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Anecdotes et faits d'histoire de Zygomard et de Visa club


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anecdote du soir-rénovée-

 

 

Histoire du cidre

 

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Les bretons l’appellent Chistr, les catalans Sizra, les basques Sidra, les britanniques Cider ou Applevintage et les allemands Apfelwein, Most ou Viez. Le cidre est une boisson qui s’est répandue rapidement à travers l’Europe au fil des générations. Petite histoire d’un breuvage millénaire…

 

 

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L'Antiquité

 

On sait que les hébreux buvaient du "Shekar" et les Grecs du "Sikera" (boisson obtenue à base de jus fermenté).

 

Avant l'ère chrétienne, les différents peuples de l'Europe avaient réussi à tirer des boissons plus ou moins analogues au cidre de différentes espèces de fruits. Le géographe grec STABON décrit l'abondance de pommiers et de poiriers en Gaule et mentionne le "Phitarra" au pays Basque, un breuvage obtenu en faisant bouillir des morceaux de pommes et du miel dans de l'eau.

 

Même si à cette époque, le mot « cidre » n’est pas encore utilisé, on recense un certain nombre d’écrits citant des boissons alcoolisées à base de pomme et de poire durant l’antiquité, provenant notamment de Pline, Saint-Augustin, Palladius…

 

 

pommes.jpg

 

Le Moyen-âge

 

C’est durant le moyen-âge et à l’apparition du pressoir que le cidre prend son essor. Il devient rapidement un breuvage populaire, grâce à son faible prix et sa disponibilité, dû à la production importante de pommes à cette époque qui supplante largement celle des céréales dont sont faites les bières.

 

Les progrès déjà réalisés dans la culture des pommiers et des poiriers et les soins apportés à leur conservation dès l'époque mérovingienne sont attestés par l'introduction dans la loi salique, sous plusieurs titres différents, de dispositions spéciales relatives aux arbres fruitiers : on punit sévèrement ceux qui mutilent les arbres.

 

 

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Au IXe siècle, CHARLEMAGNE, dans ses capitulaires, ordonne que dans ses domaines on entretienne des brasseurs habiles (les Sicetores) à préparer la cervoise, le pommé (pomacium), le poiré et toutes les liqueurs pouvant servir de boissons.

 

En 1163, Enjuger de Bodon accorde à l'abbaye de Moutiers en Normandie, la dîme des pommes. On retrouve d'autres actes de cette nature tout au long des siècles. C'est au XIe et XIIe siècles que les vergers normands ou pommeraies normandes acquirent leur plus haut degré de prospérité.

 

 

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Du Moyen-âge aux Temps-Modernes

 

Au XIIIe siècle, un événement va marquer l'histoire du cidre : L'INVENTION DE LA PRESSE. À la fin du XIIIe siècle, des courtiers en vins et en cidres, nommés par les officiers municipaux, sont établis dans la ville de Caen. Les maisons religieuses de Haute-Normandie sont abondamment pourvues de cidre au XIVe siècle.

 

 

pilous2.jpg

 

C'est également à cette époque que le cidre commence à supplanter la cervoise et que dans les tavernes, on le débite en concurrence avec le vin et la bière. En 1371, il s'est vendu à Caen, à peu de chose près, autant de cidre que de vin.

 

 

pilous4.jpg

 

A partir du XIVe siècle, il devient le sujet d’études menées par de nombreux érudits et botanistes, modernisant les techniques et méthodes de production, dressant les listes des variétés de pommes les plus à même de produire un bon cidre, et classant les cidres par couleurs et goûts. C’est à cette époque que naît le cidre tel que nous le connaissons aujourd’hui, les techniques de production se perfectionnant et les volumes se développant jusqu'au XIXè siècle.

 

 

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L'Epoque Contemporaine

 

Le cidre devient dans la première moitié du XXè siècle la seconde boisson la plus consommée par les français (20 millions d’hectolitres), derrière le vin (50 à 60 millions d’hectolitres) et devant la bière (15 millions d’hectolitres).

 

 

longue_etreinte2.jpg

 

Malheureusement, les ravages de la seconde Guerre-Mondiale sur les vergers de Normandie et l’absence de soutien du gouvernement mirent à mal les productions, signant le déclin du cidre dans l’hexagone. Aujourd'hui des procédés modernes permettent de garantir des produits exempts de défauts et répondant aux exigences du consommateur (hygiène, qualité des équipements, maîtrise des assemblages et des process, stabilité, neutralisation des micro-organismes, embouteillage...).

