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[Topic officiel] Renault 15 et 17 : Fumer, baiser et rouler vite... Les 70's


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Historique, infos et photos : Tout sur les Renault 15 et 17 (1971-1979)

RENAULT 15 et 17 : Fumer, baiser et rouler vite... Les 70's en ForSSe !

:fresh:

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Nous sommes à la toute fin des années 60...

 

La 4L est un succès, la R16 qui a tout d'abord beaucoup étonné a définitivement trouvée sa voie et son public.

 

Place désormais à la R12, une voiture de milieu de gamme qui s'avère en fin de compte être une sorte de recul par rapport aux deux modèles précités avec son coffre proéminent et son essieu arrière rigide... :bah:

 

Pourtant la Régie s'en explique : Elle vient de sortir une auto économique qui pourra être vendue partout dans le monde, c'est l'époque du mythe de "la voiture mondiale", sorte d'alchimie géniale qui permettrait aux constructeurs de vendre dans tous les pays la même auto avec le même succès... :roll:

Cette chimère aura la vie dure et tous les principaux constructeurs s'y seront cassés les dents. :ddr:

 

Mais il reste encore une niche du marché à conquérir pour Renault : En effet la série des Floride/Caravelle s'est éteinte en 1968 sans avoir vraiment convaincu, pourtant il reste encore une grosse frange de la clientèle en 1970 prête à sauter le pas pour avoir un Coupé à tendance sportive (j'ai bien dit "à tendance" hein ! :o ).

 

Plusieurs projets ont vu le jour sur la base de la R16 mais, trop chers à industrialiser, ils furent tous abandonnés...

Par contre il est clair que la base technique de la R12 avec son essieu arrière rigide pourrait fournir un développement économique à une déclinaison Coupé et même cabriolet. :oui:

 

Mais les études de marché sont claires : Les cabriolets à capote souple sans arceau de sécurité n'ont plus le vent en poupe, en effet la clientèle commence à s'intéresser sérieusement à la sécurité et la presse a trop longtemps fait ses choux gras avec des photos en premières pages d'autos complètement pulvérisées (la DS sera en particulier une "bonne cliente" pour ce genre de manchette).

 

Pour Renault on s'oriente délibérément vers une série de véhicules équipés d'une arceau intégré et d'un hayon à l'arrière, ce qui aura deux avantages :

 

-Ne pas "casser" la ligne de la voiture

-Ramener vers la marque les clients qui refuseront le coffre de la R12

 

C'est l'équipe de Gaston Juchet qui emporte la compétition interne (et même externe puisque Giugiaro fut consulté mais son projet ne fut pas retenu), le style étant définitivement gelé fin 1968.

 

Les premières photos volées parues dans la presse spécialisée laissent à penser que la Régie s'est un peu lâchée sur la style de ses nouveautés, en particulier concernant le traitement du pare-chocs arrière thermoformés faisant appel à du composite, par contre la face avant très originale avec son pare-chocs annulaire restera un secret bien gardé jusqu'à la présentation officielle des modèles qui intervient lors du salon de Paris à l'automne 1971 et ce bien que la première photo officielle (de profil...) fut jetée en pâture à la presse dès le mois de mars histoire de "faire patienter" (une fois de plus l'Auto-Journal s'était montré pour le moins gênant en janvier avec des croquis assez fidèles).

 

Il y aura en fait deux voitures pour le prix d'une ! ;)

 

 

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Une Renault 15, en fait un Coach (berline à deux portes) aux surfaces vitrées généreuses dotée en version de base de la mécanique de la R12 et d'un hayon arrière.

 

 

On notera sur cette photo de présentation-presse de 1971 le vieux logo de calandre de 1959.

Les premières 15/17 seront commercialisées avec l’éphémère logo "Kent" qui sera remplacé par le "Vasarély" très rapidement. :jap:

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Et les feux de recul oranges, une couleur obligatoire en France jusqu'en 1973.

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Une Renault 17, version plus sportive avec un traitement différent des flancs au niveau du panneau de custode dont la petite vitre sera masquée par un habillage en forme d’ouïes de ventilation.

