonnot ».

 

 

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Le 22 avril, quatre biplans allemands et un Zeppelin avaient décollé de Darmstadt pour rejoindre le terrain de Metz-Frescaty. L'un des avions, en panne d'essence, se pose à Arracourt, près de Lunéville (54). Son équipage était composé du Htm Devall, chef de la section aérienne de Darmstadt et du Ltn von Mirbach du régiment d'infanterie n° 31. Ces hommes se sont mépris sur leur destination en raison d'une légère brume qui couvrait la région. Après avoir interrogé les deux officiers allemands et conscient de leur bonne foi, les autorités militaires les ont autorisé à refaire le plein et à continuer leur route vers Metz.

 

 

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Reportage ZEPPELIN Tome I

 

l'incident de Lunéville

 

 

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[h3]Un zeppelin à Lunéville[/h3]

Article paru dans le Figaro du 4 avril 1913.

Un dirigeable allemand du type Zeppelin, conduit par des officiers, a atterri sur le champ de manœuvres de Lunéville. On imagine facilement l'émotion que cet incident, en raison même de la situation internationale présente, a causée dans toute la région de l'Est.

Voici les dépêches que notre correspondant nous a adressées à ce sujet:

 

Lunéville, 3 avril, 3 heures.

 

 

« Le 3 avril 1913, vers 12 h. 40, un énorme dirigeable apparut à une assez grande hauteur au-dessus de Lunéville. On remarqua sa forme allongée et ses dimensions colossales, qui ne correspondaient pas à l'aspect des dirigeables français qui viennent souvent explorer la frontière.

Le bruit se répandit vite que ce ballon était un Zeppelin. Bientôt on le vit descendre en virant autour de la ville, au-dessus de laquelle il plana pendant une demi-heure, et l'on remarqua plusieurs personnes dans les deux nacelles. Tout à coup, après avoir frôlé les maisons, à 1 h. 20 il atterrit au champ de manœuvres de la garnison.

C'était le moment de la rentrée des importantes usines de Lunéville. Toute la foule ouvrière qui était dans les rues se porta vers le terrain de manœuvres, tandis que sortaient de la nacelle les aéronautes allemands. Ceux-ci étaient une dizaine, dont quatre officiers.

 

 

Les officiers du 17e régiment de chasseurs à cheval, dont la caserne est située près du Champ-de-Mars, s'empressaient d'envoyer plusieurs escadrons qui entourèrent le Zeppelin et refoulèrent la foule en dehors du terrain de manœuvres. En même temps arrivait le général Lescot, commandant la 2e division de cavalerie, bientôt suivi des généraux de brigade Varin et de Contades, de M. Lacombe, sous-préfet, de M. le baron de Turckeim, maire de Lunéville, et d'autres représentants des autorités civiles et militaires.

 

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Le ballon est un Zeppelin rigide de 140 mètres de long, tout neuf, avec deux nacelles couvertes d'une cuirasse en aluminium. Par les ouvertures pratiquées au-dessous des nacelles on apercevait les détails de construction du navire aérien.

 

 

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M. Imbert, commissaire de police, et M. Tavernier, capitaine de gendarmerie, interrogèrent, au moyen d'interprètes, les officiers qui montaient le Zeppelin. Ils étaient commandés par le capitaine George Fritch, du 1er régiment prussien. Ils déclarèrent qu'ils venaient de Friedrichshafen, station située sur le bord du lac de Constance. Ils étaient partis à six heures du matin avec ce nouveau dirigeable pour faire des essais, C'était la troisième sortie de ce dirigeable, qui n'avait encore reçu ni ses agrès complets ni son artillerie.

 

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En se rendant à Baden, vers sept heures et demie, ils se trouvèrent au-dessus d'épais brouillards qui leur cachaient complètement la terre. Malgré leur boussole, ils ne retrouvèrent plus leur direction. Ce n'est qu'à midi qu'ils sortirent des nuages. Ils s'aperçurent alors qu'ils étaient en France, et comme ils n'avaient plus d'essence pour gagner l'Allemagne, ils résolurent d'atterrir sur le champ de manœuvres qu'ils aperçurent pour se mettre à la disposition de l'autorité militaire française.

Cette version parut dès l'abord vraisemblable. On ne peut en effet supposer que les Allemands songent à se livrer, dans les circonstances présentes, à un espionnage de notre frontière de l'Est avec des moyens aussi peu cachés.

 

Pendant qu'on procédait aux interrogatoires, le général Lescot donna l'ordre à des soldats de maintenir avec tous les soins possibles le Zeppelin, dont M. Fougère, représentant de la maison Terrat, enleva les bougies du moteur pour l'immobiliser. De leur côté, les douaniers visitèrent l'intérieur de la nacelle du dirigeable et firent un procès-verbal de ses divers appareils.

 

 

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Le capitaine Fritch a télégraphié à Baden pour demander de l'hydrogène, afin de gonfler à nouveau le dirigeable. On attend les instructions des autorités militaires.- Blanc. »

Lunéville, 3 avril, 8 heures.

 

 

« Le Zeppelin passera la nuit à Lunéville où il sera gardé, sous la surveillance de la police et de la gendarmerie. M. Ficher, commissaire spécial d'Avricourt, venu pour procéder à l'enquête, a pris connaissance du livre de bord trouvé dans, la nacelle avant et sur lequel se trouvaient indiquées les premières sorties effectuées par le dirigeable pendant le mois de mars.

 

On a remarqué que le Zeppelin plana pendant plus d'une demi-heure sur Lunéville et, finalement, descendit très bas, touchant presque une maison. Il atterrit violemment, faussant l'armature au-dessus de la nacelle arrière.

 

 

 

C'est la première fois que des officiers allemands sont vus en uniforme à Lunéville, depuis 1873. La foule reste autour du dirigeable.

Un des officiers allemands s'est rendu à la poste dans l'auto de M. de Turckheim, maire, pour télégraphier. -Blanc. »

Nous recevions, en même temps que ces correspondances, cette dépêche d'Allemagne:

 

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Friedrichshafen, 3 avril 1913.

Le dirigeable qui a atterri à Lunéville est le Z-4, appartenant à la Société Zeppelin et qui était parti d'ici ce matin.

Le pilote en est le capitaine Glund. Les officiers qui se trouvaient à bord appartiennent à la commission de recette.

La presse allemande (Par dépêche)

Berlin, 3 avril 1913.

 

Le collaborateur militaire du Berliner Tageblatt estime que les officiers allemands n'auront pas eu l'imprudence de prendre des photographies. Il espère que la France rendra le Zeppelin après l'enquête qu'elle a le droit de mener.

Évidemment, ajoute-t-il, les secrets de construction ne sont plus des secrets.

Le major Mohrat conclut que dans l'intérêt des deux pays il faut souhaiter une issue heureuse à cette affaire.

Le collaborateur juridique du Tageblatt écrit:

 

Il s'agit d'un cas de force majeure. La confiscation provisoire est justifiée, mais le Zeppelin devra être rendu plus tard à l'Allemagne.

Le major von Parsefal déclare:

 

Le gouvernement français est autrement large et conciliant que le gouvernement allemand; il renverra le dirigeable à Friedrichshafen.

Le major von Stellin dit que le Zeppelin accomplissait une épreuve pour son acceptation; il n'était donc pas armé comme en temps de guerre et ses officiers n'avaient aucune intention d'espionnage.

 

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La pangermaniste Post espère qu'étant données les bonnes relations des gouvernements allemand et français, le dirigeable Zeppelin pourra regagner son port d'attache sans autres complications.

 

 

M. Théodore Wolff écrit que les autorités militaires françaises furent tout à fait correctes. -Ch. Bonnefon.

passons maintenant à une version Allemande actuelle:

 

le 3 avril 1913 que se produisit cet événement connu sous le nom d’ « incident de Lunéville ». Cet événement m’ayant beaucoup intéressée, je me fais une joie de partager cette histoire avec vous, chers Allemagnonautes !

 

L’affaire fit grand bruit en ces temps de tensions entre la France et l’Allemagne... Et pour cause : le dirigeable, le LZ-16 (son nom militaire était le Z-IV) était le dernier né de la société Zeppelin et était monté par une commission de réception militaire qui procédait depuis quelques jours à des essais pour savoir si l’armée achèterait le nouveau zeppelin. Or le 3 avril, alors que le ballon avait quitté Friedrichshafen de bon matin pour gagner Baden-Oos et effectuer des essais de hauteur, le froid en haute altitude endommagea l’enveloppe du ballon qui perdait du gaz et ne pouvait se repérer à cause des nuages et du gaz. Quand il fut évident que le zeppelin survolait la France, les officiers présents à bord donnèrent leur accord au pilote atterrir d’urgence, de préférence dans une ville de garnison pour prouver la bonne foi de l’équipage. En effet, le survol de la zone frontière, hérissée d’ouvrages militaires, pouvait facilement passer pour de l’espionnage…

 

Le zeppelin se posa sur le terrain de manœuvres de Lunéville, où une troupe de cavaliers était passée en revue. Les militaires présents se chargèrent d’assister les aéronautes pour l’atterrissage, alors qu’une foule de curieux accourait pour voir l’appareil. En effet, l’événement était sensationnel : si des ballons s’étaient déjà posés dans la zone frontière, cela n’avait jamais été le cas pour les zeppelins qui passaient pour des engins des plus sophistiqués de l’époque… et l’occasion d’en voir un de près ne se représenterait pas de sitôt !

