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Faire du rallye avec peu d'argent


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Bonjour à tous,

 

J’ai vécu un très grand moment en pratiquant le rallye il y a pas mal d’année et il y a peu je me suis amusé à raconter mon histoire.

 

Ce sport « hante » toujours mon esprit.

 

Je souhaite vous faire lire mon histoire sans aucun doute banale.

 

Voici les premières lignes, je publierai la suite au fur et à mesure et si cela intéresse quelqu’un.

 

Mon but est de démontrer que l’on peut pratiquer ce sport avec peu de moyens.

 

Merci à ceux qui prennent le temps de me lire.

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Préparation à la lecture de ce monument littéraire.

  • Le but est de faire partager une expérience voire de susciter une vocation
  • Lorsque le texte est en italique c’est que je me fous de ma gueule. Ceci afin que mon sens de l’humilité ne sois pas remis en question.

 

Nous sommes en 1969, je me trouve sur la Canebière à Marseille ou règne une agitation un peu supérieure à l’habitude.

Je tombe par hasard sur un cortège de voitures de rallye et je suis fasciné en découvrant sur les portières les noms de rallymen vus ou entendus à la télévision ou la radio.(Vinatier, Nicolas, Andruet………)

J’apprendrai plus tard qu’il s’agit des autos participantes à une étape de la Coupe des Alpes.

Je regarde et ne rêve même pas que je puisse un jour me retrouver comme participant ; c’est tout bonnement inimaginable pour moi.

Les années passent, j’ai quitté Marseille et je vis et travaille maintenant dans les Alpes Maritimes.

Je réside à Menton, à un quart d’heure de route de la Principauté de Monaco.

 

En 1972 je vais voir passer le rallye de Monte Carlo dans le col des Banquettes ; de ce jour, démarre véritablement ma passion pour ce sport.

 

Je fais l’acquisition d’une Simca 1000 Rallye 2 et m’inscris à l’association sportive automobile de Menton.

 

C’est ainsi que je réalise que ce sport n’est pas forcément réservé à certaines catégories privilégiées de la population.Va débuter pour moi une période de ma vie qui sera l’une des plus exaltantes.

Ma première épreuve sera la Course de cote d’Ampus (Championnat d’Europe de la montagne) avec ma Rallye 2 telle que je l’ai achetée (elle était déjà équipée d’un arceau et coupe circuit). Aucune préparation spécifique parce que de toute manière je ne savais pas qu’un véhicule de série (Groupe 1 à cette époque) pouvais subir une préparation. Je prends le départ persuadé que je vais infuser tout le monde, il y a une trentaine de Rallye 2 groupe 1 avec un certain « Gomme » (à cette époque on pouvait courir sous un pseudonyme) qui domine cette discipline dans la catégorie. Il n’a qu’à bien se tenir lui aussi ; à l’arrivée des montes d’essai il me met 30 secondes environ sur 5 kms. P….n qu’est qui se passe ; à la première montée de course, je suis décidé à remettre les pendules à l’heure. Résultat : fin de course dans le bas coté, tout un coté à refaire et la gamberge se met en marche.

Je commence à acheter les revues qui vont bien (Echappement principalement) et commence à entendre parler de préparation ; mais un pilote de ma trempe n’a pas besoin de préparation, je teste une autre discipline avec la Ronde des Monts d’Azur (rallye). Je suis à l’arrivée mais pas dans la position prévue et très loin des meilleures Rallye 2.

Je compare ma voiture avec celle d’un copain d’écurie (ASA Menton) et constate que je possède une bonne « trapanelle » pas bonne à grand-chose. Je participe avec ce copain à quelques épreuves au volant de sa Rallye 2 dont nous partageons le volant (Rallye d’Antibes, Rallye Jean Behra, Tour de Corse). Les résultats ne sont toujours pas à la hauteur des espérances.

J’ai enfin compris que si on vise le haut du classement, il faut une voiture au top de la préparation admise en groupe 1. Tant que je ne me mesure pas à égalité, je ne peux étalonner mes capacités de pilotage.

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Je revends ma Rallye 2 et achète une épave de Rallye 2 dont la caisse est à changer.

 

Une caisse deblaxonnée est commandée chez Simca et j’attaque le démontage de l’épave dans un petit garage très aimablement prêté par le président de l’écurie. Lorsque Simca m’appelle pour me prévenir que la caisse est arrivée, ma compagne d’alors me donne à choisir entre elle et la caisse.

