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50.000 km dans l'Ouest américain


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Reprenons le cours de nos palpitantes aventures avec notre si sympathique héros...

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Tout est bien préparé et "checké".

Au desk, on me fait attendre : il manque 8 places à l'appareil, celui arrivant de New York ne correspondant pas à celui espéré.

En tout cas, c'est la version officielle, même si je connais bien les principes du surbooking...

Et, bien entendu, je suis dans les huit derniers à avoir acheté mon ticket (en fait, il apparaît rapidement que je suis le tout dernier siège vendu !).

Petite parenthèse: je comprends mieux pourquoi ma photo, prise à Chinatown NY l'été dernier, avec le chapeau, a bizarrement chuté ce matin...

je ne voudrais pas être superstitieux, mais... prémonition ?

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/moi_chinatown.jpg

 

On nous fait miroiter des jump seats mais le projet capote.

Malgré nos protestations, il faut se rendre à l'évidence.

D'emblée, je fais sentir à qui l'on fait supporter un tel préjudice : rendez vous à New York et Philadelphie, fréquents voyages d'affaires transatlantiques...

le ton monte vite, unilatéralement et de mon côté.

Je prends gravement les coordonnées (au Texas) de la compagnie pour me plaindre (en anglais) et réclamer des dommages et intérêts.

Nous restons à quatre pour nous faire héberger au Quality du coin, avec réservation pour partir demain matin... d'Orly !

 

Chambres à 700 F (ça valait le coup de se les faire offrir), avec piscine dans l'hôtel, jacuzzi et sauna avant le dîner.

 

Taxi Mercedes pour Orly, au travers des embouteillages et du contournement obligé de tout Paris.

Renvoi d'un guichet Look vers Air Liberté et inversement.

Si ça continue, je vais rater l'avion...

Le temps passe, et j'alterne tentatives de séduction verbale et affirmations comminatoires.

Mais ça y est !

J'enregistre dans la cohue, et prend juste le temps de me munir d'une mignonnette de "Laphroaig 10 ans".

 

Atterrissage à 12:40, heure locale.

Douane hyper-sympa, ça vaut le coup de le souligner.

En attendant le Carey Bus (toujours $13, mais le dollar a baissé depuis l'année dernière), je m'assied sur un chewing gum.

Moins sympa.

Il fait 96°F, soit 36,3°C.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/manhattan_south.jpg

 

Dès mon arrivée à Grand Central, je me munis d'un ticket Amtrak pour Philadelphie ($30), et rejoins Penn Station à pied, entre la 7ème Avenue et la 34ème Rue.

J'ai déjà la tenue adéquate pour passer inaperçu : jean's, baskets d'un blanc douteux, chemise Levis de fort coton et bandana rouge vif autour du front.

Train attrapé de justesse à 15:40, ayant effectué un léger crochet par Times Square pour le plaisir.

Quel pied et que de bons souvenirs de se retrouver à Manhattan !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/times_sq.jpg

 

Surprise dans le train : on peut téléphoner, en utilisant simplement son portable de sa place (eh-oh ! Ce n'était pas si fréquent en 1995 !).

Le contrôleur détache un coupon qu'il perfore soigneusement avant de l'enficher au-dessus de votre place.

Il sait donc à tout moment qui doit descendre et qui doit être contrôlé, car dans ce cas, le voyageur n'a évidemment pas encore de coupon.

Très ingénieux, et parait-il, fort ancien.

 

Débarquement à "Phillie" à 17:40.

Je saute dans un taxi dont la clim' est vraiment trop faible.

Le chauffeur noir m'invite donc en toute simplicité devant, où ça va beaucoup mieux, et où nous nous mettons à discuter en bons copains.

 

Suite 900, sur Walnut Street. Là, on m'apprend sans rire que Graham m'attend bien, mais... à Atlantic City !

Selon toute probabilité, je devrais me souvenir de l'endroit exact où nous avions rendez-vous l'année dernière.

Yes I do (oui, je).

Bon. Direction le premier Greyhound en partance (18:50, $10), après m'être aspergé le visage à la grande fontaine monumentale du City Hall (10 mètres de haut).

 

20:15. J'y suis, avec un air marin teinté de pop corn.

Cette fois, je trace directement vers le desk monumental de la partie hôtelière du Taj Mahal.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/taj_1.jpg

 

Pas de Graham.

Je me renseigne auprès d'un chasseur (je l'apprendrai plus tard, mais il s'agit du frère chaperon de Liz, attention aux gaffes !).

Non, il n'est pas au courant d'un rendez-vous entre un jeune banquier new-yorkais et un drôle de beatnik européen genre routard pas frais.

 

Lui : ce gentleman aurait-il une chambre par hasard ?

- Vous voulez rire (que je réponds), il n'habite qu'à 200 kilomètres de là !

On vérifie tout de même, à tout hasard...

j'avais raison, Graham n'a pas de chambre, il a une suite...

 

J'ai presque peine à choisir un ascenseur parmi la batterie (une douzaine pour le moins) disponible dans le hall de marbre beige.

Et puis voilà, je retrouve "mon" Graham au 47ème étage du Taj Mahal (qui en compte 52), dans une suite à $700 – soit au moins cinq fois plus que ma propre chambre de la veille –, avec Liz et Gladys.

Cousine de la première, je la surnommerai vite "le boulet" car non seulement elle manque de qualités attractives (je n'ai pas dit qu'elle était moche) mais d'après Graham, elle surveille de très près ses faits et gestes auprès de Liz.

Probablement pour restituer ses observations au gaillard du desk.

Gaillard qui me semble un peu plus baraqué que l'admirateur de sa soeur, donc diplomatie de rigueur.

Je décide in petto de rester très sage !

 

Miroirs au plafond, éclairages tamisés, TV sur vérins hydrauliques, trois clim' différentes et baies vitrées blindées (comme les deux portes d'entrée massives) pour éviter aux trop grands perdants de funestes tentations.

N'oublions pas le jaccuzzi dans la chambre, les deux salles de bains aux portes de douche transparentes donnant directement dans la chambre.

Ajoutons enfin les éclairages indirects, les moulures marron glacé, le mobilier noir et or sur fond beige, et l'inventaire sera suffisamment explicite !

Bref, un goût parfait!

 

Graham me considère avec l'expression affligée du parfumeur qui aurait marché dans les excréments d'un putois peu soigneux de sa personne.

Je vais prendre une nouvelle douche.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/taj_2.jpg

 

Lever discret pour laisser Graham dormir.

A 8:00, je "petit foote" sur le boardwalk. Il fait déjà 30°, ce qui m'incite, ayant copieusement léché une bonne glace crémeuse, à plonger une tête dans l'Atlantique, mais rapidement car l'eau est très froide.

Je suis d'ailleurs quasiment seul sur cette plage... ici les gens viennent pour jouer, pas en villégiature !