 

Les cidres actuels sont élaborés selon des standards élevés de qualité, la palette allant de produits fabriqués dans des conditions contrôlées aux différents stades d'élaboration et plus réguliers dans les grandes unités de transformation à des produits pouvant continuer leur évolution en bouteille et réserver des surprises chez les producteurs fermiers.

 

 

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Histoire du cidre

 

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Les bretons l’appellent Chistr, les catalans Sizra, les basques Sidra, les britanniques Cider ou Applevintage et les allemands Apfelwein, Most ou Viez. Le cidre est une boisson qui s’est répandue rapidement à travers l’Europe au fil des générations. Petite histoire d’un breuvage millénaire…

 

 

apfelwein-wagner-frankfurt-ebbelwoi.jpg

 

L'Antiquité

 

On sait que les hébreux buvaient du "Shekar" et les Grecs du "Sikera" (boisson obtenue à base de jus fermenté).

 

Avant l'ère chrétienne, les différents peuples de l'Europe avaient réussi à tirer des boissons plus ou moins analogues au cidre de différentes espèces de fruits. Le géographe grec STABON décrit l'abondance de pommiers et de poiriers en Gaule et mentionne le "Phitarra" au pays Basque, un breuvage obtenu en faisant bouillir des morceaux de pommes et du miel dans de l'eau.

 

Même si à cette époque, le mot « cidre » n’est pas encore utilisé, on recense un certain nombre d’écrits citant des boissons alcoolisées à base de pomme et de poire durant l’antiquité, provenant notamment de Pline, Saint-Augustin, Palladius…

 

 

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Le Moyen-âge

 

C’est durant le moyen-âge et à l’apparition du pressoir que le cidre prend son essor. Il devient rapidement un breuvage populaire, grâce à son faible prix et sa disponibilité, dû à la production importante de pommes à cette époque qui supplante largement celle des céréales dont sont faites les bières.

 

Les progrès déjà réalisés dans la culture des pommiers et des poiriers et les soins apportés à leur conservation dès l'époque mérovingienne sont attestés par l'introduction dans la loi salique, sous plusieurs titres différents, de dispositions spéciales relatives aux arbres fruitiers : on punit sévèrement ceux qui mutilent les arbres.

 

 

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Au IXe siècle, CHARLEMAGNE, dans ses capitulaires, ordonne que dans ses domaines on entretienne des brasseurs habiles (les Sicetores) à préparer la cervoise, le pommé (pomacium), le poiré et toutes les liqueurs pouvant servir de boissons.

 

En 1163, Enjuger de Bodon accorde à l'abbaye de Moutiers en Normandie, la dîme des pommes. On retrouve d'autres actes de cette nature tout au long des siècles. C'est au XIe et XIIe siècles que les vergers normands ou pommeraies normandes acquirent leur plus haut degré de prospérité.

 

 

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Du Moyen-âge aux Temps-Modernes

 

Au XIIIe siècle, un événement va marquer l'histoire du cidre : L'INVENTION DE LA PRESSE. À la fin du XIIIe siècle, des courtiers en vins et en cidres, nommés par les officiers municipaux, sont établis dans la ville de Caen. Les maisons religieuses de Haute-Normandie sont abondamment pourvues de cidre au XIVe siècle.

 

 

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C'est également à cette époque que le cidre commence à supplanter la cervoise et que dans les tavernes, on le débite en concurrence avec le vin et la bière. En 1371, il s'est vendu à Caen, à peu de chose près, autant de cidre que de vin.

 

 

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A partir du XIVe siècle, il devient le sujet d’études menées par de nombreux érudits et botanistes, modernisant les techniques et méthodes de production, dressant les listes des variétés de pommes les plus à même de produire un bon cidre, et classant les cidres par couleurs et goûts. C’est à cette époque que naît le cidre tel que nous le connaissons aujourd’hui, les techniques de production se perfectionnant et les volumes se développant jusqu'au XIXè siècle.

 

 

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L'Epoque Contemporaine

 

Le cidre devient dans la première moitié du XXè siècle la seconde boisson la plus consommée par les français (20 millions d’hectolitres), derrière le vin (50 à 60 millions d’hectolitres) et devant la bière (15 millions d’hectolitres).

