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Anecdotes et faits d'histoire de Zygomard et de Visa club


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Participants fréquents à ce sujet

Participants fréquents à ce sujet

Bonjour à tous,

Moi non plus jamais entendu parlé. Et quand on y pense c'est un peu degueux vu d'où ça vient.

 

Fait d’histoire, l’hôtel de ville d’Arras

 

Merci pour ce fait d'histoire, c'est un très beau bâtiment.

Heureusement qu'il a été reconstruit après sa destruction. Ça aurait été une sacrée perte pour le patrimoine.

[/quotemsg]

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Fait d’histoire, l’hôtel de ville d’Arras

L'hôtel de ville d'Arras est un bâtiment de la commune d'Arras dans le Pas-de-Calais, en France. Tout comme le beffroi, il s'agit d'un monument historique.

La construction de l'hôtel de ville a débuté en 1501. L'emplacement a été choisi sur la Petite Place car le beffroi était également en construction. L'hôtel de ville a été deux fois agrandi ; la première fois, l'agrandissement a eu lieu juste après la construction, la seconde fois, en 1572. L'hôtel de ville a été détruit puis reconstruit à l'identique durant la Première Guerre mondiale.

http://img11.hostingpics.net/p [...] sudest.jpg

Détail du toit de façade

http://img11.hostingpics.net/p [...] e02JPM.jpg

L'hôtel de ville d'Arras est situé place des Héros à Arras. Il est adossé à un beffroi classé au titre des monuments historiques et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

 

[h2]Histoire[/h2]

En 1501, un conseiller de la ville fait remarquer que l'emplacement de l'ancien échevinage de la ville est caduque et que le bâtiment est en ruine. Il est ainsi décidé que le nouvel hôtel de ville soit construit sur la petite place, en même temps que la construction du beffroi. Le bâtiment est à sa construction soutenu par deux contreforts et soutenu par six piliers formant sept arcades ogivique d'inégales portées. Le premier étage est composé de sept fenêtres à ogives, avec des archivoltes fleuris, en dessous d'œils-de-bœuf. Le toit est aigu, composé de trois rangés de lucarnes4, et composé d'ardoises. Le bâtiment est inspiré de l'hôtel de ville de Saint-Quentin. Le maître d'ouvrage en 1513 est Mahieu Martin.

À la fin de la construction, en 1517, il restait une maison de chaque côté de l'hôtel de ville. L'une s'appelait l'Asne rayé, l'autre la Tourtereulle. L'hôtel de ville s'est vite retrouvé trop étroit; il manque une salle des conseils, une cuisine, une pièce pour le concierge, et d'autres appartements. Il est ainsi agrandi perpendiculairement en arrière de « de quatre-vingt-huit pieds de longueur sur trente de largueur ». L'agrandissement de l'hôtel de ville déplace l'entrée du beffroi. Celle-ci se retrouve au premier étage.

En 1572, un pavillon dans le Style Renaissance donnant à la place et à la rue Vinocq est ajouté au corps principal du bâtiment. Il s'agit de l'œuvre de l'Artésien Mathias Tesson.

Le 26 août 1867, l'hôtel de ville restauré est inauguré en présence de Napoléon III.

Il est détruit par l'artillerie allemande pendant la Première Guerre mondiale. Il est en effet brûlé le7 octobre 1914. Il est reconstruit à l'identique après la guerre.

