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Anecdotes et faits d'histoire de Zygomard et de Visa club


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Le dernier train fret tracté vapeur en France circule le 24 septembre 1975 de Troyes à Ste Colombe, tracté par la 140 C 287.

 

Le dernier train commercial de la SNCF assuré en traction vapeur a circulé le 28 mars 1974.

Ce jour là, la 141R 73 de Sarreguemines a tracté un train entre Béning et Sarreguemines

 

Et pour la petite ancedote :D

 

- 140 C 38 - septembre / octobre 1975 tournage film "On a retrouvé la 7ème compagnie" sur la ligne Chatillon - Is

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Le dernier train fret tracté vapeur en France circule le 24 septembre 1975 de Troyes à Ste Colombe, tracté par la 140 C 287.

 

Le dernier train commercial de la SNCF assuré en traction vapeur a circulé le 28 mars 1974.

Ce jour là, la 141R 73 de Sarreguemines a tracté un train entre Béning et Sarreguemines

 

Et pour la petite ancedote :D

 

- 140 C 38 - septembre / octobre 1975 tournage film "On a retrouvé la 7ème compagnie" sur la ligne Chatillon - Is

 

 

j'ai que cette loco en photo dans celles que tu as cité :jap:

 

 

141r--73.jpg

 

perso, pendant le montage, j'ai eu pleins de souvenirs, la dernière fois que je suis monté dans un de ses convois, je devais avoir dans les 14 ans

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j'ai que cette loco en photo dans celles que tu as cité :jap:

 

 

141r--73.jpg

 

perso, pendant le montage, j'ai eu pleins de souvenirs, la dernière fois que je suis monté dans un de ses convois, je devais avoir dans les 14 ans

 

Moi c'etait en 1976 en ...Allemagne de l'est :D

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anecdote du soir-rénovée-

 

 

Un cavalier qui surgit hors de la nuit …

 

Dans le dernier numéro de l’excellente revue Keltia, François Pinsard nous livre un beau portrait d’un personnage d’exception : le vrai Zorro !

 

Le secret de zorro

 

Le secret du fringant épéiste hispanique est qu’il était en réalité un gentilhomme irlandais de noble naissance du nom de William Lamport, né en 1615 dans le comté de Wexford.

 

 

william.jpg

 

William quitte l’Irlande à cause de l’oppressive domination anglaise de son pays. A l’âge de 13 ans, il est déjà arrêté pour avoir publié des pamphlets séditieux. A la suite d’une mystérieuse évasion, il est capturé par des pirates et combat pour les Français au siège de La Rochelle en 1628 puis participe aux attaques contre des bateaux marchands anglais de Cromwell.

 

Il s’enrôle ensuite dans l’un des trois régiments irlandais au service des Espagnols (O’Neill, O’Donnell et Fitzgerald) pour lutter ensuite contre les forces françaises en Flandre espagnole. Il est félicité pour son courage et entre au service du royaume d’Espagne. A l’âge de 25 ans, il est le protégé du comte-duc de Olivares. Ayant traversé presque toute l’Europe, il se vante de connaître 14 langues.

 

 

17.jpg

 

Il pouvait décliner à la fois les compétences de pamphlétaire, d’ingénieur et de tacticien militaire. Assumant désormais le nom de Guillem Lombardo, il est envoyé dans la colonie espagnole du Mexique, en tant qu’espion au sujet d’une scandaleuse affaire concernant un gentilhomme de la cour d’Espagne. Il se fiance avec Antonia Turcious, une femme de la noblesse, mais avant qu’il se marie, il est arrêté en 1642 par l’Inquisition et accusé de complot envers l’Espagne et sa Majesté Très Catholique.

 

 

18.jpg

 

Il est mentionné, dans les rapports, qu’il voulait introduire des réformes agraires, abolir l’esclavage des Indiens (dont il s’éprend avec sensibilité) et établir un État mexicain indépendant. Son nom apparaît aussi à maintes reprises dans les rapports des inquisiteurs, pour une série d’affaires torrides avec de nobles dames espagnoles, mariées et célibataires. La nuit de Noël 1650, il s’évade de manière si particulière qu’on le dit aidé par les démons. Il écrit des pamphlets, la nuit, et laisse des graffitis sur les murs de la ville.

