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Le Topic des engins blindés (Index en page 1)


jensen
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ça fait une paye qu'on s'est pas eu sur Skype :o

 

Tu wot un peu en ce moment ?

Kerrian m'a l'air d'être régulier :bien:

 

De temps en temps je mets un jour de Premium pour pouvoir jouer mes gros chars, sinon je n'y mets plus trop les pieds ...

 

Il y'a énormément de boulets, donc quitte à être dans une équipe de nuls j'aime autant avoir un char qui me permette d'orienter l'issue du combat :w:

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A mon avis les caissons doivent servir de placards de nos jours, il me semble clair que cet engin est propriété d'un civil depuis sa réforme. :jap:

 

Comme l'avait déjà dit Pierléo un jour il n'y a pas de clé de contact ou autre fermeture centralisée sur un char, on peut s'enfermer de l'intérieur (ça évite les jets de grenades par exemple) mais une fois le char inoccupé on ne peut à ma connaissance le fermer.

 

 

Je sais, je vais rabacher ( radoter :ange: ) mais pour l'AMX 30 la fermeture se

faisait par verrouillage intérieur pour le volet du chef de char et celui du pilote et

ensuite on ressortait par le volet du radio-chargeur et on fermait celui-ci avec un

vulgaire cadenas que n'importe quel coupe-boulon aurait ouvert rien qu'en le

regardant.

Cela dit il faut bien considéré que l'individu ordinaire qui ne connait pas autre chose

que les VL de tourisme ne mettra pas en route un blindé s'il ne connait pas les

procédures de mise en route ( sélécteur de réservoir, arrivée de carburant, pompes de balayage etc... )

Ce qui me fait penser que le guguss qui s'est " promener " en M60 était quelqu'un

qui avait été formé et qu'ensuite il avait été fermement invité à changer d'activité

d'ou probablement un sorte de vengeance

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Ce qui me fait penser que le guguss qui s'est " promener " en M60 était quelqu'un

qui avait été formé et qu'ensuite il avait été fermement invité à changer d'activité

d’où probablement un sorte de vengeance

 

Tout à fait.

D'ailleurs en commentaire de la vidéo Youtube postée par jensen on peut lire :

 

"Shawn Timothy Nelson (1960 May 17, 1995) was a U.S. Army veteran and unemployed plumber who,

at the age of 35 and under the influence of methamphetamine, stole an M60 Patton tank from a

United States National Guard Armory in San Diego, California and went on a rampage

on May 17, 1995, destroying cars, fire hydrants, and an RV before being shot dead by police"

 

:jap:

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Tout à fait.

D'ailleurs en commentaire de la vidéo Youtube postée par jensen on peut lire :

 

"Shawn Timothy Nelson (1960 May 17, 1995) was a U.S. Army veteran and unemployed plumber who,

at the age of 35 and under the influence of methamphetamine, stole an M60 Patton tank from a

United States National Guard Armory in San Diego, California and went on a rampage

on May 17, 1995, destroying cars, fire hydrants, and an RV before being shot dead by police"

 

:jap:

 

 

" shot dead by police " je n'ose même pas imaginer ça en France :ange:

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" shot dead by police " je n'ose même pas imaginer ça en France :ange:

 

Il serait sorti de prison en 2003 après avoir subi une cure de désintox', son avocat ayant plaidé les dommages causés de manière involontaire. :sol:

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Je sais, je vais rabacher ( radoter :ange: ) mais pour l'AMX 30 la fermeture se

faisait par verrouillage intérieur pour le volet du chef de char et celui du pilote et

ensuite on ressortait par le volet du radio-chargeur et on fermait celui-ci avec un

vulgaire cadenas que n'importe quel coupe-boulon aurait ouvert rien qu'en le

regardant.