 

Liz nous apporte des pizzas et des Cokes à 11:00.

Habitué aux préparatifs de Graham pour s'habiller, je fais reporter le ménage de la suite aux calendes grecques (je crois que c'est l'expression qui convient), suite qui commence à devenir un vrai cloaque, entre mes bagages vomis sur le tapis, les reliefs de repas (il y a des emballages partout, de pizzas, de Coke, de sauces, de chips), et les affaires de Graham (qui a bénéficié de plus de temps que moi pour s'étaler)...

 

Ensuite, jusqu'à 16:00, activité débordante dans le style de notre ami : piscine, bronzing, phoning.

Par la fenêtre de la baie, nous nous demandions si la terrasse de la piscine se trouvait au 1er ou au niveau des salles de jeux.

Elle est au 14ème...

 

 

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Invité §ori321iG

un rendez-vous entre un jeune banquier new-yorkais et un drôle de beatnik européen genre routard pas frais.

 

 

Je crois que ca résume fort bien l'impression que cela donne en général. A te lire on a vraiment du mal à comprendre comment une telle alchimie a pu prendre :)

 

En parlant d'Atlantic City, je l'ai souvent trouvé présentée comme d'un endroit pas vraiment accueillant (du moins on y reste pas des jours). Une sorte de croisement entre un Le Touquet défraîchi et un parc d'attraction à moitié sinistre et délavé (ce qui semble relativement vrai semblable puisque tu mentionnes le fait que ce n'est pas un lieu de villégiature...). Qu'en penses-tu ?

 

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A te lire on a vraiment du mal à comprendre comment une telle alchimie a pu prendre

 

 

C'est simple, je fais partie d'un groupe d'amis français dont, appréciant beaucoup la France, il fait partie.

Evidemment, il estime que je ne suis pas toujours très présentable !

 

En parlant d'Atlantic City, je l'ai souvent trouvé présentée comme d'un endroit pas vraiment accueillant. Qu'en penses-tu ?

 

 

C'est assez juste, vu qu'elle a été surtout organisée autour (ou le long) du BoardWalk, c'est à dire le large plancher de bois qui relie tous les casinos entre eux, côté plage.

C'est le Las Vegas de l'Atlantique, mais... sans le peps ni la gaité.

La preuve : on y vient en Greyhound dans la soirée et on rentre se coucher dans la nuit à New-York !

 

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Invité §cra266Yl

C'est simple, je fais partie d'un groupe d'amis français dont, appréciant beaucoup la France, il fait partie.

Evidemment, il estime que je ne suis pas toujours très présentable !

 

 

 

C'est assez juste, vu qu'elle a été surtout organisée autour (ou le long) du BoardWalk, c'est à dire le large plancher de bois qui relie tous les casinos entre eux, côté plage.

C'est le Las Vegas de l'Atlantique, mais... sans le peps ni la gaité.

La preuve : on y vient en Greyhound dans la soirée et on rentre se coucher dans la nuit à New-York !

 

Bon, pour porter tes valises au prochain voyage, la proposition tien toujour! :lol:

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Bon, pour porter tes valises au prochain voyage, la proposition tient toujours !

 

 

Merci, c'est sympa, j'avais bien lu... :jap:

mais dans ce genre de déplacement, j'utilise maintenant 3 sacs d'inégale importance :

- le petit pour les appareils photo, qui ne me quitte jamais

- le moyen en tant que bagage à main dans les avions (et qui peut contenir le premier)

- le vrai sac à dos "Comanche" (ça ne s'invente pas :p ) :

a) 1/3 vide minimum au départ pour caser les souvenirs et les vêtements (j'achète les chemises, jean's et t-shirts sur place) au retour

b) en soute sur vols internationaux, mais j'essaye toujours en cabine sur les "domestics", ça permet de ressortir pus vite, au détriment, parfois, de voyager les genoux coincés sous les narines...

Pour cela, le truc, c'est d'embarquer avec le sac à la main, jamais au dos.

Une valise va systématiquement en soute.

 

Je n'ai donc pas besoin de porteur... :non: non, on ne pleure pas... :cry::lol:

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Invité §cra266Yl

diddle20.gif.aba1d5adfbf43796eae45005300b2057.gif

Voila tu vien de detruire tout mes reve, je t'en voudrai toute ma vie

Treve de plaisenterie, ton topic est magnific, il donne l'occasion de rèver a tout ceux qui par malheur ne pourons jamais s'offrir de tel road trip

A propos quel budget faut il prevoir pour efectuer de tel voyage?

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[ HS ]

 

Vous vous imaginez, vivant et coincé, 20 étages sous la surface de l'eau ?

 

 

On peut estimer que vous n'êtes déjà pas très rassuré car vous ne pouvez ignorer que vous vous trouviez déjà sous le niveau de flottaison au moment de l'accrochage et l'inclinaison du navire n'a cessé de s'amplifier depuis.

 

Cela fait plus de 2 heures que vous êtes enfermé en silence, toutes les issues ont été bloquées par sécurité.

L'électricité ne s'est soudainement interrompue que depuis deux ou trois minutes.

Ce n'est pas très bon signe et, dans le noir, vous commencez à appelez à l'aide. [:greendy:5]

Mais une gigantesque vibration bourdonnante se transforme en une succession de secousses et la pente de votre réduit augmente encore, manquant vous faire tomber contre la cloison, maintenant quasiment horizontale.

 

Vous pouvez imaginer, comme on l'a longtemps cru, que les machines se sont désolidarisées de leur socle et défoncent les cloisons à votre rencontre... [:mariton:1] Disons qu'il y a de quoi s'en estimer préoccupé...

 

Mais soudain, après une dernière secousse, à peine perceptible, vous avez comme la sensation de perdre légèrement l'équilibre, d'être comme entraîné par le poids de votre épaule gauche. Un doucereux vertige vous soulève l'estomac. gt-racing.gif.ca2612f136023eb30d93a892139909aa.gif

 

Vosu n'avez pas encore réalisé que, détaché de sa poupe, le Titanic accélère progressivement, incliné à plus de 50° en direction du fond... greendy.gif.799632ae4b9479432b0323b8803325b9.gif

 

Dans 5 secondes, les oreilles bourdonnantes, vous sentirez une fine poussière d'eau s'infilter et vous brumiser le visage...

Dans 15 secondes, déjà à près de 150 mètres sous la surface, vous serez aspergé en continu et le niveau de l'eau montera dans le réduit.

Mais vous aurez déjà trop mal au crâne pour vous en apercevoir.

Encore 5 à 10 secondes et, en une fraction de seconde, à plus de 200 mètres de profondeur, votre mince prison sera soudainement broyée. wallole.gif.3dc466f907ab7d2f0109ac4eac43585b.gif

 

[ Fin du HS ]

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Tour en ville pour moi, avec achat de Bourbon et prise de renseignements pour les bus de demain.