 

Cependant, la foule se montra très vite hostile, ce qui mit les militaires et les gendarmes locaux dans l’obligation d’établir un cordon de sécurité en attendant que les aéronautes allemands ne réparent les avaries du ballon. Quant aux relations entre officiers allemands et français, elles furent plutôt cordiales, la troupe fournissant aux arrivants de quoi passer la nuit à bord. Les gradés pour leur part, dans l’esprit « chevaleresque » qui caractérisait les officiers du début du XXème siècle, crurent à la parole d’honneur de leurs homologues allemands quand ceux-ci leur certifièrent qu’ils ne venaient pas espionner et qu’ils avaient atterri à Lunéville par correction. Aussi leur fut donné l’autorisation de se rendre au poste de télégraphe pour contacter la société Zeppelin, leur ambassade à Paris et leurs proches. Quant au zeppelin, il fut immobilisé et des ouvriers locaux aidèrent à la consolidation de la structure endommagée par l’atterrissage brusque de l’engin.

 

Quand la nouvelle fut connue et confirmée à Paris, des tractations commencèrent entre le ministère de la guerre et les affaires étrangères : un inspecteur de l’aéronautique fut envoyé par le train de nuit à Lunéville pour interroger de nouveau les officiers, tandis qu’en Allemagne, la firme Zeppelin envoyait par train rapide de l’hydrogène comprimé pour regonfler le ballon. L’inspecteur de Paris arriva le 4 avril au matin pour visiter le dirigeable et procéder à son enquête. Tout à fait en accord avec les autorités locales, il décréta que les Allemands avaient atterri en toute bonne foi et qu’ils pouvaient repartir. Avec l’accord de Paris, le gaz envoyé de Friedrichshafen put passer la frontière. Dès onze heures du matin l’équipage du zeppelin pouvait ainsi regonfler le ballon en vue du départ. Peu avant une heure de l’après-midi, celui-ci repartait avec à bord les seuls membres civils de son équipage, tandis que les officiers étaient conduits en automobile à la gare pour regagner l’Allemagne en train. L’aventure n’avait pas duré plus de vingt-quatre heures.

 

Le zeppelin atterrit en fin d’après-midi près de Metz où, quelques années avant, un hangar avait été construit pour accueillir le premier zeppelin acheté par l’armée en 1907.

 

L’affaire suscita tout de même quelques interrogation en France : comment un appareil aussi fiable que le zeppelin pouvait s’être égaré de la sorte ? les intentions de l’équipage étaient-elles aussi pacifiques qu’elles le prétendaient ? que faire pour qu’un tel incident ne se reproduise pas ?

 

Ces questions furent largement relayées par la presse et dénotèrent une certaine méfiance de la part des journalistes envers le voisin allemand. Pour la presse nationaliste, il était clair que les autorités de Lunéville et les gouvernement de la République s’étaient laissé berner par les Allemands qui avaient tout de même parcouru plus de deux-cent kilomètres au-dessus du territoire français, qui plus est dans une zone sensible, constellée de forts et de diverses installations militaires… Cependant, à cette époque, suite à divers sujets de frictions entre la France et l’Allemagne, la méfiance avait gagné les rangs de la gauche hostile à la politique d’armement des deux pays, et ceux du centre, dont la plupart des diplomates se réclamaient. Ces derniers craignaient – et surestimaient – l’influence des milieux nationalistes et militaristes en Allemagne, où les zeppelins étaient vantés comme étant une arme absolue en cas de conflit…

 

On put pourtant lire le 6 avril que le gouvernement allemand avait présenté ses remerciements à la France pour la rapidité avec laquelle l’affaire avait été résolue et pour la politesse des autorités locales envers les aéronautes. L’incident semblait clos…

 

Mais quelques jours après, un biplan allemand se posait à Lunéville, et une rixe surmédiatisée entre touristes allemands et Français à Nancy, devaient exaspérer l’opinion française qui réinterpréta l’événement de Lunéville à la lumière des événements récents, et y vit une manifestation d’intentions fondamentalement hostiles à l’égard de la France.

 

Cette interprétation devait beaucoup au discours martial du Kaiser Guillaume II et au patriotisme exacerbé qu’il affichait, à a politique d’armement qui devait voir la création d’une importante marine de guerre. Le zeppelin, dont les premiers essais avaient eu lieu en 1900, avait connu ses premiers grands succès vers 1906-1907, ce qui avait inauguré une collaboration entre l’armée du Reich et le comte Ferdinand von Zeppelin, concepteur du zeppelin et fondateur des sociétés qui le produisaient. Ce dernier avait su faire parler de son invention dans les journaux à travers toute l’Allemagne : chaque vol était devenu un événement mondain attirant des foules d’admirateurs anonymes, venus regarder planer l’immense appareil, des personnalités renommées venues voler à bord du dirigeables, et de nombreux journalistes accourus pour trouver matière à leurs articles.

 

Quand la société de Zeppelin faillit disparaître suite à la destruction du LZ-4 à Echterdingen, la presse avait si bien fait l’éloge de l’appareil et de son inventeur que, spontanément et à travers tout l’empire, nombre d’Allemands organisèrent une collecte de fonds. Cela aboutit à la recréation de la Zeppelin Luffschiffbau fin 1908 et de la DELAG un an plus tard.

 

Les raisons de cet enthousiasme allaient bien au-delà de l’admiration pour les pionniers de l’air : le zeppelin de par ses possibles applications militaires, devait constituer une nouvelle arme perfectionnée, utilisée pour la reconnaissance et les bombardements. Et l’adversaire le plus probable en cas de conflit était la France. C’est dans cette perspective que le zeppelin fut érigé en symbole national. On peut ainsi comprendre que les Français vivant dans la région frontière – comme c’était le cas des Lunévillois en 1913 – et les cercles militaires et diplomatiques, attentifs à l’actualité allemande, considéraient le survol de zones militaires avec inquiétude…

 

La Première Guerre mondiale éclata un peu plus d’un an après l’incident de Lunéville, et les dirigeables allemands servirent à des bombardements qui marquèrent les esprits en France, et bien plus encore, en Angleterre (il faut savoir que dans la seconde moitié du conflit, tous les zeppelins furent affectés à la flotte de la Mer du Nord pour continuer les bombardements sur le sol anglais).

 

Dans la propagande de guerre française, le zeppelin était dépeint comme un instrument de mort conçu par un ennemi « barbare ». Lorsqu’il fallut, à la fin de la guerre, répondre à la question de la responsabilité dans l’éclatement du conflit, l’incident de Lunéville devait servir de pièce à charge contre l’Allemagne…

 

 

[h1]Lz16 - Z IV[/h1] Zeppelin de Type h

Utilisateur : l'Armée.

Référence constructeur : Lz16

Nom operationel : Z IV

Longueur : 142m

Largeur : 14.9m

Volume : 119500 m3

Motorisation :3 moteurs de 170hp

vitesse maximum : 78km/h

Plafond : -m

Autonomie : 2700 km

Charges utiles :7.2 tonnes

Construit à -

Premier vol : 14 mars 1913

Mise en service :

ferraillé en 1916

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reportage

 

le Biplan d'Arracourt:

 

Le Temps - 23 avril 1913

Enfin voici que ce matin un biplan militaire allemand, monté par dés officiers, est venu atterrir sur notre territoire à Arracourt. En vérité, c'est un peu trop. A l'heure où nous écrivons, on ne signale aucun incident, et c'est fort heureux. Mais s'il en était survenu, à qui la faute? Notre correspondant de Nancy, dans une dépêche qu'on trouvera plus loin, nous signale l'état d'esprit des populations de la frontière. Ces populations ont lu les journaux allemands qui les traitent de lâches, de canailles, de sauvages de l'Afrique centrale et dénoncent notre pays comme le ruisseau de l'Europe. Il serait excessif de supposer que ces aménités leur aient été agréables. Or c'est le moment qu'on choisit pour leur infliger, coup sur coup la vue de l'uniforme allemand dans des conditions sinon suspectes, du moins très anormales. C'est là jouer avec le feu.

arracourt5.jpg

Dira-t-on que ce ne sont que des accidents ? Nous répondrons que la sagesse consiste précisément à éviter les accidents. Rien n'obligeait les « boys scouts » de Metz à diriger leurs excursions vers le poteau-frontière et à le dépasser drapeaux déployés. Rien n'obligeait le Zeppelin à longer de si près notre territoire qu'il a été conduit par les courants à le survoler sur un parcours de plus de 150 kilomètres. Rien n'obligeait le biplan qui est venu atterrir à Arracourt à s'exposer à cette aventure, qu'il eût facilement évitée en se maintenant plus loin du sol français. Si les esprits inquiets remarquent que les pilotes allemands sont conduits par leurs « accidents » toujours dans le même secteur territorial et fondent sur cette remarque des inductions alarmistes, à qui la faute, nous le répétons?