Cela dit il faut bien considéré que l'individu ordinaire qui ne connait pas autre chose

que les VL de tourisme ne mettra pas en route un blindé s'il ne connait pas les

procédures de mise en route ( sélécteur de réservoir, arrivée de carburant, pompes de balayage etc... )

Ce qui me fait penser que le guguss qui s'est " promener " en M60 était quelqu'un

qui avait été formé et qu'ensuite il avait été fermement invité à changer d'activité

d'ou probablement un sorte de vengeance

 

 

 

De toute façon un char n'est en général jamais garé de manière isolée au coin d'une rue sombre... [:axelay:19]

 

Il y a toujours un gusse insomniaque qui passe la nuit pas loin, je crois que ça s'appelle une 100-tinelle ou un truc comme ça ! :hihi:

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:??:

 

Nous on avait les chargeurs pour Mas 49/56, Mat 49 et Mac 50 :jap:

 

 

Oui, mais ça, c'était avant :o

 

J'ai connu l'époque où une rafale de Famas devant un intrépide un con un soir de beuverie, entré dans une Zms, n'avait pas ému plus que ça la population :sol:

 

Mais maintenant robin0410.gif.60e836c684f35fec34c991d47719187a.gif

 

Ou à la place d'avoir les félicitations pour avoir arrêté l'arme au poing (chargée, évidemment) un pilote de Leclerc saoudien en train de dévaster le quartier, je finirais en taule hetwien.gif.34e3f5f3afafd81d6ac35ca92290e172.gif

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il y a toujours le mac 50 à certains endroits.... :p

 

 

Même plus que tu ne le penses :W

 

 

fais gaffe ton biberon refroidi :lol:

 

mais tu sais que c'était très fiable ces engins, enfin relativement fiable :lol:

 

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L'ancêtre a monté la garde en 1969 au dépôt de munitions de Carpiagne avec un MAS 36 dont les munitions étaient dans un sac cousu lui-même

soigneusement rangé dans une poche du treillis, à remettre au copain de la

relève en l'état et à présenter de même à chaque ronde du chef de poste

ou au reponsable du service général. :pfff:

Peut-être pour éviter d'être trop " fraîchement accueilli " :lol:

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mais tu sais que c'était très fiable ces engins, enfin relativement fiable :lol:

 

:o très fiables, en fait ...

 

J'ai fait de grandes choses en 49/56, sa précision était redoutable ... et ces armes étaient rustiques ....

 

 

 

Perso, on a essayé de me faire faire un Vigipicrate au poste frontière de Menton (en bas), avec juste les chargeurs pcl engagés dans les Famas de mes gars (perso, mon chargeur réel était engagé, et l'arme chargée .... petite dérogation, je faisais déjà des concours de tir en situation et représentait le Régiment dans ces mêmes concours ... donc une relative confiance quand même ...).

 

Au bout d'une heure de moquerie, coup de fil au Chef de corps (j'étais Chef de service ...), qui m'a donné l'autorisation d'engager des chargeurs réels ... vides (les pleins étant dans les pochettes à mun', soudé dans une enveloppe plastique ..) ...

 

Curieusement, l'ambiance a changé, les conducteurs voitures ne regardaient plus les douaniers/policiers pour passer, mais nous, et encore, ils hésitaient ... la dissuasion, ça aide arkiel.gif.9a0b995f298b5324278bb58c3326dda0.gif

 

 

Et là, j'ai vu passer un Leclerc :ange:

 

 

 

 

(z'avez vu le subtil looping pour revenir dans le sujet 1034231624_fouine206hdiquik.gif.938ce6d0b6593ab60a2a235f3c0656ee.gif

 

 

 

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:o très fiables, en fait ...

 

J'ai fait de grandes choses en 49/56, sa précision était redoutable ... et ces armes étaient rustiques ....

 

 

 

Perso, on a essayé de me faire faire un Vigipicrate au poste frontière de Menton (en bas), avec juste les chargeurs pcl engagés dans les Famas de mes gars (perso, mon chargeur réel était engagé, et l'arme chargée .... petite dérogation, je faisais déjà des concours de tir en situation et représentait le Régiment dans ces mêmes concours ... donc une relative confiance quand même ...).

