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FORD GT MATECH ( 2006 / 2011 ).


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( TRADUCTION EN ANGLAIS, A LA SUITE )

 

PREMIERE PARTIE : LA FORD GT3 MATECH.

 

C’est l’histoire d’un nageur suisse de haut niveau qui est passé tout près d’une qualification en natation aux Jeux Olympiques de Barcelone 1992. Son rêve ? Ramener la Ford GT sur les circuits. Bien avant l’épopée Ford GT que l’on connaît, Martin Bartek s’était mis en tête de concevoir, faire rouler et vendre des Ford GT pour la compétition. L’ancien nageur, né en Slovaquie en 1967, devenu chef d’entreprise, avait tout pour réussir dans le domaine des affaires mais la vie en a décidé autrement.

Le 4 avril 2011, Martin Bartek, marié à Esther, père de deux enfants (Audrey, Nikola), mettait fin à ses jours. Sa passion débordante pour le sport automobile a eu raison de sa vie. Retour sur une histoire peu ordinaire d’un homme qui a remis en compétition la Ford GT sans avoir le soutien financier du constructeur américain.

 

Les débuts en sport auto, la passion pour Ford…

 

Martin Bartek est arrivé sur le tard en sport automobile par le biais du Porsche Club Europa où il roulait sur une Porsche 996 GT3-RS ex-Freisinger Motorsport en 2002. C’est par l’entremise de Philippe Tillie (PSI Experience) que tout est parti : « En 2005, j’ai rencontré Philippe Tillie. Il avait l’idée de développer une Ford GT pour la compétition et je me suis rapproché de lui. Finalement, j’ai racheté le projet. Lors d’un dîner, j’en ai parlé à Stéphane Ratel qui a de suite été séduit. En novembre 2006, nous avons débuté l’homologation de l’auto. » Avant de parler de GT1 et de 24 Heures du Mans, Martin Bartek est passé par la case GT3 après avoir lancé Matech Concepts.

 

Ford a d’abord fait la fine bouche…

 

Monter un tel programme sans l’aval de Ford n’a pas été simple. « Deux mois plus tard, Ford a fait pression auprès de la FIA pour faire avorter le projet », confiait Martin Bartek à Endurance-Info en 2010. « Ils ont eu peur que je détruise le mythe, donc j’ai mis le projet de côté durant deux mois car je ne m’étais pas posé la question de savoir ce que pourrait en penser Ford. Entre temps, Ford a été débouté puis lancé le programme Mustang GT3. La Ford GT a fait la pole à Silverstone en 2007 alors que la Mustang était à 10s. Ford a alors pris conscience que ce n’était pas facile de développer une auto compétitive. Il aura fallu attendre deux meetings pour que le dialogue se noue réellement entre nous. J’ai alors rencontré les dirigeants à Detroit avec en prime trois mois de négociation. J’ai trouvé un accord pour avoir des coques nues et nous avons repris en échange le programme Mustang. Depuis, nos relations sont bonnes même si elles sont purement commerciales. »

Matech Concepts a dû faire avec les moyens du bord : « Nous n’avons aucune aide financière. Nous avons juste eu le droit d’utiliser durant quelques heures la soufflerie Ford à Cologne ainsi qu’un accès aux données de CAD de l’auto et l’équipement de simulation de CFD. Tout ce que je veux chez Ford, je le paie. La coque vient de chez eux et le moteur de chez Roush. Pour le reste, tout est fait en Europe. »

 

Premier meeting FIA GT3 et première pole…

 

Le programme GT3 a été dévoilé le 6 mars 2007 avec comme objectif d’aligner trois Ford GT en FIA GT3. Christian Schumacher s’est occupé de l’homologation de l’auto avec le renfort d’Andreas Hainke. Le projet, 100% privé, a été présenté avec une Ford GT dans une livrée Gulf. Le 5 mai de la même année, Romain Bera décrochait la pole à Silverstone pour la toute première qualification de la Ford GT. Dès le deuxième meeting, dans les rues de Bucarest, le tandem Bera/van Campenhoudt imposait la Ford GT dans la course 2 après que Martin Bartek et Thomas Mutsch aient pris la 2e place en course 1. Fin 2007, Matech Concepts était officialisé distributeur officiel des Ford Mustang FR500GT3 et FR500GT4 en plus de faire rouler la Mustang GT3 et la GT.