 

 

19.jpg

 

Cela contribue à créer sa légende et il inspire nombre de romanciers mexicains, jouant une part importante dans la création du personnage de Zorro en 1919 par Johnston McCully. Arrêté à nouveau en 1652, dans le lit de la femme du vice-roi du Mexique, le marquis Lope Diez de Caderyta, il est condamné à une peine de 7 ans d’emprisonnement, au terme de laquelle il doit être brûlé sur le bûcher de l’Inquisition en qualité d’hérétique. En 1659, il est attaché sur le bûcher de la ville de Mexico, mais au moment où les fagots de bois sont allumés, il se défait de ses liens et se suicide avant que les flammes ne l’atteignent.

 

 

un livre.jpg

 

Il a écrit la première déclaration d’indépendance du Mexique. Il passe pour un précurseur de l’indépendance mexicaine et sa statue trône dans le vestibule du monument qu’est la Colonne de l’Indépendance de la Ville de Mexico.

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anecdote du soir-rénovée-

 

 

Un cavalier qui surgit hors de la nuit …

 

Dans le dernier numéro de l’excellente revue Keltia, François Pinsard nous livre un beau portrait d’un personnage d’exception : le vrai Zorro !

 

Le secret de zorro

 

Le secret du fringant épéiste hispanique est qu’il était en réalité un gentilhomme irlandais de noble naissance du nom de William Lamport, né en 1615 dans le comté de Wexford.

 

 

william.jpg

 

William quitte l’Irlande à cause de l’oppressive domination anglaise de son pays. A l’âge de 13 ans, il est déjà arrêté pour avoir publié des pamphlets séditieux. A la suite d’une mystérieuse évasion, il est capturé par des pirates et combat pour les Français au siège de La Rochelle en 1628 puis participe aux attaques contre des bateaux marchands anglais de Cromwell.

 

Il s’enrôle ensuite dans l’un des trois régiments irlandais au service des Espagnols (O’Neill, O’Donnell et Fitzgerald) pour lutter ensuite contre les forces françaises en Flandre espagnole. Il est félicité pour son courage et entre au service du royaume d’Espagne. A l’âge de 25 ans, il est le protégé du comte-duc de Olivares. Ayant traversé presque toute l’Europe, il se vante de connaître 14 langues.

 

 

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Il pouvait décliner à la fois les compétences de pamphlétaire, d’ingénieur et de tacticien militaire. Assumant désormais le nom de Guillem Lombardo, il est envoyé dans la colonie espagnole du Mexique, en tant qu’espion au sujet d’une scandaleuse affaire concernant un gentilhomme de la cour d’Espagne. Il se fiance avec Antonia Turcious, une femme de la noblesse, mais avant qu’il se marie, il est arrêté en 1642 par l’Inquisition et accusé de complot envers l’Espagne et sa Majesté Très Catholique.

 

 

18.jpg

 

Il est mentionné, dans les rapports, qu’il voulait introduire des réformes agraires, abolir l’esclavage des Indiens (dont il s’éprend avec sensibilité) et établir un État mexicain indépendant. Son nom apparaît aussi à maintes reprises dans les rapports des inquisiteurs, pour une série d’affaires torrides avec de nobles dames espagnoles, mariées et célibataires. La nuit de Noël 1650, il s’évade de manière si particulière qu’on le dit aidé par les démons. Il écrit des pamphlets, la nuit, et laisse des graffitis sur les murs de la ville.

 

 

19.jpg

 

Cela contribue à créer sa légende et il inspire nombre de romanciers mexicains, jouant une part importante dans la création du personnage de Zorro en 1919 par Johnston McCully. Arrêté à nouveau en 1652, dans le lit de la femme du vice-roi du Mexique, le marquis Lope Diez de Caderyta, il est condamné à une peine de 7 ans d’emprisonnement, au terme de laquelle il doit être brûlé sur le bûcher de l’Inquisition en qualité d’hérétique. En 1659, il est attaché sur le bûcher de la ville de Mexico, mais au moment où les fagots de bois sont allumés, il se défait de ses liens et se suicide avant que les flammes ne l’atteignent.