 

 

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Malheureusement, les ravages de la seconde Guerre-Mondiale sur les vergers de Normandie et l’absence de soutien du gouvernement mirent à mal les productions, signant le déclin du cidre dans l’hexagone. Aujourd'hui des procédés modernes permettent de garantir des produits exempts de défauts et répondant aux exigences du consommateur (hygiène, qualité des équipements, maîtrise des assemblages et des process, stabilité, neutralisation des micro-organismes, embouteillage...).

 

Les cidres actuels sont élaborés selon des standards élevés de qualité, la palette allant de produits fabriqués dans des conditions contrôlées aux différents stades d'élaboration et plus réguliers dans les grandes unités de transformation à des produits pouvant continuer leur évolution en bouteille et réserver des surprises chez les producteurs fermiers.

 

 

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Un bon cidre Breton, avec une crèpe au caramel au beurre salé, quel bonheur. :jap:

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anecdote du soir

 

 

Point godwin

 

Mike_Godwin.jpg

 

La loi de Godwin qui conduit au « point Godwin » est une théorie de Mike Godwin fondée sur le principe suivant :

« Plus une discussion s'étend, plus il est probable d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler. »

C'est en 1990, dans le cadre du réseau Usenet, qu'il établit cette loi qui sera ensuite reprise largement sur Internet et les forums. Si lors d'une discussion cette loi s'avère, un point Godwin sera donné à celui qui vient de se discréditer en s'éloignant du sujet d'origine.

 

Godwin.png

Elle sortira même du cadre du virtuel puisque cette loi - et donc le point Godwin - est dorénavant appliquée à toute conversation et/ou débat qui dérivent de leur sujet initial pour faire référence à la Shoa, Hilter, ou le nazisme.

Godwin distingue la loi de Godwin de l'erreur logique désignée par la pseudo-locution latine reductio ad Hitlerum, attestée depuis les années 1950, qui est une spécialisation de l’argumentum ad hominem et surtout de l’argumentum ad personam, déjà décrits et attestés depuis plus longtemps encore.

 

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La loi de Godwin introduit l'idée selon laquelle un tel argument est inévitable dans un débat qui s'éternise

Parfois, ce sera le cas à la suite de l'intervention d'un troll, notamment sous la forme d'un sophisme. Un message de troll ou une suite de tels messages menant à une vérification de la loi de Godwin sont des exemples de thought-terminating cliché.

 

Godwin point.jpg

Les francophones jouent souvent sur deux sens du mot « point » qui peut désigner :

soit le moment de la discussion auquel le dérapage survient ; dans ce sens du terme, on atteint le point Godwin ;

soit le point en tant que récompense ou mauvais point attribué au participant qui aura permis de vérifier la loi de Godwin en venant mêler Adolf Hitler, le nazisme ou toute idéologie extrémiste à une discussion dont ce n'est pas le sujet ; dans ce sens du terme, on marque ou gagne un point Godwin.

L'invocation de la loi de Godwin ou l'attribution d'un point Godwin au cours d'une discussion peut également être considérée comme une forme d'« échappatoire absurde » ou de « tautologie déguisée » du fait que si l'on remplace le nazisme ou Hitler par n'importe quel autre sujet connu des participants à une discussion, alors la « loi » se vérifie quand même pour peu que la discussion se prolonge suffisamment.

godwinpoint_parano.png

Aussi, la loi de Godwin « n’a de loi que l’apparence » et l'on peut y voir un excès « qui confond les tentatives de saborder une discussion et les exemples judicieux »

pourquoi ne pas intégré un de ses points dans la liste de smileys? message pour notre staff @WildOne

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anecdote du soir

 

 

L’Origine du monde

 

54 courbet.gif

 

« Dans le cabinet de toilette du personnage étranger, on voyait un petit tableau caché sous un voile vert. Lorsque l’on écartait le voile, on demeurait stupéfait d’apercevoir une femme de grandeur naturelle, vue de face, émue et convulsée, remarquablement peinte, reproduite con amore, ainsi que disent les Italiens, et donnant le dernier mot du réalisme.

Mais, par un inconcevable oubli, l’artisan qui avait copié son modèle d’après nature, avait négligé de représenter les pieds, les jambes, les cuisses, le ventre, les hanches, la poitrine, les mains, les bras, les épaules, le cou et la tête. »

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C'est l'un des tableaux les plus sulfureux de sa génération... et jusqu'aujourd'hui encore, il anime les passions. Qui est le modèle de "L'Origine du monde" ? Pourquoi est-elle restée cachée si longtemps?

Tout au long de son existence, l'Origine du Monde a dû être cachée, dissimulée.