(Source Wikipedia, après vérification sur mon livre sur l’histoire d’Arras)

Le reste après destruction

http://img11.hostingpics.net/pics/12126615598.jpg

http://img11.hostingpics.net/pics/37352415606.jpg

http://img11.hostingpics.net/pics/331106AUL271.jpg

http://img11.hostingpics.net/p [...] 0Copie.jpg

Vue d’ensemble de la place des Héros du Beffroi et de l’hôtel de ville aujourd’hui.

http://img11.hostingpics.net/p [...] eville.jpg

Salle d’honneur de l’hotel de ville avec sur les murs les célèbres tapisseries d’Arras qui feront l’objet d’un fait d’histoire ultérieur

http://img11.hostingpics.net/p [...] M00622.jpg

 

Durant les fouilles archéologiques de la petite place. Ils ont retrouvé les fondations de l’ancienne chapelle s’y trouvant il y’a 500 ans environ

http://img11.hostingpics.net/p [...] lles01.jpg

http://img11.hostingpics.net/p [...] lles03.jpg

Reconstitution 3D approximative de ce que cela donnait. On voit l’hôtel de ville sur la gauche

http://img11.hostingpics.net/p [...] lles02.jpg

 

 

 

 

De bien belle images. :jap:

 

Finalement, le Pas de Calais, c'est plus beau que je ne le pensais.

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MD a totalement raison

 

merci Visa pour cette histoire, je connais un peu cette ville et j'en découvre encore des faits

 

le nord est bien plus beau qu'on le pense, les indigènes qui y habitent ne dise rien du plat pays (encore un) pour pas que cela soit abîmé

 

et ils ont bien raison

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9a vous dérange pas si je fais une anecdote se soir mais pendant deux ou trois jours ensuite

 

gros boulot pour mon entreprise, je dois préparé des "portes ouvertes" sur les lieux de mes travaux et ça, c'est que le soir que je le peux

 

merci d'avance

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J'ai vu ça, c'est bien.

 

Mais, ne pourrait-on pas améliorer en mettant un lien direct.

 

Par exemple , au lieu d'écrire :

 

Page 4: Histoire de l'hôtel de ville d'Arras

 

ça serait plus plaisant d'arriver directement sur le lien en cliquant dessus :

 

Histoire de l'hôtel de ville d'Arras.

 

 

je viens de voir les photos sur un écran plus grand, pas à dire, quelle belle ville et je dois le dire à chaque que j'y suis allé, ville très propre!

 

tu vas nous faire une suite VISA? j'espère... ;)

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9a vous dérange pas si je fais une anecdote se soir mais pendant deux ou trois jours ensuite

 

gros boulot pour mon entreprise, je dois préparé des "portes ouvertes" sur les lieux de mes travaux et ça, c'est que le soir que je le peux

 

merci d'avance

 

 

 

Pas de problème, fais au mieux.

Et , il est tout à fait logique que ton Entreprise passe avant FA. :jap:

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anecdote du soir

 

deux copines

 

 

La campagne Toscane, il y a quelques années…

Résidence secondaire, une nouvelle venue arrive dans un local à voiture de la maison…

-Bonjour toi

-Bonjour vous

-Tu t’appelles comment?

- Moi, c’est Ferrari, et toi?

-Moi, il me nomme « deudeuche »

-J’avais jamais entendu ce nom

-C’est que je suis vieille tu sais mais toi, tu es blessée?

-Oui, mon maître me maîtrise pas toujours et ça laisse des traces

Et voilà que pendant des mois et des mois, elles feront un brin de causette régulier

Puis un jour, une idée, on ne sait plus qui des deux, l’a eu:

-Dis, ta robe est totalement fichue, moi, c’est mes articulations qui ne vont plus bien, crois tu qu’on pourrait pas nous aider l’une de l’autre?

-Tu as vraiment une bonne idée, mon châssis est très jeune et ta robe a toujours son charme

-Oui, mais va falloir que l’on prenne tes chausses aussi

-Et mes gros aérateur, tu vas revivre ma fille

-mais faut convaincre le maître

-Concentrons nous à le convaincre dès maintenant

Et les mois passèrent et enfin la décision fut prise….

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La carrosserie d'une fourgonnette 2CV montée sur le châssis puissant d'une Ferrari 355, c'est Le résultat d e 5 ans de travail de quelques italiens.

> Résultat : une deudeuche qui atteint les 290 km/h.