Je ne suis pas forcément fier de cette décision d’alors mais je choisis donc la caisse.

 

J’ai commencé à vivre une passion et personne ne peut s’y opposer.

La caisse est là et un copain soudeur effectue le soudage de la caisse qui consiste à souder bord à bord toutes les tôles du caisson avant qui sont d’origine soudées par automate point par point.

 

Idem sur le caisson arrière.

 

Puis montage et boulonnage de l’arceau cage (pas d’arceau soudé à la caisse à cette époque en groupe 1).

Le préparateur le plus efficace de l’époque dans la région pour les rallye 2 (Jean Lanteri) est contacté grâce à une connaissance commune car il choisit ses clients plutôt par cooptation ; j’ai la chance de devenir son client.

 

Il va se charger de préparer le moteur et la boite.

 

Peu de pièces sont homologuées en groupe 1 pour le moteur et la préparation se limite à un démontage complet et à une optimisation des cotes et jeux de fonctionnement ; pour la boite une série de pignons spéciaux et un couple plus court sont homologués.

 

Pour les suspensions aucune pièce spéciale n’est homologuée, seul le choix des amortisseurs est libre, ce seront des Koni.

 

Les ressorts à lame sont démontés, toutes les lames graissées et remontées ainsi.

Les plaquettes de frein sont spéciales (Ferodo 596).

Voilà, nous sommes théoriquement sur une préparation maxi et conforme.

 

Je fais la connaissance d’un nouveau copilote, il est néophyte mais nous nous entendons bien.

 

Nous attaquons la saison en octobre et engageons la voiture à son premier rallye afin de tester la voiture et l’équipage ; nous nous contentons pour l’instant des pneus d’origine de la rallye 2, à savoir les Michelin XAS Formule France.

 

Ce sera le rallye Jean Behra (Championnat de France à l'époque) dans l’arrière pays de Nice.

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Tout fonctionne parfaitement, nous sommes dans les 3 premiers de la classe en début de rallye mais en bénéficiant de l’abandon des premiers nous terminons finalement vainqueur de classe, 5 ème de groupe et 17 ème au scratch.

 

C’est bien, mais mon objectif est d’être au niveau les meilleurs et à la régulière.

 

Encouragé par ce résultat nous nous engageons au prochain rallye, le rallye de Cannes que nous reconnaissons avant qu’il soit annulé au tout dernier moment.

 

Nous nous rabattons sur le Rallye Monte Carlo Junior ; pour ce rallye et afin de nous battre à armes égales avec les meilleurs, nous commandons des pneus racing mixte (4 Michelin TB15) en espérant ne pas subir de crevaison et en pensant que cela sera suffisant puisque nos pneus habituels résistent à l’usure beaucoup plus qu’un rallye.

 

Cet achat se fait grà

grâce à la prime pour victoire de classe au Rallye Jean Behra.

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Nous voilà au départ du Monte Carlo Junior (il s'appelle ainsi car il reprend le parcours final du Rallye de Monte Carlo et les vainqueurs de chaque groupe recevaient à l'origine un engagement gratuit pour le "grand" Rallye de Monte Carlo).

La conduite en pneus racing est complètement nouvelle pour moi mais la différence avec les pneus précédents est carrément ahurissante.

 

La première spéciale est la célèbre spéciale du Monte Carlo des « grands », le fameux Col de la Madone- Col des Banquettes ; le rallye est suivi en direct sur Radio Monte Carlo avec le journaliste et commentateur Bernard Spindler au micro, mais nous n’avons pas de radio à bord.

 

Nous effectuons la première spéciale et constatons des vitesses de passage avec les nouveaux pneus qui n’ont rien à voir avec nos pneus habituels.

 

Nous sortons de la spéciale et entamons la liaison vers Moulinet pour la 2éme spéciale du Col de Turini avec arrivée à La Bolléne Vésubie.

Nous avons un point d’assistance avant la 2éme spéciale et là on nous annonce que nous avons effectué le quatrième temps scratch dans la 1ére, ex aequo avec Michel Robini sur une Kadett GTE.