 

Au bout d'une heure de moquerie, coup de fil au Chef de corps (j'étais Chef de service ...), qui m'a donné l'autorisation d'engager des chargeurs réels ... vides (les pleins étant dans les pochettes à mun', soudé dans une enveloppe plastique ..) ...

 

Curieusement, l'ambiance a changé, les conducteurs voitures ne regardaient plus les douaniers/policiers pour passer, mais nous, et encore, ils hésitaient ... la dissuasion, ça aide arkiel.gif.9a0b995f298b5324278bb58c3326dda0.gif

 

 

Et là, j'ai vu passer un Leclerc :ange:

 

 

 

 

(z'avez vu le subtil looping pour revenir dans le sujet 1034231624_fouine206hdiquik.gif.938ce6d0b6593ab60a2a235f3c0656ee.gif

 

 

 

 

 

Pour la précision, c'est vrai et je suis assez tenté de m'en acheter un.

Quoique si un Springfield 1903 se présente la il n'y a pas photo :love:

J'ai tiré avec celui d'un pote et coté précision ça n'a rien à envier aux armes modernes :jap:

 

Concernant les chargeurs sous enveloppes, c'est ce qu'on avait.

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Je crois que c'est le chargeur qui ne contient qu'une cartouche, cette dernière servant pour le tir de la grenade à fusil.

 

De mon temps on l'appelait le chargeur "Feuillette". :oui:

 

Le PCL est le nom le plus souvent utilisé aujourd'hui ;)

 

On aime beaucoup les acronymes, et PCL signifiant Pour Cartouche de Lancement ça se tient :sol:

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Je crois que c'est le chargeur qui ne contient qu'une cartouche, cette dernière servant pour le tir de la grenade à fusil.

 

De mon temps on l'appelait le chargeur "Feuillette". :oui:

 

 

Est-ce que c'est la descendance des cartouches " feuillettes " que l'on mettait dans

les MAS 36/51 et les MAS 49/56 pour tirer les grenades AP et AC ?

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Pour la précision, c'est vrai et je suis assez tenté de m'en acheter un.

Quoique si un Springfield 1903 se présente la il n'y a pas photo :love:

J'ai tiré avec celui d'un pote et coté précision ça n'a rien à envier aux armes modernes :jap:

 

Concernant les chargeurs sous enveloppes, c'est ce qu'on avait.

 

Bon courage pour le springfield...

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Est-ce que c'est la descendance des cartouches " feuillettes " que l'on mettait dans

les MAS 36/51 et les MAS 49/56 pour tirer les grenades AP et AC ?

 

Oui, tout à fait ...

 

En revanche, pour le Famas, ils ont sortis plus tard des grenades à fusil avec piège à balle dans l'empennage, permettant ainsi de ne pas à avoir à changer de chargeur/cartouche ...

 

Je ne sais pas si elles sont entrées en vigueur, je n'en ai jamais utilisé :o

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Jean-Baptiste Estienne : Toujours une bonne idée d'avance !

 

 

 

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On a coutume de dire que ce Général Français né le 07 novembre 1860 à Condé en Barrois (55) est "le père des chars", en fait les premières études d'un canon mobile protégé par une cuirasse remonte aux travaux théoriques de Léonard De Vinci et personnellement je dirais qu'il est plutôt celui qui leur donnera une "vie opérationnelle réelle". :oui:

 

Issu d'une famille assez favorisée (son père est notaire) le jeune Jean-Baptiste s'avère être très doué pour les études et glane les places d'excellence que ce soit tant au Collège de Saint-Dié qu'au lycée de Bar-Le-Duc où s'affirme son domaine de prédilection, à savoir les mathématiques. :jap:

 

 

Son niveau lui permet d'entrer à l'école Polytechnique en 1879, pourtant il n'en ressort que 131ème trois années plus tard... :bah:

Ce "score" pour le moins modeste vient de son caractère assez indépendant et très critique quand aux programmes d'enseignements alors inculqués.