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deux copines

 

 

La campagne Toscane, il y a quelques années…

Résidence secondaire, une nouvelle venue arrive dans un local à voiture de la maison…

-Bonjour toi

-Bonjour vous

-Tu t’appelles comment?

- Moi, c’est Ferrari, et toi?

-Moi, il me nomme « deudeuche »

-J’avais jamais entendu ce nom

-C’est que je suis vieille tu sais mais toi, tu es blessée?

-Oui, mon maître me maîtrise pas toujours et ça laisse des traces

Et voilà que pendant des mois et des mois, elles feront un brin de causette régulier

Puis un jour, une idée, on ne sait plus qui des deux, l’a eu:

-Dis, ta robe est totalement fichue, moi, c’est mes articulations qui ne vont plus bien, crois tu qu’on pourrait pas nous aider l’une de l’autre?

-Tu as vraiment une bonne idée, mon châssis est très jeune et ta robe a toujours son charme

-Oui, mais va falloir que l’on prenne tes chausses aussi

-Et mes gros aérateur, tu vas revivre ma fille

-mais faut convaincre le maître

-Concentrons nous à le convaincre dès maintenant

Et les mois passèrent et enfin la décision fut prise….

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La carrosserie d'une fourgonnette 2CV montée sur le châssis puissant d'une Ferrari 355, c'est Le résultat d e 5 ans de travail de quelques italiens.

> Résultat : une deudeuche qui atteint les 290 km/h.

 

Bon techniquement , c'est du beau boulot , mais le résultat bof , rien de tel qu'une vraie belle deuche :love:

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anecdote du soir

 

deux copines

 

 

La campagne Toscane, il y a quelques années…

Résidence secondaire, une nouvelle venue arrive dans un local à voiture de la maison…

-Bonjour toi

-Bonjour vous

-Tu t’appelles comment?

- Moi, c’est Ferrari, et toi?

-Moi, il me nomme « deudeuche »

-J’avais jamais entendu ce nom

-C’est que je suis vieille tu sais mais toi, tu es blessée?

-Oui, mon maître me maîtrise pas toujours et ça laisse des traces

Et voilà que pendant des mois et des mois, elles feront un brin de causette régulier

Puis un jour, une idée, on ne sait plus qui des deux, l’a eu:

-Dis, ta robe est totalement fichue, moi, c’est mes articulations qui ne vont plus bien, crois tu qu’on pourrait pas nous aider l’une de l’autre?

-Tu as vraiment une bonne idée, mon châssis est très jeune et ta robe a toujours son charme

-Oui, mais va falloir que l’on prenne tes chausses aussi

-Et mes gros aérateur, tu vas revivre ma fille

-mais faut convaincre le maître

-Concentrons nous à le convaincre dès maintenant

Et les mois passèrent et enfin la décision fut prise….

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La carrosserie d'une fourgonnette 2CV montée sur le châssis puissant d'une Ferrari 355, c'est Le résultat d e 5 ans de travail de quelques italiens.

> Résultat : une deudeuche qui atteint les 290 km/h.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=MG52eCmA7nE

 

J'habitais en Toscane , j'avais vu ça aussi avec un V8 Ferrari

 

 

IMG_0419.jpg

 

 

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anecdote du soir

 

 

Balthazar Napoléon de Bourbon,

 

l'un des héritiers du trône de France.

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Pour le trouver, mieux vaut demander l'« École Bourbon », respectable établissement qui accueille quelque 1 800 élèves. Sa directrice n'est autre qu'Elisha de Bourbon, l'épouse de Balthazar.

Dans une ruelle plus étroite que les autres, quelques maçons vêtus d'un simple pagne et portant sur la tête des paniers emplis de ciment frais, profitent d'une vague éclaircie pour faire avancer leur ouvrage. Ils hissent leur chargement dans un horrible tintamarre, au moyen d'une chaîne actionnée par une poulie grinçante.

