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Anecdotes et faits d'histoire de Zygomard et de Visa club


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Anecdotes et faits d'histoire de Visa club

 

Zygomard et moi même créons ensemble ce topic d'après une idée de MDelaney.

Ce topic rassemblera ici les anecdotes de Zygomard expliquant des faits divers très intéressants, et pour ma part des faits d'histoire concernant les monuments historiques de ma ville. D'ailleurs sur ce dernier point j'invite celles et ceux que cela intéresse, de nous raconter ici les faits d'histoires des monuments historiques de leur ville. Alors à vos claviers.

 

En attendant, voici le premier fait d'histoire du beffroi d'Arras qui à été élu très récemment monument préférés des Français sur l'émission de France2.

En espérant que cela vous plaira.

 

Visa

 

Liste

 

PAGE 1

 

 

Page 1: Histoire du Beffroi d'Arras

Page 1: Le roman qui avait prédit le naufrage du Titanic

Page 1: La nouvelle Angoulême

Page 1: Haro! Haro! Haro!

 

 

PAGE 2

 

Page 2 : Le chili con carne n'est pas mexicain

Page 2 : Qu’est ce que l’imbécillité proprement dite?

Page 2: L'origine du mot "silhouette »

Page 2 : 15 octobre 1582 Naissance du calendrier grégorien

Page 2 : La révolution française

Page 2 : Grillons à Paris

Page 2 : Le soutien gorge

PAGE 3

Page 3 : L'histoire du string

Page 3 : Coca cola, aussi un contraceptif?

Page 3 : Chèque en bois

 

 

 

PAGE 4

 

Page 4 : Le Mont Tombe

Page 4 : Ilot de Tombelaine

Page 4 : Un bézoard

Page 4 : Histoire de l'hôtel de ville d'Arras

 

 

 

 

PAGE 5

Page 5 : deux copines

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Histoire d'un monument de ma ville.

 

Son beffroi,

 

Le beffroi d'Arras est un ouvrage de charpente de la commune d'Arras, dans le département français du Pas de Calais. Tout comme l'hôtel de ville auquel il est accolé, il s'agit d'un monument historique.

Le beffroi a été commencé durant le xve siècle et est terminé en 1554 sur les plans de Jacques le Caron. Construit dans le style gothique, le beffroi a été détruit puis reconstruit à deux reprises de manière identique. La première fois en 1833, car il menaçait de s'écrouler et la seconde fois, en 1914, à la suite des bombardements allemands durant la première guerre mondiale.

Tandis qu'au Moyen âge, le beffroi avait des fonctions militaires, la cloche sonnait l'ouverture et la fermeture des portes de la ville et le bâtiment servait de prison. De nos jours, il fait partie du patrimoine d'Arras. Le beffroi est classé depuis 1984 parmi les monuments historiques et, depuis 2005, fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco en étant compris dans les beffrois de Belgique et de France.

Voici du haut du beffroi, à une hauteur de 75 mètres, la vue panoramique de la ville.

http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=906879P1080095.jpg][/url]

 

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Sur ces photos, vous y voyez la grand place et la petite place

http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=552032P1080102.jpg][/url]

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http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=805667P1080106.jpg][/url]

 

Une vue de la petite place du haut du beffroi

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http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=208101P1080112.jpg][/url]

 

Reprise du panoramique

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Une des quatre horloge du haut du beffroi

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L'une des trois cloches en dessous des horloges

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Le beffroi en maquette

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http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=577477P1080157.jpg][/url]

 

 

Son histoire :

 

Un document de 1463 relate que le beffroi a été construit à l'emplacement de la halle aux cuirs ; proche de l'emplacement des étaux de la corporation des bouchers. Cette année-là, la construction du beffroi avait déjà commencé. Il incarne le rayonnement et la puissance de la cité. Le bâtiment est ainsi construit sur une large base carrée dans le style gothiqueau-dessus de laquelle s'organisent plusieurs niveaux octogonaux disposés en quinconce, afin de donner de l'élan à l'édifice. La construction se fait au jour le jour , la ville n'a pas de crédit et ne compte pas les dépenses.