 

Cette annonce provoque chez nous une explosion de bonheur ; nous avons été plus rapide que les meilleurs pilotes de Rallye 2 (Lassauge en particulier qui était pour nous, et jusqu’à ce jour, un extraterrestre).

 

Tout le rallye va se dérouler ainsi et avant la dernière spéciale nous avons 30 secondes d’avance sur Lassauge, nous sommes 2 éme du groupe et 8éme au scratch.

 

Personne ne nous attendait à ce niveau. Nous décidons d’assurer dans la dernière spéciale (Col de la Madone- Col des Banquettes), d’autant plus que nos pneus, neufs eb début de rallye, sont à la corde et que nous n’en avons pas d’autres.

 

J’estime suffisante mon avance pour assurer dans cette épreuve, de toute maniére les pneus avant sont à la corde et les arriéres encore plus; malgré celà je part confiant dans cette spéciale.

Lassauge a monté 4 pneus neufs pour cette spéciale, il reprend tout son retard et nous devance à l’arrivée de quelques secondes.

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Notre déception est limitée car nous avons effectué une belle démonstration à nos yeux et à celles des amateurs qui ont suivi cette épreuve.

 

 

A l’arrivée les suspicions à notre égard de non-conformité volent bas mais je considère cela comme plutôt flatteur.

 

 

Voilà ; nous avons été capables de nous hisser au niveau des tous meilleurs. Notre prochain objectif va être de prouver que nous pouvons être rapides ailleurs que dans notre « jardin ». Nous avons gagné un peu d’argent avec ces résultats mais nous sommes encore loin d’amortir nos participations.

 

 

Il faut dire que ma situation financière n’est pas florissante. Je travaille le matin au marché de Menton en tant que livreur dans les BOV (beurre, œuf, volaille) de 5h jusqu’à 13H environ. L’après midi je suis monteur de pneumatiques chez un copain qui vient d’ouvrir une station du pneumatique. Je suis payé en pneus. Je travaille donc entre 70 et 80 heures par semaine mais cela ne suffit pas à financer et assouvir ma passion. Heureusement que notre écurie (ASA Menton) est bien organisée et fournit l’assistance gratuitement pour la plupart des épreuves.

 

Nous trouvons le financement pour nous engager au rallye du Var et avons très peu de jours pour nous préparer. Mon copilote ne pourra pas faire les reconnaissances, un copains se dévoue pour effectuer la prise de notes à mes cotés.

Ce sera un bon test pour tester notre compétitivité en dehors de chez nous. Le président nous prête sa R5 TS pour reconnaitre, nous le remercions en la lui mettant sur les portières.

Cela va faire 3 rallies en moins de deux mois, je commence à m’essouffler. Il y a environ 80 rallye 2 au départ dont une majorité en groupe 1. Tous les ténors sont là. Nous confirmons nos performances en terminant 2 eme de classe sans pouvoir vraiment inquiéter le premier mais pas très loin et malgré une crevaison lente dans une spéciale de plus de 50 kms. Loin de nos bases, cela constitue une très bonne performance.

 

 

En trois rallies notre objectif d’être à la régulière en mesure de nous battre pour la première place est atteint.

 

J’espère naïvement que ces performances seront suffisantes pour attirer l’attention et pouvoir être aidé pour la suite car je suis financièrement à sec.

 

 

Rien ne se passera et on repart pour une saison.

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Bonjour Piedgaz et merci pour ton intérêt; je n'étais pas sur que cela intéresse quelqu'un.

Donc la suite va venir.

Bonne journée.

 

 

Bonjour,

 

Mon intérêt vient de ce que ça a réveillé quelques souvenirs persos.

Mais c'était encore plus tôt que toi, en Ile de France (qui ne s'appelait pas encore comme ça) et jusqu'en Bourgogne ; et comme j'étais étudiant, là aussi les finances avaient du mal à suivre.

Comme à mon époque il y avait deux catégories de rallyes en France, je pilotais en Régional (Dauphine kitée), mais n'étais que copilote en National (Ford Escort MKI groupe 2).

Le service militaire puis le mariage ont mis un terme à cette épopée.

 

Ce n'est que beaucoup plus tard que, un peu par hasard, je suis revenu au sport auto ; et cette fois sur circuit, principalement sur monoplaces et un peu en petits protos. Avec l'avantage d'être passé par des écoles de pilotage qui permettent d'être plus rapidement opérationnel qu'en tant qu'autodidacte, où les erreurs sont rarement corrigées, et donc persistent.