 

 

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Quelques centaines de mètres plus loin, la demeure des Bourbon est une oasis. C'est une maison bourgeoise et coquette. Seule l'énorme inscription en cuivre « House of Bourbon », surmontée de la fleur de lys, apposée sur le mur de la véranda, rappelle que l'on n'est pas dans un banal « koti » de la middle class indienne.

Balthazar Napoléon de Bourbon, habite Bhopal en Inde

« Moi, roi de France ? Voilà qui m'a fait plutôt rire quand on m'a appris la nouvelle », lance Balthazar Napoléon. L'homme est jovial. Il poursuit : « J'ai toujours su que j'appartenais à la famille des Bourbon, mais j'ignorais que j'étais le premier de la lignée.

Un matin, j'ai reçu un coup de fil d'un copain qui m'a demandé ce que ça faisait d'être roi. J'ai cru qu'il se fichait de moi. » Grâce au prince Michel de Grèce, il sait aujourd'hui que l'hypothèse n'est pas farfelue. De là à dire qu'il se voit déjà sur le trône, il y a loin. « Je suis avocat et propriétaire terrien. Et, surtout, je suis bien Indien, même si je sais que du sang français coule dans mes veines », assène-t-il.

 

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Il ne parle pas un mot de français et n'a jamais mis un pied en France. Pas plus que ses trois enfants, qui ne rêvent que d'une chose, aller faire leurs études aux États-Unis. Tous portent cependant des prénoms français : Frédéric, Michelle, Adrien. La famille est restée de confession catholique.

Des origines « documentées »

« Dans les palais des princes et des princesses musulmans, dont les Bourbon étaient les conseillers, ces derniers avaient leur propre chapelle, explique Balthazar Napoléon. Ils avaient leurs prêtres, venus de Goa (comptoir portugais, NDLR). Il s'agissait surtout de jésuites, et ce sont eux qui ont tenu les registres de la famille, depuis l'arrivée de Jean-Philippe de Bourbon jusqu'à ces dernières années. »

Fier de pouvoir « documenter », comme il dit, ses origines, Balthazar voudrait que son appartenance à la « Maison de Bourbon » soit officiellement reconnue. Qu'il soit le premier de la lignée ou pas, il s'en moque, mais se voir accordé le titre de « duc de France » lui tient à coeur. Son père, Salvadore, disparu brutalement en 1978, s'était battu pour cela et lui continuera. Voilà pourquoi il est reconnaissant au prince Michel de Grèce de s'être intéressé au sort de ses ancêtres.

Le seul maillon faible de l'histoire des Bourbon indiens, a toujours été l'identité de Jean-Philippe, débarqué sur les côtes de Goa en 1560.

Or, Michel de Grèce, qui a passé des années à travailler sur la question, en est quasiment certain, Balthazar Napoléon de Bourbon Bhopal arrive en tête des héritiers du trône de France parce que Jean-Philippe était bien le fils du connétable de Bourbon, cousin du roi Henri IV. Il livre ses conclusions dans un roman historique paru en mars dernier, Le Rajah Bourbon, où il retrace le périple de Jean-Philippe.

 

202 Balthazar_I_of_Bourbon_-_Prime_Minister_of_Bhopal.jpg

Le fils du connétable aurait pris la mer après avoir tué un noble français au cours d'un duel. En route vers l'Espagne, il est capturé par des pirates et emmené en Égypte.

Il s'enfuit, mais est rattrapé par l'armée éthiopienne. Fuit de nouveau, et échoue en Inde.

De Goa, il se rend à Agra puis à Delhi, à la cour de l'empereur moghol Akbar, où il est reçu avec tous les honneurs dus à son rang. « Akbar savait très bien que Jean-Philippe n'était pas un imposteur. Il a toujours accueilli des Français à sa cour, ils pouvaient témoigner de l'exactitude de ce que racontait mon ancêtre », affirme Balthazar Napoléon.

Il raconte ensuite comment l'empereur a nommé Jean-Philippe chef de ses armées, lui a donné sa belle-soeur en mariage et l'a fait nabab.