Elle bâtit le beffroi avec les ouvriers qu'elle peut se payer, soit avec les revenus de la ville, soit grâce à la vente de matériel leur appartenant.

En 1499, la bancloque est placée en haut de l'édifice, pour la venue de Philippe Ier le Beau (également appelé Philippe d'Autriche) afin de sonner l'allégresse. En 1501, les bourgeois d'échevinage s'assemblent pour financer la construction du beffroi. En même temps, du fait que l'ancien hôtel de ville est ancien et tombe . Il est décidé d'en construire un nouveau en même temps, accolé au beffroi. Pour payer les ouvriers, ils vendent leurs maisons, puis les revenus des droits de seigneurie, de bourgeoisie et de sceaux. En 1513, l'agrandissement de l'hôtel de ville déplace l'entrée du beffroi. Celle-ci se retrouve au premier étage. La cloche sonnait pour permettre l'ouverture et la fermeture des portes de la ville.

Tandis que la construction en est à la troisième galerie Jacques Le Caron, un maître maçon venant de Marchiennes propose d'achever l'édifice avec un octogone de douze pieds de haut et sur le faîtage, une couronne surmontée d'un lion aux armes de la ville. Le mayeur fait examiner ses devis par douze autres maîtres maçons et ces derniers déclarent dans leur rapport du 5 juin 1551, « qu'il leur semble en leur conscience que celle ouvraige sera bonne et suffisante pour continuer le dit ouvrage et achever le dit Beffroy ».

 

Le beffroi est terminé en 1554. Il incarne l'aboutissement du style flamboyant dans les beffrois, au même titre que le beffroi d'Audenarde et de Bruxelles.

En 1791, en pleine Révolution française, la couronne au sommet est recouverte d'une feuille de plomb afin d'éviter que les révolutionnaires ne l'enlève. En 1833, le beffroi est démoli jusqu'au dessus des abat-sons de la partie inférieure. En effet, le bâtiment était abandonné et privé de réparations. Les boulets de canon durant le siège d'Arras de 1640 avaient dégradés ses pierres. La reconstruction commence le 1er mai 1839. La première pierre est bénie par Monseigneur de La Tour d'Auvergne et posée par Maurice Colin, le maire d'Arras. Ce dernier pose également la dernière pierre le 18 juin de l'année suivante. Une inscription dans la salle des guetteurs rappelle cette pose : « Dernière pierre du Beffroy, posée par M. Maurice Colin, maire d'Arras, le 18 juin 1840. »

En 1868, le beffroi obtient une horloge, achetée par la ville d'Arras. D'autres réparations de la partie supérieure ont lieu en 1872 et 1873. À cette époque, le beffroi d'Arras fait 75,36 m entre les pavés et le haut de la girouette ; il est décrit comme la plus haute tour du nord de la France. Jusqu'en 1909, quelques travaux de restauration ont été mis en place.

Durant la Première Guerre mondiale, le beffroi est détruit le 21 octobre 1914 par l'artillerie allemande, après 69 tirs d’obus. Lors de la reconstruction, le beffroi est érigé à nouveau par les Arrageois « à l'identique », avec une structure en béton armé, pour des raisons de coût, conçue par l'architecte en chef des monuments historiques Pierre Paquet en même temps que l'hôtel de ville d'Arras, qui lui est reconstruit dans le style architectural du xive   xve siècle pour la façade sur la place des Héros, dans le style classique issus des travaux précédant la visite de Louis XIV pour la façade place de la Vacquerie, éliminant ainsi les transformations apportées au xixe siècle à l'édifice.

Le lion d'or qui le domine, installé sous Louis XIV (d'où le soleil dans la main du lion), haut de deux mètres, est la réplique de l'original (exposé au Musée des beaux-arts d'Arras) qui a subi les bombardements durant la Première Guerre mondiale.

En 1930, un nouveau carillon est mis en place. Au début des années 1930, le peintre Charles Constantin Joseph Hoffbauer installe sur les murs de la grande salle d'honneur (1er étage) une grande fresque (peinte sur toile marouflée de 50 m de long, achevée en 1932, présentant des scènes de la vie des Arrageois au xvie siècle dans un style inspiré de tableaux anciens dont ceux de Brueghel).