Contrairement à la 15 elle pourra disposer d'une option toit découvrable : Un panneau de toile glissant électriquement d'avant en arrière recouvert à la mauvaise saison par une sorte de "hard-top" en plastique.

 

 

 

"Cabriolet" est un bien grand mot, ici c'est plus le terme de "découvrable" qui convient. :oui:

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Ces enjoliveurs étaient communs aux R15 TS et R17 TL.

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Techniquement il n'y a rien de révolutionnaire dans cette auto :

 

-Moteur longitudinal en porte à faux avant

-Suspension avant à triangles superposés et barre antiroulis

-Suspension arrière à essieu arrière rigide et ressorts hélicoïdaux

 

Bref, de la R12 à 100%... :bah:

 

 

Les chaînes de montage.

De 1971 à 1973 la construction des caisses sera assuré par Chausson qui les expédie ensuite à Sandouville.

On fera plus simple (et surtout moins cher) en déléguant la totalité des opérations à Maubeuge dès le millésime 1974.

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La gamme est assez cohérente :

 

 

-R15 TL : Version de base avec moteur de 1 289 cm3 développant 60ch à 5 500 tours (celui de la 12 TS), 150 km/h

 

 

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-R15 TS : Moteur de 1 565 cm3 pour 90ch à 5 800 tours (mécanique empruntée à la R16 TS), 170 km/h, freins avant à disques ventilés

 

 

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-R17 TL : Même mécanique que la 15 TS avec la carrosserie "coupé" et la possibilité d'opter pour le toit ouvrant électrique

 

 

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-R17 TS : Même moteur mais porté à 108 ch à 6 250 tours grâce à une injection électronique Bosch D-Jetronic, boite de vitesses à 5 rapports et 4 freins à disque, 180 km/h.

 

 

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R17 TS avec le fameux et rarissime logo "Kent" sur le capot : Une sombre histoire de ressemblance avec celui d'une société US obligera la régie à en changer très vite.

Il est surtout connu pour avoir accompagné le lancement de la R5 en janvier 1972.

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Ne cherchez pas la référence des optiques de la R15 : Elles sont identiques à celles de la 12, il n'y a pas de petites économies ! :D

Vous noterez le logo "Vasarély" sur la calandre.

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Les premiers essais réalisés par la presse spécialisée seront assez partagés... :o

 

Si la R15 TL est jugée comme une bonne voiture facilement personnalisable grâce à un catalogue d'options très fourni le comportement routier est franchement typé "confort" avec une tendance très nette au sous-virage en cas de conduite sportive, rançon de sa mécanique en porte à faux avant et de ses suspensions trop souples.

Le tableau de bord n'est pas non plus une grande réussite avec ses compteurs peu lisibles dont l'un est factice car débarrassé du compte-tours...

 

La version 15 TS n'apporte pas grand'chose de plus hormis la possibilité de bénéficier d'un équipement plus riche et de rouler plus vite, mais alors se pose le problème de la tenue de route... :o

 

 

La 15 TS.

De nos jours c'est elle qui a les faveurs des collectionneurs.

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C'est dingue comme la présentation intérieure des autos à progressé en 45 ans ! :p

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La 17 TL, à la mécanique identique à la version précédente, semble être un bon compromis entre une carrosserie plus "design", un équipement des plus convenables avec éclairage du coffre, vitres électriques, console centrale et sièges plus confortables.

Par contre le comportement routier n'est pas meilleur...

 

 

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La 17 TS est encore plus sévèrement notée... :sic:

Face à une concurrence bien établie (Lancia Fulvia, Alfa-Roméo 2000, Opel Manta, Ford Capri...) sa direction trop lourde et son sous-virage chronique lui coûte cher, autant que sa commande de boite rébarbative !

Pour finir, l'impossibilité de faire du "talon-pointe" en raison de la forme du pédalier laisse un goût amer aux adeptes de l'automobile sportive. :pfff:

 

 

L'intérieur de la 17 TS "fait Sport", mais "fait" seulement... :sic:

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Bref il va falloir prendre les 15/17 pour ce qu'elles sont : De belles autos vraiment originales et faciles à vivre mais pas franchement douées pour le sport... :bah:

 

Les voitures évolueront peu au début des années 70.