 

Devant le développement des activités de Matech Concepts, Martin Bartek se retira de la compétition dès 2008 pour développer la société mais aussi Matech GT Racing, l’équipe de course. Le FIA GT3 était d’actualité avec en prime l’ADAC GT Masters et une pige en FFSA GT avec deux Ford GT. La saison 2008 s’est clôturée par le titre Equipes FIA GT3 avant la place de vice-champion l’année suivante derrière Hexis Racing.

Pour Martin Bartek et Matech Concepts, le GT3 n’était qu’un passage et le businessman avait d’autres ambitions pour sa structure : le GT1 et Le Mans, toujours avec la Ford GT…

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( TRADUCTION EN ANGLAIS, A LA SUITE )

SECONDE PARTIE : LA FORD GT1 MATECH.

Une fois la Ford GT dans sa version GT3 bien en place, Martin Bartek avait des ambitions bien plus élevées pour la GT américaine. Le 6 avril 2009, le patron de Matech Concepts levait le voile sur la Ford GT GT1 au Paul Ricard en compagnie de Stéphane Ratel. L’homme d’affaires suisse a été le premier (avec Nissan) à rejoindre le nouveau championnat World GT1 qui allait débuter en 2010.

La saison 2009 servait de mise au point de l’auto qui débutait en compétition à Silverstone avec Thomas Mutsch et Thomas Biagi sur une Ford/Matech, la seconde étant alignée par Marc VDS Racing Team pour Bas Leinders et Renaud Kuppens. Les débuts étaient prometteurs avec une 8e et une 10e place dès le meeting britannique. Marc VDS est rentré à quatre reprises dans les points et Matech GT Racing deux fois.

Avec le lancement du World GT1 en 2010, Martin Bartek voulait être prêt à affronter la concurrence. “Matech GT Racing est un team privé qui dispose de moyens limités”, confiait Martin Bartek à Endurance-Info en avril 2010. “La Ford GT GT1 est née en moins de deux mois et notre but était d’apprendre en 2009 face aux GT1 d’ancienne génération. Nous avons roulé avec une simple extrapolation du modèle GT3. L’auto était sous-motorisée et seul le châssis était extraordinaire. Nos ingénieurs ont travaillé trois mois pour faire évoluer l’auto. A un moment, il a fallu arrêter les recherches car cela ne servait plus à rien compte tenu de la BOP. A l’automne, les moules ont été produits d’après tout le travail fait par ordinateur. Tout ceci n’aurait pu être possible sans le travail aéro de Enrique Scalabroni, qui a notamment travaillé pour Ferrari F1. Les moteurs viennent quant à eux directement de chez Roush. Notre nouvelle auto est bien au niveau du Cx et nous avons fait divers tests en soufflerie ainsi que des tests CFD pour analyser les fluides aéro.”

Pour la première saison du World GT1, Matech GT Racing a fait rouler des pilotes de la trempe de Romain Grosjean, Richard Westbrook, Nicolas Prost, Nicolas Armindo, Neel Jani et Thomas Mutsch. Le team suisse faisait confiance à un équipage féminin sur sa seconde auto avec Cyndie Allemann, Rahel Frey et Natacha Gachnang mais un accident de cette dernière à Abu Dhabi dès l’ouverture de la saison a mis à mal les espoirs de cet équipage. En parallèle, Marc VDS Racing Team alignait deux Ford GT. En fin de saison, Thomas Mutsch terminait vice-champion et Ford prenait la 3e place du championnat Constructeurs.

Une autre idée germait dans la tête de Martin Bartek : mettre la Ford GT au départ des 24 Heures du Mans ! Pour cela, trois Ford GT étaient alignées aux 1000 km de Spa, deux pour Matech, une pour Marc VDS. C’est cette dernière qui s’est imposée en GT1 grâce à Leinders/Palttala/de Doncker. “Spa était un test grandeur nature”, expliquait Martin Bartek. “Nous n’avions pas fait le moindre test d’endurance.” Les trois Ford GT étaient au départ des 24 Heures du Mans pour le plus grand plaisir du patron de Matech : “C’est le must du must ! Beaucoup de pression vont reposer sur nos épaules. Je sais toute l’histoire de Ford au Mans et l’héritage laissé par cette auto. Je veux être à la hauteur de l’événement et cela me pousse à m’ôter de la pression. Je ne me fais aucun doute sur le fait que la Ford GT est attendue et que c’est un plaisir pour beaucoup que de la voir rouler au Mans. C’est en plus une belle voiture qui attire l’œil.” Si les trois Ford GT ont brillé en essais, aucune n’a vu le damier (casse moteur pour les deux).