 

 

un livre.jpg

 

Il a écrit la première déclaration d’indépendance du Mexique. Il passe pour un précurseur de l’indépendance mexicaine et sa statue trône dans le vestibule du monument qu’est la Colonne de l’Indépendance de la Ville de Mexico.

 

 

Sacré Zorro, comme aurait dit le Copain Salvador !!!!!! :lol: :lol:

 

 

 

Et pour ceux qui connaissent Zaza Napoli - la cage aux folles qui joue Gabin ( vers 1mn40 ) :love:

 

https://www.youtube.com/watch?v=714Rjy7ArIs

 

 

C""était superbement bien joué.

 

 

Ah j'ignorais tout de son histoire , quelle vie a eu cet homme absolute.gif.1b6b1de764eb39020384da126ec939e0.gif

 

 

Et pourtant, il s'agit d'une anecdote rénovée, où avais tu donc la tête ce jour là ? :lol:

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Invité §mik154qe

Bonjour à tous,

 

Je rebondis sur les locomotives à vapeur, avec les 141 R

 

En avril 2009, à la Fête de la Vapeur, il y avait la 141 R 840 qui est venue à Noyelles-sur-Mer (Baie de Somme)

 

 

 

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La prochaine Fête de la Vapeur organisée par le Chemin de Fer de la Baie de Somme (CFBS) aura lieu en avril 2016 avec des animations dans quatre lieux où les locomotives de l'association circulent : Cayeux-sur-Mer, Saint-Valéry-sur-Somme, Noyelles-sur-Mer et Le Crotoy. J'aurais plus d'infos sur les dates exactes dans quelques temps

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Bonjour à tous,

 

Je rebondis sur les locomotives à vapeur, avec les 141 R

 

En avril 2009, à la Fête de la Vapeur, il y avait la 141 R 840 qui est venue à Noyelles-sur-Mer (Baie de Somme)

 

 

 

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La prochaine Fête de la Vapeur organisée par le Chemin de Fer de la Baie de Somme (CFBS) aura lieu en avril 2016 avec des animations dans quatre lieux où les locomotives de l'association circulent : Cayeux-sur-Mer, Saint-Valéry-sur-Somme, Noyelles-sur-Mer et Le Crotoy. J'aurais plus d'infos sur les dates exactes dans quelques temps

 

Sympas, toutes ces alh.gif.392a067bba5d5dd5e6891ed8f560c9c8.gif

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anecdote du soir

 

 

Les allumettes

 

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Le mot « allumette » date des environs de l'an 1200 pour désigner une petite bûche destinée à faire prendre le feu.

Il a été retrouvé, à Saintes, des "allumettes" datées du iie siècle. Ce sont de petits bâtonnets de bois carbonisés à une extrémité. On ne sait pas si ces "allumettes" servaient simplement à transporter une flamme, à éclairer, ou participaient à la production du feu.

On a connaissance, dès le VIe siècle, en Chine, de bâtonnets de pin imprégnés de soufre, qui auraient eu le même usage

 

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Au Moyen-Age les allumettes étaient faites de roseau et fortement soufrées

En 1669, le chimiste allemand Hennig Brand découvre le phosphore, un composé chimique qui a la particularité de s'enflammer à une température de 60°C, atteinte facilement par simple frottement.

L'allumette moderne a été inventée en 1805 par Jean-Joseph-Louis Chancel, assistant du professeur Louis Jacques Thénard à Paris. Le mélange inflammable contenait du chlorate de potassium, du soufre, du sucre et du caoutchouc. Il s'enflammait lorsqu'il était plongé dans un petit flacon d'amiante rempli d'acide sulfurique. Cette sorte d'allumette, aussi onéreuse que dangereuse, ne rencontra pas un grand succès.

En 1827 le chimiste anglais John Walker crée les premières allumettes à frottements, s'inspirant des travaux de l'irlandais Robert Boyle. D'autres inventeurs améliorent le procédé, mais plusieurs problèmes persistent, notamment au niveau de la sécurité : les réactions sont instables, parfois violentes, et le phosphore est très toxique.