Dès mars 1999, un programme de restauration des parements en pierre et de la structure en béton armé est mis en place, puis en 2005, le beffroi subit un ravalement.

Photos :

 

Le beffroi et son hôtel de ville accolé, détruit en 1914

http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=180165arrasdetruit.jpg][/url]

 

Le beffroi et son hôtel de ville avant sa destruction de 1914

http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=35782315586.jpg][/url]

 

 

Le beffroi et son hôtel de ville actuellement.

http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=148356Beffroiarras.jpg][/url]

 

 

Regardez bien les deux dernières photos. Particulièrement la façade de l'hôtel de ville. Lors de la reconstruction, ils ont fait une bêtise qui n'est pas corrigé. Celle du balcon. Avant il prenait le dessous de deux fenêtres, hors actuellement seulement une, ce qui fait que ce balcon et décentrer et gâche quelque peu la beauté de ce monument.

 

Voilà, le premier résumé de l'histoire d'un monument de ma ville, j'espère que cela vous plaira.

 

(Après vérification de ma part sur mon livre de l'histoire d'Arras, la source provient de wikipedia pour une grande partie du texte)

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Invité §Jim460QG

Finalement, après réflexions, l'idée de mettre les anecdotes et histoires sur un Topic Spécial, ce n'est peut être pas si mal que ça.

 

Comme quoi, faut pas être borné ..................Et pourtant, je ne suis pas un vrai Breton. :lol: :lol:

 

 

 

[edit modo: encore une réflexion de ce calibre et tu pars en we :jap: ]

 

 

Sinon bonne idée de topic ferraridu68.gif.61e05072f91dcf459f587ec9deea7352.gif

 

Toutefois, si je puis me permettre, je ne trouve pas le titre du topic excellent. Et puis il faut prendre garde à ne pas poster des anecdotes trop longues, donc difficiles parfois à lire jusqu’au bout.

 

Bon courage et bonne réussite aux auteurs :jap:

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Le roman qui avait prédit le naufrage du Titanic

 

Le Naufrage du Titan (The Wreck of the Titan) est un roman écrit par Morgan Robertson et publié en 1898 sous le titre Futility (en français Futilité). Il raconte l'histoire d'un paquebot, le Titan, plus grand navire de son époque, qui sombre dans l'océan Atlantique après avoir heurté un iceberg. Le naufrage cause de nombreux morts à cause du manque de canots de sauvetage à bord.

Le roman, peu notable lors de sa sortie, connaît un succès imprévu après le naufrage du Titanic, qui survient le 14 avril 1912. En effet, un certain nombre de similitudes frappantes touchent les deux navires.

Le Titan mesure un peu plus de 240 mètres là où le Titanic en atteint 269, tous deux atteignent la vitesse de 25 nœuds, voyagent dans l'Atlantique nord au mois d'avril, et sombrent en heurtant un iceberg, cause de naufrage peu répandue. De plus, les deux navires sont réputés comme étant très sûrs grâce à leurs compartiments étanches, et transportent un nombre insuffisant d'embarcations de sauvetage. Les deux heurtent également l'iceberg par tribord.

Ces similarités entre les deux événements poussent certains à parler de prémonition, et du fait que Robertson aurait "vu" le naufrage avant qu'il ne se produise. Toutefois, si le livre comprend d'étonnantes coïncidences, il contient également d'énormes différences, notamment en ce qui concerne le déroulement du naufrage.

Wreck of the Titan.jpg

Cependant, l'explication la plus retenue concernant ces coïncidences vient du fait que Morgan Robertson connaissait bien la marine de son époque, et qu'il pouvait de fait anticiper les possibles évolutions que vivraient les paquebots dans les décennies suivantes concernant la sécurité et le luxe. De fait, l'auteur pouvait supposer qu'un accident arriverait tôt ou tard, la question du nombre de canots de sauvetage à bord des navires prêtant déjà à polémique à l'époque.