 

Il décide quand même de faire carrière dans les armes et s'engage comme sous-lieutenant d'artillerie (une arme dite "noble"), il intègre de ce fait le 25ème Régiment d'Artillerie stationné à Vannes.

 

En parallèle notre personnage continu ses travaux dans les mathématiques, cela lui permet de publier un premier livre en 1885 : Erreurs d'observation qui est la somme de ses réflexions concernant la balistique.

 

Il est promu Capitaine en 1891 et muté à Bourges où il travaille à la mise au point de systèmes de visée télémétriques permettant d'améliorer la précision des tirs.

Il milite également auprès de l'Etat-Major pour l'utilisation généralisée du téléphone de campagne.

 

Il est donc clair que nous avons affaire à un homme des plus compétents et surtout passionné par l'évolution des techniques qui tranche avec les frilosités chroniques rencontrées alors chez les officiers Français.

 

En 1907 il est directeur de l'école d'artillerie de Grenoble où il en profite pour publier un nouvel ouvrage : Les forces morales à la guerre.

 

Deux ans plus tard il est contacté par le Général Brun pour mettre sur pied une unité d'aéroplanes chargé de l'observation des lignes ennemies (à cette époque nul n'imaginait que l'aviation pourrait être autre chose qu'un moyen de reconnaissance).

 

Notre homme entrevoit alors toutes les possibilités que peut offrir un tel "poste d'observation" pour les réglages d'artillerie et fonde la première Section d'aviation d'artillerie.

Il en est là lorsque la première guerre mondiale éclate... :sic:

 

Agé de 53 ans Estienne, alors Colonel, se trouve rapidement nommé chef de corps du 22ème Régiment d'artillerie stationné à Belfort.

 

 

Il s'illustre lors de la bataille de Charleroi survenue du 21 au 23 août 1914, il utilise pour la première fois l'aviation pour le réglage de ses canons et obtient des succès impressionnants, hélas l'infanterie qui cherche a progresser est anéantie par les tirs de mitrailleuses allemandes et les Français doivent se replier.

 

 

"Messieurs, la victoire appartiendra à celui des belligérants qui parviendra le premier à placer une pièce de 75 sur un engin capable de se mouvoir en tout-terrain !"

 

 

 

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De retour à l'arrière Estienne aura cette phrase prémonitoire : "Messieurs, la victoire appartiendra à celui des belligérants qui parviendra le premier à placer une pièce de 75 sur un engin capable de se mouvoir en tout-terrain !"

 

Un an plus tard durant l'été 1915 il apprend fortuitement que les établissements Schneider tentent de mettre au point un engin apte à écraser les barbelés ennemis et ainsi de favoriser la progression d'une infanterie alors terrée dans ses tranchées.

 

Pour ce faire l'ingénieur Brillié se base sur le tracteur agricole chenillé américain Holt qui existe depuis maintenant une dizaine d'années.

 

 

Le Colonel Estienne, emballé par le projet, fait antichambre à l'Etat-Major du Général Joffre mais ne sera reçu par son adjoint le Général Janin qu'au mois de décembre...

Entre temps il a effectué de nombreuses démarches, auprès de Louis Renault en particulier, pour envisager une production en grande série du véhicule mais la chose s'avère difficile car les usines sont accaparées par la production de munitions nécessaires au front.

 

 

Il faut attendre la fin janvier 1916 pour que Joffre s'attarde enfin sur le projet et, suite à une démonstration du prototype sur le terrain le 17 février, pour qu'il décide la construction de 400 chars appelés Schneider CA1 .

 

 

 

Char Schneider CA1.

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La mise au point traîne un peu, ce qui est normal pour une arme aussi nouvelle, en juillet Estienne qui n'ignore pas que les Anglais mettent au point leur propre blindé avec une petite avance sur les Français insiste auprès de ces derniers pour que la première utilisation opérationnelle des engins se fasse de manière simultanée.