Malgré la satisfaction d’avoir mis trois Ford GT au Mans, Martin Bartek quittait la Sarthe un brin déçu avec la fin de l’éligibilité des GT1 : “Cette annonce est étrange car nous devons avoir une réunion de concertation le 28 juin prochain (déclaration faite le 10 juin, ndlr) entre les différentes parties. L’objectif est de parler de l’avenir du GT et pas seulement du GT1.” Pour Matech, il n’était pas question à cette époque de transformer la Ford GT en GT2 : “Ma politique a toujours été claire. La décision est irrévocable et il est hors de question de développer une Ford GT pour le GT2. Soit le législateur accepte l’auto comme elle est, soit il la refuse. Je sais que son gabarit n’est pas conforme pour le GT2 mais je veux bien que l’auto actuelle soit modifiée au niveau technique, pour qu’elle soit au niveau de performance des GT2.”

Finalement, après réflexion, Martin Bartek décidait de faire machine arrière en développant une version GT2 de sa Ford GT : “J’ai pris cette annonce comme un coup de poignard dans le dos. Depuis, il y a eu des discussions avec l’ACO et je comprends mieux pourquoi ils ont fait ce choix. Sur le long terme, avoir une seule catégorie GT n’est pas forcément mauvais et je pense que cela va amener plus de diversité. Une chose est sûre, nous n’avons pas les moyens de développer une toute nouvelle auto et des négociations ont été entamées avec le législateur. Il a fallu faire des compromis et adapter notre auto à cette catégorie LMGT.”

L’intérêt pour cette version GT2 ne s’est pas fait mentir avec quatre pré-commandes dès l’annonce du projet et un total de dix autos construites, pas une de plus.

Ce nouveau challenge ne faisait peur en rien au patron de Matech : “Ce nouveau défi ne nous fait pas peur. En GT1, nous roulons contre Nissan, qui est proche de l’usine. Je n’ai ni peur ni crainte d’affronter les plus grands. Les deux ventes de la version GT1 ne couvrent pas les frais de développement. Je ne peux plus en vendre et il faut aussi penser que la situation économique a joué un rôle non négligeable. Si je veux couvrir les frais, il faut un nouveau défi et voilà aussi pourquoi nous arrivons en LMGT.”

Les premières livraisons devaient intervenir fin 2010 pour un engagement en Europe et aux Etats-Unis. Le prix de vente de la Ford GT Spec-GT2 était de 500 000 euros.

On sait ce qu’il est advenu de la suite des événements avec le décès de Martin Bartek. Stéphane Ratel a beaucoup travaillé avec l’homme d’affaires suisse : “Le décès de Martin est le drame de ma vie professionnelle. Sa disparition m’a beaucoup touché. C’était quelqu’un qui avait une passion débordante.”

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( IN ENGLISH )

FIRST PART : THE FORD GT3 MATECH

It’s the story of a top Swiss swimmer who came close to qualifying swimming at the Barcelona 1992 Olympic Games. His dream? Bring the Ford GT back to the racetrack. Long before the famous Ford GT adventure, Martin Bartek had taken it upon himself to design, run and sell Ford GTs for competition. The former swimmer, born in Slovakia in 1967, became a business leader, had everything to succeed in business, but life decided otherwise.

On April 4, 2011, Martin Bartek, married to Esther, father of two children (Audrey, Nikola), ended his life. His overflowing passion for motorsport got the better of his life. A look back at an unusual story of a man who put the Ford GT back into competition without having the financial support of the American manufacturer.

The beginnings in motorsport, the passion for Ford…

Martin Bartek arrived late in motorsport through the Porsche Club Europa where he drove a Porsche 996 GT3-RS ex-Freisinger Motorsport in 2002. It is through Philippe Tillie (PSI Experience) that all left: “In 2005, I met Philippe Tillie. He had the idea of developing a Ford GT for competition and I approached him. Eventually, I bought the project. During a dinner, I spoke about it to Stéphane Ratel who was immediately won over. In November 2006, we started homologating the car. Before talking about GT1 and the 24 Hours of Le Mans, Martin Bartek went into GT3 after launching Matech Concepts.

Ford was choosy at first ...

