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Anecdotes et faits d'histoire de Zygomard et de Visa club


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anecdote du soir

 

 

La quiche lorraine

 

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Cette recette de terroir est très ancienne.

Témoin des vicissitudes de l’histoire d’Europe, on retrouve les premières traces de ce miraculeux gâteau en 1586. Le duc de Lorraine, Charles III, en faisait une consommation régulière, si l'on en croit le livre des dépenses de Philippe de Rarécourt, Maître d’Hôtel du duc, qui s’inquiétait du déficit du duché aggravé par la consommation excessive de quiches.

Attesté depuis 1605 en langue allemande [mars ; dans un livre de comptes rédigé en Lorraine] (Comptes Hôp. Saint Julien) : Pour quiches et eschaudes [sorte de pâtisserie], trois gros). Première attestation dans un texte en français: 1805

 

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L'histoire de la quiche est celle d'un petit et simple plat qui défie les bordures frontalières, le nom « quiche » (ou ouiche en moyen français) qui apparaît en France en 1805 dans l’Histoire de Nancy de Linnois vient de la langue de nos aimés frères d’outre-Rhin dont le vocable « Kuchen » signifie tout simplement gâteau.

La Lorraine, comme toutes les régions de France, a sa recette "de terroirs". Ce sont des recettes simples et à base d'ingrédients que l'on trouvait dans le temps où l'on avait peu de moyen, donc des produits de la ferme et du village. A cette époque-là, la quiche était faite de la pâte à lever (pâte à pain) d’œufs, de lardons fumés maigres et de crème. Il est aussi précisé que la quiche se faisait sans fromage, toute la qualité d'une bonne quiche résidant dans le choix d'une "crème de premier choix".

 

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Ce n'est que plus tard, lorsque cette recette lorraine sa généralisa et étendit son étendard au-delà de ses frontières, que la pâte à pain fut remplacée par de la pâte brisée, parfois feuilletée et que sont apparus le fromage et le porc.

Nous devons la forme actuelle de cette tarte mirifique à Vincent de la Chapelle (grand-père de Don Bonapasta, Docteur ès Quiche), cuisinier de Stanislas, duc de Pologne devenu roi de Lorraine le 11 avril 1736. Stanislas ne réside jamais à Nancy, et mène une vie fastueuse dans les châteaux des ducs de Lorraine à Lunéville, Commercy ou la Malgrange où il se goinfre de quiches.

Il se dit philosophe, a pour ami Voltaire, et a pour but d'éblouir ses contemporains. Il souhaite faire de Nancy une des villes les plus belles d'Europe, mais lorsque Stan mourut en 1766, la Lorraine fut rattachée à la France et Nancy perdit son rang de capitale, et la quiche se répandit dans le royaume de France.

 

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Les pratiques culinaires actuelles faussent la réception que l’on peut avoir de la quiche sur ses origines. Aujourd’hui, on peut acheter des mini-quiches chez les boulangers pour un en-cas, on enfourne une quiche dans un four électrique ou à gaz chacun pour soi dans l’intimité de sa cuisine. On peut la décliner sous toutes les formes avec des ingrédients peu conventionnels comme le thon, la féta ou du brocoli par exemple. Ceci ne devint possible qu’avec la fin du four communal et la cuisson du pain pour deux semaines, voire plus.

En effet, le caractère premier de la quiche, galette ou tarte de ménage réside dans le fait qu’elle dépendait entièrement du jour de la cuisson du pain qui se faisait dans le four communal, mais aussi dans le four de la grosse ferme familiale dans les régions où l’habitat est dispersé comme dans les Hautes-Vosges.

 

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La quiche est un plat que l’on doit à la chaleur résiduelle d’un four. Une fois tous les pains cuits, on en profite pour enfourner les tartes salées et sucrées sur moule ou à même la pierre. Cela en fait une proche parente, voire la forme améliorée de la fiouse lorraine. De fait, le jour de cuisson du pain empêche les maîtresses de maison de préparer un repas plus conséquent. Mais la famille se réjouit néanmoins de cette journée de cuisson car elle peut savourer les quiches et les tartes autour d’une table conviviale.

Cette dimension conviviale est restée bien après la fin des fours communaux. Quand un ami ou un visiteur passe à l’improviste, on lui dit de rester manger et on prépare rapidement une quiche pour le souper avec une salade verte. Jusque dans les années 1960-70, il y avait encore des maisons lorraines qui se chauffaient et cuisinaient au bois. On utilisait la chaleur du four pour enfourner des tartes salées et sucrées quand l’occasion se présentait ou quand il y avait des restes de pâte.

