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Anecdotes et faits d'histoire de Zygomard et de Visa club


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anecdote du soir

 

 

La frite!

 

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Difficile de dire QUI a inventé cette recette de cuisson de la pomme de terre. Honteusement grasse et délicieusement déséquilibrée, cette spécialité serait… belge !

En effet, une affirmation de l’historien belge Jo Gérard, selon laquelle les pommes de terre frites auraient existé à la fin du xviie siècle. L’article citait un manuscrit de l’aïeul de l’historien, rédigé en 1781 :

« Les habitants de Namur, Andenne et Dinant ont l'usage de pêcher dans la Meuse du menu fretin et de le frire pour en améliorer leur ordinaire, surtout chez les pauvres gens. Mais lorsque le gel saisit les cours d'eau et que la pêche y devient hasardeuse, les habitants découpent des pommes de terre en forme de petits poissons et les passent à la friture comme ceux-ci. Il me revient que cette pratique remonte déjà à plus de cent années. »

 

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Ceci donnerait, comme date, les années 1680.

Pierre Leclercq, autre historien belge rappelant grâce aux travaux de Fernand Pirotte sur la pomme de terre, que celle-ci n'est arrivée dans le Namurois qu'aux alentours de 1735, considère que ces habitants n'ont pu tailler les pommes de terre et les frire qu'à partir de 1739.

Au XVIIIe siècle, la graisse était un luxe pour les petites gens, le beurre coûtait cher, la graisse végétale se consommait sur du pain ou en potage avec parcimonie, c'est pourquoi la cuisson en friture était rarissime dans la paysannerie. Il était donc exceptionnel de trouver une poêle dans le matériel de cuisine d'un humble du XVIIIe siècle

 

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Au lendemain de la Révolution de 1789 sur les ponts de la Seine, les première frites furent servies à paris sous l’appellation de « pommes Pont-Neuf« . Mais la recette demeurait belge.

En 1861, le Belge Philippe Édouard Cauderlier indique dans son Économie culinaire que la taille des pommes de terre à frire peut se faire en bâtonnet. Il semble que l'alternative rondelle-bâtonnet était à la mode puisqu'on la retrouve dans la deuxième édition du dictionnaire du Français Guillaume Belèze

Alors, pourquoi les « French Fries » (l’appellation anglophone des frites) plutôt que les « Belgian Fries »?

 

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L’origine de ce nom est à chercher chez les américains. En effet, lorsque les troupes américaines, anglaises ou canadiennes débarquèrent en rangs serrés en Flandre occidentale, les populations locales ne tardèrent pas à leur faire goûter leur spécialité, mais « en français dans le texte« , puisque le français était alors la langue véhiculaire de l’armée belge. Si on ajoute à cela que to french est là-bas un terme d’argot qui signifie d’abord « couper en bâtonnets« … la frite est vraiment devenu un produit mondialisé !

mais si, c'est belge!

 

Pour attirer le public et l'attention des journalistes, Krieger fit preuve d'un talent hors du commun. Tout d'abord, il se fit appeler Fritz, astucieux pseudonyme rappelant à la fois la pomme de terre frite et son origine germanique. Ensuite, à l'imitation des directeurs de théâtre, il fit paraitre dans la presse des villes visitées des publicités vantant son savoir-faire. En 1848, la première réclame pour Monsieur Fritz apparaissait dans le Journal de Liège :

« Les pommes de terre frites sont arrivées à la Foire de Liège avec leur infatigable Rôtisseur [.] M. FRITZ, propriétaire de l'établissement des tubercules rôtis, prévient ses consommateurs qu'il a redoublé de zèle, afin de prévenir toute observation. Il continuera de faire rouler ses Omnibus et ses Vigilantes à 10 et 5 centimes. On est prié de s'adresser quelque temps à l'avance pour les grosses commandes. »

 

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Les grands paquets, appelés Omnibus, faisaient référence à un nouveau moyen de transport urbain, le premier à emprunter des lignes fixes. Les petits paquets, les Vigilantes, faisaient référence aux navettes rapides tirées par un cheval et ne voiturant qu'un seul passager. Leurs conducteurs avaient la réputation d'être de véritables têtes brulées.