 

Même si l'occasion m'était offerte, aujourd'hui je ne repartirais pas sur la route. Trop dangereux à mon goût. Plus on prend de l'âge, plus on prend conscience des risques. Même si l'on peut se crasher grave en circuit (j'ai donné une fois), on s'en sort relativement mieux vu la sécurité mise en oeuvre, aussi bien côté infrastructures que côté monoplaces.

 

 

Bonne journée, et bonne prochaine saison.

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Pour se faire remarquer dans le sport automobile, il faut commencer par effectuer des performances sur une ou plusieurs épreuves.

 

 

Il faut ensuite concrétiser ces performances au travers d’un titre dans un championnat officiel. N’ayant pas les moyens de m’aligner sur toutes les épreuves d’un championnat de France, je décide de tenter de décrocher le titre mis en jeu par Simca et organisé par le SRT (Simca Racing Team) dans chaque discipline (rallye, circuit, course de cote). Si j’ai de la réussite, les primes d’arrivées en remportant la classe de ces rallyes peuvent me permettre d’effectuer un nombre suffisant de rallies pour figurer dans ce championnat voire, avec un peu de réussite, tenter de décrocher une bonne place.

 

 

J’établis le programme de participation pour les six premiers mois de l’année 1977 ; nous participerons donc à la Ronde de la Giraglia, le Rallye Dôme et Forez, le rallye Ain Jura et le Rallye des Dauphins (vers Grenoble). J‘arrive à décrocher en cours de saison un petit sponsor local qui nous garantira le paiement de nos droits d’inscription à chacun de ces rallyes.

 

 

Le second poste important du budget, à savoir les pneumatiques, sera assuré par mon job de l’après midi chez la Station du Pneumatique à Menton (tenu par Marc Alessandra, un pilote de kart puis de monoplace, il sera pilote Motul en 1979). Je suis rétribué en pneus de compétition mais pas suffisamment pour assurer tous mes besoins, je dois en acheter malgré tout.

 

Nous voilà au départ de la Ronde de la Giraglia qui, grâce à son parcours concentré nous permets de faire les reconnaissances en une journée et demie environ ; cela est un peu court pour aller chercher les meilleurs locaux, mais il faudra bien que cela suffise. Le rallye se déroule dans la foulée, cela nous fera un seul déplacement en Corse que je connais un peu grâce à ma participation au Tour de Corse 1974.

 

 

Nous avons mis au point avec Jean Paul, mon copilote, un système de prise de note qui nous permets d’être compétitif après un passage de prise des notes puis deux passages de vérification. De plus c’est une ronde et nous pouvons améliorer les notes au fur et à mesure des passages.

 

 

Nous avons eu le temps de nous retaper physiquement et nous avons un moral d’acier. Les conditions sont très bonnes avec un beau soleil, bien que les conditions de pluie me plaisent bien habituellement même si cela augmente le budget pneumatique.A cette époque les pneus racing de chez Michelin sont les SB9, SB10, SB11 pour le sec, les TB15 pour le mixte, et PB15 pour la pluie.

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salut, ;)

pour le plaisir, ;) recherche d'un sponsor

Voilà comment j'ai procédé , il y a …..attention, 42 ans , oups !

Le mieux pour trouver un sponsor et d'envoyer un dossier aux entreprises , avec des photos de ton auto, tes objectifs, ton budget nécessaire

pour effectuer tes courses, le budget,approximatif qu'il te manque ,en gros un dossier ou tu expliques tout,...bon courage mais il faut les

''remuer''.Donc en plus, Comme j'étais "degun" et que je trouvais rien, alors je disais à mes futurs partenaires ... ''si je fais 1er de classe , un

chèque, si je fais 2eme rien '', sur 4 recherche ,4 OK !!!, sur 5 courses de cotes j'ai fais 4 fois 1er à l'époque , je demandais 2 fois le montant de

l'engagement...mes sponsors suivaient mes courses comme le résultat du loto . C'est sur 1er ou rien, faut déjà avoir l'auto qui peut faire la

classe,.... ensuite le coup de volant, :-) :-) ...mais quand personne te connais comment faire ? , faut tenter ta chance.De plus mettre la pub du

snack de mon quartier pour trois pizzas gratuite c'était pas pour moi, je trouvais cette solution plus motivante pour faire des temps,ainsi me

faire repérer, motiver mes sponsors , devenus vrai ''fans'' a me soutenir dans des aides de logistiques ou préparations de l'auto etc, leur but

n’était plus que je finisse 2eme''gratuitement'' mais bien 1er et je pouvais compter sur eux mêmes 3eme ou 4eme, une vrai complicité, un jeu, ….. il y a bien

longtemps

 