Au retour, Graham s'étant lui aussi absenté, je vais jouer au blackjack, et n'y perd que $10.

Dîner au self, trop climatisé à mon goût (ce deviendra vite un éternel sujet de plaisanteries entre nous deux), avec de gros crabes, crevettes et crudités.

Dernière visite du soir de Liz et d'un nouveau "boulet". Nous sommes très sages.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/taj_night.jpg

 

Lever à 4:00. Oui, j'ai bien dit à 4 heures du matin !

Bus à 4:40 pour Philadelphie.

Stockage des bagages jusqu'à ce soir ($2), et reprise d'un Greyhound pour Washington DC, via Baltimore ($27 AR).

C'est long, et j'ai froid à cause de la clim' du bus.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/greyhound.jpg

 

Apparemment, Baltimore c'est mort...

Tellement qu'après avoir fait une petite balade (disposant de 45 minutes de battement), je ne peux que constater que mon bus s'est proprement envolé !

Je n'ai plus qu'à en attendre un autre, qui en plus est en retard !

Ca y est, j'ai compris : ils ont dédoublé le 10:00 en 9:20 (le mien) et 10:30.

Pas étonnant qu'il ait disparu aussi vite !

En fait, je crois que je n'ai rien compris du tout, car on embarque à 10:15 pour Washington DC, soit sans aucune correspondance avec un horaire connu ! (ticket ou affichage).

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/wash_4.jpg

 

Washington à 11:15.

Vite un plan gratuit et en route !

C'est à dire en commençant par une bonne pinte de Guinness au "Dubliner".

Contournement du Capitole, avec écureuils d'une incroyable familiarité.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/wash_1.jpg

 

The Mall.

Il me faut bien une heure pour le descendre, passant à gauche du Washington Monument, sans pour autant flâner !

Evidemment, à côté, l'obélisque de la Concorde n'est pas loin d'être proprement ridiculisé ! (la photo ci-dessous n'est pas de moi)

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/wash_mall.jpg

 

Plus loin sur la gauche, dans le West Potomac Park, je m'immisce dans une sorte de kermesse intitulée Korean War Veterans Memorial.

Partout, de grands tas de petites bouteilles d'eau laissées à discrétion.

Ca tombe bien, il fait vraiment très chaud, tandis que je parcours toujours à grands pas l'ensemble de la manifestation, m'amusant de constater le nombre de "vets" armés, si proches de la Maison Blanche !

Tranquilles les gars, et carrément armés !

C'est exactement l'ambiance d'une garden party, si l'on ne regarde pas de trop près aux "invités" !

De temps en temps, très calme et à pas lents, la police montée traverse la "réception".

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/wash_5.jpg

 

Lincoln Memorial, et sa gigantesque statue de plus de 6 mètres de haut.

Très impressionnant.

Juste à quelques pas, le Vietnam Veterans Memorial, tout en granit noir.

Respect et fierté des visiteurs sous la canicule.

A deux pas, la célèbre composition groupant plusieurs soldats à Iwo-Jima (la photo ci-dessous n'est pas de moi).

 

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Traversant l'Ellipse en biais, je rejoins la Maison Blanche, plus petite que prévu (pour une fois !).

Il fait tellement chaud que je ne peux laisser la carte et les billets de banque dans mon jeans : ils se ramollissent !

 

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A proximité, un groupe de militaires casquettés se fait fièrement tirer le portrait.

Jusque-là, tout reste plutôt banal, jusqu'à ce que je m'approche et constate qu'il s'agit d'un détachement de... japonais.

Pas trop rancuniers ?

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/wash_2.jpg

 

Pennsylvania jusqu'à Georgetown (à pied), qui me rappelle beaucoup Brooklyn Heights (16 Août 1994).

Quelques grosses gouttes, sans importance, au moment où je découvre avec stupéfaction une vraie Citroën SM traitée à l'américaine (et donc sans la visière de phares qui lui donnait toute son élégance).

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/sm.jpg

 

Descente le long du Potomac.

Retour à Philadelphie à 1:00 du matin.

Graham est heureux de me proposer deux douches successives et une collation.

Je lui décris ma journée à pied, ce qui le frappe quand même : en pleine chaleur, j'ai marché plus de huit heures sur une journée de 23 heures et demi !

 

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Réveil à 14:00.

Finalement compréhensible après 500 kilomètres de voyage en Greyhound et quelques brûlures solaires que je sens très présentes.

Terrasse sur le toit, style poêle à frire, ce qui nous convient très bien.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/phillye_1.jpg

 

Il est un peu tard pour aller voir les Amish à Lancaster en évoquant le film Witness avec Harrison Ford et Kelly McGillis.

L'Audi de Graham étant en panne de circuit électrique, je pousse mon hôte à m'accompagner à Camden et son gigantesque aquarium. OK.

 

Taxi efficace et compétent jusqu'au Penn's Landing, on s'étonne de ne pas voir placardées des affichettes du style "vous êtes instamment priés de ne pas lâcher les poignées de portières avant l'arrêt complet du véhicule". Un peu secoué, je fais quand même les honneurs de l'Olympia qui s'enorgueillit d'être le premier vaisseau métallique de la marine américaine.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/olympia.jpg

 

Puis traversée du Delaware vers le New Jersey par le ferry local.

"Stroke a shark" (caresser un requin) : drôle d'impression de pouvoir caresser un petit requin d'un mètre vingt chaque fois qu'il fait le tour du bassin !

C'est une ressenti de grande fluidité (on s'en douterait), en même temps très vivant sous la main, comme une grosse truite tiède dans son bassin.

Et le bougre aime ça !

Il n'a de cesse de faire le tour de l'ovale pour revenir se faire caresser, sans jamais s'arrêter ou se retourner toutefois.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/phillye_3.jpg

 

Puis passage au bureau et petite visite à Ray (gentil barbu très maigre, style hippie, pieds nus, mais manifestement très intelligent. Voilà un coco que je n'oublierai pas lorsque j'aurais à camper des personnages dans mon bouquin…).

C'est l'un des associés de la nouvelle banque de Graham et son patron direct.

Accueil par ses deux chowchows amicaux mais peu démonstratifs dans un hôtel particulier décoré avec le concours d'Andy Wharol, tout de même.

 

Graham se lève comme prévu à 6:00, c'est à dire en fait à 9:30 avec moi... et encore, parce que j'insiste !

Revue des agences de voyage pour Denver.

Je constate qu'il est absolument impossible de trouver le moindre ticket à moins de $1.300 (6.500 F), ce qui est exorbitant.

Bon, avec Graham et un téléphone, on se débrouille quand même...

Crochet par le Rockewell Museum (copies à 90%, dommage)

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/rockewell.jpg

 

Petit détour involontaire par les voies de triage pour rejoindre le Museum of Art.

Je suis contraint de franchir des voies entre deux trains (mais ici ils ne sont jamais très rapides), puis d'escalader un talus très abrupt.