Elles présentaient d'importants autres défauts, la flamme étant instable et la réaction trop violente. De plus, l'odeur qu'elles produisaient était désagréable. Malgré ces difficultés d'utilisation, on considère que ces premières allumettes contribuèrent à l'augmentation du nombre de fumeurs

En 1831, le Français Charles Sauria ajouta du phosphore blanc afin d'atténuer l'odeur. Ces nouvelles allumettes, qui devaient être conservées dans une boîte hermétique, gagnèrent en popularité. L'Allemand Jakob Friedrich Kammerer fut à l'origine de leur production industrielle en 1832.

C'est en Autriche, en 1833 que s'établit la première fabrique d'allumettes chimiques à base de phosphore. Elles étaient tellement inflammables que le cahot des voitures de transport suffisait à les faire prendre feu. Aussi dans la plupart des États allemands se décida-t-on à en interdire l'usage jusqu'en 1840, époque où Preshel inventa sa fameuse pâte composée de gomme épaisse de chlorure de potasse, de phosphore et de bleu de Prusse. Plus tard ce chimiste remplaça même le chlorate par l'oxyde pur (peroxyde de plomb, qui ne fait pas d'explosion).

 

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Malheureusement, ceux qui travaillaient à leur fabrication furent atteints par des maladies osseuses, en particulier au niveau des mâchoires, liées à l'exposition au phosphore blanc. Après une campagne dénonçant ces pratiques, qui menaient à des infirmités graves, défigurantes et parfois mortelles, des actions législatives contraignirent l'industrie à changer de méthode et à protéger les ouvriers.

Ces problèmes seront résolus en 1855 par le Suédois Johan Edvard Lundstrom et ses allumettes de sûreté (aussi appelée allumettes suédoises) : il sépare la pâte inflammable du phosphore, rendant ainsi leur utilisation moins pratique, mais beaucoup plus sûre.

23 Johan_Edvard_Lundström.jpg

En frottant les allumettes sur un grattoir, les éléments chimiques des deux parties se combinent et enflamment la brindille de bois sec. Les allumettes suédoises mettront beaucoup de temps à s'imposer face à leurs cousines à frottement. Aujourd'hui, on estime qu'il s'en vend près de 50 milliards par an.

En France, les allumettes ont relevé d'un monopole de l'État entre 1872 et 1992, suite au trop faible rendement de la taxe prévue sur les allumettes par une loi de 1871, devant améliorer les finances publiques nationales éprouvées par la guerre franco-prussienne de 1870.

D'un tissu artisanal, le secteur est donc rapidement passé à une organisation industrielle unitaire, le monopole étant affermé à la Société Générale des Allumettes Chimiques. En 1935, il est pris en charge par le Service d'exploitation industrielle des tabacs et des allumettes, qui devient en 1980 une société anonyme, la SEITA, privatisée en 1995, aujourd'hui fusionnée dans Altadis. Le monopole fut levé entre 1990 et 1992, après plusieurs recommandations de la Commission européenne entre 1974 et 1987

 

22 arebours-usine-hull-allumettes.jpg

Comment faisait il avant l’allumette?

Le briquet a été inventé bien avant l'allumette. En effet, les allumettes que nous connaissons aujourd'hui datent du début du XIXème siècle, tandis que des briquets d'acier ont été retrouvés, datant du Moyen-Âge. Ceux-ci ne fonctionnaient toutefois pas à gaz mais avec de l'amadou, une substance hautement inflammable.

Le briquet était toutefois différent de celui que nous connaissons aujourd'hui, même si le principe de fonctionnement est le même : il suffisait de frapper le briquet contre un silex afin de créer des étincelles, et mettre le feu à l'amadou. A noter que des allumettes plus anciennes ont été retrouvées, mais elles ne s'allumaient pas toutes seules, et il fallait donc une autre flamme pour les allumer.

 

26.jpg27.jpg28.jpg

 

briquet allume allumette

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quelle chance....

 

bah moi, z'ai pris des z'avions à hélice dont le constellation, NA! :o

 

 

Il y a qq années, j'ai eu l'occasion de voler dans un Dakota (pas C47)

 

Il datait de WW II et avait fait le débarquement.