 

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Pendant que la Quiche Lorraine assurait sa postérité, immortalisait sa pâte, ses œufs, sa crème dans la royale Histoire de France, le nom de cette tarte dodue et conviviale commença à infiltrer notre lexique quotidien, pour se transformer en invective injurieuse que s’adressent couramment les jeunes gens bien élevés au détour d’un faubourg, ainsi peut-on entendre dans la capitale française les échos de ces injures : « vieille quiche », « je suis trop une quiche », expressions dans lesquelles le nom du plat connote l’ingénuité ahurie d’une personne qui serait un peu tarte.

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C'est malin, ça, Zygo, tu me donnes fin, ..........surtout que la quiche est un peu mon pêché mignon.

 

Intéressante, ton anecdote.

 

Après, si tu rajoute des jaunes d’œufs, du beurre, du gruyère rappé, et quelques épices, c'est encore meilleur, mais, attention à la ligne. :lol:

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il y a une Lorraine très peu connue, fille de Stanislas, Duc de lorraine, elle deviendra reine de France, son éoux, Louis XV et un jour, un chef de la cuisine de la grande maison, Versailles, inventera un petit plat rien que pour Elle: il est plus connu sous le nom: Bouchée à la Reine

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il y a une Lorraine très peu connue, fille de Stanislas, Duc de lorraine, elle deviendra reine de France, son éoux, Louis XV et un jour, un chef de la cuisine de la grande maison, Versailles, inventera un petit plat rien que pour Elle: il est plus connu sous le nom: Bouchée à la Reine

 

 

 

 

 

 

Tu en fais exprès ?

 

J'adore ça, d'ailleurs on en mange souvent, et, avec du ris de veau, et non de vulgaires morceaux de viande.

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C'est malin, ça, Zygo, tu me donnes fin, ..........surtout que la quiche est un peu mon pêché mignon.

 

Intéressante, ton anecdote.

 

Après, si tu rajoute des jaunes d’œufs, du beurre, du gruyère rappé, et quelques épices, c'est encore meilleur, mais, attention à la ligne. :lol:

Oh mais la quiche ça fait pas grossir :lol: :lol:

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Un petit HS pour Zygo avec un article intéressant :jap:

 

http://www.republicain-lorrain [...] sarl-romeo

 

 

je suis dans le même cas que lui et c'est pour cela qu'il est devenu inutile d'investir dans ce pays! l'artisanat est quasi en danger de mort, vous verrez

le semestre l'an prochain

 

belle anecdote quand même, merci Jessie, pis, la tuile, est la "Panne rouge" de chez Koramic, nous, les anciens, on l'appellent "bisch", elle est fabriquée à seltz près de Strasbourg

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je suis dans le même cas que lui et c'est pour cela qu'il est devenu inutile d'investir dans ce pays! l'artisanat est quasi en danger de mort, vous verrez

le semestre l'an prochain

 

belle anecdote quand même, merci Jessie, pis, la tuile, est la "Panne rouge" de chez Koramic, nous, les anciens, on l'appellent "bisch", elle est fabriquée à seltz près de Strasbourg

 

 

C'est vrai que ça ne s'arrange pour personne . Faut avoir le moral (ou une certaine dose d'inconscience) pour investir en ce moment avec toutes leurs gesticulations et l'instabilité fiscale qui en découle.

 

dernier exemple: pas d'augmentation des impôts mais majoration des taxes sur le gazole et sur les FAI !

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[h1]Le biscuit le plus cher au monde[/h1][h2]Il provenait d'un canot de sauvetage du Titanic : ce cracker vieux de 103 ans a été vendu un peu moins de 21 000 euros aux enchères.[/h2]

http://s-www.republicain-lorrain.fr/images/7DB90A10-6CCA-4E04-A09E-DD87ABB38123/LRL_v0_03/ce-cracker-est-le-biscuit-le-plus-cher-du-monde-photo-maison-d-encheres-henry-aldridge-and-son-1445857178.jpg

 

 

 

Ce cracker est vieux de 103 ans. Il a été distribué sur le pont du RMS Carpathia, un navire qui s'était détourné pour porter secours aux quelques survivants du tristement célèbre Titanic. A bord du Carpathia, James Fenwick, qui fut témoin du naufrage du paquebot réputé "insubmersible" dans la nuit du 14 avril 1912.[h4]Conservé dans une enveloppe à photos[/h4]