La densité de la végétation rend la progression particulièrement pénible.

Enfin, au bout de 20 mètres environ d'escalade (une demi heure d'efforts), je constate qu'il ne me reste plus qu'à franchir une haute grille hérissée de pointe pour retomber sur une rue passante...

Mais là, les lianes enchevêtrées me serviront d'appui et j'arriverai enfin, après maintes postures en équilibre instable dans la végétation, à franchir l'obstacle.

De toute façon, je n'avais aucune possibilité de faire marche arrière...

Je m'en tire avec une belle éraflure à la main.

Parvenu devant le musée, je dois m'asseoir un instant : il est fermé le lundi.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/phillye_2.jpg

 

Visite au pénitencier du coin, fermé lui aussi, mais j'arrive à convaincre un photographe qui vient y travailler (?) en lui soutenant qu'en tant qu'amateur de prisons (véridique !), j'ai fait le déplacement tout spécialement... d'Alcatraz !

Ca marche.

Couloirs en étoile, très délabrés et déprimants.

Les cellules sont humides, sales, sombres, et uniquement pourvues d'une minuscule lucarne au plafond (exit - si on peut dire ! - l'évasion en sciant les barreaux).

 

Juste après cela, je trouve une statue à cheval de Jeanne d'Arc (que bien entendu, personne ici ne connaît, et pour cause !).

Pourquoi pas?

 

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Achat d'un ticket pour Lancaster ($30 AR) pour au moins une fois dans ma vie croiser des Amish et confirmer ou non leur style de vie datant de deux bons siècles.

Peut-être trois à la réflexion.

Graham a un briefing au domicile privé de Ray.

En Europe, se faire inviter au domicile particulier de son boss, c'est soit pour se faire féliciter (mais ce soir j'en doute...) soit pour se faire engueuler en privé.

Graham affiche une sérénité sans faille.

Politesses aux chowchows finalement assez stupides et prétentieux, puis à Ray, toujours affublé de son air hippie illuminé et de ses cheveux longs.

Il y a du John Lennon et du Jésus là-dedans !

 

J'assiste à la discussion business dans la cuisine lorsque Graham ouvre le réfrigérateur de son patron et me demande si je veux quelque chose, lui n'ayant pas envie d'attendre le dîner, sous l'oeil totalement indifférent du maître des lieux.

Tranquille...

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Greyhound pour Lancaster.

Changement à King of Prussia, sur un minuscule parking où rien n'est indiqué (la petite salle d'attente est juste derrière un hangar).

On a vraiment l'impression qu'on vous abandonne dans un trou.

Et c'est la vérité, en plus.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/greyhound_ad.jpg

 

Plus loin, nous traversons d'élégantes collines boisées et des champs de maïs à dimensions humaines.

Cela évoque tout à fait Rouen par exemple.

Enfin, pour la première fois, je peux admirer des dizaines de camions rutilants lorsque nous les croisons sur l'Interstate.

 

Eh bien, en un mot, à Lancaster, il n'y a rien, mais alors rien à voir !

Et surtout pas quelques-uns des 150.000 Amish qui vivent aux Etats-Unis, la Pennsylvanie se classant juste après l'Ohio en ce qui concerne leur nombre.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/amish.jpg

 

En principe, on peut en rencontrer à 25 miles à l'Est (40 km) si l'on dispose d'une voiture.

Par contre, ils viennent ici deux fois par semaine faire leur marché (dont le jeudi semble-t-il), en chouettes carrioles ou "buggy" à deux places, attelé d'un cheval (la Smart pour faire les courses).

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/buggy.jpg

 

Je me console en me disant qu'en tant qu'Englisher/High People, (étranger, mais ce n'est pas péjoratif), je n'aurais de toute façon pas pu les prendre en photo, le Livre de l'Exode verset 20:4 s'opposant à ce qu'on puisse créer des images gravées : "Tu ne feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre".

Dans notre civilisation de communication, ça limite quand même pas mal !

 

Lancaster est tellement "étendu" que j'arrive à en faire le tour intégral à pied, me disant que peut être, il y aurait bien une ou deux voitures intéressantes à photographier...

je n'en ai trouvé qu'une (une Ford Customline '53, d'ailleurs immatriculée en Californie).

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/ford_53.jpg

 

C'est ce que j'appellerais le début de l'Amérique "profonde".

Transfert à Harrisburg.

Rendu prudent par mon expérience de Baltimore, je vérifie soigneusement les horaires, et m'en vais me balader. Absolument personne dans les rues.

Rien de tel pour vous filer le bourdon, à croire que tous les habitants se sont fait vaporiser !

 

Deux heures un quart de route pour rentrer, soit 375 km pour aujourd'hui, à un peu moins de $1 les dix minutes de trajet.

Graham est au bureau en train de travailler, même s'il est 22 heures.

Ici, il est fréquent de toucher son correspondant sans interruption entre 7 heures et 23 heures directement à son bureau.

Il n'y a pas de coupure fixe pour déjeuner, et bien entendu, suivant l'Etat que l'on appelle, on pourra avoir jusqu'à 4 heures de décalage

(et justement Graham est en liaison avec Hollywood, où il n'est que 18:00 !)

Il a les tickets d'avion pour moi, ce qui est réjouissant et le trip est devenu Philadelphie - Houston - San Diego - Phoenix et retour.

Je vais me marrer !

Dîner au resto à 23:00. Puis, traversé d'une idée géniale et avec mon accord, Graham joint Ray pour lui demander s'il ne veut pas que je profite de mon passage à San Diego pour lui ramener sa voiture à Philadelphie (4.500 kilomètres !).

Mais Ray décline, il a un peu peur que je ne fasse des excès de vitesse apparemment...

Lui il sait qu'il s'agit d'une Porsche 911 !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/porsche_911.jpg

 

Lever à 6:00 et mini bus privé de l'immeuble pour aller prendre le subway jusqu'à l'aéroport.

J'y arrive par le Terminal A.

Mais mon vol Continental part de D !

Bien joué.

Heureusement qu'on n'est pas dans une capitale !

Un petit quart d'heure de marche (attention, je suis chargé du sac à dos et de mon grand sac de voyage en bandoulière !) et je rétablis la corrélation spatiale entre mon lieu d'embarquement et la totalité des atomes hydro-oxygénés dont je suis constitué.

 

Nous décollons à 8:50, entre un gros (très gros) de 24 ans (qui ne trouve rien de mieux à faire que de se signer au moment propice et qui dit travailler dans un hôpital) et Ann, jolie blonde rejoignant Denver via Houston.

C'est la première fois que je vois de petits écrans enchâssés dans les dossiers de fauteuil, avec commande individuelle pour jouer, faxer, s'informer.

Service payant uniquement par carte bancaire ($3).

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/fly.jpg

 

Atterrissage à 12:00 (en fait, 11:00 ici).