Supposez le problème renversé. Supposez que le Zeppelin du 3 février ait été un dirigeable français atterrissant sur l'esplanade de Metz; que les « boy scouts » du 20 avril aient été des « boys scouts » français franchissant la frontière allemande avec des drapeaux français ; que le biplan de ce matin ait été un biplan français s'arrêtant avec des officiers français en tenue sur un point du territoire allemand, qu'aurait dit l'opinion allemande ? Il suffit de se rappeler comment elle a traité l'incident de Nancy pour se représenter de quelle façon elle eût traité les autres, si au lieu d'en être l'auteur l'Allemagne en eût été la victime.

Et c'est pourquoi nous sommes autorisés à prier nos voisins, en toute sincérité et sans aucune arrière-pensée, d'être à l'avenir plus attentifs et de ne pas faire aux autres ce qu'ils ne veulent pas qu'on leur fasse.

 

[...]

Dernières nouvelles

Un biplan militaire allemand en France

L'arrivée du biplan

(Dépêche de notre correspondant particulier)

Nancy, 22 avril.

Un aéroplane allemand a atterri ce matin vers huit heures à Arracourt. C'est un biplan monté par deux officiers allemands le capitaine von Wall et un lieutenant.

Les officiers ont été immédiatement arrêtés et gardés à vue par les gendarmes et les douaniers qui ont organisé un service d'ordre autour de l'appareil pendant qu'on prévenait le sous-préfet de Lunéville, le commissaire spécial d'Avricourt et le capitaine de gendarmerie de l'arrondissement.

Les deux officiers allemands appartiennent au centre d'aviation de Darmstadt. Ils ont déclaré qu'ils se rendaient à Metz ou au hangar de Frescaty, mais que trompés par le brouillard qui sévissait à ce moment sur la vallée de la Loutre-Noire, ils s'étaient égarés, et croyant atterrir en territoire annexé du côté de Château-Salins, ils jetaient venus au contraire atterrir sur le territoire français, à quelques kilomètres d'Arracourt.

arracourt4.jpg

Ils ont immédiatement demandé l'autorisation faire prévenir le centre d'aviation de Metz pour qu'on envoie du personnel à leur secours. Cette autorisation leur a été accordée.

En attendant qu'il soit statué à leur égard pour savoir s'ils repartiront par la voie aérienne ou devront démonter leur appareil, ils restent à Arracourt où sont arrivés les autorités civiles et militaires et de nombreux officiers des garnisons de la région, ainsi que des centres d'aviation de Toul, Nancy et Epinal.

[arracourt - où, l'on s'en souvient, s'est produit, il y a quelques semaines, une fausse alerte de mobilisation, par suite d'une méprise du receveur des postes - se trouve à 18 kilomètres de Lunéville et à 3 kilomètres, environ de la frontière.]

arracourt8.jpg

Le biplan va repartir

(Dépêche de notre correspondant particulier)

Nancy, 22 avril.

On m'annonce qu'après enquête établissant l'accident et le cas de force majeure, le biplan sera autorisé à repartir cet après-midi.

 

Une note du ministère de l'intérieur

Au sujet de cet incident, le ministère de l'intérieur a communiqué la note suivante :

Ce matin, à sept heures et demie, a atterri près d'Arracourt, à environ 5 kilomètres de la frontière, un biplan allemand.

Cet appareil du modèle Heller avec moteur de 70 chevaux, était monté par deux officiers en tenue : un capitaine aviateur et un lieutenant d'infanterie. Il avait survolé le territoire français pendant environ 6 kilomètres.

Les officiers ont déclaré être partis de Darmstadt à destination de Metz vers 5 heures du matin, avoir perdu leur direction dans la brume aux environs de Dieuze et n'avoir reconnu être en territoire français qu'après avoir atterri et interrogé des habitants.

La sous-préfet de Lunéville a vérifié l'itinéraire suivi par l'aéroplane et interrogé les officiers qui le montaient.

Trois officiers aviateurs des centres de Toul, Epinal, Verdun et un capitaine aviateur de Nancy ont été envoyés sur les lieux par l'autorité militaire.

Les autorités civiles et militaires sont d'accord pour reconnaître que l'atterrissage est dû à un cas de force majeure.

Les résultats de l'enquête actuellement acquis laissent croire que le biplan pourra reprendre son vol cet après-midi.

Des instructions ont été envoyées à notre ambassadeur à Berlin pour l'inviter à appeler toute l'attention du gouvernement impérial sur la répétition d'atterrissages de ballons et d'avions allemands en France près de la frontière et sur les inconvénients sérieux qui pourraient résulter de ces regrettables incidents.

M. Cambon a été chargé de demander à la chancellerie allemande de faire prendre des mesures pour éviter le retour de ces faits.

Des pourparlers sont d'ailleurs engagés entre les deux gouvernements pour arriver aussi promptement que possible à un accord qui précise les règles à appliquer dans les difficultés pouvant surgir entre eux à propos de l'aéronautique.

Au sujet de la dernière partie de cette note, rappelons que, dès avant-hier, le Temps a publié une dépêche de Berlin qui faisait connaître l'ouverture de pourparlers annoncés aujourd'hui officiellement.

 

Nouveaux détails

Nancy, 22 avril

C'est dans un champ situé à 300 mètres environ du village d'Arracourt qu'a atterri ce matin le biplan allemand.

La petite fille du maire d'Arracourt les vit atterrir. Elle accourut. Les pilotes lui demandèrent en français :

- Où sommes-nous?

Elle leur répondit :

- Mais vous êtes en France !

- N... de D... ! s'exclama alors un des officiers.

Trois autres biplans allemands se sont égarés

Nancy, 22 avril.

L'aéroplane allemand qui a atterri à Arracourt fait partie d'une équipe de quatre biplans qui étaient partis ce matin de Darmstadt pour Metz, où ils devaient stationner.

Or, de ces quatre biplans, aucun n'est arrivé à Metz. Ils se sont tous égarés. On apprend en effet qu'outre celui qui a atterri à Arracourt, un autre a atterri dans le Palatinat; le troisième près de Forbach; quant au quatrième, on est sans nouvelles de lui. - (Information.)

 

Une déclaration du préfet de Meurthe-et-Moselle

Le nouveau préfet de Meurthe-et-Moselle, M. Reboul, que le sous-préfet de Lunéville avait tenu au courant de toutes les phases de l'incident d'Arracourt, a fait au correspondant de l'agence Fournier, les déclarations suivantes :

II n'est pas douteux que cet incident se borne à une erreur. Les aviateurs allemands sont de bonne foi lorsqu'ils déclarent qu'ils ne se sont aperçus qu'après l'atterrissage qu'ils mettaient le pied sur le territoire français. C'est un cas de force majeure qui les a obligés à descendre le brouillard, très épais dans la matinée, les empêchait de continuer leur voyage aérien.

Le sous-préfet de Lunéville me dit que les deux officiers se sont montrés très courtois et ont répondu avec sincérité aux questions qui leur étaient posées.

Quant à la population d'Arracourt, elle ne s'est pas départie de son calme, comprenant fort bien qu'il ne fallait pas attacher à cet incident plus d'importance qu'il n'en méritait.

Vous me demandez si les aviateurs repartiront par la voie des airs : je crois que oui, mais j'attends des ordres du gouvernement. En tout cas, ils ne pourront quitter Arracourt qu'après avoir rempli certaines formalités nécessaires.

Le Temps - 24 avril 1913

Un biplan biplan militaire allemand en France

(Dépêches de nos correspondants particuliers) {

LE DÉPART DES OFFICIERS ALLEMANDS

Nancy, 23 avril.

La nouvelle de l'atterrissage en France, encore dans l'arrondissement de Lunéville, d'un avion militaire allemand avait cause une vive émotion dans la région. Mais ce fut surtout un mouvement de curiosité qui porta les populations vers le château d'Arracourt non loin duquel était venu atterrir le biplan allemand. Ses pilote et passager, le capitaine von Wall et le lieutenant von Mirbach du 31e régiment d'infanterie allemande, atterrirent dans un champ de luzerne.