Il essuiera un refus poli de la part de britanniques qui lancent leurs Mark 1 à l'assaut le 15 septembre 1916...

 

 

Le résultat est assez mitigé, et Estienne qui pensait qu'une telle situation pourrait remettre en cause son programme n'en croit pas ses yeux lorsqu'il s'aperçoit que l'Etat-Major Français est enthousiasmé par les "Tanks", et c'est maintenant ce dernier qui insiste pour avoir ses propres chars au plus vite : La situation est débloquée ! :bien:

 

 

Il ne faut pas plus de 15 jours pour qu'Estienne soit nommé directeur de l'Artillerie Spéciale (les chars d'assaut quoi... :o ) et encore à peine plus de temps pour qu'il soit promu Général de Brigade !

 

 

Il prend ses quartiers en forêt de Compiègne et commence à former ses équipages et à leur transmettre règlement et traditions, elles sont certes issues de l'Artillerie mais Estienne doit composer avec les futurs servants des chars qui n'ont pas toujours un caractère "facile". :D

En effet ses demandes en hommes dégarnissant les autres régiments, leurs chefs de corps vont se faire un malin plaisir à lui envoyer tous les éléments dont ils ne veulent plus entendre parler : Forts en gueule, "meneurs", "intellos" discutant systématiquement les ordres, réfractaires aux règlements, fantaisistes etc etc...

 

 

Très mal barré sur le papier cet agglomérat d'hommes de toutes conditions déjà "connus des services" va en fait créer de nombreux liens et une solidarité indiscutable, faisant de l'Artillerie Spéciale un monde totalement à part au sein de l'armée Française, et comme un bonheur ne vient jamais seul Louis Renault lui fait savoir que non seulement il sera bientôt capable de fabriquer des blindés mais qu'en plus son équipe est en train de mettre au point un char léger mitrailleur, le futur FT17 ! :love:

 

 

 

Le Renault FT17, le futur "char de la victoire" !

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Malheureusement Estienne va devoir aussi gérer un nouveau problème en cette fin d'année 1916.

 

 

Il apprend que les services de l'arrière mettent au point avec l'appui de certains politiques un autre char que celui étudié par l'ingénieur Brillié...

En fait la Compagnie des Forges et aciéries de la Marine et d'Homécourt (communément appelée "Saint-Chamond" ) a été sollicité en même temps que Schneider pour la mise au point et la production du futur char CA1, mais des problèmes insolubles de conflits d'intérêts font que "Saint-Chamond" refuse de fabriquer un char "Schneider". kalie.gif.e3a063faf618c9ee78e46261b900c631.gif

 

Ils ont en projet un engin plus grand, plus lourd et mieux armé, notamment avec un canon de 75mm en position frontale.

 

Cet engin Estienne et ses collaborateurs n'en veulent pas ! :nanana:

 

De toute évidence son comportement en tout-terrain, lié à un centre de gravité trop localisé sur l'avant, pose des problèmes insurmontables...

 

Malgré les réserves émises le char Saint-Chamond , étudié par des gens qui ne savaient de toute évidence pas ce que le terme "expérience du terrain" voulait dire, est tout de même imposé à Estienne et lui aussi commandé à 400 exemplaires...

Ce dernier n'aura de cesse de pester contre ce monstre de 23 tonnes que ses hommes surnommeront "l'éléphant aux pieds de gazelle" et lui-même le "Char des Technicons" ! :ddr:

 

 

 

 

Le char Saint-Chamond, qui restera un engin médiocre sur le terrain.

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Au printemps 1917 le Général en chef Nivelle souhaite faire bouger les lignes et fait mettre au point une nouvelle grande offensive où les chars seraient utilisés du côté de Berry au Bac .

Estienne estime qu'une telle attaque est prématurée, mais Nivelle insiste pour lancer les Schneider à l'assaut des tranchées Allemandes et l'offensive du 16 avril se solde par un grave échec...