 

 

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Revers de fortune

L'avocat étale des documents, des actes de naissance, des livres, des revues, sur la table du salon. Entre deux gorgées d'orangeade, il exhibe des lettres écrites en français, pour la plupart. Elles viennent de Vendée, de Belgique…

Leurs auteurs lui donnent du « prince », le remercient d'avoir su garder intacte la lignée légitime des Bourbon. Il montre un numéro de Point de vue Images du monde de 1972. En couverture, Caroline de Monaco ; à l'intérieur, l'un des premiers articles de Michel de Grèce sur les Bourbon d'Inde.

Les descendants de Jean-Philippe iront à Gwalior, puis à Bhopal, en 1775. À l'époque, Bhopal était une minuscule principauté. Quatre générations durant, elle a été dirigée par des femmes, musulmanes de surcroît, des bégums. « Les Bourbon ont été de précieux et fidèles conseillers pour les bégums et les nababs de Bhopal, relève Balthazar. Ils n'étaient pas riches mais jouissaient d'un immense pouvoir à cause de leur position. »

 

203 Prince_Adrian,_Princess_Elisha,_Prince_Balthazar_IV_and_Princess_Michelle.jpg

Comment le nom de Bourbon ne s'est-il pas perdu en 600 ans ? « Grâce aux registres des jésuites, dit-il. N'ayant aucune éducation, les dirigeants de Bhopal n'arrivaient pas à prononcer notre nom. Ils nous ont alors appelés mashis, parce que nous étions chrétiens. Mashis vient de messiah, messie. »

De fil en aiguille, de la cour de l'empereur moghol Akbar à celle des bégums de Bhopal, une branche entière de la « Maison de Bourbon » s'est ainsi installée en diaspora.

Le revers de fortune a eu lieu avant même l'indépendance. « À cause des jalousies, parce que nous devenions trop influents auprès des bégums », dit Balthazar Napoléon.

La vraie déconfiture économique intervient en 1971, lorsque l'Inde décide d'ôter définitivement tous leurs privilèges aux maharadjas, nababs et autres bégums. Pour la première fois, un Bourbon, son père, est obligé de travailler.

Le regard de Balthazar Napoléon se voile. Pas à cause de la richesse et du pouvoir perdus. Non, l'ombre qui passe fugitivement dans ses yeux est la marque de tous les êtres qui ont connu la diaspora.

 

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« Toute l'histoire de la famille est triste. Jean-Philippe est parti sous la pression et nous portons cela, en nous », confie-t-il.

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anecdote du soir

 

 

Le dernier samouraï

 

210 Affiche-dernier-samourai.jpg

 

« La fascination que le Japon exerce sur la France n’a d’égale que l’admiration que les Japonais éprouvent pour tout ce qui est français, et ce malgré la distance qui sépare les deux pays. Longtemps fermé à l’Occident et totalement replié sur sa culture séculaire, le pays du Soleil levant, des séismes, des tsunamis, des typhons et de la pluie inépuisable qui semble vouloir déverser sur le pays toute l’eau de l’océan Pacifique, à su briser son insularité dix avant l’avènement officiel de l’ère Meiji qui tire son nom de Meiji Tenno, nom posthume donné à l’empereur Mitsuhito (1852-1912).

Après l’effondrement de l’ère shogunal, ce souverain inaugura, en 1868 l’ère Meiji (époque éclairée) e proclament dans une charte de cinq articles, sa volonté de réforme et d’occidentalisation de son pays, En réalité, le Japon avait commencé à s’ouvrir dès l’arrivée des Hollandais, Américains des Anglais, des Russes et des Français, Le traité d’amitié et de commerce entre le Japon et la France à été signé le 9 octobre 1858 et à constitué à ne pas en douter, un des temps fort de la politique du Second Empire »

Jules Brunet est né le 2 janvier 1838 à Belfort. Il fit partie de la mission militaire française envoyée au Japon par Napoléon III au dernier shogun Tokugawa, Toshinobu, en tant qu'instructeur d'artillerie.