En 1852, le commerce florissant de Monsieur Fritz s'agrandit. Ce dernier troqua la baraque en toile pour un luxueux salon de dégustation en bois avec plafonds décorés, d'une capacité de dix tables. Il y grouillait un personnel nombreux qui débitait et servait dans des assiettes en faïence des pommes de terre frites, bien entendu, mais aussi des beignets aux pommes et des gaufres. Les clients dégustaient le tout avec une bière à la pression, du vin, du cognac ou une liqueur. Le matériel était à la hauteur des besoins. Les pommes de terre étaient découpées à la machine et plongées dans une des huit bassines de beurre clarifié bouillant sur la cuisinière à gaz. 26 Ce mode de cuisson nécessitait beaucoup d'attention et de précautions, car il n'était pas sans risque. En témoigne l'incendie survenu dans une baraque de la foire de Liège à partir d'une grande chaudière de graisse à frites, en 1875.

 

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La consécration belge

Dans les années 1850, se développaient de nouvelles attractions nettement influencées par les progrès technologiques. Ces spectacles allaient prendre la place des exercices, occupés auparavant par les jongleurs et les hercules. Le public, de plus en plus exigeant, venait à la foire pour admirer les dernières prouesses techniques sous la forme d'automates, de diaporamas ou d'expériences électriques. En 1856, en pleine guerre de Crimée, un théâtre mécanique des guerres d'Orient s'installait à Liège. Au même moment, Monsieur Fritz eut probablement l'une des idées les plus géniales de sa carrière. Pour mieux suivre l'actualité, il changea les noms de ses Omnibus et de ses Vigilantes en Russes et en Cosaques. Le terme « Russe » allait rester longtemps dans le vocabulaire belge pour désigner une portion de pommes de terre frites au point que beaucoup de Belges crurent que la frite était véritablement d'origine russe.

Sur le plan des affaires, tout fonctionnait formidablement bien pour Krieger. Comme tout bon bourgeois qui se respecte, il se mit à investir dans l'immobilier. Entre 1860 et 1861, il acquit trois maisons à Liège pour une valeur totale de 32 000 francs, nouvelle preuve de l'excellente santé de son commerce. Mais, souffrant d'une maladie des poumons, il mourut le 13 novembre 1862 à Liège, à l'âge de 46 ans. Son décès provoqua un vif émoi dans la population tant le personnage personnifiait à la fois la bonne humeur, le mérite, la réussite commerciale et les populaires pommes de terre frites. Le 14 novembre, la foire, installée sur les boulevards d'Avroy et de la Sauvenière, porta le deuil et un important cortège funèbre prit le départ pour le cimetière de Robermont où Krieger fut enterré selon le rite protestant.

 

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Monsieur Fritz laissa un bel héritage à son épouse, Renée Florence Vilain, une affaire prospère et un nom, celui de Fritz, qu'elle porta avec tant de bonheur qu'on finit par oublier le fondateur de la dynastie. Madame Fritz devait sa popularité à la qualité de ses produits, bien sûr, mais aussi à sa gentillesse et à sa grande générosité envers les enfants. Elle ne manquait jamais, à chacun de ses passages à la foire de Liège, d'accueillir les pensionnaires de l'Institut des sourds-muets qu'elle régalait de portions de pommes de terre frites, de beignets, de gaufres et de bière.

 

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Les moules-frites, pour les Belges et le nord de la France, le steak frites pour les Français et les Belges et le fish and chips pour les Britanniques sont des plats très populaires dans leurs pays respectifs. Les frites accompagnent traditionnellement certains mets comme les boulets à la liégeoise, les moules, le steak poêlé, le steak tartare, la mitraillette ou le vol-au-vent.

 

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Au Québec, les frites sont l'ingrédient principal de la poutine avec du fromage cheddar frais en grains et de la sauce de type à Hot Chicken. C'est un plat québécois et dont il existe de nombreuses variantes (frites avec sauce à spaghetti, steak haché, crevettes, etc.).

 

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Depuis la fin du xxe siècle, la plus grosse quantité de frites est utilisée par la restauration rapide, qui les reçoit surgelées et précuites.

 

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"Finalement, on se fiche d'où vient la frite. L'important, c'est la façon dont elle a été adoptée", lance Roel Jacobs, spécialiste de la culture de Bruxelles.

"Les Français et les Belges ont choisi des voies différentes. Pour les premiers, la frite accompagne une viande, normalement un steak, alors que les Belges mangent souvent les frites seules, accompagnées d'une sauce", selon lui.