Sensible aux critiques de la presse spécialisée et des premiers clients les caractères des compteurs sont plus lisibles et une boite automatique à trois rapports fait son apparition sur les 15 TS et 17 TL (avec le moteur de 90 ch donc...)

 

Proposées sur les marchés étrangers les 15 et 17 vont y connaître des fortunes diverses.

 

En Italie le "17" est l'équivalent du "13" chez nous, à savoir un chiffre porte-malheur. :o

 

Si on veut la vendre là-bas il va falloir lui trouver un autre nom : Ce sera "177" ! :oui:

 

 

Non, il n'y pas de fôte de frape. :o

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Aux USA l'auto est aussi proposée dès 1972 avec deux versions très spécifiques : Une Renault 15 Coupé et une Renault 17 Sports Coupé. La première est motorisé par le 1 565cm3 de la R12 diffusée là-bas qui ne développe guère plus de 59ch et la 17 qui bénéficie de l'injection Bosch et de 104ch.

L'équipement est conforme aux habitudes locales et les instruments du tableau de bord recouvert d'une "casquette" horizontale antireflet à la place des "coquilles" des modèles européens considérés en Amérique du Nord comme trop dangereux en cas de choc.

 

En 1974 les nouvelles normes de sécurité US imposent des pare-chocs XXL qui vont complètement défigurer l'auto... :pfff:

 

 

La R15 à la sauce cow-boy...

On notera les optiques sealed beam alors obligatoires là-bas, les R12 et 16 avaient les mêmes.

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Et la R17.

Il est clair que la face avant avec son pare-chocs annulaire n'est plus d'aucune utilité ici... :(

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L'arrière est même "encore pire" ! :q

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Sans grande image de marque (et même assez mauvaise du fait de "l'aventure Dauphine" de la fin des années 50) les ventes des R15/17 aux USA ne seront jamais extraordinaires...

 

Pour l'anecdote elles seront aussi distribuées en Australie ! :eek:

A cette époque la Régie y possède une chaîne de montage locale pour sa R12, les 15 et 17 seront de fabrication Française et expédiées là-bas par bateau.

Trop chères compte-tenu des frais de transport elles ne feront qu'une présence anecdotique sur ce marché, les derniers exemplaires étant expédiés de France au printemps 1976 en phase 1 les stocks n'y seront écoulés qu'en 1978, ce qui donne une idée du succès de la gamme chez les kangourous ! :lol:

 

Il faut attendre 1974 en France pour que la 15 TL soit disponible en boitoto, seule la 17 TS reste désormais uniquement disponible en boite mécanique cette dernière bénéficiant en prime d'un nouveau moteur de 1 605cm3 issu de la R16 TX, la puissance reste la même mais obtenue à un régime plus bas et avec un couple plus important améliorant l'agrément de conduite.

 

L'échec commercial de la R12 Gordini et l'arrêt de sa production oblige la Régie à lui trouver une "remplaçante" pour le millésime 1975, c'est la 17 TS qui s'y colle, disparaît alors du catalogue et devient 17 Gordini sans aucun changement mécanique notable.

 

 

:sol:

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Les choses restent à peu près en l'état jusqu'au printemps 1976 qui voit l'apparition d'un restyling de la gamme 15/17 :

 

-Face avant revue avec nouvelle calandre et nouvelles optiques, le pare-choc n'est plus annulaire et intègre feux de position et clignotants

 

 

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-Feux arrières reliés par un bandeau réfléchissant intégrant un feu de brouillard

 

 

Le hayon est désormais plat, sans décrochement à la base de la lunette.

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-Nouvelle planche de bord inspirée de la série R20/30

 

-Volant en mousse à quatre branches

On a repris grosso-modo le dessin de la planche de bord des R20 et 30.

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-Nouveaux sièges de type "pétale" à réglages multiples (sauf 15 TL)

 

 

Les sièges pétales, une grande réussite au niveau de l'ergonomie générale avec leurs coussins latéraux réglables.