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Le roman qui avait prédit le naufrage du Titanic

 

Le Naufrage du Titan (The Wreck of the Titan) est un roman écrit par Morgan Robertson et publié en 1898 sous le titre Futility (en français Futilité). Il raconte l'histoire d'un paquebot, le Titan, plus grand navire de son époque, qui sombre dans l'océan Atlantique après avoir heurté un iceberg. Le naufrage cause de nombreux morts à cause du manque de canots de sauvetage à bord.

Le roman, peu notable lors de sa sortie, connaît un succès imprévu après le naufrage du Titanic, qui survient le 14 avril 1912. En effet, un certain nombre de similitudes frappantes touchent les deux navires.

Le Titan mesure un peu plus de 240 mètres là où le Titanic en atteint 269, tous deux atteignent la vitesse de 25 nœuds, voyagent dans l'Atlantique nord au mois d'avril, et sombrent en heurtant un iceberg, cause de naufrage peu répandue. De plus, les deux navires sont réputés comme étant très sûrs grâce à leurs compartiments étanches, et transportent un nombre insuffisant d'embarcations de sauvetage. Les deux heurtent également l'iceberg par tribord.

Ces similarités entre les deux événements poussent certains à parler de prémonition, et du fait que Robertson aurait "vu" le naufrage avant qu'il ne se produise. Toutefois, si le livre comprend d'étonnantes coïncidences, il contient également d'énormes différences, notamment en ce qui concerne le déroulement du naufrage.

Wreck of the Titan.jpg

Cependant, l'explication la plus retenue concernant ces coïncidences vient du fait que Morgan Robertson connaissait bien la marine de son époque, et qu'il pouvait de fait anticiper les possibles évolutions que vivraient les paquebots dans les décennies suivantes concernant la sécurité et le luxe. De fait, l'auteur pouvait supposer qu'un accident arriverait tôt ou tard, la question du nombre de canots de sauvetage à bord des navires prêtant déjà à polémique à l'époque.

J'ai un vague souvenir d'un documentaire qui était sorti au même moment que le film de J.Cameron, ou il était fait mention d'un journaliste qui avait écrit un reportage en mettant en garde les futurs passagers vis à vis des cloisons étanches qui n'allaient pas jusqu'en haut (comprendre jusqu'au pont promenade), et du manque de canots de sauvetages, qui aurait quand même pris un billet pour le Titanic, et qui serait décédé lors du naufrage... mais ça reste à confirmer!

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Nouvelle Angoulême

 

Sur un des célèbres murs peints de Lyon apparaît un étrange personnage en habit vert, une mappemonde à ses cotés, la main en visière au dessus de ses yeux…

 

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Ce "célèbre" inconnu s'avère être Jean de Verrazane…Plus connu sous le nom de Giovanni Da Verrazano, découvreur en 1524 d’une terre d’Amérique. Florentin par son père, il serait né à Lyon vers 1485 et se serait aussi marié dans la capitale des Gaules.

Jean de Verrazane était un explorateur déjà connu, ayant navigué dès 1508 vers Terres-Neuves, lorsqu'il rencontra le Roi de France, François 1er. A cette époque, les royaumes d’Espagne et de France s’adonnaient à une lutte sans merci pour dominer les mers et mondes inconnus.

Les Espagnols avaient pris une longueur d’avance sur les Français avec notamment la découverte de l’Amérique par le Génois Christophe Colomb en 1492. Les Français devaient réagir. Ils avaient entendu parler depuis des lustres d’un passage par le Nord.

Quatre navires furent construits en quelques mois.

Le départ eut lieu en 1523. L'expédition mit cap au nord ouest, route traditionnelle des pêcheurs bretons et normands. Mais une tempête provoqua la perte de deux des bateaux et obligea les deux rescapés, "la Normande" et "la Dauphine", à revenir vers un port de Bretagne.

 

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Une fois les dommages réparés et les équipages complétés, on repartit vers... le sud, avec le risque d'entrer en délicatesse aussi bien avec les Portugais qu'avec les Espagnols. Ce ne sont toutefois pas ces derniers, mais une avarie, qui obligea "la Normande" à prendre le chemin du retour après une escale non loin de Madère.