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Les SB11 sont récents chez Michelin et offrent une très grande adhérence mais sont un peu trop tendres pour tout un rallye (nous n’avons pas les moyens de changer les pneus en cours de rallye).

 

Les SB9 sont les plus durs donc les moins adhérents mais évidemment les plus résistants.

 

Je fais un essai et monte des SB11 devant et des SB10 derrière (le panachage de gomme n’est pas encore très usité) ; cela transforme le comportement de la voiture qui est comme sur un rail.

 

On ne dérive plus de l’avant et on ne glisse pas de l’arrière mais surtout on n’use pas trop les pneus. On survole toutes les cordes bien en appui sur les deux roues encore sur la route ; à mi parcours de la première spéciale, des temps partiels nous mettent devant toutes les rallyes 2, y compris celle de Deriu le favori.

 

Un beau soleil inonde le cockpit de la voiture et suite à un vague coup d’œil dans le retro je vois un nuage de vapeur qui se dégage du moteur. Le voyant est au rouge vif mais je n’ai pas pu le voir car le soleil tape en plein sur le tableau de bord. Nous nous garons, le rallye est terminé et nous n’avons même pas terminé la première spéciale. Nous avons perdu la courroie de la pompe à eau et n’ayant pas vu le voyant s’allumer, nous avons perdu toute l’eau du circuit de refroidissement et avons grillé le joint de culasse. Cela commence bien mal. Nous n’avons pas terminé le rallye, donc pas de prime d’arrivée et en plus nous devons démonter le moteur et lui faire faire un tour chez le préparateur.

 

Le rallye s’est terminé prématurément mais étant enfermé dans la spéciale, nous sommes obligés d’attendre la fin du rallye pour être rejoints par l’équipe d’assistance.

 

Nous sommes arrivés en Corse par le port de Bastia et avons un bateau à prendre pour le retour après avoir rejoint le port de Calvi.

 

Nous n’avions pas de remorque porte voiture à cette époque et amenions la voiture de rallye par la route.

 

Il fallait donc repartir par la route sauf que dans notre cas et avec un moteur hors d’usage, la seule solution était de se faire remorquer à la ficelle.

 

Faire Bastia-Calvi à la ficelle, je vous garantis que ce n’est pas un partie de plaisir ; lorsque vous arrivez et que vous voyez le ferry en train de sortir du port sans vous, cela devient un cauchemar.

 

Le prochain bateau part de Bastia mais pas avant deux jours ; pas d’autre solution que de remonter sur Bastia à la ficelle et d’attendre le prochain départ. A mon retour à Menton, mon patron des BOV qui avait eu le plus grand mal à me libérer pour aller participer à cette épreuve, m’annonce que je suis viré.La saison commence bien.

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Ton anecdote de perte d'eau de refroidissement me rappelle la mienne... où le joint de culasse avait été préservé par le simple fait que la température maximale de fonctionnement des bougies avait été dépassée et que suite à ça, le moteur s'était tout simplement éteint !

Une fois le durit en cause remplacé et le plein d'eau fait, c'était reparti sans aucune séquelle.

 

Bon, je suppose que la suite sera pour l'année prochaine ? Le temps que tu retrouves du boulot (je sais, dans le contexte, même pas drôle...).

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Le 30/12/2019 à 09:55, Piedgaz a dit :

Ton anecdote de perte d'eau de refroidissement me rappelle la mienne... où le joint de culasse avait été préservé par le simple fait que la température maximale de fonctionnement des bougies avait été dépassée et que suite à ça, le moteur s'était tout simplement éteint !

Une fois le durit en cause remplacé et le plein d'eau fait, c'était reparti sans aucune séquelle.

 

Bon, je suppose que la suite sera pour l'année prochaine ? Le temps que tu retrouves du boulot (je sais, dans le contexte, même pas drôle...).