Ce week-end, ce biscuit salé est devenu le plus cher du monde : il a été vendu un peu moins de 21 000 euros par la maison d'enchères anglaise Henry Aldridge and son. James Fenwick l'avait conservé dans une enveloppe à photos Kodak avec une note le décrivant comme un biscuit de marque Pilot provenant d'un canot de sauvetage du Titanic. Ses ancêtres ont profité d'une dispersion pour se séparer de ce trésor.C'est un collectionneur grec qui s'en est porté acquéreur

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anecdote du soir

 

 

Le chanoine Kir

 

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Félix Kir (Alise-Sainte-Reine, 22 janvier 1876 - Dijon, 25 avril 1968), plus connu sous le nom de chanoine Kir, est un prêtre séculier, chanoine et homme politique français. Résistant, il fut, après-guerre, député-maire de Dijon. Il a donné son nom à une boisson, le kir

Il fut aussi le dernier homme d’église à l’assemblée nationale et bien connu pour ses bons mots.

Un petit bout de son histoire:

Félix Kir naît dans le village d’ Alise-Sainte-Reine, en 1876. En 1891, il entre en quatrième au petit séminaire de Plombières-lès-Dijon et est ordonné prêtre en 1901. Il est successivement vicaire à Auxonne ; curé de Drée ; vicaire à Notre-Dame de Dijon de 1904 à 1910 ; curé de Bèze de 1910 à 1924, ministère pendant lequel il est mobilisé dans les services de santé.

 

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De 1924 à 1928, il est curé de Nolay. En 1928, l'évêque de Dijon le nomme directeur des œuvres et groupements d'hommes et des œuvres de presse. Il s'installe alors à Dijon. Il est nommé chanoine honoraire en 1931.

La Seconde Guerre mondiale permet au chanoine Kir d'exercer des responsabilités publiques. Le 16 juin 1940, alors que le maire de Dijon, Robert Jardillier, a quitté la ville, Félix Kir est nommé membre de la délégation municipale de Dijon.

Il fait évader 5 000 prisonniers de guerre français du camp de Longvic. Cette activité lui vaut d'être arrêté par les Allemands d'octobre à décembre 1940, puis relâché ; mais il perd alors ses fonctions municipales. Il est à nouveau arrêté, deux jours, en 1943. Son attitude patriote lui attire l'hostilité des collaborateurs.

 

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Le 26 janvier 1944, il est victime à son domicile d'un attentat perpétré non par la Milice, mais par des Français à la solde directe des occupants. Blessé de plusieurs balles, il se soustrait aux recherches de la Gestapo en quittant Dijon, où il revient le 11 septembre 1944, jour de la Libération de la ville.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1946 et cité à l'ordre de l'armée.

En mai 1945, il est élu maire de Dijon et le reste jusqu'à sa mort, étant réélu à chaque élection.

 

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Le chanoine aime l'Ouche dans laquelle il s'est souvent baigné. Elu maire de Dijon, il a le pressentiment que l'eau deviendra à la mode, indispensable pour les loisirs. Pour lui, il est impératif de doter Dijon d'un grand plan d'eau qui lui fait si cruellement défaut.

Le choix de l'emplacement du futur lac est indiscutable : il sera la solution idéale aux crues et à la régularisation du cours de l'Ouche, à proximité de Plombières. Il acquiert donc des terrains dès 1952. Les débats municipaux autour du lac sont houleux. En 1960, Kir accélère la prise de décision et le lac est enfin inauguré en 1964.

 

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Pendant près de 28 ans, le chanoine remodèle les vieux quartiers de Dijon, en fait entreprendre de nouveaux. Il donne une impulsion considérable aux constructions de logements, d'écoles, d'hôpital.

 

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C'était un personnage truculent, aux réparties mordantes. Il travailla de son vivant à créer sa propre légende, en s'attribuant des actions exceptionnelles. Il n'hésita pas à prendre le képi pour faire la circulation devant la mairie de Dijon!

À un député communiste qui l'invectiva sur sa foi, la théologie anale fût inventée à l'Assemblée Nationale un jour que ce député matérialiste asséna au chanoine :

"_ Dieu ! Peuh ! Ca n'est rien que de la foutaise cette histoire là puisqu'on ne l'a jamais vu".