Aux paysans travaillant dans les champs du voisinage et accourus à leur vue ils demandèrent où ils se trouvaient, posant leurs questions en allemand, puis en français quand ils virent qu'ils n'avaient pas de réponse. Ayant appris qu'ils étaient en territoire français, ils parurent assez embarrassés. A ce moment survenaient les gendarmes et douaniers d'Arracourt. Le brigadier de gendarmerie Blion interrogeait les deux officiers tandis que gendarmes et douaniers visitaient le biplan. On n'y découvrit rien de suspect. Il contenait seulement un sac de voyage renfermant du linge de rechange.

Le capitaine von Wall déclarait qu'étant parti vers cinq heures et demie de Darmstadt avec mission de gagner les hangars de Frescaty, à Metz, il n'avait pas tardé à perdre de vue trois autres aéroplanes et un Zeppelin, quittant Darmstadt pour la même destination que lui. Le brouillard se levait et il dut se diriger à la boussole comptant longer la frontière, en survolant le territoire annexé, Mais ses intentions ne purent se réaliser.

II se rendit compte, que son appareil déviait, vers l'ouest et ne voulant pas venir atterrir en France il songea à se rapprocher de terre après s'être maintenu le plus longtemps possible en l'air en attendant le moment favorable pour repérer sa route. La provision d'essence était en effet presque complètement épuisée et il était impossible de continuer à tenir l'air. Aussi, à la faveur d'une éclaircie dans la brume, ayant aperçu une prairie formant un terrain favorable, les deux aviateurs avaient coupé l'allumage et avaient pu se poser sur le sol.

Ces explications, les officiers allemands les répétèrent à MM. Lacombe, sous-préfet de Lunéville, Tavernier, capitaine de gendarmerie de l'arrondissement, Grollemann, commissaire, spécial de Moncel-sur-Seille qui, prévenus, par téléphone, s'étaient tout de suite rendus à Arracourt.

En attendant leur arrivée, les aviateurs allemands avaient été autorisés à gagner à tour de rôle le village pour s'y restaurer à l'auberge Simonin.

Vers dix heures et demie, les officiers aviateurs de l'escadrille de Villers-les-Nancy arrivaient en

automobile et examinaient en détail l'appareil. Les officiers allemands les saluèrent courtoisement, et ce fut de la même façon correcte que les officiers des deux pays prirent congé quand les aviateurs français repartirent pour Nancy après avoir terminé leur inspection.

 

 

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Pendant ce temps les autorités françaises avaient pris toutes les mesures afin d'empêcher le moindre incident qui d'ailleurs ne menaçait guère.

Des chasseurs à pied et à cheval en manœuvres dans ces parages demeurèrent à proximité du lieu d'atterrissage du biplan autour duquel veillaient gendarmes et douaniers de façon à leur prêter main-forte en cas de besoin. Mais celui-ci ne se fit point sentir car il n'y avait guère que 400 curieux venus Nancy, Lunéville ou des villes voisines, le reste de la foule ne comprenant que des cultivateurs des environs.

Les aviateurs allemands déjeunèrent paisiblement à une table dressée près de leur appareil. L'après-midi se passa en attendant les instructions du ministère de l'intérieur.

A quatre heures, le capitaine de Loubignac, chef du centre d'aviation de Nancy, qui était déjà venu dans la matinée, revint en automobile pour la seconde fois, à l'endroit où avait atterri le biplan militaire allemand. Il s'entretint avec le capitaine von Wall.

A cinq heures quinze M. Lacombe, sous-préfet, dit aux officiers allemands « Messieurs, le gouvernement français vous autorise à quitter le territoire par la voie des airs avec votre aéroplane, qui, je vous le fais remarquer, est intact. » Le captaine remercia le sous-préfet de son amabilité et lui témoigna toute sa reconnaissance de sa protection et de lui avoir fourni tout ce dont il avait eu besoin.

A ce moment les deux aviateurs revêtirent leur costume d'aviateur, l'hélice fut mise en marche par un mécanicien, venu de Lunéville.

L'appareil roula sur une trentaine de mètres, puis il prit son vol dans la direction de Metz, devant une foule considérable. Une cinquantaine de voitures automobiles stationnaient sur la route.

A cinq heures quarante-cinq les derniers groupes de curieux se dispersaient, regagnant les villages des environs ou les villes de la région.

A noter que vers midi, dans la direction de Juvicourt on vit soudain évoluer près de la frontière, mais au-dessus du territoire annexé, un Zeppelin qui disparut peu après dans la direction de Metz.

Dans la soirée un télégramme de Metz annonçait que le biplan militaire allemand, venant d'Arracourt, avait atterri à sept heures au parc d'aviation de Frescaty.

Les officiers ont exprimé leur vive satisfaction de l'accueil qu'ils ont reçu en France.

 

 

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L'impression en Allemagne

Notre correspondant de Berlin télégraphie :

L'incident d'Arracourt produisit hier ici dès qu'il fut connu une fâcheuse et pénible impression. L'après-midi au Reichstag, on parlait dans les couloirs en termes sévères de la mésaventure des deux officiers aviateurs. Le mécontentement n'avait apparemment point pour origine l'appréhension d'une nouvelle affaire franco-allemande mais bien plutôt un fort explicable dépit. Cette note se retrouva le soir dans les commentaires des journaux.

Le Berliner Tageblatt, écrivait :

Le désir général en Allemagne est que ces incidents prennent fin. Ils finiront d'ailleurs par Jeter un certain discrédit sur nos aérostiers et nos aviateurs. L'ambassade d'Allemagne à Paris ne fait plus depuis ces derniers jours autre chose que de s'occuper de régler les conditions de retour de nos ballons et de nos aéroplanes.

Même note dans la conservatrice Deutsche Tageszeitung :

Les autorités militaires devront veiller à ce qu'à l'avenir la répétition de pareils incidents devienne impossible.

Seule, la Post persistait dans son attitude insultante :

Nous espérons que la douche froide que le gouvernement allemand fit subir ces derniers temps au chauvinisme français aura eu son effet. Si ce n'était pas le cas, ce nouvel incident peut avoir de plus graves conséquences que ceux de Lunéville et de Nancy. Nos galants voisins ne virent alors le poing allemand que de loin.

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LA DÉMARCHE DE M. CAMBON

Dans la soirée, M. Cambon fit au ministère des affaires étrangères la démarche annoncée dans la note de l'agence Havas.

On sait en effet que M. Cambon a été chargé de demander à la chancellerie allemande de faire prendre des mesures pour éviter le retour de ces faits, et que des pourparlers sont engagés entre les deux gouvernements pour arriver aussi promptement que possible à un accord qui précise les règles à appliquer dans les difficultés pouvant surgir entre eux à propos de l'aéronautique.

M. de Jagow, secrétaire à l'office impérial des affaires étrangères, s'est montré très prévenant et il a confirmé l'information déjà donnée par le Temps, d'après laquelle l'Allemagne accepte la proposition française d'une réglementation de la navigation aérienne.

La Gazette de l'Allemagne du Nord émit de son côté dans la soirée un communiqué annonçant que le gouvernement allemand avait pris des mesures pour empêcher à l'avenir le retour de semblables incidents.

Des conversations se poursuivent cet effet, ajoutait cette note, entre Berlin et Paris, et aboutiront à un accord relatif à la navigation aérienne..

 

 

arracourt23.jpg

 

LA PRESSE ALLEMANDE DE CE MATIN

Ce matin le ton de la presse est très sobre. Aucun journal, sauf le Berliner Tageblatt, ne fait ressortir la correction et la courtoisie de l'attitude française.

La Tœgliche Rundschau estime que ces atterrissages en territoire étranger sont inévitables.

Avec la meilleure volonté du monde, on ne peut les empêcher. Il faudrait pour cela cesser de voler à la frontière et ces vols sont une nécessité pour les Français comme pour les Allemands. Des incidents semblables à celui d'hier deviendront de plus en plus fréquents, puisque nous sommes actuellement à même de voler par le brouillard, la pluie, la neige et le vent.

La Gazette de la Croix recommande aux étudiants allemands de s'abstenir de fréquenter les Universités françaises et leur conseille de visiter les établissements de Suisse et de Belgique.

 

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les pigeons de guerre, tomeII

 

comme déjà dit, ses volatiles joueront un devoir majeur pendant le conflit, des hommes devront même leurs vies

les autorités de chaque pays prendront énormément soins de ses oiseaux

voyez... (photos provenant de sites anglais, j'espère pour le tome III, la version allemande, les photos sont souvent grandes pour que puissiez voir au mieux, les détails)

 

 

pigeon9.jpg

en hippomobile

 

 

pigeon4.gif

 

 

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en motocyclette

 

 

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en avion

 

 

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à pied

 

 

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en camion "araba"

 

 

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vers divers fronts

 

 

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et on les bichonnent

 

**********************************************

les prochains reportages portent sur:

 

les chiens de guerre, encore deux tomes sur les zeppelins, les uhlans, les dragons, la mitrailleuses, les belligérants, l'état économique de la France avant et pendant

le conflit, les avions, les russes, etc...