Salut Piedgaz, effectivement pour l'année prochaine mais on a pas dit quand; pour le boulot vu que je suis à la retraite, tant qu'on me la verse je ne chercherai pas de boulot ;-)).

Merci en tout cas pour ton intéret. Je ne sais pas si je vais continuer car la petite histoire a duré environ 7 ans avec plus d'une trentaine d'épreuve avec Kadett GTE au Rally de San Remo puis epreuves sur terre avec Kadett et Coupe 104ZS banzaï.........

Bon confinement à tous.

PS: à tout ceux qui suivront, je tirerai au sort pour envoyer une petite culotte de ma femme (usagée). Elle est à la retraite aujourd'hui mais à l'époque elle était b.nne........

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Il me reste un mois avant notre prochaine participation ; il faut d’ici là réparer la voiture, trouver une solution pour payer mon loyer puisque je n’ai plus de boulot, trouver les finances pour réparer la voiture et nous engager au prochain rallye (Dôme et Forez). Pour l’instant je pointe au chômage mais j’ai toujours mon boulot de l’après midi qui me fournit le minima de pneus nécessaires à mes participations. Je n’ai même pas l’impression de vivre une galère tellement je suis exalté et déterminé.

Nous voilà au départ du Rallye Dôme et Forez avec 100% de spéciales que nous découvrons. Nous sommes partis un weekend pour reconnaitre avec la 404 Peugeot de mon copilote.

Nous avons effectué aucun passage avec la voiture de course qui de toute manière sera prête seulement quelques heures avant notre départ pour le rallye (par la route car toujours pas de remorque). Comme le parcours est sous forme de ronde, nous corrigerons les notes lors du premier passage. Pour les finances, mon allocation chômage correspond au montant de mon loyer et ce sera pates à tous les repas.

Revenons au rallye, dans les premières spéciales nous sommes dans les meilleurs mais Dantoine, un des meilleurs pilotes de Simca Rallye 2 en France, nous devance régulièrement, ce qui est normal puisqu’il est du coin et connait bien les épreuves spéciales ; après avoir corrigé les notes, nous effectuons des temps équivalents à ceux de Dantoine mais nous sommes seconds et n’arrivons pas à rattraper notre retard pris lors du premier tour.

A l’arrivée, bonne surprise puisque nous terminons vainqueur des Rallye 2 groupe 1, Dantoine ayant écopé d’une minute de pénalité ce qui nous permet de lui passer devant. Un peu de chance et de réussite ne sont pas pour déplaire à ce moment là. Nous n’avons pas le temps de rester pour la remise des prix (un chèque nous attends) car tout le monde doit être au boulot lundi matin (je parle des copains qui nous font l'assistance) . Nous voilà dansles premiers du championnat de France SRT des Rallye 2. C’est bien mais les galères ne vont pas tarder à reprendre…

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Le rallye d’après est le rallye Ain Jura, tout nouveau également pour nous ; la situation  financière est très tendue mais heureusement que la prime d’arrivée du Dôme et Forez nous aide un peu.

Nos bons résultats attirent la sympathie et nous trouvons deux petits sponsors ; un marchand d’appareils électroménagers qui s’engage à nous payer les droits d’engagements aux prochains rallyes et deux frères qui possèdent un petit bar restaurant et vont nous aider pour les frais de carburant.

La voiture perd donc sa couleur d’origine pour mettre en avant celle de nos annonceurs.

D’autre part, Marc, le copain chez qui je monte des pneumatiques l’après midi nous obtient la gratuité pour plusieurs pneus racing en mixte et en sec chez Kleber; seul problème ils sont assez nettement moins performant que les Michelin qui nous équipent actuellement mais que nous devons payer ceux la.

On va essayer ces pneus et voir ce que cela donne.

Nous voilà engagé pour le Rallye Ain Jura, une ronde autour d’Oyonnax. Nous nous offrons un weekend de reconnaissance avec la Peugeot 404 de mon copilote ; cela est indispensable car les pilotes locaux sont très rapides et connaissent le terrain par cœur évidemment. Nous dormons le jour sous une toile de camping et reconnaissons la nuit.