Ensuite Queen Mumm l'a racheté et fait réaménager (les fauteuils en cuir :love: :love: )

Ensuite il a été racheté par un riche suisse et continue tranquillement sa vie :jap:

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anecdote du soir

 

 

Le briquet a été inventé bien avant l'allumette. En effet, les allumettes que nous connaissons aujourd'hui datent du début du XIXème siècle, tandis que des briquets d'acier ont été retrouvés, datant du Moyen-Âge. Ceux-ci ne fonctionnaient toutefois pas à gaz mais avec de l'amadou, une substance hautement inflammable.

 

 

Et oui, de même que l'ouvre-boîte a été inventé 50 ans après la boîte de conserve (il n'y avait pas de DLC à l'époque !).

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Et oui, de même que l'ouvre-boîte a été inventé 50 ans après la boîte de conserve (il n'y avait pas de DLC à l'époque !).

 

 

Sur les rations de l'armée non plus :lol:

 

Et on n'en est pas mort :jap:

 

Par contre je ne tenterais pas le coup avec des conserves modernes :ange:

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anecdote du soir-rénovée-

 

 

La Génération spontanée

 

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Histoire d'une hypothèse persistante sur l’origine de la vie

La génération spontanée, ou abiogenèse, est la plus ancienne des théories concernant l'origine du vivant sur Terre. Selon cette théorie, certains êtres vivants inférieurs, particulièrement les insectes, se reproduisent sous l'effet de facteurs physico-chimiques à partir de substances inorganiques.

Ainsi, dans la Chine ancienne, on croyait que les bambous généraient des pucerons ; en Inde c'est la naissance de mouches à partir d’ordures et de sueur ; les inscriptions babyloniennes mentionnent des vers engendrés par la boue des canaux ; dans l’Égypte antique, grenouilles et crapauds naissaient du limon déposé par le Nil.

 

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Pour les philosophes grecs, la vie est propriété même de la matière ; elle est éternelle et apparaît spontanément chaque fois que les conditions sont propices. Ces idées se retrouvent dans les écrits de Thalès, de Démocrite, d’Épicure, de Lucrèce et de Platon.

Aristote réalise la synthèse des idées développées avant lui et érige la génération spontanée en véritable théorie « selon laquelle les matières en décomposition engendrent des vers, de telle sorte que la terre ne produit que les plantes et les animaux conçus dès l’origine par le Créateur, par l’intermédiaire de germes qui ont été ensemencés dans les milieux favorables à leur développement ».

La génération spontanée passe le Moyen Âge et la Renaissance ; de grands penseurs comme Newton, Descartes et Bacon la soutiennent.

 

 

Au XVIIe siècle, un médecin flamand, Jean-Baptiste van Helmont (1577-1644) il met des grains de blé au contact d'une chemise souillée de sueur humaine. Après trois semaines d'incubation, ce mélange engendre des souris ! Menées sans réel esprit critique, ces expériences renforcèrent cette idée fausse au lieu de la remettre en cause.

« Les animaux et les végétaux naissent tous, soit spontanément, sont d’autres êtres organisés, soit en eux, soit de parties d’entre eux, soit par la putréfaction de leurs excréments... Il est général qu’ils tirent leur origine d’un principe vivant, de telle sorte que tout ce qui a vie ait un élément générateur, d’où il tire son origine et qui l’engendre. » William Harwey (1578-1657)

 

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En 1674, le savant hollandais Antoine van Leeuwenhoek effectue les premières observations de micro-organismes à travers un microscope de sa fabrication. Dès lors, on découvre des micro-organismes partout. Les adeptes de la génération spontanée trouvent là un nouveau champ d’application pour leurs idées.

 

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En 1718, Louis Joblot démontre expérimentalement que les micro-organismes résultent d’une contamination par l’air ambiant. Il ne réussit pas à convaincre les naturalistes, qui considéraient le monde des micro-organismes comme le bastion le plus significatif de la génération spontanée.

Même Buffon pense que la nature est pleine de germes de vie capables de s’éparpiller lors du pourrissement puis de s’unir pour produire des microbes.

John Needham, l’ami gallois de Buffon, chauffe différentes substances organiques dans une fiole hermétiquement close pour les stériliser. Après traitement, toutes les solutions foisonnent de microbes.