Comme d'habitude au Texas, de mon point de vue, il fait chaud, humide et il pleut.

Transfert à 12:15 pour San Diego, à l'autre bout du Terminal.

Le sac à dos ne tient pas dans le coffre de cabine... je le pose par terre et m'apprête à voyager les genoux au menton.

Sur le parkway, une grosse pluie orageuse nous fait "délayer" (amusant, non ?) pendant 50 minutes...

Les contrôleurs allongent les délais entre chaque appareil.

Et ma connection à San Diego, qui décolle à 14:45 ?

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/houston.jpg

 

Je deviens un tantinet nerveux, consultant ma montre et refaisant périodiquement les calculs de vol et de décalage.

Je compte beaucoup sur ces deux heures de différence entre le Texas et la Côte Ouest.

Nous atterrirons à 14:00.

Inutile de dire que je ne traîne pas dans l'appareil (DC 9/80), me félicitant d'avoir tous mes bagages avec moi.

Le guichet Southwest Airlines est à l'autre bout...

Embarquement à 14:35, dans l'ordre du boarding.

Je suis donc tout au fond, mais avec un hublot et mes deux sacs (dont le gros ne tient toujours pas en soute !).

Cette fois, c'est le téléphone qui est incrusté dans le dos des fauteuils ($2,50 pour la ligne, puis $2,50 la minute).

Décollage superbe sur la baie de San Diego.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/san_diego.jpg

 

Le pilote a même la gentillesse d'aller virer au dessus du Pacifique tout en montant, ce qui nous procure une vue splendide de la frontière mexicaine et des Rocheuses, pas si loin que cela.

Le temps de nous distribuer des cacahuètes et nous survolons un désert rocheux.

Soudain, une immensité de champs verdoyants.

Et tout est uniformément plat, d'un seul coup.

 

Ah ! fin des cultures et retour à un désert de sable et de dunes.

Le Boeing 737 a décollé il y a moins de 30 minutes !

Quelques nuages, très blancs, très loin.

Un fleuve vert foncé, aussi, au milieu de nulle part, et qui n'a pas l'air d'irriguer grand chose.

 

Toujours "rien", à part quelques pistes indéfiniment rectilignes.

L'avion se met à descendre...

Mais où va t-il ?

Il y a une drôle de brume gris-roux jusqu'à environ 20.000 pieds (d'après mes estimations), soit 6.100 mètres, où elle s'interrompt brutalement.

Eloignement ? (mais… de quoi ?)

Phénomène de chaleur ?

Tiens tiens... tout plein de champs rectangulaires.

Phoenix. Là aussi la vue est grandiose, mais sensiblement plus sèche qu'à San Diego.

Bol, nous faisons un grand tour autour de la ville, révélant des milliers de petites piscines, et plus on s'approche, plus la ville s'étend loin.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/phoenix.jpg

 

Dire que :

- j'aurais pu rater cet avion

- j'aurais pu être mal placé

- n'importe quoi d'autre !

 

Merci Mon Dieu ! Il est 16:45.

 

Prochain post : c'est reparti pour de nouvelles aventures à l'Ouest !

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"Entrer dans un four".

L'expression convient bien, mais là, le four, c'est dehors !

Il doit bien faire 112°F (45°C) !

Location d'une Dodge Neon (commercialisée sous la marque Chrysler en Europe) bleu mauve intérieur gris, pour $203/semaine, soit le prix de cette classe sans assurance, ou d'une Economy (non climatisée).

Un minibus gratuit m'amène au parking.

Check du véhicule.

Je cercle le moindre impact de gravillon, à quatre pattes à côté de la voiture.

 

Dodge Neon (celle-ci est bleu net mais c'est la même)

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/neon.jpg

 

Tout de suite, le décor est planté : avenues démesurées (parfois bordées de palmiers), chaleur accablante (mais je m'y sent tellement bien et réchauffé !), des voitures intéressantes partout !

La première, d'une longue série cela va sans dire : une Chevrolet 1939… excusez du pneu… (un peu !).

L'éclate !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chevrolet_39.jpg

 

Pas loin de là, mes premières épaves, et Dieu sait que j'en croiserai !

 

Chrysler 300 - 1958

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chrysler_58.jpg

 

Je ne trouve pas l'hôtel indiqué par le Guide du Routard, mais j'arrive à prendre une Guinness au Minder Binders.

C'est une sorte de grange traditionnelle restaurée, avec un décor hallucinant : d'énormes objets en bois peint pendent du plafond, qu'il s'agisse d'une calèche, d'un Père Noël sur son traîneau, d'un canoë, d'une maquette de pétrolier de quatre mètres de long, etc.

 

Chevrolet convertible 1950

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chevrolet_50.jpg

 

Remontée de North Scottsdale Road jusqu'à Ramwhide.

La nuit est tombée très vite.

Je finis par m'arrêter à "l'ombre" d'un grand cactus, sur une piste de poussière à l'écart.

Plein de petits buissons épineux, mais je parviens à dénicher un petit espace où je peux dérouler mon sac de couchage (bien entendu, je vais dormir dessus et non dedans).

Le sol est un peu dur, constellé de boulettes volatiles dont les épines font bien 3 centimètres.

 

En jean's et parka, j'y dors quand même, évitant de me retourner trop vite dans mon sommeil.

Sommeil d'ailleurs léger (bien que réparateur), car des chiens probablement sauvages ne cessent de hurler au loin... enfin loin... et je ne peux m'interdire de rêver à leur flair, à leur traques nocturnes.

Je sais qu'il y en a plusieurs, plutôt vers le Nord-Nord-Est.

Et s'ils me tombaient dessus ?

Pour me prémunir des hommes, j'ai caché la voiture à quelques jets de cailloux de là, sous des branchages secs.

Mais contre des chiens, je n'ai qu'un Opinel, suffisamment modéré à cause des passages de frontières.

------------------------------

Réveil avec le jour, à 5:15.

Aube rapide puis très jolie aurore jusqu'à 5:50.

Soleil éclatant au ras de collines encore noires.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/aurore.jpg

 

Allez, on met l'air conditionné sur "Hi" (déjà !), un bon Country rock sur la radio aux dix pré-sélections, et en route pour Tucson.

Route chaude et agréable (il fait vraiment 45°C !).

 

(la voiture juste derrière à droite, c'est ma Dodge)

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chevrolet_pick2.jpg

 

De vastes ondulations grillées de soleil s'enorgueillissent de plantes grasses et de graminées.

Quelques éboulements de rochers venus d'ailleurs...

Pas de cow boys, pas d'animaux visibles.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chevrolet_pick.jpg

 

Une fois de plus, je suis mortifié et réclame l'extrême indulgence de mes nombreux lecteurs, quand je constate les cadrages hésitants et la qualité médiocres des photos de mon premier western-trip

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Invité §El 835Gx

C'est vrai que tu as fait un sacré progrès pour les photos depuis :D Mais ça n'enlève rien au dépaysement de ce topic, comme d'habitude c'est un régal à lire !

