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Tracteurs et matériel agricole

[le topic] Vieilles batteuses ....


Yoko36
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Cela faisait un bon moment que je l’attendais. Pour moi la journée de battage est synonyme de fête, de curiosité, de jeux.

Le « battoir », il est arrivé hier soir, un important convoi composé de la batteuse, une Breloux, la presse, et une remorque chargée de tuyaux, de cales en bois de tailles diverses, de courroies, et diverses choses, le tout tiré par un tracteur Soméca. Les « mécaniciens » (c’est ainsi qu’on appelle l’entrepreneur de battage et son ouvrier) ont « calé » dans la nuit. La batteuse,stationnée devant la grange doit être parfaitement d’aplomb. Pour cela les mécaniciens la soulèvent au cric jusqu’à décoller les roues et la posent sur des cales en bois tout en contrôlant que l’horizontalité soit parfaite dans tous les sens. La presse installée devant est calée également, parfaitement alignée avec la batteuse et le tracteur placé plus loin. Les courroies d’entraînement doivent parfaitement tomber sur les poulies. Leur travail terminé, les mécaniciens ,restent souper et couchent à la ferme.

Il est très tôt, cinq heures peut-être. Une certaine activité règne déjà dans la maison. L’excitation que procure une telle journée ne m’incite guère à dormir et je guette tous les bruits. Le battoir va bientôt commencer

Le jour n’est pas encore levé que les premiers participants arrivent et entrent prendre le café. Je les entends parler. Si je veux profiter pleinement de la journée je crois qu’il est temps de me lever au grand dam de ma mère qui aurait préféré que je reste au lit plus longtemps. Il faut être une quinzaine de personnes pour faire tourner le battoir: les 2 mécaniciens, les 2 hommes de la ferme,et les paysans des fermes voisines qui pour une grande partie sont des gens de la famille.

Il faut compter 4 personnes dans la grange pour dépiler les maillettes ( les gerbes) ,faire la chaîne pour les amener sur le monte-gerbes (genre de tapis roulant) qui va les convoyer en haut de la batteuse. Là, le mécanicien délie la gerbe et l’introduit dans le batteur.

Trois gars costauds,les porteurs de sacs,sont chargés d’emporter le grain qui va sortir de la batteuse. Tout la journée ils vont transporter les sacs sur l’épaule, gravir deux étages jusqu’au grenier pour y vider leur fardeau.

La paille va occuper pas moins de 4 personnes. La presse crache régulièrement les « bouchons » qu’il faut empiler en une meule de paille qu’on appelle « le plongeon ». Là il faut un spécialiste capable de monter son plongeon tel un bâtiment ,le terminer façon toit de chaume, imperméable à la pluie. Ce sera la seule protection contre les intempéries pour attendre l’hiver, que la paille soit consommée.

Aux premières lueurs de l’aube, le tracteur démarre et lance la machine. Poulies et courroies se mettent en mouvement. La batteuse et la presse atteignent rapidement leur rythme de fonctionnement dans un bourdonnement caractéristique,régulier et monotone qui va accompagner toute la journée. C’est le signal du départ ,tout le monde va prendre son poste. Le gerbier est entamé, la batteuse avale les maillettes,les premiers sacs se remplissent de grains. les faiseurs de plongeon n’ont même pas besoin de mètre ou d’équerre pour commencer une meule parfaitement rectangulaire. La balle (enveloppe du grain dans l’épi) qu’on appelle la « bouffe » est récupérée. C’est un puissant ventilateur ,le « chasse-bouffe » qui la propulse par des tuyaux à l’endroit désiré. La balle de blé est soufflée dans un local, l’écurie de la bouffe. Mélangée à des betteraves broyées elle servira de nourriture aux animaux pendant l’hiver.

Vers huit heures, le battoir s’arrête. C’est l’heure du casse-croûte. Tous les travailleurs se retrouvent autour de la table de battoir, un plateau de quatre mètres posé sur des tréteaux, installée pour l’occasion. Ma mère, levée depuis les quatre heures du matin a préparé un pot au feu. Menu: soupe de pot au feu,viande avec les légumes de cuisson,fromage ,tarte, café. J’ai ma place,et même si la soupe ne m’inspire guère j’en prends quand même pour faire comme les hommes. Ce repas bienvenu,vite englouti, les mécaniciens toujours pressés remettent en route. Pas question de traîner à table,tous repartent au travail.