Verrazzane, lui, à bord de "la Dauphine" se lanca vers l’ouest le 17 janvier 1524, et le 7 mars, il atteignit le continent américain en Caroline du Nord, alors "terra incognita".

Il longea les côtes vers le sud, mais la perspective de rencontrer les Espagnols en Floride l'incita bientôt à poursuivre ses explorations plutôt vers le nord. Il eut quelques illusions, comme celle d'avoir aperçu le Pacifique derrière une langue de terre, quand il s'agissait en fait d'un lagon, dans l'actuelle Caroline du Nord.

Le 17 avril 1524, ce n'est pas une illusion : il découvre l’estuaire de l'Hudson et se laisse charmer par ces lieux qu'il baptise « Nouvelle Angoulême » ou « Terre d’Angoulême » en l'honneur de François 1er, comte d’Angoulême avant de succéder à son cousin Louis XII sur le trône de France.

Eh bien, cette Nouvelle Angoulême où nous voici parvenus, c'est c’est ni plus ni moins que... New York.

 

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Verrazzane allait relâcher une quinzaine de jours dans la future baie de Newport.

Reparti toujours cap au nord, il finit par atteindre le Canada, mais, à court de vivres, en atteignant Terre-Neuve, il mit le cap sur la France avant d'avoir pu découvrir le mythique passage du nord-ouest.

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Parvenu à Dieppe le 8 juillet 1524 , il écrivit au roi : "Nous appelâmes, Sire, cette terre Angoulesme, du nom que vous portâtes jadis, dans une fortune moindre... Quant à la belle baie que cette terre forme, nous lui donnâmes le nom de Sainte - Marguerite, en l’honneur de la princesse votre sœur qui l’emporte sur toutes les dames par la vertu et par l’esprit ».

 

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Cependant, pareil aventurier ne pouvait se contenter d'une seule expédition. Ni de deux. Il repartit donc, et cela finissait souvent mal. Le 17 mars 1528, il largua les voiles et mit une fois de plus le cap vers le Nouveau Monde dans l'espoir, toujours déçu, de découvrir un passage vers le grand océan de l'ouest.

Ayant traversé l'océan, il longea les côtes de la Floride puis, virant de bord, s’engagea dans les Antilles. C’est là, quelque part vers la Guadeloupe ou la Martinique, qu’il fut capturé, tué et dévoré par des cannibales sous le regard de son équipage resté à bord.

 

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Jean de Verrazane restera le premier européen à avoir séjourné dans le lieu appelé à devenir la mégapole américaine. Aujourd’hui, un pont de New York porte son nom. Il relie Brooklyn à Staten Island.

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Haro! Haro! Haro!

 

Il y a quelques années – c’était croyons-nous en 1923 – un habitant de Jersey se mit à crier tout d’un coup, à genoux, sur la place du Marché, à Saint-Hélier : « Haro ! Mon duc ! Il m’est fait tort ». C’était un sir Cyril-Henry cross, locataire expulsé, auquel on avait... coupé le gaz ! Tout simplement, il évoquait son droit par clameur de « haro » et faisait appel à une disposition très curieuse de l’ancienne « coutume de Normandie », toujours vivante dans les îles anglo-normandes.

Le haro s’appliqua tout d’abord aux violences sur la personne. C’était ce qu’on appelait : le haro de plaie et de sang, mais il s’étendit bientôt aux affaires civiles, pour les délits flagrants et les troubles de possession, les saisies d’héritage, les saisies immobilières faites sans droit. Dans ce cas, la saisie pouvait être troublée à cri de haro. La procédure se faisait à Rouen même.

Les parties comparaissaient devant la juridiction des Plès d’héritages, si bien étudiée par M. Lucien Valin, ancien maire de Rouen, et que présidait autrefois le premier magistrat municipal de Rouen, qui statuait sur la « clameur », c’est-à-dire sur l’action de haro. Le registre de Nicolle Le Couette, qui fut maire de Rouen de 1364 à 1365, est ainsi rempli de jugements et de sentences sur des actions de haro.