Concernant la tenue du revêtement textile dans le temps par contre... :siffle:

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Le constructeur communiquera beaucoup sur ces fauteuils, il faut dire qu'ils étaient vraiment confortables sur long parcours. :oui:

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La 15 TS est remplacée par une 15 GTL dotée du même moteur 60 ch que la TL et on note le retour de la 17 TS qui emprunte dorénavant le groupe 1 647cm3 à carburateur de la 16 TX avec sa boite 5 pour une puissance de 98ch, la Gordini restant le navire amiral de la gamme avec son 1 605cm3 à injection.

 

 

 

La 17 TS est de retour en 1976 pour la phase 2, mais elle perd ses freins arrière à disques au "profit" de simples tambours...

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La boite auto reste disponible sur les 15 GTL et les 17 TS.

 

 

La R15 TL restera jusqu'au bout le modèle "d'attaque" de la gamme, à savoir un prix canon mais un équipement indigent : Pas de compte-tours, pas de montre, pas d'enjoliveurs etc etc...

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La 17 Gordini, qui ne vend pour ainsi dire plus, est supprimée du catalogue pour l'été 1977, ne laissant que les 15 TL/GTL et la 17 TS pour représenter le Sport dans la gamme du losange...

Les ventes se tassent très sérieusement et Renault "gonfle" le niveau d'équipement des autos pour leur conserver un semblant d'attrait.

 

Fin de parcours au printemps 1979 pour une gamme simplifiée avec la suppression des versions automatiques dès le printemps 1978, place dorénavant à la Fuego sur base mécanique de R18, au demeurant étroitement dérivée de la... R12 ! :ddr:

 

 

Dernier tour de piste en 1979 pour la série 15/17.

Ici une 15 GTL dans son ultime configuration : Clignotants avant orange, ceintures de sécurité arrières.

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Production totale : 304 856 exemplaires dont 209 887 R15 et 94 969 R17.

 

Un score des plus honorables qui montrait qu'il existait encore à cette époque une clientèle pour les Coupés à tendance sportive. :oui:

 

Les USA et la Canada en absorbant environ 15 000 exemplaires répartis à peu près à 50/50 entre les deux modèles.

 

Seules 23 400 Renault 17 furent dotées du toit électrique en toile.

 

En compétition la R17 sera en fin de compte malchanceuse...

 

Déjà elle arrive au moment où la Berlinette est en fin de carrière et où l'A310 a du mal à s'imposer, et ce sans parler du projet à plus long terme portant sur la présence du losange en endurance et en Formule 1... :o

 

Son comportement extrêmement sous-vireur demande une grosse préparation pour en faire une auto compétitive mais il est décidé de lancer la R17 en Rallye afin de donner à la clientèle l'image d'une voiture sportive avec laquelle ils pourraient s'identifier (les Alpine sont trop chères).

 

On va donc reprendre en 1972 la recette déjà utilisée sur les R12 Gordini : Le fameux Kit-compétition "807G" qui fait passer le moteur de 1 565cm3 à 1 596cm3 avec l'adjonction de pistons et de chemises spécifiques.

L'arbre à cames est modifié, les ressorts de soupapes renforcés et l'admission optimisée.

L'échappement gagne un fameux "4 en 1" ce qui permet à cette mécanique d'atteindre les 160ch Din à 7 200Trs, avec la possibilité d'y ajouter une injection Lucas et de passer le cap des 170ch.

 

Les liaisons au sol et la répartition des masses doivent aussi être notoirement revues :

 

-Multiplication des points de soudure sur les caisses et pose de nombreux renforts

-Suspension renforcée

-Batterie à l'extrême avant

-Réservoir de carburant sous le tableau de bord

-Ouvrants en aluminium

 

 

La carrière de la R17 en compétition sera pour le moins en demi-teinte...

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La voiture est engagée pour la première fois en octobre 1972 lors de la Ronde Cévenole avec Jean-Pierre Nicolas pour pilote, l'engagement se solde par un abandon...

Idem lors du Neige et Glace de février 1973 avec Jean-Luc Thérier.

 

Il faut attendre le Rallye Liban-Syrie de 1974 pour voir la R17 victorieuse (équipage local).

 

Malgré la mise au point du moteur 1,8 litre "807G4" à culasse à 16 soupapes développant 200ch Din à 8 000Trs la voiture ne brillera guère :

 

-Une belle victoire pour Thérier dans le Press On Regardless 1974, une épreuve Américaine comptant pour le championnat du monde avec la troisième place pour Jean-Pierre Nicolas.