Et la journée se déroule ainsi, dans le bruit et la poussière. Ni la chaleur ni la pluie ne peuvent arrêter le chantier. Moi je passe mon temps à courir un peu partout, rire avec les uns, taquiner un autre,ce qui me vaut parfois une maillette dans les jambes si je gène ou une poignée de blé dans le cou. Parfois je peux rendre un petit service ou tout simplement m’asseoir et contempler le spectacle pour ne pas en perdre une miette. Il faut parfois modifier la trajectoire du chasse-bouffe, installer un monte-charge, « le déchargeur » pour élever les bouchons de paille sur le plongeon lorsque celui-ci a bien monté. Parfois une courroie peut sauter accidentellement ;il faut alors arrêter le battoir quelques instants et les hommes en profitent pour se désaltérer. Je me fais un plaisir de porter la cruche d’eau fraîche et le litre de vin.

Pour la réussite d’une telle journée le rôle de la maîtresse de maison est très important. Pour elle cela commence la veille, voire l’avant-veille. Il faut prévoir une sacrée quantité de nourriture. Ma mère a préparé des poulets, confectionné beaucoup de tartes, (c’est la période des pommes, des poires,des prunes ) et bien sûr à la semoule. Elle a demandé l’aide de « tante Dédée ». Il faut assurer quatre repas copieux; viande ,charcuterie,fromage, rien n’est omis. Il fait dire que cette journée marque la fin des récoltes, l’engrangement pour l’hiver. Comme dans chaque ferme c’est un peu la fête.

Le crépuscule arrive,la grange est vide, le plongeon terminé. Le battoir s’arrête et le silence retombe sur la cour de la ferme. Aussitôt les mécaniciens « décalent » rangent leur matériel dans la remorque et reforment leur attelage qui me parait gigantesque. Ils s’en vont dans une ferme voisine où une nouvelle journée les attend.

Les hommes, pas fâchés de voir la journée terminée reviennent à la maison où un bon souper les attend. Le blé a bien rendu, les parents leur offrent l’apéritif. L’atmosphère est nettement plus détendue. Cette fois ils peuvent prendre le temps. Les discussions vont bon train. Les blagues déclenchent les rires. Coli, fais la bourrique! lance un convive; Et Coli (surnom d’un commis) prend son sabot et hurle à l’intérieur ce qui a pour effet d’imiter parfaitement le cri d’un âne qui brait. C’est très surprenant et tout le monde rigole bien.

Cette fois c’est bien fini, pourtant j’aimerais bien que ça dure plus longtemps. Chacun s’en retourne chez lui.Je sais bien que certains ont la même journée qui les attend pour le lendemain. D’ailleurs mon père ou Jules , le commis vont devoir rendre les journées à chaque participant. La campagne de battage va bien s’étaler sur une quinzaine de jours. Avec un peu de chance je pourrai peut-être les accompagner chez nos voisins les plus proches

 

A bientôt

 

 

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Société Bourguignonne

 

http://labatteuselepla.skyrock.com/

 

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H. Egeley &; Fils fut fondée en 1850 par Henri-Roch Egeley, fusionne en 1920 avec les Etablissements Krasnopolski pour donner naissance à la Société Bourguignonne de Construction de Machines Agricoles et industrielles.

La famille Thiébaud crée en 1848 un établissement de fabrication d'outils de travail du sol et de récolte des fourrages.

Installés à Arc-lès-Gray, les Etablissements Thiébaud se sont ensuite associés aux Ets Rousseau et Rémy .

En 1947, une entente commerciale se crée avec les sociétés Thiébaud, Dhotel et Wintemberger pour donner naissance à l'Union Batteuse.

En 1957, la Société Bourguignonne et les Etablissements Thiébaud fusionnent pour créer la Société Thiébaud Bourguignonne (S.T.E.B.).