Départ du rallye avec les nouveaux pneumatiques et là c’est une catastrophe, ce sont de vraies savonnettes et on n’arrive pas à prendre d’appuis même en les chauffant bien. Il faut changer de style de pilotage pour conduire tout en glisse et en anticipation mais la Rallye 2 n’est pas vraiment faite pour ce genre de conduite car elle a une puissance bien limitée. Malgré tout, nous sommes dans les trois premiers à mi rallye, pas très loin du second. Nous glissons finalement un peu trop en dehors de la route et une roue arrière heurte une souche enfouie dans une bordure que nous avons élargie généreusement. Crevaison mais plus grave la traverse arrière est légèrement pliée et déplacée. La voiture roule en crabe, le rallye est fini pour nous.

C’est ma première sortie de route et malgré qu’elle soit très légère puisque aucune carrosserie n’est froissée, ses conséquences sont sans appel.

On pense au prochain rallye, ce sera le Rallye des Dauphins, dans le Vercors autour de Grenoble.

Nous avons pris le départ de trois rallyes depuis le début de l’ année, avons gagné une fois et abandonné deux fois ; nous n’avons plus droit à l’erreur.

 Reconnaissance minimum par manque de temps pour mon copilote et d’argent pour ce qui me concerne. Nous avons fait évoluer notre système de note et parvenons à un résultat satisfaisant après un passage de prise des notes et deux passages de vérification. Beaucoup d’équipages passent en reconnaissance plus de dix fois dans chaque spéciale.

Départ du rallye, nous sommes dans les meilleurs du groupe, deuxième juste derrière une Opel Commodore GSE ; il faut dire qu’il n’y a pas trop de gros bras et nous avons abandonné les pneus Kleber pour revenir aux Michelin, nous allons essayer d’en profiter. Deuxième spéciale et nous subissons le même ennui qu’à la Giraglia (perte de la courroie) mais comme nous sommes vigilants, dés le témoin allumé, nous nous arrêtons dans la spéciale pour changer la courroie. Nous avons perdu trois ou quatre minutes et sommes dans le fond du classement à la fin de la première étape. Nous sommes malgré tout confiant car, sans nos ennuis, nous sommes beaucoup plus rapides que nos adversaires et avons calculé pouvoir remonter tout notre retard avant la fin de rallye, si nous n’avons pas d’autres problèmes. La malchance nous poursuit, nous apprenons au départ de la deuxième étape que suite à des problèmes d’autorisation préfectorale le reste du parcours est neutralisé et toutes les épreuves spéciales restantes sont annulées. Elles seront parcourues en liaison avec un temps imparti, donc nous n’avons plus aucune chance de refaire notre retard. En définitive, les organisateurs ont calculés des temps impartis très serrés et la plupart des participants prennent des minutes de pénalité. Nous passons partout dans les temps et avant la dernière spéciale nous sommes revenus en tète de notre catégorie, cela s’arrange. Nous sortons de la dernière spéciale et avons quelques kilomètres pour rentrer à Grenoble et rallier la ligne d’arrivée, et tout d’un coup le moteur s’arrête. Nous avions déjà eu une ou deux alertes similaires mais le moteur redémarrait au bout de quelque secondes et nous n’en faisions pas cas. Mais là les minutes passent et impossible de démarrer le moteur, nous sommes verts de rage et le temps de mise hors course est largement dépassé lorsque enfin il daigne redémarrer. Nous sommes maudits et l’objectif du championnat s’éloigne définitivement. Sans la rentrée financière des primes de victoire de classe, il est impossible de continuer les participations.

Finalement avec un seul résultat nous terminerons 20éme au championnat de France SRT des rallies.

Nous sommes épuisés moralement, physiquement, financièrement, nous arrêtons nos participations par la force des choses et suite au mauvais sort qui s’acharne sur nous. Pourtant si nous faisons le bilan des sept derniers rallyes avec la nouvelle auto, nous avons gagné deux fois, terminé deuxième deux fois et abandonnés trois fois, ce n’est pas un si mauvais bilan mais nous voulons faire mieux.

L’objectif est de devenir un participant au volant de bonnes voitures financées, au moins en partie, par d’autres moyens que les miens.

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Ceci fut une lecture bien inspirante! Merci de nous en avoir fait part!                                                                         Du coup si nous faisions un bilan pour les jeunes d'aujourd'hui (dont moi) qui veulent se lancer? Et merci!!

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