 

 

Les pertes sont telles qu'il est envisagé un abandon pur et simple de l'Artillerie Spéciale, mais l'éviction rapide de Nivelle au profit d'un Philippe Pétain alors bien plus ouvert aux idées nouvelles va sauver le programme. :oui:

 

 

Cette fois-ci les commandes s'accumulent, les Américains arrivent en masse avec un certain George Patton qui partage entièrement les idées des soldats Français sur les chars et Estienne peut mettre sur pieds plusieurs régiments de chars légers dont l'efficacité au combat durant l'année 1918 n'est plus mise en doute par personne.

 

 

Le 02 août il est fait Commandeur de la Légion d'Honneur et devient Général de Division en décembre alors que l'armistice venait d'être signé.

 

 

 

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En 1920 il est Inspecteur des chars de combats et donc à la tête d'une Artillerie Spéciale qui est désormais rattachée à l'infanterie, car en effet les vainqueurs de 1918 n'entrevoient pas les possibilités d'une arme blindée indépendante qui serait capable "de porter le fer et le feu chez l'ennemi" et ainsi de créer la plus grande confusion en son sein.

 

Non, pour eux un tank doit rester ce qu'il a très bien été lors des offensives de 1918 : Un engin de soutient à la troupe. :o

 

Estienne fulmine mais n'y peut rien... :bah:

 

 

Il prend sa retraite fin 1922 tout en restant à la tête de la Direction générale des études de chars de combat, une manière comme une autre de pouvoir espérer faire bouger les mentalités à terme, ce qui n'est pas gagné dans une nation traumatisée et plutôt encline désormais au pacifisme.

 

 

Ayant du temps devant lui, il collabore à la création d'expéditions lointaines avec la firme Citroën, cette dernière veut mettre en avant les immenses avantages des engins semi-chenillés dans les sables du Sahara.

Le premier raid est un véritable triomphe médiatique et sera suivi par d'autres, en particulier les légendaires Croisières Noires et Jaunes.

 

 

Estienne est enthousiasmé par l'aventure, quitte la direction des études en 1923 et est nommé Président de la CGT (Compagnie Générale Transsaharienne hein, pas le syndicat ! :o ) et fait avec l'aide de ses fils Georges et René de nombreuses reconnaissances dans le désert, mettant au point des routes capables de faire passer les lieux "de l'ère du dromadaire à celle de l'automobile".

Hélas René est tué en mai 1927 lors d'une embuscade organisée par des pillards au col de Belkacem...

 

 

Il se retire alors sur la côte d'azur et se consacre surtout désormais aux associations d'anciens combattants des chars.

En 1934 il est décoré de la grande croix de la légion d'honneur.

On pense qu'il est à l'origine du concept de Char B1 étudié au début des années 30 et représentatif de cette force blindée qu'il aurait tant aimé voir mise en place...

 

Il nous quitte à l'aube de ses 76 ans à l'hôpital Parisien du Val de Grâce le 02 avril 1936.

 

Le Général Jean-Baptiste Estienne est désormais enterré au cimetière Cimiez de Nice, sa tombe porte encore de nos jours une sculpture en forme de char FT17.

 

 

 

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En novembre 1960 pour commémorer le centième anniversaire de sa naissance les PTT émettent un timbre à son effigie.

 

 

 

 

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A Rambouillet les anciennes Ecuries Royales verront dès 1946 l'arrivée du 501ème Régiment de chars de combat, la caserne prenant alors le nom de Quartier Général Estienne en lieu et place de Quartier de la Vénerie.

 

 

 

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Il est depuis 1990 le siège de la Direction Centrale du Commissariat de l'Armée de Terre.

 

 

Le prototype n°5 du char AMX56 Leclerc sera baptisé "Général Estienne" en son hommage.

 

 

 

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Le Musée des blindés de Saumur a été rebaptisé "Musée des blindés-Général Estienne" en son honneur.

 

 

 

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:coucou:

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