 

buffon.gif

 

Sa classification zoologique réduit le nombre d'espèces :

« En comparant ainsi tous les animaux et les rappelant chacun à leur genre, nous trouverons que les deux cents espèces dont nous avons donné l’histoire, peuvent se réduire à un assez petit nombre de familles ou souches principales, desquelles il n’est pas impossible que toutes les autres soient issues. Et pour mettre de l’ordre dans cette réduction, nous séparerons d’abord les animaux des deux continens ; et nous observerons qu’on peut réduire à quinze genres et à neuf espèces isolées, non-seulement tous les animaux qui sont communs aux deux continents, mais encore tous ceux qui sont propres et particuliers à l’ancien. »

En 1768, le naturaliste et abbé italien Lazzaro Spallanzani reprend les expériences de Needham en portant les solutions à des températures plus élevées et une ébullition suffisamment prolongée : il détruit les micro-organismes, montrant ainsi que des solutions de micro-organismes bouillies puis scellées devenaient stériles.

 

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Etienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844) a découvert la loi de l'Unité de la composition organique décrite pour la première fois dans l’Histoire des makis ou singes de Madagascar, écrit en 1795.

 

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Son fils, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (1805-1861), écrit dans " Vie, travaux et doctrine scientifiques d'Etienne Geoffroy Saint-Hilaire ", paru en 1847

Mais il en faut plus aux partisans de la génération spontanée, ils nient donc l’évidence, et même l’utilisation concrète des méthodes de Spallanzani faite par Nicolas Appert, en 1800, en vue de la conservation des aliments (appertisation).

En 1836, le naturaliste allemand Theodor Schwann apporte une preuve supplémentaire avec des expériences plus pointues.

 

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Une vive polémique s’engage sur l’effet de la température. Spallanzani n’arrive pas à faire accepter l’interprétation scientifique, la croyance l’emportant sur la démonstration expérimentale.

En 1860, Félix Pouchet (soutenu par un médecin anglais, Bastian) publie un traité dans lequel il développe une théorie de la génération spontanée étayée par de nombreux exemples expérimentaux qui sont en fait autant d’exemples de contamination par l’air extérieur.

Entre 1859 et 1861, le chimiste et microbiologiste français Louis Pasteur met au point un protocole expérimental rigoureux de stérilisation . Son but est de démontrer « une fois pour toutes et pour toujours » que des produits stérilisés ou des matériaux biologiques aseptiquement prélevés ne fermentent que s’ils sont ultérieurement ensemencés par des germes microbiens. En introduisant ces germes dans des bouillons stérilisés, il découvrit qu'après une journée ou deux le bouillon grouillait de micro-organismes vivants.

 

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En 1869, le physicien britannique John Tyndall prouve, en exposant une boîte à la lumière, que la présence de poussière provoque à un moment donné une putréfaction ! ; en l'absence de lumière, aucune décomposition n'a lieu. Mais c'est véritablement Pasteur qui porta le coup de grâce à la théorie de la génération spontanée:

 

30.gif

 

« Louis Pasteur présente le résultat de plusieurs années de recherche lors d’une conférence à la Sorbonne. Il démontre alors la fausseté de la théorie de génération spontanée. Celle-ci consistait à penser que certains êtres vivants, dont les micro-organismes étudiés par Pasteur, naissaient de manière spontanée, simplement par l’alliance de facteurs externes et sans aucun recours à d’autres substances organiques. Or, en présentant ses travaux, Pasteur démontre que ces organismes sont issus de germes déjà existants. Le débat qui l’opposait au biologiste Félix Archimède Pouchet depuis 1858 est ainsi clôt. »

 

Thomas Henri Huxley (1825-1895), surnommé " le bouledogue de Darwin ", a d'ailleurs écrit un portrait élogieux de Pasteur en disant que « ses travaux avaient plus rapporté à la France que l'indemnité de guerre. »

 

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Pasteur, qui au départ était vitaliste, écrit en 1864 « Quelle victoire cela serait pour le matérialisme s'il pouvait démontrer que la matière pouvait s'auto-organiser et fabriquer la vie toute seule ! »

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