Building such a program without Ford’s endorsement was not easy. “Two months later, Ford put pressure on the FIA ​​to abort the project,” Martin Bartek told Endurance-Info in 2010. “They were afraid that I would destroy the myth, so I put the project side for two months because I hadn't asked myself what Ford might think. In the meantime, Ford was rejected and then launched the Mustang GT3 program. The Ford GT took pole at Silverstone in 2007 with the Mustang at 10s. Ford then realized that it was not easy to develop a competitive car. We had to wait two meetings for the dialogue to really take shape between us. I then met the leaders in Detroit with the bonus of three months of negotiations. I made an agreement to have bare hulls and we took over the Mustang program in return. Since then, our relations are good even if they are purely commercial. "

Matech Concepts had to do with the means at hand: “We have no financial support. We just had the right to use the Ford wind tunnel in Cologne for a few hours as well as access to the car's CAD data and CFD simulation equipment. Anything I want from Ford, I pay for it. The hull comes from them and the engine from Roush. For the rest, everything is done in Europe. "

First FIA GT3 meeting and first pole ...

The GT3 program was unveiled on March 6, 2007 with the goal of fielding three Ford GTs in FIA GT3. Christian Schumacher handled the homologation of the car with the help of Andreas Hainke. The project, 100% private, was presented with a Ford GT in a Gulf livery. On May 5 of the same year, Romain Bera took pole at Silverstone for the very first qualifying of the Ford GT. From the second meeting, in the streets of Bucharest, the Bera / van Campenhoudt tandem imposed the Ford GT in race 2 after Martin Bartek and Thomas Mutsch took 2nd place in race 1. At the end of 2007, Matech Concepts was made official distributor Ford Mustang FR500GT3 and FR500GT4 in addition to driving the Mustang GT3 and GT.

Faced with the development of the activities of Matech Concepts, Martin Bartek retired from competition in 2008 to develop the company but also Matech GT Racing, the racing team. The FIA ​​GT3 was topical with the added bonus of the ADAC GT Masters and a freelance in FFSA GT with two Ford GTs. The 2008 season ended with the FIA ​​GT3 Teams title before the runner-up the following year behind Hexis Racing.

For Martin Bartek and Matech Concepts, GT3 was just a passing and the businessman had other ambitions for his structure: GT1 and Le Mans, again with the Ford GT …

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( ENGLISH TEXT )

 

SECOND PART : THE FORD GT1 MATECH.

Once the Ford GT in its GT3 version was firmly in place, Martin Bartek had much higher ambitions for the American GT. On April 6, 2009, the boss of Matech Concepts lifted the veil on the Ford GT GT1 at Paul Ricard with Stéphane Ratel. The Swiss businessman was the first (along with Nissan) to join the new World GT1 Championship which would begin in 2010.

The 2009 season served as a tune-up for the car which started competing at Silverstone with Thomas Mutsch and Thomas Biagi in a Ford / Matech, the second being fielded by Marc VDS Racing Team for Bas Leinders and Renaud Kuppens. The start was promising with an 8th and 10th place at the British meeting. Marc VDS has entered the points four times and Matech GT Racing twice.

With the launch of the World GT1 in 2010, Martin Bartek wanted to be ready to take on the competition. “Matech GT Racing is a private team with limited resources,” Martin Bartek told Endurance-Info in April 2010. “The Ford GT GT1 was born in less than two months and our goal was to learn in 2009 against the GT1 older generation. We drove with a simple extrapolation of the GT3 model. The car was underpowered and only the chassis was extraordinary. Our engineers worked for three months to develop the car. At one point, we had to stop the research because it was no longer useful given the BOP. In the fall, the mussels were produced after all computer work. All this would not have been possible without the aero work of Enrique Scalabroni, who notably worked for Ferrari F1. The engines come directly from Roush. Our new car is up to the Cx level and we have done various wind tunnel tests as well as CFD tests to analyze aero fluids. ”

For the first season of World GT1, Matech GT Racing had drivers of the caliber of Romain Grosjean, Richard Westbrook, Nicolas Prost, Nicolas Armindo, Neel Jani and Thomas Mutsch on the road. The Swiss team trusted a female crew in their second car with Cyndie Allemann, Rahel Frey and Natacha Gachnang, but an accident at the latter in Abu Dhabi at the start of the season shattered the hopes of the crew. At the same time, Marc VDS Racing Team entered two Ford GTs. At the end of the season, Thomas Mutsch finished runner-up and Ford took 3rd place in the Manufacturers' championship.