 

si vous vous désiriez une recherche sur un sujet bien déterminé, laissez moi un petit message

les reportages sont fait pour vous mettre en condition sur l'état de l'Europe et voir du monde avant le conflit qui est dans quelques mois...

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Bonsoir Zygomard et à tous ceux qui lisent ce sujet,

j'ai découvert des anecdotes que j'ignorais.

D'autre part est-ce que je peux emprunter la troisième photo des pigeons sur

moto, il me semble que celle-ci est une BSA mais je n'en suis pas sur et je

voudrais la faire identifier sur le topic des motos anciennes.

 

:jap:

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Citation :

tu peux, je crois que j'ai mis aussi les liens en haut de page

 

oui pour les anecdotes et c'est pas fini, un exemple: c'est les américains qui ont amené le PQ en France!

 

Merci pour la photo, j'essaierai de la faire identifier.

 

En bon militaire, surtout des blindés, on ne dit pas PQ mais PTT:

 

P apier T out T errain à mon époque évidemment :lol:

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MAI 1913

 

 

 

Après le vote de la Chambre approuvant le maintien sous les drapeaux de la classe 1912, libérable, des appelés se révoltent, au cri de A bas les trois ans !. Dans la soirée du 17 mai se déroulent de graves incidents antimilitaristes à Toul, dixit le quotidien La Croix. Puis ce sera le tour de Belfort, de la caserne Reuilly à Paris, de Nancy, Mâcon, de Châlons-sur-Marne, Commercy, Orléans, Saint-Denis, Rodez…

 

L’Humanité et La Croix évoquent le sort de 16 soldats de Toul passés devant le Conseil de Guerre. Quel fut leur destin ? Bien d’autres passèrent devant le conseil de discipline, finirent dans les prisons militaires, furent rétrogradés…

 

 

jean-jaures-au-pre-saint-gervais.jpg

 

mai 1913, jean jaurès enflamme le peuple

 

http://www.humanite.fr/politiq [...] int-542191

 

 

 

 

 

douroulède.jpg

Paul Déroulède haranguant la foule lors des fêtes en l’honneur de Jeanne d’Arc, le 4 mai 1913.

 

il mourra en 1914 et aura sa fameuse revanche dans quelques mois ( Ligue des patriotes)

 

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inventée par Mr Brillié, cette locomotive devait résoudre le coût du prix de l'essence de pétrole, devenue trop chère. Sur le polygone d'Harfleur, il présentait

en ce mois de mai 1913, devant un parterre d'ingénieurs civils et militaire, son projet de locomotive à naphtaline!

 

Dix fois moins cher que l'essence, elle présente l'inconvénient d'être sous forme solide et doit être fondue à 80 degrès, on y parvient en chauffant du benzol

et en utilisant le circuit d'eau chaude

 

 

 

Illya-Muromec-1.jpg

 

 

Illya-Muromec-2.jpg

 

 

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présentation au public du premier bombardier russe digne de se nom

 

 

 

 

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Drapeau de la Grèce qui a été instituée suite au Traité de Londres (30 mai 1913)

 

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1913: Naissance de Charles Trenet. Le 18 mai 1913, Charles Trenet naît à Narbonne. C'est un auteur-compositeur-interprète français aussi connu sous le nom de "Fou chantant". Il compose de nombreuses chansons populaires tel que "Y'a d'la joie","Je chante", "Douce France". En 1930 il part pour Paris où il travaille en tant qu'accessoiriste pour le cinéma. En 1937, il réalise des galas. C'est à cette époque qu'il compose ses chansons les plus connues et qu'il est appelé pour la première fois le Fou Chantant. Mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, il enchaîne les concerts pendant la collaboration. Il meurt le 19 février 2001.

 

 

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Les cuirassés Justice et Mirabeau en rade de Toulon (Mai 1913)

 

à suivre demain, mai 1913 manque pas d’événements

 

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REPORTAGE: Les Mitrailleuses

 

"La rafale de mitrailleuse est la seule à n'épargner personne" , écrit Marc Bloch dans "L'étrange défaite" , en référence directe à son expérience de combattant de

la grande guerre: Phrase révélatrice du souvenir terrible laissé par les mitrailleuses dans la mémoire combattante.

 

au plus loin de mes recherches, comment ne pas être surpris de retrouver encore se puit de science que fut Léonardi Di Vinci, une des premières solutions

pour tuer vite et efficacement

 

 

mitrailleuse de vinci.jpg

 

 

 

 

La boîte à mitraille (ou biscaïen) était utilisée comme projectile pour les canons dans les batailles rangées jusqu'aux guerres napoléoniennes. Il s'agit d'un cylindre rempli de balles de plomg que l'artilleur glissait dans le fût du canon. Au moment du tir, les balles étaient violemment éjectées et fusaient par centaines, causant d'énormes pertes dans les rangs des troupes visées. L'utilisation de la boite à mitraille n'étant possible qu'à courte portée, les risques de perte du canon dans une mêlée étaient élevés.

 

L'usage de la boîte à mitraille a disparu avec la mise au point de l'obus à balles (shrapnel), puis de la mitrailleuse.

 

 

fragmentation canon.jpg

 

si vous voulez en savoir plus sur cette période: http://micheldamiens.wordpress [...] 7z8vuo-36/

 

 

 

« Comment arroser un adversaire avec le plus grand nombre de projectiles dans un temps le plus court possible ». Léonard de Vinci était de ceux là

 

Les premiers modèles étaient des armes lourdes à plusieurs canons dont l’usage tactique sur le terrain laissait à désirer. Leurs mécanismes pour la mise en œuvre étaient compliqués.

 

Il fallut attendre 1715 pour que Monsieur Puckle, Notaire travaillant à Londres et spécialiste dans les documents internationaux eut l’idée de s’intéresser aux armes.

 

il inventera le pistolet Puckle qui est parfois considéré comme la première mitrailleuse et ressemble à un gros revolver .

 

 

Puckle gun.jpg

 

 

Puckle gun2.jpg

 

 

En 1862 aux USA, en pleine guerre de Sécession, un jeune homme qui se présentait comme docteur en médecine, mais préféra le commerce et la mécanique.

 

son nom? Richard Jordan Gatling, il repris l'idée de Puckle pour créer une mitrailleuse à multi canons tirant à tour de rôle ce qui permettait un bon refroidissement et assurait une cadence respectable. Il faudra attendre la guerre de 1870/1871 entre la France et l’Allemagne pour voir les première Gatling en service.

 

 

Gatling_gun.jpg

 

 

Gatling-Gun shéma.jpg

 

Lors de la guerre hispano-américaine de 1898, les Gatling américaines furent engagées, et obtinrent un excellent résultat à la bataille de San Juan, où trois des Gatling furent utilisées, tirant 18 000 coups en huit minutes et demi pour soutenir la charge américaine sur la crête des deux collines tenues par les espagnols, provoquant un terrible carnage parmi les défenseurs

 

 

plus près de nous, la mitrailleuse Veillard et Monceaux modèle 1867

Manceau et Viellard étaient deux armuriers parisiens qui proposèrent de nombreuses armes d'épaules à l'armée Impériale. Leur mitrailleuse était composée de 21 canons de 12mm disposés sur trois rangées horizontales. La mise à feu des 21 canons se faisait de façon simultanée et le rechargement était réalisé par une chargette spéciale. La mitrailleuse Veillard et Manceaux fut utilisée lors de la Guerre de 1870-1871. Nous ne connaissons pas d'exemplaires subsistant de nos jours.

 

mitrailleuseManceaux.jpg

 

La mitrailleuse de Montigny est très proche de la mitrailleuse de Reffye. Elle fut mise au point à Liège en 1867, par le major Forberry et Monsieur Metford. La manoeuvre des culasses mobiles se fait avec des leviers au lieu d'une manivelle ; la plaque de détente est pleine au lieu d'être percée de trous. Les premiers modèles possèdent 31 canons, puis le nombre de canons passe à 37 alors que le calibre est ramené de 13 à 11mm. Ces premiers modèles possèdent généralement deux manivelles. Par la suite, vis et manivelle arrières sont remplacés par un levier que l'on lève pour desserrer la cage de culasse.

 

 

MitrailleurMontigny2.jpg

 

son nom: le mitrailleur..tout un programme!

 

mais alors, une mitrailleuse moderne, pour quand?

 

Déménagement à Londres, Maxim a commencé à jouer avec les problèmes liés à la conception et la fabrication d'armes automatiques, de qui a entraîné son plus célèbre de l'innovation, en 1884, il a dévoilé la mitrailleuse Maxim.