En 1959, la STEB fusionne avec les Etablissements Remy et Rousseau pour former la Compagnie Continentale de Motoculture

 

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Petite bâtteuse de montagne tôlée société bourguignonne

 

 

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Vendeuvre

 

 

http://www.amicalevendeuvre.com/jour2.htm

 

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Fabriquée dans l'Aube, cette batteuse à céréales et pois est d'un modèle très courant dans les années 1920. Elle appartenait à un riche fermier qui la louait à quelque trente fermes alentour. Elle a un débit de 10 à 15 quintaux par heure.

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VENDEUVRE 1948

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Brouhot

Anciens Etablissements Brouhots et Cie.

Fondée en 1860 par M. Brouhot père à qui son fils, M. Georges Brouhot, succéda en 1890, cette Maison a été transformée en Société anonyme en 1911 à la suite de son expropriation par le chemin de fer pour l'agrandissement de la gare de Vierzon.

Uns vaste usine a été construite en dehors de la ville et dotée de l'outillage moderne. Depuis la guerre particulièrement, cette usine n'a cessé de s'agrandir, tant en terrain qu'en bâtiments à l'usage d'ateliers et de magasins. C'est ainsi que sa superficie est passée depuis la guerre de 45.000 à 75.000 mètres carrés et que les surfaces couvertes par les ateliers proprements dits ont augmenté dans le même laps de temps de 55 %.

Cette usine emploie actuellement 500 ouvriers.

En outre, le capital de cette firme a été porté à 3.250.000 francs. Ce merveilleux succès s'explique à la fois par des raisons techniques et par des raisons commerciales.

Les raisons techniques sont nombreuses. Nous citerons seulement la qualité légendaire des batteuses Brouhot qui est l'absolue propreté du grain. Cette supériorité incontestée est due à l'adoption du deuxième nettoyage derrière tel qu'il a été créé depuis longtemps déjà par cette maison. C'est au point que dans maintes régions les meuniers acceptent tel quel le blé sortant de la batteuse dès qu'ils savent que c'est une Brouhot.

La Maison Brouhot a créé, il y a deux ans, son plus petit modèle de batteuse et vient de mettre au point tout dernièrement le modèle opposé à très gros rendement, genre anglais qui est dès maintenant et avec le succès le plus décisif introduit en Afrique du Nord où il évince les marques anglaises, maîtresses du marché depuis 40 ans.

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presse Brouhot

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Rustic ...

 

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La Batteuse de Chaucre (Machine à battre le grain)

Le texte de cette page est écrit par Michel Nadreau, de même les photos qui l'illustrent, ont été prises par Michel en Août 98 et 99 lors d'une fète des battages au village de Lile.

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Cette batteuse a été achetée en 1935 par la famille Delavois (le père de Marcel "Miss") de Chéray, elle est de marque "Rustic", et le moteur à essence qui l'entraîne est un monocylindre "Connor" fabrication "Bernard" de la même époque.

L'acquisition par le syndicat de battage du village de Chaucre a eu lieu en 1947, avec un échange avec une autre machine plus petite. Le nombre d'adhérents du syndicat était d'une cinquantaine, c'est à dire la presque totalité des exploitations agricoles du village qui, à l'époque étaient de très petites tailles.

Les céréales "battues" par cette machine pouvaient être du seigle ("la seille"), l'avoine ("l'aveine nègue ou jaune"), la "baillarghe", l'orge, "le bié" ou le froment. La coupe dans les champs avait lieu en Juin Juillet, à la faucille ou à la faux (le dail) au début du siècle avec mise en gerbes ou javelles à la main à l'aide de liens en paille. Le progrés, a amené la faucheuse à cheval avec une javelleuse, et la moissonneuse lieuse tirée par 2 chevaux ou 2 boeufs qui permettait d'avoir des gerbes ficellées qui étaient mises à sécher sur le terrain en "sitas".

Le gerbier était fait fin Juillet dans le "quéreu" avec les gerbes transportées par les charettes à boeufs ou à chevaux; le gerbier était parfois bâché pour le protéger des orages.