 

-Une troisième place pour ce dernier au Neige et Glace 1975

 

-Une victoire au Rallye de la première terre et une seconde place au regretté Vercors-Vivarais la même année.

 

Engagée dans de grandes épreuves comme le Rallye du Maroc, l'East African Safari Kenyan ou le Bandama Ivoirien les 17 n'y trouveront pas leur terre d'élection et devront se contenter, au mieux, de places d'honneur.

 

C'est en Europe de l'Est que les R17 connaîtront leurs meilleurs palmarès avec une victoire avec des équipages locaux au Rallye du Danube 1976 (Roumanie) et une autre au Taurus 1977 (Hongrie), avec malheureusement un impact publicitaire des plus limité compte-tenu de la situation géopolitique de l'époque... :bah:

 

 

 

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La dernière R17 alignée dans une épreuve digne de ce nom le sera en 1978 au Rallye des Mille pistes où la voiture se classera... 17ème ! :p

 

 

Les années 80 verront les 15 et 17, totalement Has Been, faire les beaux jours des "Loulous de banlieue" et des jeunes désargentés, les R15 conservant encore les faveurs des femmes comme navette "boulot-école-Super U" compte-tenu de leur habitabilité et de leur économie d'entretien et ce au moins jusqu'à ce que la corrosion, inévitable sur ces autos, ne les emmènent à la casse après être passé par la case "reprise 5 000" en l'échange d'une 106 ou d'une Fiat Punto.

 

Raison pour laquelle cette série est dorénavant très rare sur nos routes, comme d'ailleurs beaucoup de Rino de cette époque ! :jap:

 

Leur côte en collection commence très sérieusement à décoller : 4 000€ pour une belle R15, le double pour une R17 et plus de 12 000€ une rare Gordini.

 

 

On a parfois le plaisir d'en rencontrer une lors de rassemblement d'anciennes, ici une 15 TS sur le parking d'Epoqu'auto.

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Certains attendent toujours à la fin de mes posts "l'anecdote à Jensen", et il se trouve que j'en ai une bien bonne concernant ces engins... :hihi:

 

Mon regretté père a toujours aimé les R15/17, avec un petit faible pour la 15 d'ailleurs...

 

Déjà en 1977 il avait failli sauter le pas pour une 15 TS jaune de 1974 proposé par un ami de la famille avec peu de kilomètres et très bien entretenue, "bien entendu" la couleur ne plait pas à ma mère ce qui fera capoter l'opération... :pfff:M'enfinbon ! :roll:

 

Trente ans plus tard c'est moi qui suis approché par un cadre de ma boite qui me propose pour 1 200€ une 15 GTL (série 2 donc) de 1976 en "super état avec seulement 6 000 km d'origine" ! :eek:

 

Je rameute le paternel qui se fait tirer l'oreille et que j'embarque quasi de force avec moi pour nous rendre à 35 km de Grenoble chez le vendeur, en fait un voisin de lotissement du collègue.

L'auto est garée sur le parking visiteurs et, lors de ma manœuvre, je commence à flairer le traquenard ! :buzz:

 

Feux arrières décolorés, peinture bleue métal dont le vernis se décolle par plaques, jantes piquées et un phare cassé.

 

Il me paraît étrange qu'une auto de 6 000 km qui a passé "les 25 dernières années à l'abri sans rouler" soit dans un tel état. :o

 

De près c'est une catastrophe : Bas de caisse complètement pourris, le réservoir semble "humide" (sans doute la corrosion ne le rend plus étanche, d'ailleurs la voiture empeste "la vieille essence").

 

C'est assez incroyable mais seul l'intérieur (avec l'option sellerie en simili noir) est absolument nickel ! Le reste est définitivement IRRÉCUPÉRABLE. :bah:

 

Le gars se pointe et commence à me prendre pour un pigeon, il se met à me vanter les mérites de sa merveille : C'est un héritage, la voiture n'a plus roulé depuis 1980 ce qui explique le faible kilométrage et gnagnagni et gnagnagna. :hihi:

 

Bien entendu il est pressé et, comme "j'ai une bonne tête", est prêt à me la laisser pour 1 000€. :o

 

Je lui demande d'ouvrir le capot : le compartiment moteur est sale, signe que ce n'est pas celui d'une caisse qui n'aurait que 6 000 bornes, je cherche une étiquette de révision mais tous les autocollants ont été arrachés (tiens tiens... :siffle: ).