 

Dans la conception de sa mitrailleuse, Maxim a utilisé un concept simple, intelligent. Le gaz produit par l'explosion de la poudre dans chaque cartouche de mitrailleuse se créé un recul qui a servi à fonctionner en continu le mécanisme de mitrailleuse. Aucune alimentation externe est nécessaire.

 

 

Sa conception initiale, qui a été refroidi par eau et alimenté par une ceinture, a permis un taux théorique de feu de jusqu'à 600 coups par minute (la moitié de ce nombre dans la pratique). Il a inventé plus tard (en 1891) une cartouche de fumée, cordite, ce qui a encore amélioré l'efficacité de sa mitrailleuse.

 

 

Maxim_machine.jpg

 

Maxim a vendu avec succès sa nouvelle arme de l'armée britannique, mais il y avait beaucoup dans le haut commandement de l'armée qui ne pouvait prévoir une utilisation pratique de l'arme dans une guerre de mouvement (même si elle a été utilisée à l'effet impressionnant par les Britanniques pendant la guerre Matabélés en 1893-94).

Avec d'autres armées exprimé leur intérêt dans l'achat de sa mitrailleuse, y compris l'Allemagne et la Russie.

 

 

 

Son entreprise, la Maxim Gun Company, a plus tard été absorbé dans Vickers Ltd, dont il est devenu directeur. La mitrailleuse Vickers est ensuite devenu l'arme standard de question de ce type dans l'armée britannique pendant la Première Guerre mondiale.

 

 

Le Vickers Gun, calquée sur le Maxim gun, compose le standard mitrailleuse de l'armée britannique au début de la Première Guerre mondiale, après son adoption formelle en 1912.

 

arme_britannique_vickers_303.jpg

 

 

Vickers en action.jpg

 

 

 

 

 

Refroidi à l'eau - via une veste autour du canon qui détenait environ un gallon. Un tuyau en caoutchouc qui conduit à un récipient de vapeur condensé de la chemise comme un moyen de réduire au minimum le gaspillage de l'eau.

 

 

Malgré cela, le Vickers était encore considéré comme lourd pour une arme d'infanterie du champ de bataille, et ne pouvait pas être facilement transporté d'un site à un autre sans grand effort. Le groupe mitrailleur lui-même a été souvent utilisé par une équipe de six hommes.

 

 

Machine-Gun anti-air.jpg

 

Comme une mesure de l'efficacité et de la fiabilité de l'arme, au cours de l'attaque britannique sur Haut Bois le 24 Août 1916, on estime que dix Vickers tiré à plus d'un million de cartouches sur une période de douze heures.

 

 

Le Vickers a également été utilisé - après vitesse de coupure adaptée - par les aviateurs britanniques et français

 

-Vickers synchronisée.jpg

 

et le pendant allemand?

 

 

Tout comme la Maxim Gun, le Maschinengewehr 08 (ou MG08) - ainsi nommé après son année d'adoption, 1908 (lui-même basé sur un modèle 1901 ) - a été refroidi à l'eau (via une veste autour du canon qui a tenu environ un gallon) et pourrait atteindre une cadence de tir jusqu'à 400 coups minute

 

Le MG08, comme le Maxim Gun, fonctionne sur la base d'un verrou à bascule, une fois armé et a tiré jusqu'à ce que le déclencheur a été libéré. Sa gamme pratique a été estimée à environ 2200 mètres jusqu'à une gamme extrême de 4000 mètres.

 

Lorsque la guerre a commencé en Août 1914 environ 12.000 MG08s étaient disponibles aux unités de champ de bataille, la production, à de nombreuses usines, a toutefois été nettement lente jusqu'à en temps de guerre. En 1914, quelque 200 MG08 ont été produit chaque mois; par 1916 - une fois que le dispositif lui-même avait établi que le champ de bataille défensive prééminent l'arme - le nombre avait augmenté à 3000, et un an plus tard à 14 400 par mois.

 

Maschinengewehr_08_1.jpg

 

et la version FM

 

 

mg08-15.jpg

 

 

Une version révisée de la Maschinengewehr a été produit en 1915 - la MG08/15 - qui présentait un bipied plus d'une crosse d'un pistolet. Moins lourd (18 kg à) mais encombrant, il était destiné à démontrer une meilleure mobilité sur le champ de bataille, il reste néanmoins une arme volumineux qui a été principalement utilisé à des fins défensives. Il a toutefois été placé à une certaine utilisation comme une arme de l'avion.

 

 

 

MaximMG08-18.jpg

 

 

En 1918, un modèle refroidi par air et véritablement portable - la MG08/18 pesant 15 kg - est entré en production, destiné à être utilisé en avant en avançant avec les fantassins, c'est à dire comme une personne agressive plutôt que simplement arme défensive. mais dans son cas se sont avérés plus utiles à couvrir le retrait de l'armée allemande pendant la seconde moitié de 1918.

 

pendant russe

 

La mitrailleuse lourde Pulemyot Maxima PM1910 est la version russede la célèbre Maxim. Elle fut construite par l'Arsenal de Toula entre 1910 et 1944

 

Maxim_wz1910.jpg

 

 

Au cours de la Première Guerre mondiale, les forces armées russes ont utilisé une mitrailleuse qui était une variante du légendaire Machine Gun de Hiram Maxim et une variante de la fameuse mitrailleuse Vickers

 

 

Machinengewehr de l'armée allemande 08 et la Russie Pulemyot Maxim étaient tous les deux successeurs indirects à la conception originale de Maxim.

 

La Russie PM1910 (Pulemyot Maxima na Stanké Sokolova ou « modèle de machine de canon Maxim 1910 sur le mont de Sokolov" ;) était une arme à feu lourde machine utilisée par l'armée russe pendant la Première Guerre mondiale et par la suite par l'Armée rouge pendant la seconde mondiale .

 

Initialement adopté en 1910, la mitrailleuse est dérivé du modèle original de Maxim et chambré pour tirer russe 7.62x54mm munitions de fusil.

 

Maxim russe1.jpg

 

 

Maxim russe2.jpg

 

nombreux furent les nations a avoir employé ses machine de mort

 

voyons de plus près comment la chose est faite

 

 

MaximAction1.jpg

L'action Maxim au repos

 

MaximAction2.jpg

Maxim mesures chargement. Remarque cliquet d'alimentation et support de la cartouche en tirant tour de ceinture

 

MaximAction3.jpg

L'action Maxim car elle ouvre d'abord lors de la pénétration de la cartouche

 

MaximAction4.jpg

L'action Maxim chargement nouvelle cartouche dans la chambre

 

 

MaximRecoil6.jpg

L'action Maxim à plein recul. Remarquez passé la douille sous baril à l'arrière du tube d'éjection.

 

MaximdAction6.jpg

Le mouvement vers l'avant de l'action, la cartouche passée est poussée dans le tube d'éjection, où elle restera

jusqu'à ce que poussé par la cartouche suivante. Le tube éjecteur cas empêche de pénétrer dans le corps de l'action de

bloquer le mécanisme

 

 

MaximAction7.jpg

L'action Maxim est prête à tirer de nouveau

 

le pendant italien maintenant

 

 

Villar-Perosa_M15.png

conçue par Bethel Abiel Revelli, un majordans l'armée italienneen 1914.

C'était sans doute la première mitraillette si elle était très peu pratique en raison de sa conception comme une mitrailleuse fixe.

 

L'arme a tiré pistolet de calibre 9 mm Glisenti munitions, une version à puissance réduite de la célèbre 9 mm Para , au taux très élevé de feu de 3000 coups par minute, soit 1500 tours par minute , les barillets contiennent 25 balles

 

villar-perosa_1915_4.jpg

 

l'autre outil de mort

 

Produit en Italie, la Fiat-Revelli M1914 a été la première mitrailleuse produit en masse du pays. Il a été conçu en 1908 et acheté pour une utilisation par l'armée italienne en 1914 en tant que chef d'état-major Luigi Cardona a travaillé à préparer l'armée italienne de la guerre éventuelle, Italie ayant commencé le conflit comme une puissance neutre.

 

 

17 kg pesée du calibre 6.5mm Fiat-Revelli était utilisé et un magazine de 50 balles (plus tard 100) composé de dix colonnes de cinq cartouches chargées par le côté gauche de l'arme refroidi à l'eau. Sans surprise donne une telle méthode de chargement de la Fiat-Revelli souffre de blocages fréquentes, et pourtant il est resté l'arme standard de l'armée italienne pendant la durée de la guerre.