 

Encore merci Monsieur Overseas :jap:

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Une petite route tourmentée m'amène à BioSphère 2.

Vous savez, ce fameux projet d'implantation d'une colonie de huit humains sur Mars ?

Des scientifiques, enfermés dans une gigantesque serre de 140.000 m3, où ont été recréés les six principaux climats terrestres (jungle, savane, bord de mer, etc.), sont censés vivre en autarcie complète pendant deux ans.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/biosphere.jpg

 

Trois semaines plus tard, on devait réinjecter de l'air...

D'abord à cause des émanations naturelles de gaz carbonique, ensuite car, en serre sous cette chaleur constante, la température excessive déréglait complètement les mini-écosystèmes, d'ailleurs assez interdépendants.

Petit "vautrage" qui a transformé ce laboratoire en destination touristique.

Très original, mais c'est cher ($12,95, soit 65 F), et on ne peut même pas pénétrer...

 

Dodge 1947, splendide sous cette livrée lie-de-vin !

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/dodge_47.jpg

 

Old Tucson Studios (en principe, très chouette reconstitution d'une ville de 1880).

Mais, pas de pot, les 3/4 ont brûlé en Avril 95, on ne sait comment, et ne sera restauré qu'en Février 96.

Super...

Merci d'avoir prévenu sur les panneaux indicateurs à 50 kilomètres de là...

A propos de panneaux, ceux que j'ai vu mentionnaient plutôt "Ice may be present" (Risque de verglas).

Vu le temps, ça m'étonnerait !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/icemaybe.jpg

 

Très chouette paysage montagneux avec cactus (plutôt dans le style courgettes effilées et verticales, "branches" sur le même modèle en sus, pas du tout raquette de tennis sans manche, vous voyez la différence ?).

C'est toujours ça.

 

(c'est bien plus tard que je saurais les appeler "Saguaro")

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/cactus.jpg

 

Petite interruption à l'orée d'une bretelle de highway, pour prendre un couple de réservoirs à flotte sur pieds, d'au moins quinze mètres de haut, en photo.

Le seul truc, c'est qu'il n'y a aucune habitation à proximité.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/watertank.jpg

 

En descendant plein Sud, vers Nogales, je m'arrête un instant à la Mission San Xavier, superbe église toute blanche complètement à l'écart de tout (et ici, c'est tout dire !).

Remarquables fresques anciennes, mais la chaleur, déjà conséquente, devient épouvantable, sans un souffle de vent.

Evidemment, plus question de se balader torse nu sous le prétexte fallacieux de bronzer plus cool : insolation garantie !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/sanxavier.jpg

 

Après cela, je veux jouer au plus fin, et j'essaye de trouver une route plein Est pour rattraper Tombstone.

Mais ici, si ce n'est pas indiqué sur la carte, c'est que ça n'existe pas, c'est tout simple !

Je tourne donc en rond sur une piste en terre pompeusement appelée "Old Sonota Highway".

Tu parles !

Pour les diligences, oui !

Par contre, j'ai repéré un petit cimetière de carcasses '40 et '50.

Bon pour moi, ça, s'il fait beau demain matin, je reviendrai.

 

Plymouth 1951 station-wagon

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/plymouth_51.jpg

 

Sandwich saucisses, oignons et bacon avec du Seven Up.

Délicieux, et le jeune patron blond du tout petit saloon de Benson vient même discuter sur le banc à côté de moi.

Je suis (et de très loin) le seul client de cet établissement composé de deux tables couvertes d'une fine pellicule de sable et d'un passe plat donnant sur la cuisine.

Benson se trouve carrément en retrait de la route, avec sa rue principale (d'ailleurs il n'y en a pas d'autres), sa poignée de chiches maisons et son motel, juste après la sortie.

J'oubliais : une voie ferrée et une vieille locomotive diesel, mais sans wagon.

Mon interlocuteur a donc bâti son saloon de ses mains, bien que n'étant pas "vraiment" originaire du pays.

Son grand père était un officier allemand qui a trouvé préférable de s'expatrier en Amérique vers 44...

D'où leur implantation actuelle dans la région.

Il s'en contente.

Mais quand même, Benson est très venteux, sablonneux et plutôt isolé...

 

(si quelqu'un peut me founir une indication sur la marque de cette Sedan 1932...)

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/sedan_32.jpg

 

A la sortie du bled, je m'arrête au Sahara Motel (un nom prédestiné pour un tel désert ?), car le soleil descend aussi vite qu'hier dès 19:15.

Bon.

Voyons les comptes... un plein d'essence de 10,174 gallons, soit 38,5 litres, pour $12.

Cela nous fait 1,56 F du litre.

Pas mal, lorsqu'on produit du pétrole et surtout lorsque l'Etat ne taxe pas scandaleusement des produits de consommation quotidienne...

Suivez mon regard...

 

Ce qui permet, par exemple, d'abreuver ce genre de "limo"...

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/limo.jpg

 

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Invité §cal027GQ

Très bon récit avec de l'aventure, ce qui nous manque un peu au quotidien!

J'ai eu la chance de partir 4 semaines dans l'Ouest des States en juillet 2006. Tu pourras peut-être me conseiller pour un futur récit (nombreuses photos aussi). Keep going on!

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J'ai eu la chance de partir 4 semaines dans l'Ouest des States en juillet 2006. Tu pourras peut-être me conseiller pour un futur récit (nombreuses photos aussi).

 

 

heu... nous sommes en Avril 2006.

Oui, naturellement, ça me fera grand plaisir de partager ton vécu dans ces coins-là !

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6:00. En route.

Je retourne prendre mes photos d'épaves, sans oublier cette sympathique Chrysler que j'aurai sans doute du mal à retrouver ailleurs.

 

Chrysler 1953

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chrysler_53.jpg

 

Je fais bien d'ailleurs, puisque certaines de ces photos paraîtront un an plus tard dans un article de "Rétroviseur", revue automobile sur papier glacé.

Tout en cheminant, je double sur l'autoroute un cycliste, pédalant philosophiquement en direction de Tucson...

à 72 kilomètres de là !

 

Pour commencer, un petit coupé difficile à reconnaître.

Pourtant, avec un peu d'huile et une batterie neuve, qui sait si un illuminé ne l'estimerait pas restaurable...?

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/coupe.jpg

 

Cette photo en particulier, hommage pudique à mon immense talent pourtant à peine émergent à cette époque, est parue dans Rétroviseur.

Studebaker Skylark 1960

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/studebaker_60.jpg

 

Cadillac 1958

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/cadillac_58.jpg

 

Oldsmobile 1950

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/oldsmobile_50.jpg

 

Jolie comparaison de deux modèles ultra-connus, à 1 an d'intervalle.