"Nous, les Belges, avons fait de la frite un produit noble, pas un simple légume", renchérit Albert Verdeyen, cuisinier et co-auteur de l'ouvrage "Carrément frites". "Et surtout, nous maîtrisons mieux que quiconque l'art de la double cuisson, afin qu'elles soient dorées et croustillantes".

Si les Français piquent la frite avec une fourchette dans une assiette, au restaurant ou à la maison, les Belges préfèrent nettement la manger avec les doigts, à n'importe quelle heure.

S'est ainsi développé un réseau serré de "fritkot", ou baraques à frites, sur les places, le long des boulevards ou devant les gares de Wallonie comme de Flandre. "Il y a 5.000 friteries et plus de 90% des Belges y vont au moins une fois par an", affirme fièrement Bernard Lefèvre, président de l'Union des frituristes.

"Aller à la friterie, c'est le comble de la +belgitude+", résume Philippe Ratzel, qui possède le fritkot Clémentine, l'un des plus populaires de Bruxelles. "Chez moi, vous pouvez rencontrer en même temps la petite vieille qui s'arrête en promenant son chien, l'étudiant ou le ministre qui habite dans le coin".

Mais, à l'intérieur des baraques, les choses changent: les frituriers d'origine étrangère sont de plus en plus nombreux, comme en témoigne l'entrée du mot "frietchinees" ("friturier chinois") dans le dictionnaire de référence de la langue néerlandaise en Belgique.

 

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Voilà une bien belle anecdote.

 

Perso, je confirme que les frites Belges sont les meilleures, même, si, les Nôtres ne sont pas mauvaises, à condition d'utiliser une bonne huile, et de les cuire en plusieurs fois.

 

Une andouillette avec des frites, c'est un régal.

 

Donc, merci Zygo pour cette anecdote qui ne nous laisse pas sur notre faim.

 

Tu peux continuer demain sur le thème culinaire : j'aime. :jap:

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Voilà une bien belle anecdote.

 

Perso, je confirme que les frites Belges sont les meilleures, même, si, les Nôtres ne sont pas mauvaises, à condition d'utiliser une bonne huile, et de les cuire en plusieurs fois.

 

Une andouillette avec des frites, c'est un régal.

 

Donc, merci Zygo pour cette anecdote qui ne nous laisse pas sur notre faim.

 

Tu peux continuer demain sur le thème culinaire : j'aime. :jap:

 

 

perso, je fais cuire à l'huile de pépins de raisins car elle deviennent moins huileuses :jap:

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Super anecdote Zygo, les frites belges, et je pense que @picpat54 ne me contredira pas, ce sont les meilleures. :oui:

 

Tiens, d'ailleurs c'est le repas de ce soir chez moi. :p

Ah ça c'est sur c'est les meilleures , dommage j'ai deja mangé ,ça m'a donné envie , mais demain soir je m’arrête a la baraque :D :D

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Ah ça c'est sur c'est les meilleures , dommage j'ai deja mangé ,ça m'a donné envie , mais demain soir je m’arrête a la baraque :D :D

 

 

Nous elles sont maison chez mes parents ce soir. :miam:

 

Et demain chez les beaux parents ça sera aussi baraque. :oui:

 

Je finis ma cure avant de retourner dans ma cambrousse. :lol:

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perso, quand je vais en Belgique, je sais pas pourquoi, mais elles meilleurs qu'en France :D

Tres simple , dans les bonnes friteries en Belgique , ils utilisent la seule l'unique et la meilleure variété de pommes de terre , la Bintje :love:

 

http://mode-it-up.fr/images/logos/logo-bintje-potato/bintje-potatoes.jpg

 

Mais aussi et surtout , c'est cuit dans du blanc de boeuf :jap:

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Voilà une bien belle anecdote.

 

Perso, je confirme que les frites Belges sont les meilleures, même, si, les Nôtres ne sont pas mauvaises, à condition d'utiliser une bonne huile, et de les cuire en plusieurs fois.

 

Une andouillette avec des frites, c'est un régal.

 

Donc, merci Zygo pour cette anecdote qui ne nous laisse pas sur notre faim.

 

Tu peux continuer demain sur le thème culinaire : j'aime. :jap:

 

picpat54.gif.b1100e26b02a028a9648c0455028ad4b.gif Phil

 

Oui il faut les cuire a 3/4 laisser reposer et finir la cuisson

 

mais pas dans de l'huile , dans du blanc de boeuf :jap:

 

Et tout a fait d'accord pour continuer sur le culinaire :lol: :lol:

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