Chez son premier propriétaire, le collectionneur d'oeuvres érotiques Khalil-Bay, elle était dissimulée sous un rideau. Vendue à d'autres collectionneurs pour rembourser des dettes de jeu, elle a fini par atterrir dans les mains du célèbre psychanalyste Jacques Lacan.

Et même dissimulée sous une autre toile de Gustave!

 

Castle_of_Blonay_Gustave_Courbet.jpg

Alors Lacan a dû trouver un autre cache… et il a demandé à son beau-frère, André Masson, qui était peintre. Et Masson a créé un paysage dont les reliefs correspondent exactement à mes courbes ! »

 

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L'Origine du Monde est-elle un fragment d'une oeuvre plus grande ? Cela a longtemps été une hypothèse. En 2013 Paris Match a même prétendu avoir trouvé un deuxième tableau, correspondant au visage du même corps. "Il n'a fallu que quelques jours aux experts du Musée d'Orsay pour prouver que c'était un faux »

Qui est donc le modèle de L'Origine du monde ? Toutes les hypothèses convergent vers Johanna Hiffernan, surnommée "Jo". Elle fut l'un des modèles préférés de Courbet, qui a réalisé quatre portraits d'elle. Problème : Jo était l'amante d'un des amis de Courbet, le peintre James Whistler. En découvrant l'oeuvre, Whistler aurait rompu les liens avec Courbet, avant de partir s'installer aux Etats-Unis.

 

Gustave_Courbet_-_Jo,_la_belle_Irlandaise.jpg

D'autres hypothèses existent aussi, évoquant une source photographique ou encore un modèle qui aurait été une femme enceinte.

 

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Le premier propriétaire de L'Origine du monde, et certainement son commanditaire, fut le diplomate turco-égyptien Khalil-Bey (1831-1879). Figure flamboyante du Tout-Paris des années 1860, il rassemble une éphémère mais éblouissante collection, dédiée à la célébration du corps féminin, avant d'être ruiné par ses dettes de jeux. Par la suite, le destin précis du tableau reste mal connu. Jusqu'à son entrée au musée d'Orsay en 1995.

Courbet n'a cessé de revisiter le nu féminin, parfois dans une veine franchement libertine. Mais avec L'Origine du monde, il s'autorise une audace et une franchise qui donnent au tableau son pouvoir de fascination. La description quasi anatomique d'un sexe féminin n'est atténuée par aucun artifice historique ou littéraire.

 

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Grâce à la grande virtuosité de Courbet, au raffinement d'une gamme colorée ambrée, L'Origine du monde échappe cependant au statut d'image pornographique. La franchise et l'audace de ce nouveau langage n'excluent pas un lien avec la tradition : ainsi, la touche ample et sensuelle et l'utilisation de la couleur rappelle la peinture vénitienne, et Courbet lui-même se réclamait de Titien et Véronèse, de Corrège, et de la tradition d'une peinture charnelle et lyrique.

Ce tableau est resté caché, secret pendant plus d'un siècle. Pendant longtemps, deux textes seulement le décrivaient, l'un de Maxime Ducamp publié en 1877, l'autre de Edmond de Goncourt quelques années plus tard.

 

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Alors qu'on le croyait à jamais disparu, soudain, en 1967, il apparaît dans un livre du docteur Zwang, Le sexe de la femme. Photographie unique d'un photographe anonyme qui ne cessa ensuite d'être dupliquée avec des informations contradictoires sur sa localisation entre Budapest et Paris.

En 1982, lors d'un entretien télévisé réalisé par Jean-Paul Fargier, le trou de la vierge où Philippe Sollers est interrogé par Jacques Henric, André Cuny révèle avoir vu le tableau chez Lacan, caché derrière un tableau d'André Masson. Jacques Lacan, comme les précédents possesseurs du tableau, avait trouvé un moyen de le soustraire au regard commun pour mieux le faire briller lorsqu'il apparaissait dans des conditions exceptionnelles à ses visiteurs.

 

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Après la mort de Lacan, en janvier 1981, Sylvia prête le tableau pour une exposition à Brooklyn de 1988 puis en 1992 à l'exposition Masson qui a lieu à Ornans.

En 1993, Sylvia meurt. En 1995, ses héritiers par dation remettent à l'état le tableau de Courbet qui entre au Musée d'Orsay.

L'Origine du monde, désormais présenté sans aucun cache, retrouve sa juste place dans l'histoire de la peinture moderne. Mais il ne cesse pourtant de poser d'une façon troublante la question du regard.

 

 

 

 

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