Chevrolet 1951

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chevrolet_51.jpg

 

Chevrolet 1952

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/chevrolet_52.jpg

 

Tombstone à 7:45.

Achat de lunettes de soleil au Boothill Graveyard ($11, car je ne retrouverai les miennes que dans huit jours, coincées entre les deux sièges).

En compensation de ce petit désagrément, je déterre une réjouissante "sortie de grange dans son jus", en l'occurrence cette Pontiac 1957, qui cumule à la fois une marque intéressante et une année hors pair.

Jolie trouvaille !

 

Pontiac 1957

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/pontiac_57.jpg

 

Des amateurs pour finir la remise en route ?

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Invité §daf572mV

je découvre l'épopée . j'aime bien la série de photos - les plus mauvaises de qualité - . Celles avec les policiers etc .

On croirait un film .

Comment on fait pour reconnaitre l'année et le modèle d'une voiture d'un seul coup d'oeil ??

This is the mystere for me .. . . .

La chevrolet 51 & 52 pour comparaison : le jeu des sept erreurs ??

 

Bonne continuation .

 

PS: mais , aux états unis, il n'y a que des épaves ?

 

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Comment on fait pour reconnaitre l'année et le modèle d'une voiture d'un seul coup d'oeil ??

La chevrolet 51 & 52 pour comparaison : le jeu des sept erreurs ??

 

 

A - un minimum de coup d'oeil s'impose, mais c'est assez facile pour les modèles les plus répandus

B - un minimum de documentation s'impose, mais c'est une évidence

C - un peu de recherche complémentaire s'avère parfois nécessaire.

 

Ici, pour ces Chevrolet, nous nous trouvons entre -A- et -B-, comme le montage ci-dessous l'illustre avec 4 années consécutives :

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/demo_chevy.jpg

 

Le point (1 - calandre) est trop flagrant pour être ignoré (niveau débutant)

Le point (2 - clignotants) confirme la première estimation (niveau amateur)

L'insigne de capot, plus subtil, s'appuie sur les deux premiers points, mais n'a nul besoin d'être intégré dans l'analyse.

 

PS : non, il n'y a pas que des épaves aux Etats-Unis, en relisant le topic, tu en trouveras l'explication...

 

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Invité §El 835Gx

Tiens je viens seulement de remarquer le fabuleux système antivol qui équipe la roue avant gauche de cette auto :D

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/sedan_32.jpg

D'ailleurs ce ne serait pas une Nash à tout hasard ?

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Merci El Zero pour la contribution.

Malheureusement cela me paraît peu probable, en se référant à l'illustration d'une Nash de cette année-là :

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/nash_32.jpg

 

Le plus proche que j'ai trouvé, c'est une DeVaux 1931, mais il y a quand même des différences (entourage et sommet de la calandre)...

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/devaux_31.jpg

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Invité §cal027GQ

heu... nous sommes en Avril 2006.

Oui, naturellement, ça me fera grand plaisir de partager ton vécu dans ces coins-là !

 

Sorry, c'était bien juillet 2005!

Un aperçu du voyage ci-dessous

 

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C'est le geyser "old faithfull" qui jaillit toutes les heures à Yellowstone!

 

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La double arche (je crois unique in the world) à Arch N.P.

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@Zeblorg : "Tu n'as plus de périple a nous raconter ??", ce n'est pas un peu prématuré ? ;)

 

Tombstone, donc... "the town too tough to die" comme le mentionne l'un de mes t-shirts (la bourgade trop dure pour mourir).

Les pierres tombales, disséminées entre plantes grasses et cactus, sont franchement désopilantes !

"Killed by Indians"... Ca refroidit un peu...

"Hanged by mistake" (pendu par erreur).

Au moins, ils savaient s'amuser on dirait !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/tombstone_1.jpg

 

Ravissant et juste en face du parking, idéal pour débuter la visite, le City Hall (Hôtel de Ville), rouge foncé bordé de blanc, tout petit et d'architecture contournée.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/tombstone_cityhall.jpg

 

De-ci de-là, on croise épisodiquement une diligence désoeuvrée (elles ne sont pas climatisées).

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/tomb_car2.jpg

 

Pire, je me demande avec insistance s'il s'agit bien de copies conformes à celles de la Wells Fargo qui ont illustré mon imaginaire américain...

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/tomb_car3.jpg

 

Juste derrière, à un coin de rue poussiéreux (y a-t-il quelque chose qui ne le soit pas, par ici ?), une maison abrite le plus grand rosier du monde dans sa cour, sur 8.000 pieds carrés (750 m2), mais qui fleurit en Avril, perpétuellement arrosé.

Une charmante vieille dame de porcelaine m'invite à étudier de près le petit musée attenant, en respectant bien le sens de la visite.

Mais comme je suis encore une fois le seul visiteur, cela va assez vite !

Je ne rate pourtant pas cette Nash 1956, laide, moche et mal préservée, mais si rare (surtout immatriculée comme il faut) !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/nash_56.jpg

 

"OK Corral", pas terrible, avec sa reconstitution du combat de Doc Hollyday contre des malfrats.

En fait, un alignement de quelques cabanes à lapin en planches grises, et deux ou trois voitures à cheval défraîchies.

Vaut le voyage !

Mais... c'est le vrai endroit où a eu lieu cette mondialement connue fusillade !

 

Par contre, tout au bout à droite de la rue principale, vraiment prenant, Bird Cage Theatre, très sombre, où on revit très bien l'ambiance Far West et les Girls chantant sur la petite scène en bois.

La salle devait pouvoir accueillir une soixantaine de personnes au parterre.

Une douzaine de loges aux balcons joliment décorés cerclent la pièce.

Pas mal d'impacts de balles de revolver (il parait que treize rixes à coups de revolver eurent lieu ici...), de dimensions respectables.

 

Dans la rue principale, bière et premières cartes postales, tout en discutant avec deux jeunes femmes complètement inconnues.

D'après elles, c'est l'été le plus chaud depuis 1902 !

Quelle veine !

(et ça m'explique instantanément pourquoi je suis le seul à déambuler au milieu de la rue, en plein soleil...)

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/tomb_car1.jpg

 

Juste avant de tirer ma révérence à cette mini-bourgade à la fois kitsch, authentiquement historique et touristique, je crochette par l'atelier de tirage du seul journal officiel de la ville.

Son titre, à l'aveuglante évidence, ne laisse aucune doute sur sa localisation : l'Epitaphe !

 

Grâce à un timing serré (mais surtout à un coup de bol insensé !), j'atteins Bisbee à midi moins quatre.

C'est une petite ville minière (cuivre) à ciel ouvert, mais aussi en profondeur (argent).

Sauf erreur, il s'agira de mon point de descente le plus proche de la frontière mexicaine.

A midi moins deux, je jette la voiture dans un parking, portière ouverte avant l'arrêt, freins serrés.