 

Manque de pot pour le vendeur je parviens sous une durite près du filtre à air à retrouver une étiquette fixée par une ficelle (c'était commun à l'époque), la détache et lit son contenu : "Mai 1978, vidange moteur, niveau boite, filtres air/huile, 60 500 km !" :D

 

Je la met sous le nez du lascar qui ne sait plus quoi me dire, surtout que mon père en profite pour éclater de rire ! :lol:

 

Nous prendrons rapidement congé en lui conseillant la prochaine fois de ne rien laisser traîner dans le moteur et que, de toute façon, cette voiture ayant au minimum 106 000 km (le compteur n'avait que 5 chiffres) son état désespéré en interdisait de facto tout passage au CT.

 

Il y en a qui n'ont vraiment pas de honte... :W

 

Pour la petite histoire cette R15 sera donnée quelques semaines plus tard à un club d'anciennes local pour pièces détachées...

 

 

 

 

Tout un régiment de 15/17 passé en revue :

 

 

Avec du temps et de la compétence TOUT est possible !

 

 

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:coucou:

 

NB : Cette histoire est issue du topic suivant : Cette voiture a une histoire peu banale. (Index en page 1)

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Voici celle que vient de s'offrir mon cadet : 17 TS avril 1978 moteur 1328.                          

Renault 17 TS Automatic - Festival des Belles Mécaniques de Roubaix - 23 Juin 2018    

Mon père a acheté ä l'époque une 17 TS phase 2 (neuve) avec toit découvrable en toile + hard top et les fameux sièges pétales.

Pour l'époque, cela roulait relativement vite sur autoroute et de façon confortable.

Petite anecdote, elle lui a permis de revenir d'un colloque médical sur Monaco ä la Belgique à une moyenne inavouable aujourd'hui.

Voici une petite photo d'époque.

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Il l'a revendue après seulement 4 ans et 40000 kms car pas assez solide pour lui (il avait une Volvo avant et a repris une Volvo après)!

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Mon père a acheté ä l'époque une 17 TS phase 2 (neuve) avec toit découvrable en toile + hard top et les fameux sièges pétales.

Pour l'époque, cela roulait relativement vite sur autoroute et de façon confortable.

Petite anecdote, elle lui a permis de revenir d'un colloque médical sur Monaco ä la Belgique à une moyenne inavouable aujourd'hui.

Voici une petite photo d'époque.

DSC00064-2.jpg

Il l'a revendue après seulement 4 ans et 40000 kms car pas assez solide pour lui (il avait une Volvo avant et a repris une Volvo après)!

@Epicure06 Ta photo serait parfaite pour ce topic :p

 

Les photos de vos ex en vacances

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Je recherchais une 17 à l'époque, c'était avant que je tombe sur l'opel ascona.

 

Belle ligne 70's :)

 

 

J'adore la R17 bmwz8.gif.0964e52fef3e0f49e23d19a66e569b64.gif

 

Merci à @NyvetDuPiC et @jensen

 

Pour moi, la R17 est une sublime auto, typique des années 70's où les coupés ont supplanté les cabriolets de la décennie précédente.

Gamin, je me rappelle avoir voyagé à l'arrière d'une 17 TS (avec les sièges pétales liline49.gif.9e525576aeb982e8101a50460c56a5d5.gif ) d'une copine de ma mère et je me rappelle encore des vitres arrières coulissantes, que même une LAGUNA coupé ne propose pas aujourd'hui.

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Poursuivons dans les images d'époque avec la Renault 15 TL de mon père, qu'il a eu de 1980 jusqu'à son retour du service militaire, de mémoire.

 

Renault 15.jpg

 

Lorsqu'il l'a achetée, elle était déjà bien abimée par la rouille. D'où la décoration apposée sur les bas de caisse peu de temps après son acquisition, la voici ici accompagnée de la Mini de mon parrain.