Sa tâche était de mener à bien la modernisation des armées nippones, au moment de la restauration Meiji. Après la défaite du Shogun, il se joint à la rébellion contre le gouvernement impérial, à l'instar du personnage fictif incarné par Tom Cruise, Nathan Algreen, dans le film d'Edward Zwick « Le dernier samouraï » dont le réalisateur s'est inspiré pour écrire son scénario.

Le Dernier Samouraï a bel et bien existé. C'était un instructeur d'artillerie français du nom de Jules Brunet. Un polytechnicien qui, à sa sortie de l'école, décide de servir dans l'artillerie. Il est envoyé au Mexique où il fait ses preuves. À ce titre, Brunet recevra la prestigieuse Légion d'honneur.

 

211 Jules-Brunet.jpg

En 1867, il est nommé capitaine et part pour le Japon, participant à la première mission militaire française mandatée pour moderniser l'armée du shogun. Cette mission, sollicitée par Yoshinobu Tokugawa, a pour mission de faire des troupes du shogun, qui comprennent alors sept régiments d'infanterie, un bataillon de cavalerie et quatre bataillons d'artillerie, soit 10 000 hommes, une force moderne.

Cependant, un conflit oppose les troupes shogunales aux armées du jeune l'empereur Meiji, ce dernier ayant décidé de recouvrer sa place sur la scène politique japonaise. Tandis qu'il reçoit le soutien des Américains et des Anglais, les Français prennent le parti du shogun. Malheureusement, après la défaite qu'il essuie durant la guerre de boshin en 1868 face aux troupes impériales, le shogun Tokugawa est contraint de restituer le pouvoir à l'empereur Meiji.

 

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Un accord de neutralité est signé par les puissances occidentales que la France ratifie. La mission militaire française est forcée de quitter le Japon par un décret impérial. Cependant Jules brunet, accompagné par une poignée de ses officiers, refuse d'abandonner l'armée qu'il a formée et envoie une lettre à l'empereur napoléon III.

 

214 JulesBrunet, mission française.jpg

Brunet entend rester au Japon pour y défendre les intérêts de la France. De ce fait, il choisit la voie de la désertion. Il organise la résistance de l'armée des "bakugun", les derniers samouraïs fidèles au shogun dirigés par Taekeki Enamoto, l'ancien Amiral de la flotte shogunale. Toutefois, la montée en puissance des armées impériales force les dissidents à s'enfuir à Hakodate sur l'île d'Hokkaido, depuis laquelle ils parviennent, grâce au plan français à s'emparer de la forteresse de Goryokaku.

 

216 samouria du clan Choshu.jpg

Enomoto décide alors de fonder la République d'Ezo, fondée sur le modèle américain. Il en devient président. Cette république éphémère durera six mois. L'armée de la République d'Ezo passe sous le commandement d'Otori Keisuke et de Jules Brunet en tant que commandant en second.

Elle est divisée en quatre unités chacune menée par un officier Français. L'épopée prend fin le 30 juin 1869. 8 000 soldats de l'infanterie impériale débarquent sur l'île d'Hokkaido face au 800 soldats de l'armée Enamoto, immédiatement submergés.

Le capitaine Brunet est contraint de fuir avant même la reddition avec ses officiers sur un bateau français ancré dans la rade d'Hakodate. Son épopée nippone touche à sa fin.

Officiellement, la France félicite le Mikado d’avoir rétabli l’ordre dans le pays mais n’acceptera pas de rendre l’officier qui a aidé les rebelles, sous prétexte qu’il est aux mains d’une autorité militaire indépendante.

 

215 avec les instructeurs français.jpg

Rentré à Paris, Brunet reçoit un blâme réglementaire pour ingérence dans les affaires politiques d’un pays étranger, et son ministère le retire des officiers d’active par « suspension d’emploi ». Napoléon III approuve cette sanction, le 15 octobre. La France laisse courir le bruit que Brunet, passé en conseil de guerre, a été révoqué.