Et à midi moins une, je prends un ticket pour la visite de la mine, où il fait froid et humide.

J'en ai mal à la tête par réaction thermique, malgré le suroît dont on nous a affublé.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/bisbee.jpg

 

Visite grâce à un petit train ferraillant, où nous sommes tous trimbalés à la queue leu leu, à califourchon sur une poutre.

Chacun sent ses pensées ricocher sous le casque, tenant une petite lampe électrique cubique à la main.

Mais, d'ici à se perdre là dedans, avec un sol très plan et un plafond raisonnable !

J'ai connu bien plus aventureux dans les catacombes parisiennes !

 

Inimaginable en Europe, une simple, sobre et parfaitement entretenue Oldsmobile en état d'usage, seule voiture garée sur un petit parking désert en centre-ville.

que ce soit à Gien, à Concarneau ou à Dijon, en centre-ville, je n'ai jamais été confronté à une scène comparable :

une seule voiture, ancienne, sur l'ensemble de l'aire... gratuite.

 

Oldsmobile 1957

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/oldsmobile_571.jpg

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/oldsmobile_572.jpg

 

Aidé par un conducteur pressé, je remonte ensuite plein Nord à 80 miles (128 km/h) pour avoir le temps de visiter avant 17:00 Gammons Gulch, censée être une ville fantôme pleine de charme.

 

Quittant la route à l'endroit recommandé par la guichetière de la mine, je m'engage sur une piste en tôle ondulée large d'au moins huit mètres pendant six miles.

L'essence baisse dangereusement.

Arrivé sur place, l'aiguille est carrément immobile sur Empty...

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Invité §ori321iG

C'est récurrent chez toi l'essence limite ! :lol:

 

J'imagine que pourtant, on doit trouver des stations relativement facilement (les USA c'est quand même Le pays de l'auto) .. Ou bien c'est que celà manque de ville où trouver une station ce qui vu le coin ne m'étonne qu'à moitié. Pourtant en relisant tes voyages suivant, jamais tu n'as pensé à un petit jerrican de dépannage ?

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J'imagine que pourtant, on doit trouver des stations relativement facilement

 

En agglomération, c'est évident et sur les grands axes c'est indiqué.

Même dans les petits bleds, il n'y a aucune difficulté.

Mais une fois parti sur des pistes ou des routes considérées comme des "blanches" chez nous, s'il n'y pas de hameau au bout, il n'y a pas d'essence.

Et le prochain hameau, qu'il s'agisse de Tonopah, de Goldfield ou de Liberal, il peut être à 200km...

 

jamais tu n'as pensé à un petit jerrican de dépannage ?

 

en fait... non.

Encombrant, nauséabond, lourd (je voyage très très léger), même pas sûr qu'il soit utile...

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Un "ours" sympathique m'accueille sous sa véranda, le temps de descendre un jus de fruit et d'attendre le passage de l'orage.

Une moto tout terrain passe bruyamment derrière la haie.

L'ogre sourit dans sa barbe de viking repenti : mon voisin qui va chercher son courrier m'explique t-il.

Bien sûr, bien sûr.

En venant, j'avais remarqué l'alignement des boîtes aux lettres caractéristiques de ce continent, en tôle, avec leur mince levier rouge sur le côté.

Elles centralisent le courrier des habitants d'ici, vivant à cinq kilomètres les uns des autres.

Mais quand même, se taper 10 km aller et retour pour un journal local !

Auquel on est abonné pour ne pas avoir à aller le chercher en ville (là, faut compter 35 km au bas mot) !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/boxes.jpg

 

Constatant que je cherche des voitures anciennes à photographier (un des vecteurs de mon voyage), il me présente sa guimbarde personnelle : un antique station wagon Jeep aux couleurs passées, mais sur cales !

Pratique pour les courses du samedi !

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/jeep.jpg

 

Puis visite fort courtoise de la ghost town, en fait décor de cinéma, où il a d'ailleurs garé une splendide Buick de 1931 dans une grange !

Sur son invitation, j'y pénètre, "religieusement", puis prends le temps d'apprécier le claquement de la portière...

Merveilleux !

Il a ensuite la générosité de me donner un bon gallon et demi de gasoline (6 litres), refusant mon dédommagement.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/gammons.jpg

 

Route interminable pour quitter l'Arizona et passer au Nouveau-Mexique.

Je dors à Deming, crevé.

-------------------------------

Lever à 5:15, avec le jour.

Deux ghost towns qui n'en sont pas... c'est à dire que des gens y vivent, même si plusieurs maisons tombent solitairement en délabres.

Tant pis.

Apparemment, le Nouveau-Mexique, c'est l'addition de collines pelées et d'immenses plaines vides (sans oublier quand même le Rio Grande, que je longe à partir de Truth or Consequences).

Nom peu banal, dû à un jeu télévisé des années 50 : le premier patelin qui accepterait de changer de nom verrait la prochaine émission de ce jeu tournée sur place.

Eh bien… ils ont gagné.

C'est d'ailleurs dans ce coin que je tombe avec stupéfaction sur une bonne vieille Aronde émouvante de '57.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/aronde.jpg

 

Dodge 1935... probablement.

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/dodge_35.jpg

 

Albuquerque sur le coup de 10:30.

Ce matin, j'ai déjà parcouru 415 kilomètres !

Petite pensée à Microsoft et Bill Gates, dont les locaux, des débuts en 75 jusqu'en décembre 1978, se trouvaient ici.

Donc à l'épicentre des exploits de Bill avec sa Porsche 911 verte qu'il avait paraît-il ramenée en concession car elle ne tenait pas le 190…

Sa secrétaire disait : "avec cette voiture, il ne roulait jamais à moins de 120" (pas en "miles per hour", j'espère…).

Comme les temps changent !

 

DeSoto 1947

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/desoto_47.jpg

 

Quiche aux poireaux, salade de fruits et shake melon à la "Route 66 Cafe", tandis que de fins jets d'eau humidifient l'atmosphère écrasante de la terrasse.

En sortant de la ville, petit arrêt à l'entrepôt Kenworth, découvert par hasard.

Une soixantaine de museaux éclatants, chromés et neufs, paradent immobiles sur le parking.

Tandis que je fixe la scène, une jeune femme prend livraison de son camion citerne et lui fait parcourir son premier centième de mile (16 mètres) de rodage.

 

http://www.paris.web66.com/toureiff/w95/kenworth.jpg

 

Santa Fé m'accueille par un violent vent de sable, curieusement vite transformé en pluie.

Le capot de la Dodge se couvre de traînées zigzagantes couleur... sable.

A ce moment, je décide de ne pas la laver durant tout mon périple (j'envisage de consommer 3.000 kilomètres dans chacun des quatre états du Grand West).

Juste pour voir quelle sera l'évolution des teintes de poussières.

La radio locale (KLSK, 104.1 FM) est excellente.

Que des super musiques country et blue grass.

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