L’opinion la plus répandue, sinon la plus juste, est que le haro n’était qu’une invocation, un appel du Normand blessé dans sa personne ou dans ses biens, à Rou ou Rollon, son premier duc. Grand justicier, grand gentilhomme ou vilain, on l’ « outrageait de violences ». D’autres disent que Rollon n’avait rien inventé et que le haro n’était même pas exclusivement normand ou scandinave, mais plutôt d’origine barbare et germanique, et qu’on le rencontrait dans les lois ripuaires.

Toujours est-il qu’après avoir été introduit pendant quelque temps en France, en 1274, le haro a persisté comme une coutume purement normande, et non anglaise, ainsi qu’on l’a rapporté par erreur. Dernièrement, lors de l’établissement d’une petite voie ferrée à Jersey, maints propriétaires de terrains eurent encore recours à la clameur de haro et s’en trouvèrent bien ! Ils pouvaient, du reste, invoquer un illustre exemple à leur profit.

C’est un incident des obsèques si tragiques de Guillaume-le-Conquérant, quand il fut rapporté de Rouen, où il était mort, en l’église abbatiale de Saint-Etienne, à Caen. Il faut lire dans Orderic Vital, le récit des scènes étranges qui se déroulèrent alors : l’abandon honteux de son corps par ses plus intimes familiers ; le soin des funérailles laissé à un étranger ; la dispersion du cortège à Caen, par un incendie qui ravageait la ville ; la déchirure du cercueil, laissant répandre les viscères du duc-roi, tandis que les prêtres, pour éviter cette horrible pestilence, brûlaient des nuages d’encens et d’aromates.

Mais voici l’incident provocateur de la « clameur de haro » : Tout d’un coup, au milieu de la cérémonie, un serf nommé Ascelin se dressa et faisant appel au haro normand, proclama qu’il s’opposait aux obsèques de Guillaume-le-Conquérant, avant qu’on ne lui ait payé la valeur du sol, dont il avait été injustement dépossédé, lorsqu’on avait construit l’abbaye de Saint-Etienne. Et trois fois il répéta son cri !

 

Clameurdeharo.jpg

On a révoqué en doute cet incident relatif à l’intercession d’Ascelin dans la cérémonie. Le fait est, cependant, hors de contestation. Il est affirmé de la façon la plus positive par Orderic Vital qui nous apprend même ce détail que les moines, pour faire cesser ce scandale, entourèrent Ascelin et lui versèrent sur le champ 60 sols, pour le seul emplacement de la tombe.

D’après Guillaume de Malmesbury, ce serait Henri II lui-même présent aux obsèques, qui fit compter au réclamant cent livres d’argent. Dans tous les cas, on trouve dans la grande Charte de Henri, un passage qui paraît lever tous les doutes. On y lit que Rudolphe, fils d’Ascelin, a vendu à l’abbaye de Saint-Etienne toute la terre qui pouvait lui appartenir à l’intérieur et l’extérieur de l’église, intra et circa ecclesiam, sans que les héritiers puissent jamais élever une clameur au sujet de cette vente et de celles qui avaient été faites précédemment à l’abbaye.

N’est-ce pas autre chose que la confirmation pure et simple de l’arrangement conclu avec Ascelin au moment des funérailles ? N’est-ce pas la preuve juridique de cette clameur de haro, proclamée en des circonstances tragiques et qui a retenti à travers les siècles !

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:p Comme quoi. Très bien cette anecdote. Pour ma part, la suite continuera quand j'aurai réglé mon soucis informatique

Tu peux poser la question sur PC et informatique ou envoie moi un mp avec ton souci, je te dirais si je peux t'aider ou si je connais des membres qui pourraient t'aider ;)

Ca pourrait être rigolo de recevoir des notifications "Haro Mr le modo! on m'a fait du tort!" :D

 

Va falloir que j'en touche deux mots à @§Fay367vz et à @WildOne ... :siffle:

Bin les membres te mentionnent @MDelaney et ils te disent "Ouin ouin @MDelaney stp" et c'est réglé :)

Sinon si t'as une autre idée, envoie moi ça en mp.

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