 

213 Soldat-du-Shoguna.jpg

En réalité, Brunet n’a pas été formellement désapprouvé mais il est en quelque sorte condamné à la discrétion absolue. Ainsi, dès le 26 février 1870, soit cinq mois avant que le Japon s’estime officiellement satisfait de la punition, Brunet est le directeur adjoint de la manufacture d’armes de Châtellerault, nomination qui n’a pas été insérée au Journal officiel. Dans le même temps, il contracte un beau mariage qui lui apporte une dot de cent mille francs et son ancien supérieur, le capitaine Chanoine, est son témoin. À aucun moment, son équipée japonaise ne lui sera reprochée.

 

217 jules-brunet.jpg

Brunet participera encore à la guerre franco-allemande, capitaine au 8e régiment d'artillerie à Metz où il sera fait prisonnier. Il est fait Officier de la Légion d'honneur. Après la chute de l’Empire, il est au service de Versailles pour la répression de la Commune de Paris. S’ensuit un cursus militaire honorable et plus tranquille : attaché militaire en Autriche et en Italie, commandeur de la Légion d’honneur, chef de cabinet, en 1898, de Chanoine, devenu général et ministre de la guerre. Brunet finira général de division.

 

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Le 11 mars 1895, le Japon qui vient de sortir d’une éprouvante guerre « moderne » avec la Chine, se rappellera cet ancien « samouraï » qui contribua à l’extinction de cette caste à laquelle, dès 1876 il avait été interdit de porter le sabre, en l’élevant au grade de grand officier du Trésor sacré du Mikado.

 

217 JulesBrunet1890.jpg

Il atteindra le grade de général de division, grâce à l'appui du ministre de la guerre de l'époque, Chanoine, lui-même général qui avait la charge de? La mission militaire envoyée au japon. Le général Brunet meurt le 12 août 1911.

 

Père-Lachaise_-_Division_68_-_Viguié_01.jpg

Très peu connu en France, Jules Brunet l'est davantage des Japonais. Ils le connaissent, ils savent qu'il y a eu des Français à Hakodate et que la France a soutenu le dernier shogun, comme l'explique Christian Polak, un hommes d'affaires et érudit, installé à Tokyo depuis 30 ans, qui a retrouvé la trace de Brunet au Japon et sa famille en France.

Le rôle campé par Tom Cruise sous les traits d'un mercenaire Yankee est un hommage à ce grand capitaine français qui a servi avec honneur ceux et ce à quoi il croyait.

212.jpg

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Je ne connaissais pas tout ça merci. Chaque jour j'en apprend un peu plus.

 

 

:jap: merci, j'essai de rechercher parmi mes souvenirs de lecture depuis l'enfance pour tout les sujets

 

et j'en manque pas qui sont déjà prêt ;)

 

par-contre, je suis gelé par le peu d'engouement de réactions sur ce topic, pourtant, les trois derniers sujets ne sont pas moindres

 

peut être des sujets politiques?

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et j'en manque pas qui sont déjà prêt ;)

 

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peut être des sujets politiques?

 

 

 

A partir du mois prochain, j'aurai plus de temps, mais, il n'empêche que tes anecdotes sont toujours aussi intéressantes, et, je les lis toujours avec le même plaisir.

 

Ne change rien, l'Ami. :jap:

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:jap: merci, j'essai de rechercher parmi mes souvenirs de lecture depuis l'enfance pour tout les sujets

 

et j'en manque pas qui sont déjà prêt ;)

 

par-contre, je suis gelé par le peu d'engouement de réactions sur ce topic, pourtant, les trois derniers sujets ne sont pas moindres

 

peut être des sujets politiques?

 

Il y a également des sous-marins qui, comme moi, apprécient ces découvertes bien documentées, bien racontées et qui n'ont pas trouvé le temps ou le sujet pour faire aussi bien !

Merci de persévérer.

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