 

 

La Fiat-Revelli était théoriquement capable de tirer quelques 400-500 tours par minute et était exacte à 1500 mètres; dans la pratique, il a tiré environ 150-200 coups par minute. Il a été modifié pour une utilisation dans les avions en 1915, bien que dans le cas où son utilisation a été déplacé par deux modèles britanniques, les Vickers et Lewis armes à feu, en 1917. La Fiat-Revelli néanmoins tenu une place au sein de l'arsenal de l'armée italienne, mais avec des modifications, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

fiatrevelli1914.jpg

 

 

fiatrivelli munitions.jpg

 

 

fiat2.jpg

 

impressionnant !

 

le pendant US

 

une ligne inimitable, une Lewis

 

 

lewis.jpg

 

Avec sa ligne inimitable la mitrailleuse Lewis est un incontournable de l'armement du fantassin du commonwealth durant la premiere guerre mondiale.

 

Inventé aux USA et perfectionné par le colonel Isaac Lewis, ce fusil mitrailleur (FM) fut d'abord produit en Belgique en 1913 (Armes automatiques Lewis) puis en France, ensuite en Grande-Bretagne (BSA) et enfin aux États-Unis (Savage Arms Company).

L'arme peut tirer en théorie 550 cartouches de calibre .303 (7.7 mm) à la minute.

 

lewis3.jpg

 

Sa légèreté valut à ce fusil-mitrailleur un franc succès comme arme embarquée sur les avions. Notons que le refroidissement du canon était grandement facilité par l'air envoyé à haute vitesse au sein de la mécanique, lors des vols. Cet avantage permettait par exemple de se passer d'un radiateur ou du système de refroidissement, tout en diminuant le poids du matériel emporté.

 

 

lewis2.jpg

 

Surnommé « le serpent à sonnettes belge » par les forces allemandes qui sont venus contre les armes en 1914, Lewis a été officiellement adopté en tant que question de la norme de l'armée britannique mitrailleuse depuis la fin de 1915. En 1916, environ 50 000 avaient été produites. Bien que, en 1915, chaque bataillon britannique sur le front occidental avait seulement quatre canons Lewis, en 1917, chaque section d'infanterie vanté son propre tireur Lewis et de sauvegarde, avec des bataillons en déployant maintenant 46 canons Lewis.

 

La mitrailleuse Lewis a été adopté tardivement par l'armée américaine en 1917, fabriqué à New York à l'aide de calibre 0,30 pouce munitions. Bien que le choix populaire le pistolet était néanmoins coûteuse à fabriquer, pourtant six sont montées pour fabriquer un seul Vickers Gun.

L'engin pèse 12,7 kg, soit la moitié du poids des autres mitrailleuses utilisées lors de la Première Guerre mondiale. Raison pour laquelle, à l'époque, l'arme était tant prisée des soldats, pour ce qu'elle pouvait être transportée par un seul homme...

 

le pendant français

 

La France, en 1897, se tournera vers Benjamin Berkeley Hotchkiss un autre Américain, dont l’entreprise est installé à Saint Denis près de Paris depuis 1875, pour étudier un nouveau modèle dérivé de la Maxime mais fonctionnant par emprunt de gaz pour éjecter les douilles et réarmer. Le procédé d’emprunt de gaz, inventé par un certain baron von Odkolek, capitaine de l'armée austro-hongroise, en 1893 avait été racheté par Hotchkiss. Ce nouveau modèle sera refroidi par air

 

Soucieuse de faire des économies, La France expérimentera cette mitrailleuse pendant 7 années. Cette période lui permettra de tenter de contourner le brevet Hotchkiss pour fabriquer sans réel succès un produit français en calibre 8 mm : la mitrailleuse Saint Etienne modèle 1907. Les tests comparatifs sont sans appel et en 1914 il est urgent d’avoir une mitrailleuse fiable aussi c’est le modèle Hotchkiss qui sera adopté.

 

  • Munition :8 mm Lebel (France, USA, Italie), 7,65 mm Mauser (Belgique), 7mm Mauser (Espagne, Brésil, Mexique), 7,92 Mauser (Pologne)
  • Longueur : 1,31 m
  • Canon : 78 cm
  • Masse :
  • Arme seule : 25,3 kg
  • Avec affut : 52 kg

 

  • Cadence de tir théorique : 500 c/min
  • Cadence de tir pratique : 400 c/min

 

hotchkiss4.jpg

 

 

hotchkiss1.jpg

 

 

hotchkiss2.jpg

 

 

hotchkiss3.jpg

 

 

Elle fonctionne toujours par emprunt des gaz avec un piston réglable situé sous le canon et refroidissement par air (cinq ailettes). Elle est alimentée par des bandes métalliques rigides de 24 cartouches ou bien, comme sur les chars d'assaut, par des bandes métalliques articulées de 250 cartouches. La hausse est graduée jusqu'à 2 400 m.

 

La mitrailleuse Hotchkiss Mle 1914 peut être utilisée sur affut trépieds Hotchkiss Mle 1914 et 1916 ou bien sur affut trépieds Omnibus Mle 1907 et 1915. Ces affuts sont repliables et permettent un réglage précis en direction et hauteur ainsi que le tir bloqué.

 

La mitrailleuse Hotchkiss était une arme robuste et précise d'un fonctionnement sûr et régulier même dans les conditions les plus difficiles du combat. La mitrailleuse Hotchkiss Mle 1914 remplaça la mitrailleuse Saint Etienne modèle 1907 , au fonctionnement aléatoire, à partir de l'année 1917 . La mitrailleuse Hotchkiss était toujours en dotation dans l'infanterie française en 1940 bien qu'elle ait été largement dépassée à partir des année 1930 à cause de son poids trop élevé, son alimentation par bandes rigides et ses munitions en 8mm Lebel .

 

En 1917-1918, 7 000 Hotchkiss en 8 mm Lebel ont également été fournies au corps expéditionnaire américain en France qui en fera un très large usage.

 

[h1] Saint- Etienne Gun [/h1]

Le Saint-Etienne lourde machine 8mm pistolet était le produit d'une conception de gouvernement français et produit à l'arsenal Saint-Etienne - d'où son nom.

 

 

Conçu comme une amélioration par un échec de la Puteaux armé plus tôt, et basée sur la Hotchkiss , La Saint-Etienne a été considérée comme peu fiable par l'armée française. Il était théoriquement capable de tirer 500 coups par minute, bien que beaucoup moins dans la pratique.

 

 

Puteaudav.jpgmitrailleuse puteaux

 

 

Pesant près de 26 kg et peu coûteux à fabriquer (en utilisant des matériaux de qualité inférieure) St Etienne prouvé sujettes à la surchauffe. Il n'aurait probablement pas été déployée tout au cours de la Première Guerre mondiale, mais pour les problèmes de pénurie affectant la fabrication de l'arme Hotchkiss largement utilisé.

Le Saint-Etienne a finalement été entièrement retiré du service en 1916, considéré comme un échec complet.

 

 

st etienne.jpg

 

 

mitrailleuse-saint-etienne-1.jpg

 

mitrailleuse st étienne et l'engin plus à droite est un télémètre type 1917

 

le dernier sujet n'est pas une mitrailleuse mais un fusil mitrailleur, il est indissociable de la grande guerre: Le CHAUCHAT

 

Le fusil mitrailleur Chauchat est l'appellation commune du FM Mle 1915 CSRG. C'est le premier fusil mitrailleur au monde. Sous l'impulsion du général Joffre , il a été mis en service dans l'infanterie française en 1916.

Il fut également largement utilisé par l'armée américaine en 1917-1918. Arme légère, de poids et d'encombrement limités, le « FM Chauchat » augmenta nettement la densité des feux offensifs de l'infanterie. L'arme n'était pas sans réels problèmes, causés par des fabrications qui avaient été trop simplifiées afin de permettre d'urgence la très grande série (262 000 CSRG furent fabriqués en trois ans).

 

 

Chauchat musée de varsovie.jpg

 

La conception du fusil mitrailleur Chauchat remonte à 1903 ; son mode de fonctionnement étant basé sur les conceptions d'un hongrois, Rudolphe Frominer. Il fut développé entre 1903 et 1910 par une commission du Comité d'artillerie composée par le capitaine Louis Chauchat, le maître d'armes Charles Sutter, monsieur Ribeyrolle et la firme Gladiator.

 

Plusieurs prototypes virent le jour aux ateliers de construction de Puteaux. Quelques petites séries furent alors fabriquées dans les ateliers de Saint Etienne, de 1910 à 1914. L'arme était alors d'une fabrication soignée. nous ignorons aujourd'hui ses performances. Aucune décision ne fut prise et le projet en resta là.

 

L'explication de cette décision est certainement contenu dans un des principes fondamental de la tactique offensive française d'alors : L'infanterie agit par la combinaison du mouvement et du feu, son but est d'avancer, le feu n'est que l'auxiliaire du mouvement. La marche en avant de l'infanterie, bien plus que son feu qui parfois n'est pas très meurtrier, constitue la véritable menace qui détermine la retraite de l'ennemi". La puissance de feu de l'infanterie est alors jugée accessoire.