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Le battage avait lieu en Août, moteur et machine étaient déplacés à mains d'homme, plus rarement à cheval, de "quéreu en quéreu" pour battre un ou deux gerbiers par jour. Le conducteur de la machine (Jean Doussain dit "Jaille" l'a fait très longtemps) était le seul salarié de l'entreprise, il était chargé d'entretenir machine et moteur et d'en assurer le bon fonctionnement : graissage, démarrage (pas toujours évident), mise en place et équilibrage de la machine (niveau), callage, nettoyage, etc.

Pour la bonne marche du battage il ne fallait pas moins d'une quinzaine de personnes pour assurer toutes les tâches :

2 hommes (pas de femmes autour de la machine) sur le gerbier pour envoyer les gerbes,

2 sur la machine pour défaire les gerbes,

2 à l'engrenage (bien répartir les épis pour éviter les bourrages de la machine),

2 pour sortir la paille en vrac derrière la machine avec des fourches pour l'envoyer sur le pailler ;

2 sur le pailler, quand ils en descendaient, le battage était fini,

1 à surveiller les sacs et la sortie du grain de la machine (le sac le plus à droite était celui des "agrains" qui ne pouvait qu'être utilisé pour la nourriture des poules).

2 ou 3 pour le transport des sacs de grains vers le grenier (les plus costauds car les escaliers n'étaient pas commodes et les sacs faisaient dans les 80 kg) quand le grenier était loin il fallait cheval et charette (voir album photo "escaliers de Chaucre"),

1 à la "balle" (parfois un drôle),

1 drôle pour distribuer le vin blanc, si possible frais, en continu autour de la machine.

Une des blagues de battage consistait à verser de l'eau sur la grande courroie d'entraînement, ce qui arrosait copieusement les "engréneurs". Les "drôles" aimaient bien se rouler dans la "balle" fraîche. :lol:

Cette main d'oeuvre était en fait un échange de travail communautaire, celui qui solicitait les voisins pour l'aider au battage allait chez eux le jour de leur battage. Chaque "sociétaire" payait une redevance pour l'entretien de la machine et du moteur et le salaire du conducteur.

Que faisaient les femmes pendant ce temps là ? Eh bien elles étaient derrière les fourneaux pour préparer le repas de battage. Avant de passer à table les hommes se nettoyaient grossièrement autour d'une grande bassine d'eau. Ensuite la maitresse de maison mettait un point d'honneur à bien traité ses invités. Le repas de battage était l'occasion (surtout celui du soir) de faire une fête jamais triste car le vin permettait de dépoussiérer les "tuyauteries" et personne ne s'en privait. Quelque-uns allaient jusqu'à pousser un petit air à la fin du repas (en particulier Marius et Thérèse).

Le ronronnement de cette machine a ponctué la vie du village de Chaucre, en Août pendant plus de 20 ans.

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Cette machine a fonctionné jusqu'au milieu des années 60 (arrivée de la moissonneuse batteuse d'un entrepreneur). Elle a été stockée tout ce temps dans son garage au milieu du village, elle a été ressortie au debut des années 90 pour animer une fête des battages de Saint Denis. Depuis 98 une équipe d'anciens utilisateurs ou leurs enfants ont remis en état machine et moteur (Gérard Jaulin), et la batteuse de Chaucre est depuis au centre d'une fête aux "Prés Vallet" à Saint Georges en Juillet et à Lile en Août.

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Andrew Meikle

 

Entraînée par les moulins à eaux, les premieres batteuses étaient à fléaux attachés sur un axe, qui tournait à grande vitesse. Le rendement augmenta encore (et le danger aussi). C’est à un Écossais, Andrew Meikle que revient l’honneur d’avoir inventé le batteuse moderne. Charpentier de métier, il élabora comme principe que la culture ne doit pas être frappée mais frottée : il imagina un tambour sur lequel il fixa 4 battes, remplaçant les fléaux. Frottant contre un contre-batteur, et associé à un tire-paille ainsi qu’à un tambour évacuateur et après le passage dans un tarare, le système né en 1786 était et est encore, sûrement un des meilleurs moyens pour séparer le grain de la plante.

 

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La batteuse d'Andrew Meikle ...

 

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