 

 

Renault15bis.jpg

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J'adore :love: .

 

Quand j'etais gamin,j'allais à l'ecole du village et je voyais tous lesjours la R17 de JJ et Sylvie,monté à la sauce "Starsky et Hutch",avec la grande ML145 sur le coffre et les Oscars qui vont bien.J'ai toujours bavé devant,ensuite elle avait eté repeinte en Violet flashy,c'etais reussi aussi.Mais ça c'etait hier,bordel.

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Bonjour our. Mon père a possèdes une 15 tl rouge au début 1980 et il l à gardé un bon moment. J avais une douzaine d annee et j étais le bosse dans le quartier à l arrière de la 15.les voisins à l époque avaient des r5 2cv et autre simca 1100.

Cela rappelle les retours de beuverie. Pardon. Repas du dimanche midi qui fleuraient bon le pastis et la gitane sans filtre par les routes departementale.

En écoutant ma mère gueuler après mon père TU ROULE TROP Vite....

Et la 15 qui avait le train avant qui piochait de haut en bas et moi et mon frangin qui faisions les cons à l arriere.

 

Bref toute une epoque

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Ton cadet a très bon goût @Dorchester ! :miam:

 

 

Merci @NyvetDuPiC . :jap:

Une R17 qui passait dans son coin il y a quelques mois lui a tapé dans l'oeil et il a été subjugué.

Alors je me suis investi sur Renault pour changer un peu de mes Rover ! Le fils bosse pas mal, rénove sa maison et n'a guère de temps en plus d'être à 530km de chez moi...

 

Après une enchère ratée en Belgique sur Catawiki (plafond de 2200€ qu'il m'avait fixé mais dépassé, le tas de rouille est parti à 2.550€ mais j'avais chiffré entre 10.000 et 15.000€ pour en sortir qqch de propre).

Et là gros coup de bol : sur LBC ce très beau spécimen à 110km de chez moi et avec un lointain cousin à 5km de l'auto, mécano et prof de méca en retraite, qui a vu, tout vérifié et négocié avec l'acheteur.

 

Je l'ai conduite sur 110 bornes pour la ramener et elle m'a bluffé : je m'attendais à un tape-cul, ce fut l'inverse, vachement confortable (sièges pétales) avec pourtant un surgonflage de 200g sur les pneus avant. Je l'aurais cru bruyante alors qu'en vitesse de croisière à 110 km/h et toutes vitres ouvertes elle est sacrément douce. Et en accélérations alors là oui ça dépote avec un échappement en parfait état et particulièrement expressif, c'est assez jouissif !

Il faut se faire à la direction non assistée et à la colonne curieusement de biais, avec en plus un petit volant sport mais on s'y fait. Volant d'origine fourni mais bien bouffé et jantes tôle d'origine aussi mais les jantes dessus c'est quand même sacrément sympa.

 

Il y a juste à refaire le tissu des sièges et de la banquette, passablement usé. La capote est sans doute à assouplir et à vérifier mais en plutôt bon état vu de dessous. J'ai donc roulé avec le hard top tout neuf ou entièrement rénové.

 

Chouette acquisition : le fiston va se régaler quand il viendra la prendre. :p

 

N.B. Je lui ai suggéré d'aller voir les 2 clubs de fans des 15/17, l'Amicale et l'Univers. Il a déjà bien râtissé leurs 2 sites.

Pour mémoire, tirée de l'Amicale, voici la photo de face de sa voiture avant restauration à la couleur d'origine :

 

http://amicale.15.17.pagesperso-orange.fr/recensement/photos/1328_5921.jpg

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La conso de cette 17 TS 1328 m'a sacrément bluffé : après les premiers 110 km et surtout une révision du moteur par mon mécano de compétition (il fait du rallye avec une R12 au moteur préparé et modifié) et les multiples démarrages et essais jusqu'à 140 km/h, la conso était de 8,5L. Pas scandaleux.

Le fiston vient de faire 500 bornes pour la ramener chez lui à allure raisonnable sans tirer dessus comme un malade et sur route : 7L !!! lexis84.gif.0cbdda852822718ca2486b883f40703f.gif

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