 

on verra dès 1914 combien cela va couter cher!!

 

 

chauchat 1916.jpg

dans l'armée française

 

 

chauchat 1915.jpg

dans l'armée américaine

 

 

En conclusion

 

à l'été 1914, 12 000 mitrailleuses Maschinengewehr 08 équipent l'infanterie allemande, l'infanterie austro-hongroise étant quand à elle munie d'une mitrailleuse

schwarzlose mise au point en 1912. La même année, la vickers avait été adoptée par l'armée britannique, tandis que deux ans plus tôt, la pulemyot maxima avait équipé l'armée russe; L'armée italienne pour sa part, fut dotée en 1914 seulement d'une mitrailleuse mise au point en 1908, la Fiat revelli.

 

les français disposaient au même moment de la mitrailleuse légère chauchat, apparue en 1907 et adoptée comme arme de soutien rapproché de l'infanterie, mais aussi, deux autres modèles de mitrailleuses lourdes, la mitrailleuse St etienne et la mitrailleuse hotchkiss qui demeura la principale mitrailleuse lourde jusque 1918

 

 

schwarzlose.jpg

mitrailleuse austro-hongroise

 

les possibilités techniques de ces différents modèles étaient assez proche. Arme caractéristiques de la guerre industrielle, les mitrailleuse puisaient

leur efficacité terrifiante dans leurs cadences de tir: de 400 à 600 coups minutes en moyenne!!

 

les modèles furent modifiés au cours de la guerre pour pouvoir recevoir des magasins de cartouches beaucoup plus important afin de maintenir cette haute cadence

de tir

 

cette haute cadence de tir et la durée interdiront tout franchissement du no man's land, seul un bombardement préalable pourrait les réduire au silence

 

ainsi, lors de l'offensive de la somme en 1916 le 1er juillet, les tirs paralyseront les vagues d'assaut britanniques dès leurs sorties des tranchées!!

je n'ose pas encore vous dire le nombre de morts par jour, c'est dantesque

 

les mitrailleuses furent la cause principale de l'enterrement des armées et qui devaient se prolongées en guerre des tranchées pendant des années

 

 

ligne britannique, ici, des canadiens.jpg

 

 

ligne allemande.jpg

 

 

 

ligne française avec un chauchat.jpg

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ah oui, l'artillerie aussi est en préparation mais pas avant février/mars sauf si je le mets en tome et par nation, c'est un sujet très lourd

 

 

artillerie.jpg

 

le prochain sujet est sur les zeppelins

 

et... je commencerai un nouveau sujet: Les témoignages d’Anonymes de cette période

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C'est sympa, mais y'a des parties sur la maxim on dirait du google trad ...

 

yes, bien vu et une explication:

 

pour faire un reportage, je fouille partout et dans les sites de tout pays, je mélange ensuite des C/C avec mes livres et mon savoir depuis des dizaines d'années

pour les sites étrangers, je passe par le traducteur mais cela reste quand même aléatoire et encore, en anglais cela reste le plus simple, en allemand ou en italien, c'est déjà plus difficile

 

 

une autre chose, je touche pas aux photos "réservées" , j'ai aussi demandé des autorisations de publications mais pas un seul retour et donc, j’essaie de mettre autant

que possible les liens et pour vous dire, j'ai à se jour, plusieurs certaines de sites en réserves pour de multiples reportages et pas des moindres.

 

mes supports restent quand même mes journaux d'époques et des centaines de livres et revues sur la grande guerre.

 

et maintenant, pour te récompenser d'une aussi bonne question, un nouveau thème que je pense fabuleux, faire parler ce qui ont vécu cette guerre: témoignage

 

je laisserai causer ses hommes, il sont français, allemands alsaciens, italiens, anglais, allemands, belges et seront de toutes les armes, hommes et femmes

 

TÉMOIGNAGE:

 

[h2] Heek, Hermann van (1894-1980) [/h2]

 

soldat allemand.jpg

 

Hermann van Heek nait le 7 avril 1894 à Uedem en Allemagne, dans la région de Clèves, sur la rive gauche du Rhin. Il est le huitième d’une famille paysanne de onze enfants. Plus tard, son père travaille comme aiguilleur aux chemins de fer.

 

Ses frères deviendront artisans et ses sœurs femmes au foyer. Aidé financièrement par un riche citoyen, Hermann est le seul enfant de la famille à suivre des études universitaires. Après l’école privée d’Uedem, il fait des études au séminaire de Gaesdonck puis au lycée d’Emmerich et enfin au séminaire théologique de Münster car il se destine à devenir prêtre. Appelé sous les drapeaux en avril 1915, interrompt ses études.

 

Après une formation d’artilleur à Karlsruhe, il est affecté au 15. Landwehr Feldartillerie Regiment d’artillerie de réserve et part début octobre 1915 sur le front français. Son fils, Karl Heinrich van Heek, qui introduit ce témoignage, nous éclaire sur la suite de son parcours après 1916. D’avril 1917 à janvier 1919, Hermann se bat en Galicie, en Crimée et dans le Caucase. Survivant à la guerre, il commence en mars 1919 de nouvelles études, d’économie, et obtient son diplôme en 1924. Quatre frères, Peter, Heinrich, Josef et Karl, sont également sous l’uniforme : les deux derniers cités ne reviendront pas de la guerre.

 

 

2. Résumé

Collectif, Un soldat allemand dans le Noyonnais. Hermann van Heek. Mon journal de guerre 1915-16. Moyenmoutier, Edhisto, 2007, 101 pages. Cet ouvrage est publié en version bilingue français-allemand.

 

A la suite de sa formation au 14ème régiment d’artillerie à Karlsruhe, il reçoit l’ordre de rejoindre le front français le 13 octobre 1915. Ainsi débute son journal de guerre, qu’il va tenir jusqu’au 16 septembre 1916. Par Metz, la Meuse et le nord de la Marne, il rejoint l’Aisne et installe une position d’artillerie à proximité d’une creute à Ostel sur le Chemin des Dames.

 

 

Mi novembre, il quitte se secteur pour celui de Noyon, installe sa pièce à Larbroye, à l’ouest de la ville et investit le débit de boissons Masson. Après des travaux de terrassements pour l’installation des officiers, il va rester à Larbroye, son château et ses environs, occupant la fonction de téléphoniste, jusqu’à la fin de son journal. Alors qu’en 1916, deux batailles sont déclenchées successivement dans la région de Verdun et dans la Somme, le Noyonnais reste un secteur relativement calme, seulement animé par quelques coups de main tel celui de la nuit du 29 au 30 avril 1916, qu’il évoque sommairement.

 

3. Analyse

Ce journal, publié dans le cadre d’un projet mené en histoire et en allemand par deux enseignants avec des élèves d’une classe de troisième du collège Paul Eluard de Noyon. couvre la période du 13 octobre 1915 au 16 septembre 1916, est en fait tenu sur deux carnets ; un cahier de 18×11,5 cm, terminé le 5 mars 1916, dans lequel sont listées les unités auxquelles il a appartenu.

 

 

Le 6 décembre 1915, Hermann commence une autre version du journal, un carnet, d’un plus petit format, 8×13 cm, dont les entrées sont sensiblement les mêmes que dans le cahier mais plus courtes, s’apparentant à un rendu au propre de ce qui avait été écrit spontanément dans le premier cahier. Il y restitue d’abord les occupations précises d’un combattant versé dans l’artillerie et qui exerce principalement la fonction de téléphoniste. Hermann ne se contente pas de décrire ses activités militaires. Il évoque les liens qu’il établit avec les populations civiles occupées et particulièrement avec certains habitants de Larbroye. Celles-ci sont très éclairantes sur le rapport occupants/occupés et les difficultés pour vivre et s’alimenter.

 

Le 23 novembre 1915, il dit : « Ce qu’ils mangent, vraiment je ne le sais pas. En tous les cas, ils prennent avec gratitude ce que nous leur donnons. Ils ont un triste sort, et comparés à eux, nous vivons dix fois mieux » (page 17). Cette perception peut être utilement mise en perspective avec la vision de Félix Chauvet [1] qui demeure à Passel, commune immédiatement limitrophe vers le sud. Il raconte la longueur de sa guerre, atténuée par des promenades ou encore par des parties de cartes. Il insiste aussi sur « les béquilles » qui l’aident à traverser le conflit : le soutien de la religion (on se souvient qu’il est catholique très pratiquant puisque se destinant à la prêtrise), la correspondance familiale – qui lui apprend aussi pendant son séjour dans le Noyonnais le décès d’un second frère à la guerre – et la joie de pouvoir parler le dialecte de la région de Clèves lorsqu’il rencontre des camarades du même « pays ». Au détour, de certains passages, il livre aussi ses réflexions sur la guerre.

source: http://www.crid1418.org/temoins

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