Alors, dans une illumination mystique et rectale, Kir énonça cette brillante vérité, qui posa les fondements de la théologie anale :

_ Et mon cul ? L'avez-vous vu mon cul ? Mirâtes-vous jamais mon postérieur ? Contemplâtes-vous ne serait-ce qu'une seconde le fond de mon rectum ? Non ? Et pourtant Il existe !".

Cette immortelle assertion suffirait je pense à élever le chanoine Kir au rang de Docteur de l'Église.

À la tribune de l’assemblée, il eut cette formule : « Mes chers confrères, on m’accuse de retourner ma veste et pourtant, voyez, elle est noire des deux côtés ».

 

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Le personnage nous l’imaginons facilement faisait la joie des médias de l’époque. Très à droite, il fut le dernier prêtre à porter la soutane dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale au côté d’un certain Abbé Pierre. Il reste surtout célèbre pour avoir donné son nom à un apéritif qui était servi à la mairie de Dijon lors des festivités, à base de vin blanc et de cassis, « le rince-cochon » ou « blanc-cassis » qui fut rebaptisé, « Kir ». Il ne se déplaçait d’ailleurs jamais à Paris sans emporter une bouteille d’Aligoté et une autre de liqueur de cassis, dont il régalait ses compagnons de voyage… Il fut adoré des Dijonnais et respecté pour son œuvre municipale.

Un jour que le chanoine est invité aux abords de l’Assemblée nationale, le journaliste Jean Ferniot le croise et lui demande pourquoi une bouteille dépasse de son sac : « J’ignore ce qu’on va me servir, alors j’ai emporté du Montrachet ! »

 

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En 1952, le chanoine Kir donne au fabriquant dijonnais de crème de cassis Lejay-Lagoute le droit d'utiliser son nom à des fins commerciales. Il étend par la suite ce droit aux autres liquoristes de Dijon. Lejay-Lagoute a déposé les marques Un Kir et Kir royal (crème de cassis et crémant de Bourgogne). Le terme s'est étendu depuis à toutes les très nombreuses variantes de blanc-cassis du monde entier.

Personnage international, il fut à l’origine de jumelages entre Dijon et les villes de York et de Dallas en 1957, de Mayence en 1958, de Reggio d’Emilia en 1963, de Meknès en 1967… mais aussi avec Stalingrad en 1959 ! Farouchement opposé aux communistes, il était surtout l’un des rares politiques à rester ouvert au dialogue et à l’échange.

C’est ainsi qu’il n’hésita pas en 1960 à souhaiter rencontrer Nikita Khrouchtchev en visite en France et qu’en l’honneur du Premier secrétaire du parti communiste de l’URSS, fut créé dans les cafés de Dijon le Double K. une variante du Kir.

 

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Pressé par sa hiérarchie religieuse, le Chanoine Kir devait toutefois renoncer à rencontrer le dirigeant de l’Union Soviétique mais ce n’était que partie remise. En effet, le chanoine rencontra quelques semaines plus tard Nikita Khrouchtchev à l'ambassade soviétique à Paris, le 17 mai 1960. Puis il fut invité à lui rendre visite en septembre 1964 à Moscou, et il s'entretint avec lui au Kremlin

Cette rencontre (1960), ainsi que le jumelage (officiellement « protocole d'amitié ») de Dijon avec Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) datant de 1959, firent de lui le plus célèbre « anticommuniste pro-bolchevik de l'Histoire de France ».

Cela lui valut un désistement en sa faveur du candidat communiste au second tour des élections législatives de 1962 (alors qu'il était membre d'un parti nettement à droite, le Centre national des indépendants et paysans). Il fut alors réélu face au candidat gaulliste, réélection qui n'aurait pas été assurée sans ce désistement.

 

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Doyen de l’Assemblée nationale dans les années 60, Jacques Chaban-Delmas le décrit comme un solide bon vivant, aimant les bonnes choses, « Avec sa couronne de cheveux blancs, sa mine vermeille, son air rieur et sa soutane qui s’arrêtait aux genoux –une soutane de course, disait-il- c’était une figure ! ». Il devait mourir d’une chute dans son escalier le 26 avril 1968, toujours maire de Dijon, à l’âge de 86 ans. il était à lui tout seul Don Camillo et Peppone dans sa bonne ville de Dijon.

Le Chanoine est toujours honoré des Bourguignons et le Kir a fait le tour de la France et du Monde !

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