Another idea was germinating in Martin Bartek's head: to put the Ford GT at the start of the 24 Hours of Le Mans! For this, three Ford GTs were lined up for the 1000 km of Spa, two for Matech, one for Marc VDS. The latter came out on top in GT1 thanks to Leinders / Palttala / de Doncker. “Spa was a life-size test”, explained Martin Bartek. “We hadn't done a single endurance test.” The three Ford GTs were at the start of the 24 Hours of Le Mans to the delight of the boss of Matech: “This is a must! A lot of pressure will be on our shoulders. I know the whole history of Ford at Le Mans and the legacy left by this car. I want to be up to the occasion and that pushes me to take the pressure off myself. I have no doubts that the Ford GT is expected and that many people enjoy watching it race at Le Mans. It’s also a beautiful car that catches the eye. ” While all three Ford GTs excelled in practice, neither saw the checkerboard (engine failure for both).

Despite the satisfaction of having put three Ford GTs at Le Mans, Martin Bartek left Sarthe a bit disappointed with the end of GT1 eligibility: “This announcement is strange because we must have a consultation meeting on June 28 (declaration made on June 10, editor's note) between the different parties. The aim is to talk about the future of GT and not just GT1. " For Matech, there was no question at that time of converting the Ford GT into a GT2: “My policy has always been clear. The decision is irrevocable and there is no question of developing a Ford GT for the GT2. Either the legislator accepts the car as it is, or he refuses it. I know its build is not up to standard for GT2, but I don't mind the current car being technically modified to match GT2 performance. "

Finally, after some thought, Martin Bartek decided to backtrack by developing a GT2 version of his Ford GT: “I took this announcement as a stab in the back. Since then, there have been discussions with the ACO and I understand better why they made this choice. In the long run, having just one GT class isn't necessarily bad and I think it will bring more diversity. One thing is certain, we do not have the means to develop a whole new car and negotiations have been started with the legislator. We had to make compromises and adapt our car to this LMGT category. ”

Interest in this GT2 version was not faded with four pre-orders as soon as the project was announced and a total of ten cars built, not one more.

This new challenge did not scare the boss of Matech at all: “This new challenge does not scare us. In GT1, we are racing against Nissan, which is close to the factory. I am neither afraid nor afraid of facing the greatest. The two sales of the GT1 version do not cover development costs. I can't sell any more and you also have to think that the economic situation has played a significant role. If I want to cover the costs, it takes a new challenge and that's also why we are coming to LMGT. ”

The first deliveries were due at the end of 2010 for a commitment in Europe and the United States. The selling price of the Ford GT Spec-GT2 was 500,000 euros.

We know what happened to what happened next with the death of Martin Bartek. Stéphane Ratel has worked a lot with the Swiss businessman: “Martin’s death is the tragedy of my professional life. His disappearance really touched me. He was someone with an overwhelming passion. "

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LES FORD GT MATECH sur piste au MANS CLASSIC ?

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Interview de Geoffroy PETER en Juillet 2020

 

« Il y a eu cinq voitures de construites, » explique Geoffroy Peter. « A la fin du programme, un collectionneur américain, Lance Miller, les a toutes achetées. Il les a eues un moment puis je lui ai racheté les voitures dont je suis en possession maintenant : celle exposée à Rétromobile, plus une autre qui était aussi aux couleurs Marc VDS Racing Team. J’ai aussi le prototype noir qui a fait le développement et les premiers essais. Quant aux deux autres, elles sont toujours en sa possession. »

 

« Le but est de maintenant ramener ces voitures dans le championnat Peter Auto, l’Endurance Racing Legends. »

 

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THE FORD GT MATECH on the track at MANS CLASSIC ?

 

Interview with Geoffroy PETER in July 2020

 

“There were five cars built,” explains Geoffroy Peter. “At the end of the program, an American collector, Lance Miller, bought them all. He had them for a while, then I bought the cars I own now: the one on display at Rétromobile, plus another that was also in the Marc VDS Racing Team colors. I also have the black prototype that did the development and the first tests. As for the other two, they are still in his possession. "

 

“The goal now is to bring these cars back into the Peter Auto Championship, Endurance Racing Legends. "

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Reçu aujourd’hui : Tout petit livre racontant l’achat, par Lance MILLER, des MATECH GT1.

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Received Today : Tiny little book recounting Lance MILLER's purchase of the MATECH GT1s.

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Cher, trop peu de pages, photos répétitives, et aucune des précision techniques qu’on pouvait attendre. Sympathique livre d’atmosphère, pas du tout indispensable.

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Expensive, too few pages, repetitive photos, and none of the technical details you might expect. Friendly atmospheric book, not essential at all.

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